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11-11: Memories Retold – Ce chef-d’œuvre narratif quitte PS Plus en silence, une occasion à ne pas manquer
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Il y a 92 jours

11-11: Memories Retold – Ce chef-d’œuvre narratif quitte PS Plus en silence, une occasion à ne pas manquer

Pourquoi ce jeu méconnu mérite votre attention avant son retrait du PS Plus ?

11-11: Memories Retold, un jeu narratif acclamé pour son approche poétique et humaniste de la Première Guerre mondiale, disparaîtra du catalogue PlayStation Plus Essential le 16 décembre 2025 — sans même figurer dans l’annonce officielle de Sony. Une omission d’autant plus surprenante que ce titre, sorti en 2018, reste une pépite artistique et technique, portée par des voix emblématiques comme celles d’Elijah Wood et Sebastian Koch. Avec son style visuel inspiré de l’aquarelle, signé Aardman Animations (les créateurs de Wallace & Gromit), et une narration aussi courte qu’intense (5 heures), c’est une expérience à vivre absolument avant qu’elle ne devienne inaccessible pour de nombreux joueurs. Son départ discret interroge : pourquoi Sony met-elle en avant des titres moins bien notés, comme Forspoken, tout en laissant filer des œuvres aussi singulières ?

A retenir :

  • Un départ silencieux : Contrairement à d’autres jeux, 11-11: Memories Retold quitte PS Plus Essential le 16 décembre 2025 sans annonce officielle, une rareté pour un titre noté 82/100 sur Metacritic.
  • Une œuvre d’art vidéoludique : Style visuel unique inspiré de l’aquarelle (développé avec Aardman Animations), bande-son orchestrale signée Olivier Derivière (A Plague Tale: Innocence), et un récit anti-belliciste porté par Elijah Wood et Sebastian Koch.
  • Une gestion des licences questionnable : Pourquoi Sony communique-t-elle clairement sur des jeux comme Forspoken (56/100) et ignore-t-elle ce joyau narratif, désormais introuvable en neuf et sans réédition prévue ?
  • Une dernière chance pour les abonnés PS4 : Les joueurs PS5 pourront encore y accéder via la rétrocompatibilité, mais les possesseurs de PS4 perdent un accès facile à une expérience courte (5h) mais marquante.
  • À découvrir avant le 16 décembre : Au même titre que Surviving Mars ou Valiant Hearts, ce titre mérite d’être sauvé de l’oubli avant son retrait définitif du catalogue.

Un chef-d’œuvre narratif escamoté par Sony

Alors que Sony a dévoilé avec soin la liste des jeux quittant le PlayStation Plus Essential en décembre 2025, un titre s’est glissé vers la sortie sans le moindre avertissement : 11-11: Memories Retold. Développé par DigixArt en collaboration avec Bandai Namco, ce jeu narratif sorti en 2018 est une ode à la paix, racontant la Première Guerre mondiale à travers les yeux de deux hommes ordinaires, l’un photographe canadien, l’autre ingénieur allemand. Porté par les voix d’Elijah Wood (connu pour Le Seigneur des Anneaux) et de Sebastian Koch (La Vie des autres), le titre avait marqué les esprits pour son approche humaniste et son refus de glorifier la guerre.

Pourtant, malgré une note de 82/100 sur Metacritic et des éloges pour son style visuel inspiré de l’aquarelle — une prouesse technique rendue possible par une version modifiée de l’Unreal Engine 4 —, le jeu n’a jamais connu un succès commercial fulgurant (environ 200 000 exemplaires vendus, selon Bandai Namco). Son départ discret du PS Plus soulève une question : pourquoi Sony met-elle en avant des titres comme Forspoken (noté 56/100), tout en laissant filer des pépites comme celle-ci ? Une gestion des licences tiers qui semble parfois… arbitraire.


"Un jeu qui peint la guerre comme un drame humain, pas comme un spectacle"

Ce qui frappe dès les premières minutes de 11-11: Memories Retold, c’est son esthétique picturale, fruit d’une collaboration avec le studio Aardman Animations (célèbre pour Wallace & Gromit ou Shaun le mouton). Le jeu utilise un filtre dynamique qui donne l’impression de jouer dans une aquarelle en mouvement, où les couleurs se mélangent et les contours s’estompent, comme pour symboliser la fragilité des destins croisés. Cette direction artistique n’est pas qu’un gadget : elle sert le récit, en désacralisant la violence pour se concentrer sur l’humanité des personnages.

Le jeu alterne entre deux perspectives :

  • Harry, un photographe canadien idéaliste, engagé volontaire pour documenter le conflit.
  • Kurt, un ingénieur allemand pragmatique, père de famille contraint de rejoindre les tranchées.
Leur histoire se déroule en parallèle, avec des moments où leurs destins semblent se frôler, sans jamais se croiser vraiment — une métaphore poétique de l’absurdité de la guerre. Contrairement à des titres comme Valiant Hearts (Ubisoft, 2014), qui mise sur un ton plus cartoon et des mécaniques de puzzle, 11-11 privilégie une narration contemplative, presque cinématographique, avec des phases de dialogue et d’exploration minimalistes.

La bande-son, composée par Olivier Derivière (à qui l’on doit aussi la musique d’A Plague Tale: Innocence), renforce cette atmosphère mélancolique. Les thèmes orchestraux, tantôt douces mélopées tantôt crescendos dramatiques, accompagnent les choix moraux des protagonistes — car oui, le jeu intègre des décisions narratives qui influencent subtilement la fin, sans tomber dans le gameplay lourd des visual novels classiques.


