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91 ans et il a terrassé
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Il y a 3 heures

91 ans et il a terrassé

Un joueur de 91 ans termine Resident Evil 9 sans aide, en notant ses solutions à la main. Son exploit, mêlant patience et rigueur, fascine les jeunes gamers et prouve que l’âge n’est pas un obstacle à l’adaptation. Une histoire qui redéfinit la passion du gaming, entre tradition et modernité.

A retenir :

  • Un Chinois de 91 ans achève Resident Evil 9 (2025) sans guide, en utilisant uniquement des notes manuscrites pour résoudre les énigmes.
  • Son approche "old-school" contraste avec les 78 % de joueurs 18-34 ans qui consultent des walkthroughs (Newzoo, 2025).
  • Ses parties lentes et méthodiques créent un phénomène intergénérationnel, attirant des milliers de jeunes spectateurs en Chine.
  • "Les jeux sont faits pour être vécus, pas résolus par Google" : sa philosophie séduit une communauté en quête d’authenticité.
  • Ses carnets, exposés à l’écran, deviennent le symbole d’une passion intemporelle, au-delà des barrières technologiques.
  • Une étude (Niko Partners, 2026) révèle que 63 % des joueurs asiatiques de +60 ans privilégient désormais les interactions communautaires.

Un exploit qui défie les statistiques

En 2025, alors que Resident Evil 9 – le dernier né de Capcom – est salué pour ses énigmes labyrinthiques et son ambiance angoissante, un joueur chinois de 91 ans accomplait l’impensable : terminer le jeu sans le moindre guide, armé uniquement de carnets de notes et d’un stylo. Une performance d’autant plus remarquable que, selon Newzoo (2025), 78 % des gamers de 18-34 ans avouent consulter des walkthroughs pour franchir les obstacles les plus ardus.

Contrairement aux speedrunners qui mémorisent chaque recoin des niveaux ou aux streamers qui s’appuient sur des communautés en ligne, ce nonagénaire a choisi une méthode artisanale, presque nostalgique. "Peu importe la difficulté, tant qu’on n’est pas seul, on y arrive", confie-t-il dans une vidéo devenue virale, où l’on voit ses mains tremblantes mais déterminées griffonner des schémas sur des bouts de papier. Une scène qui rappelle les débuts du survival horror, quand Resident Evil (1996) obligeait les joueurs à décrypter des énigmes sur papier, faute d’Internet.

"Les jeux sont faits pour être vécus, pas résolus par Google"

Sa philosophie, à contre-courant de l’ère du tout-numérique, a frappé les esprits. Alors que des titres comme The Witness (2016) ou Return of the Obra Dinn (2018) poussent la complexité des puzzles à son paroxysme, notre joueur star préfère l’intuition à l’assistance algorithmique. "Quand je bloque, je prends une pause, je bois du thé, et je reviens avec un regard neuf", explique-t-il, une routine qui tranche avec le zapping frénétique des jeunes gamers.

Ses notes manuscrites, qu’il expose fièrement à l’écran, sont devenues le symbole d’une authenticité perdue. Elles rappellent aussi les cahiers de triche des années 90, où les joueurs recopiaient à la main les solutions des magazines spécialisés. Une touche vintage qui a séduit une communauté en mal de défis old-school, comme en témoignent les milliers de commentaires sous ses vidéos : "Enfin quelqu’un qui joue pour le plaisir, pas pour les likes !"

Le grand-père virtuel qui réconcilie les générations

L’aventure de ce joueur hors norme a créé un pont inattendu entre les générations. Habitués aux streams ultra-dynamiques et aux réactions exagérées des influenceurs, les jeunes Chinois se sont pris d’affection pour ce "grand-père virtuel", dont les parties lentes et réfléchies offrent un contraste rafraîchissant. "Quand les enfants jouent avec moi dans les commentaires, c’est bien plus amusant que de jouer seul", avoue-t-il, soulignant l’aspect social de son expérience.

Ce phénomène n’est pas sans rappeler l’engouement en Allemagne pour Marmeladenoma, cette grand-mère streamer devenue icône grâce à son humour et sa dédramatisation des échecs. Pourtant, là où elle misait sur la dérision, notre nonagénaire incarne la rigueur et la transmission. Ses carnets, remplis de croquis et d’annotations, sont devenus une source d’inspiration pour des joueurs en quête de sens. Preuve que la passion du gaming n’a pas d’âge : selon Niko Partners (2026), 63 % des joueurs asiatiques de plus de 60 ans privilégient désormais les interactions communautaires, une tendance que ce joueur a, sans le savoir, accélérée.

Derrière l’exploit, une leçon de vie

Au-delà du simple fait de battre Resident Evil 9, c’est la méthode de ce joueur qui fascine. Là où les algorithmes proposent des solutions claires en quelques clics, lui a choisi la lenteur, les essais-erreurs, et surtout, le partage. Ses vidéos, où il explique patiemment ses raisonnements, sont devenues des tutoriels improvisés, suivis par des milliers de spectateurs.

Son histoire rappelle aussi celle de Manami Matsumae, la compositrice de Mega Man, qui à 60 ans continuait de créer des mélodies culte. Ou encore celle de Wata, ce joueur japonais qui, à 80 ans, dominait Street Fighter dans les tournois locaux. Des exemples qui prouvent que le gaming n’est pas réservé aux digital natives, mais bien à ceux qui y mettent du cœur et de la persévérance.

Son parcours résonne comme un rappel : dans un monde où tout s’accélère, où les solutions sont à portée de clic, il reste une place pour la lenteur, la réflexion, et surtout, le plaisir pur du jeu. Et si la vraie victoire, finalement, n’était pas de terminer Resident Evil 9, mais de le vivre à sa manière ?
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce nonagénaire, c’est le Link de Zelda des années 90 : un vieux con qui résout des énigmes sans Google, juste avec un stylo et une tasse de thé. À l’ère où les gamers scrolent des walkthroughs comme d’autres scrolent leur fil Instagram, lui, il griffonne des schémas sur des bouts de papier comme si Resident Evil était encore sorti en cartouche. Et le plus beau ? Ses carnets, c’est la preuve que le gaming, c’est comme le Pokémon : ça se transmet de génération en génération, mais en mieux. Enfin, sauf si on compte les "jeu de la console de mon père" en 2025, là c’est juste triste.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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