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"Aegon’s Conquest" : Le spin-off Game of Thrones qui pourrait réécrire l’Histoire de Westeros (Film ou série ?) 👑🔥
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HBO prépare un nouveau chapitre épique de Game of Thrones : Aegon’s Conquest, un projet ambitieux qui revisitera la conquête légendaire d’Aegon Ier Targaryen, 300 ans avant les événements de la série originale. Entre film et série, ce spin-off promet une plongée dans les fondations politiques de Westeros, avec un scénario mêlant mythe et réalité historique. Écrit par Mattson Tomlin (The Batman – Part II) et supervisé par George R.R. Martin, le projet pourrait débuter son tournage en 2027, entre l’Irlande du Nord et l’Espagne, pour un budget pharaonique. Une révolution culturelle plus qu’une simple guerre : voici ce qu’on sait.
A retenir :
- Aegon’s Conquest : Un spin-off Game of Thrones centré sur l’unification de Westeros par Aegon Ier Targaryen, 300 ans avant la série originale, avec un format encore indécis (film ou mini-série).
- Un scénario écrit par Mattson Tomlin (The Batman II), mêlant stratégie politique, conflits dynastiques et rôle des dragons comme Balerion, avec une tonalité sombre proche de House of the Dragon.
- Des scènes clés déjà écrites : Concile de Harrenhal, Soumission d’Orys Baratheon, et des ajouts lore validés par George R.R. Martin, incluant le rôle oublié des sœurs de Visenya.
- Un tournage prévu pour 2027 en Irlande du Nord (studios Paint Hall) et en Espagne (décors de Valyria), avec un budget estimé entre 15-20M$ par épisode (série) ou 100-150M$ (film).
- Une approche narrative innovante : moins une victoire militaire qu’une révolution culturelle, inspirée des Chroniques de Westeros et des archives valyriennes.
Westeros avant les Stark et les Lannister : le chaos qui précéda l’ordre
Imaginez un Westeros fragmenté, où chaque royaume se bat pour un bout de terre, où les trahisons se comptent par dizaines et où la magie des dragons n’est qu’un lointain souvenir. C’est dans ce chaos que Aegon Ier Targaryen et ses sœurs, Visenya et Rhaenys, débarquent en 2 avant A.C. (Before Conquest) avec trois bêtes capables de réduire des armées en cendres. Leur objectif ? Unifier les Sept Couronnes sous une seule bannière. Un projet fou, presque impossible, qui allait pourtant marquer le début d’une ère : l’After Conquest (A.C.), le calendrier même de Game of Thrones.
Annoncé en janvier 2026 par The Hollywood Reporter, Aegon’s Conquest n’est pas un simple prequel. C’est une plongée dans les fondations mêmes de la saga, un récit qui explique pourquoi les Targaryen ont régné pendant près de 300 ans, comment les grandes maisons (Stark, Lannister, Baratheon…) ont été contraintes de plier le genou, et surtout, comment le feu a dompté l’acier. Pour George R.R. Martin, cité dans une interview de juillet 2025, ce projet est « l’occasion de montrer que la conquête n’a pas été une simple guerre, mais un bouleversement des mentalités, une renaissance forcée ».
Film ou série ? HBO hésite encore, et voici pourquoi
Voici le dilemme qui agite les couloirs de HBO : faut-il raconter cette épopée en mini-série (comme House of the Dragon) ou en long-métrage (à l’image de Dune, 2021) ? La réponse dépendra de la « densité narrative » du scénario, selon les termes mêmes de Mattson Tomlin, le scénariste attitré du projet (connu pour The Batman – Part II). En clair : si l’histoire nécessite des développements politiques complexes, des intrigues secondaires et une immersion progressive, la série l’emportera. Si, en revanche, le récit se concentre sur l’affrontement final et les moments clés de la conquête, un film pourrait suffire.