Pourquoi ce jeu mérite-t-il d’être sauvé de l’oubli ?

Avec une durée de vie d’environ 5 heures, 11-11: Memories Retold est une expérience courte mais intense, conçue pour être vécue d’une traite, comme un roman graphique interactif. Pourtant, malgré ses qualités, le jeu n’a jamais bénéficié d’une réédition physique ou d’une version Definitive Edition, contrairement à d’autres titres narratifs comme Life is Strange ou The Last of Us. Son retrait du PS Plus le 16 décembre 2025 rendra son accès encore plus compliqué, surtout pour les joueurs PS4 : bien que jouable sur PS5 via la rétrocompatibilité, il deviendra introuvable en neuf et dépendra du marché de l’occasion — où les prix peuvent vite s’envoler pour les jeux rares.

Ce qui rend ce départ d’autant plus dommageable, c’est que 11-11 est bien plus qu’un simple "jeu de guerre" : c’est une œuvre anti-belliciste, qui refuse les clichés du héros triomphant pour montrer la banalité de la souffrance. Une scène en particulier reste gravée dans les mémoires : celle où Harry, chargé de photographier les "héros" pour la propagande, réalise que ses clichés servent à masquer l’horreur plutôt qu’à la dénoncer. Un moment de lucidité qui résume l’ambition du jeu : "Montrez la guerre, mais montrez-la autrement."


Un retrait qui en dit long sur les priorités de Sony

La disparition de 11-11: Memories Retold du PS Plus sans annonce préalable contraste avec le traitement réservé à d’autres titres. Prenez Forspoken : malgré un accueil critique mitigé (56/100 sur Metacritic) et des ventes décevantes, Sony a clairement communiqué sur son retrait. À l’inverse, des pépites comme 11-11 ou Surviving Mars (un autre jeu culte qui quitte le catalogue) semblent escamotées, comme si leur valeur artistique comptait moins que leur visibilité marketing.

Cette situation n’est pas nouvelle : les abonnés au PS Plus ont souvent constaté que des jeux indépendants ou narratifs disparaissaient sans crier gare, tandis que les blockbusters (comme God of War Ragnarök) restaient des mois, voire des années, dans le catalogue. Une stratégie qui privilégie le grand public au détriment des œuvres de niche, pourtant essentielles à la diversité du medium. Comme le souligne Julien Chièze, journaliste chez Gamekult : "Sony a tendance à traiter le PS Plus comme une vitrine pour ses exclusivités, au risque d’oublier que le service est aussi un moyen de découvrir des jeux qu’on n’aurait jamais achetés autrement."

Pour les joueurs qui hésitent encore, voici trois raisons de se précipiter sur 11-11 avant le 16 décembre :

  1. Une esthétique unique : Peu de jeux osent un style aussi audacieux que l’aquarelle animée.
  2. Une narration mature : Pas de manichéisme ici, juste des hommes broyés par l’Histoire.
  3. Une bande-son envoûtante : Olivier Derivière signe l’une de ses meilleures partitions.
Et pour ceux qui auraient déjà terminé le jeu, pourquoi ne pas en profiter pour le rejouer ? Certaines fins secondaires, accessibles via des choix différents, offrent des perspectives inédites sur le conflit.


Comment y jouer après le 16 décembre ?

Après le 16 décembre 2025, 11-11: Memories Retold ne sera plus disponible dans le catalogue PS Plus Essential. Voici les options qui resteront :

  • Achat numérique : Le jeu sera toujours disponible à l’achat sur le PlayStation Store (comptez environ 15-20€ en promo).
  • Rétrocompatibilité PS5 : Les propriétaires de PS5 pourront le télécharger s’ils l’ont ajouté à leur bibliothèque avant le retrait.
  • Marché de l’occasion : Les versions physiques (PS4) sont rares, mais on en trouve encore chez certains revendeurs spécialisés.
  • PC (Steam/GOG) : Le jeu est aussi disponible sur PC, souvent à prix réduit lors des soldes.

Une dernière précaution : si vous possédez déjà le jeu via le PS Plus, ajoutez-le à votre bibliothèque avant le 16 décembre pour le conserver définitivement, même après la fin de votre abonnement. Une manipulation simple, mais que beaucoup oublient — et regrettent ensuite !

11-11: Memories Retold est de ces jeux qui prouvent que le jeu vidéo peut être un art engagé, bien au-delà du simple divertissement. Son retrait discret du PS Plus est une occasion manquée pour Sony de mettre en lumière une œuvre qui, malgré son âge, reste d’une modernité frappante — que ce soit par son traitement de la guerre, son esthétique audacieuse ou sa bande-son envoûtante. Pour les abonnés qui ne l’auraient pas encore découvert, c’est une dernière chance de plonger dans cette expérience unique avant qu’elle ne devienne plus difficile d’accès.

Et si jamais vous ratez le coche, consolez-vous : des titres comme Valiant Hearts (disponible via Ubisoft+) ou The Last of Us (toujours sur PS Plus) offrent des alternatives narratives tout aussi puissantes. Mais 11-11 a quelque chose en plus : une fragilité, une poésie, qui en fait une pépite à part. À vous de décider si elle mérite une place dans votre ludothèque… avant qu’il ne soit trop tard.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"11-11: Memories Retold" est un jeu qui mérite mieux que d'être relégué aux oubliettes. Avec son esthétique unique et sa narration mature, c'est une œuvre anti-belliciste qui refuse de glorifier la guerre. Sony devrait faire preuve de plus de discernement dans la gestion de ses licences tiers.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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