Les enjeux financiers ne sont pas anodins. Une série coûterait entre 15 et 20 millions de dollars par épisode (soit 120 à 160M$ pour 8 épisodes), tandis qu’un blockbuster avancerait un budget compris entre 100 et 150M$. Mais attention : House of the Dragon a prouvé que les spin-offs Game of Thrones pouvaient rapporter gros (plus de 1 milliard de dollars de revenus indirects pour HBO Max en 2022). Casey Bloys, patron de HBO, aurait d’ailleurs confié à Variety en octobre 2025 : « Si on fait un film, ce sera un événement cinématographique à la hauteur de Dune. Si on opte pour une série, ce sera une expérience immersive comme The Rings of Power, mais en plus sombre. »
Un détail intrigue : les 120 pages de script déjà validées (selon les archives de HBO) suggèrent une structure modulaire. Certaines scènes, comme le Concile de Harrenhal ou la Soumission d’Orys Baratheon, pourraient fonctionner aussi bien en épisodes qu’en séquences cinématographiques. George R.R. Martin, consulté en tant que « garde-fou lore », aurait d’ailleurs insisté pour que le projet inclue des éléments des Chroniques de Westeros (2018), comme le rôle méconnu des sœurs de Visenya, absentes des premières ébauches. Une décision qui ravira les lorekeepers, ces fans inconditionnels du moindre détail historique.
Entre légende et réalité : comment le scénario réinvente la Conquête
Mattson Tomlin ne cache pas son ambition : « Ce ne sera pas une simple chronique de bataille. Aegon n’a pas conquis Westeros seulement avec Balerion. Il l’a fait avec des mots, des alliances et une vision. » (Deadline, août 2025). Le scénario promettrait ainsi une narration en trois actess :
- La stratégie politique d’Aegon : Inspiré des chroniques de Maester Yandel, le récit explorera comment le Conquérant a manipulé les rivalités entre les royaumes indépendants (comme le Royaume du Nord de Torhen Stark ou le Rocher de Loren Lannister) pour les diviser avant de les soumettre.
- Les conflits internes : Contrairement à la légende, la conquête n’a pas été unanime. Des seigneurs comme Harren le Noir (du Château de Harrenhal) ou Argilac l’Arrogant (du Conflans) ont résisté, parfois jusqu’à la mort. Le scénario donnerait une voix à ces opposants, évitant le piège du « héros sans faille ».
- Le rôle des dragons : Balerion, Vhagar et Meraxes ne seront pas de simples armes. Leur présence sera traitée comme un phénomène psychologique, une terreur qui a forcé les seigneurs à négocier plutôt qu’à combattre. Une approche qui rappelle The Terror (AMC), où la menace invisible est plus puissante que l’affrontement direct.
Pour renforcer le réalisme, Tomlin s’appuierait sur des sources historiques méconnues, comme les archives valyriennes (mentionnées dans Fire & Blood) ou les récits des premiers maesters. Résultat : une tonalité plus sombre que House of the Dragon, avec des scènes de torture (comme la mort d’Harren le Noir, brûlé vif dans sa propre forteresse) ou des trahisons familiales (le sort réservé à Orys Baratheon, frère de lait d’Aegon, reste un mystère).
Tourner la Conquête : entre Irlande du Nord et les décors espagnols de Valyria
Si le scénario est en bonne voie, la production, elle, se prépare pour un tournage colossal. Les studios Paint Hall de Belfast (Irlande du Nord), déjà utilisés pour Game of Thrones et House of the Dragon, accueilleront les scènes intérieures et les effets spéciaux. Mais c’est en Espagne que les décors extérieurs prendront vie :
- La région de Bardenas Reales (Navarre) servira pour les plans de Valyria, avec ses paysages désertiques et ses formations rocheuses uniques.
- Le château de Trujillo (Estrémadure) incarnera Harrenhal, la forteresse maudite, tandis que les plages de San Juan de Gaztelugatxe (Pays basque) recréeront les côtes de Peyredragon.
- Les studios de Ciudad de la Luz (Alicante) géreront les scènes de bataille, avec des drones équipés de caméras IMAX pour des plans aériens inédits (une première pour une production HBO).
Côté casting, les rumeurs évoquent des noms comme Tomlynn Pucci (vu dans The Witcher) pour Aegon, ou Jodie Comer (Killing Eve) pour Visenya. Mais rien n’est confirmé. En revanche, une source proche de la production a révélé à Screen Rant que les dragons seront 100% numériques, avec un rendu « plus organique que dans House of the Dragon, mais tout aussi terrifiant ».
Enfin, la musique jouera un rôle clé. Ramin Djawadi, compositeur des thèmes cultes de Game of Thrones, serait en pourparlers pour revenir, mais avec une approche différente : « Moins de violons épiques, plus de chœurs valyriens et d’instruments anciens comme le tyroshian lute. » (Billboard, septembre 2025).
Pourquoi ce projet pourrait diviser les fans (et c’est une bonne chose)
Aegon’s Conquest ne fera pas l’unanimité, et c’est tant mieux. Certains puristes craignent une réécriture trop romantique de la conquête, oubliant que Aegon était un tyran pour beaucoup. D’autres, comme le critique Miles McNutt (The A.V. Club), soulignent que « HBO prend un risque en choisissant un récit où le héros est aussi le méchant. Les spectateurs adorent les gris, mais détestent les noirs absolus. »
À l’inverse, des historiens de la fantasy, comme Elio García (co-auteur de The World of Ice & Fire), saluent l’ambition : « Enfin un projet qui montre que la conquête fut avant tout une guerre psychologique. Aegon a gagné parce qu’il a compris que la peur était plus puissante que l’épée. » (Tor.com, novembre 2025).
Un autre débat fait rage : faut-il montrer la violence extrême de l’époque ? Les premières ébauches décrivent des scènes comme l’exécution des fils de Harren (brûlés vifs devant leur père) ou le sort des seigneurs rebelles (empalés sur les remparts de leurs propres châteaux). HBO hésite encore sur le niveau de gore, entre le réalisme brut de House of the Dragon (saison 1) et une approche plus suggérée, comme dans The Northman (2022).
Enfin, une question persiste : ce projet cannibalise-t-il House of the Dragon ? La série sur la Danse des Dragons a déjà du mal à retenir son audience (baisse de 22% de viewers entre les saisons 1 et 2). Casey Bloys balaye ces craintes : « Aegon’s Conquest n’est pas un concurrent, mais un complément. L’un parle de la chute des Targaryen, l’autre de leur ascension. » (THR, décembre 2025).
Ce que les Chroniques de Westeros ne vous ont pas dit : les secrets de la Conquête
Saviez-vous que Aegon n’était pas le premier Targaryen à envisager d’envahir Westeros ? Son grand-père, Aenar, avait prédit la Chute de Valyria et fui avec ses dragons, mais sans ambition territoriale. Ce sont les sœurs d’Aegon, Visenya (stratège impitoyable) et Rhaenys (diplomate rusée), qui l’ont poussé à agir. Un détail crucial, souvent omis : sans elles, pas de conquête.
Autre révélation : le Concile de Harrenhal n’a pas été une reddition, mais un piège. Selon des notes de George R.R. Martin (non publiées), Aegon aurait laissé fuir certains seigneurs pour qu’ils propagent la terreur des dragons. Une tactique inspirée de Gengis Khan, qui utilisait la psychologie bien plus que la force brute.
Enfin, le sort d’Orys Baratheon reste l’un des grands mystères. Officiellement, il a épousé la fille d’Argilac l’Arrogant et fondé la dynastie Baratheon. Mais des rumeurs (reprises dans Fire & Blood) suggèrent qu’il était en réalité le fils illégitime d’Aegon, envoyé pour contrôler le Conflans. Une théorie que le scénario d’Aegon’s Conquest pourrait enfin confirmer… ou infirmer.

