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"Age of Mythology: Retold" - Le DLC
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Il y a 2 heures

"Age of Mythology: Retold" - Le DLC

Un réalisme sanglant qui fait couler l’encre… et le sang

Deux ans après sa sortie, Age of Mythology: Retold ose enfin le grand saut dans le gore avec son DLC Blood & Bones. Entre éclaboussures dynamiques, cadavres en décomposition et sang "prismatique" pour les créatures mythiques, le pack promet 37 effets visuels spectaculaires. Mais à 29,99€, son Expansion Pass divise : il lie ce contenu sanglant à un panthéon aztèque (reporté à 2026) et des cosmétiques, obligeant les joueurs à payer pour des éléments qu’ils ne veulent pas forcément. Une stratégie qui rappelle les polémiques de Total War, et qui risque d’éclipser les innovations gameplay tant attendues.

A retenir :

  • 37 effets gore dynamiques : sang contextuel, cadavres en décomposition, et un système de "sang prismatique" pour les unités mythiques, absent à la sortie en 2022.
  • Expansion Pass controversé à 29,99€ : regroupe le DLC sanglant, le panthéon aztèque (disponible seulement en avril 2026), et des cosmétiques, avec impossibilité d’acheter séparément certains éléments.
  • Les Aztèques, star inattendue : divinités comme Huitzilopochtli, unités uniques (Jaguar Warriors), et une campagne narrative inédite, mais leur retard frustre les fans.
  • Comparaison avec Total War : une stratégie de monétisation similaire, où les contenus jouables sont parfois bloqués derrière des bundles, au risque d’aliéner la communauté.
  • Un pari risqué pour un jeu pourtant salué pour son gameplay, où l’équilibre entre innovation et modèle économique reste fragile.

Du sang (enfin) à l’écran, mais à quel prix ?

Quand Age of Mythology: Retold est sorti en 2022, les puristes du RTS mythologique de 2002 ont tiqué : où était passé le sang ? Deux ans plus tard, le studio World’s Edge répond avec Blood & Bones, un DLC qui assume pleinement le gore. Fini les combats aseptisés : place aux éclaboussures dynamiques, aux cadavres qui se décomposent en squelettes, et surtout, à un système de sang "prismatique" pour les créatures mythiques, comme les cyclopes ou les minotaures. Au total, 37 effets visuels ont été ajoutés, transformant radicalement l’ambiance des batailles.

Pourtant, ce réalisme a un coût : 29,99€, le prix de l’Expansion Pass qui regroupe ce DLC. Et c’est là que le bât blesse. Car ce pass ne se limite pas au gore : il inclut aussi le panthéon aztèque (attendu pour avril 2026 !), un pack dédié à la déesse Demeter avec des unités mythiques inédites, et des cosmétiques (statuettes dorées, avatars). Le problème ? Impossible d’acheter ces éléments séparément – à l’exception du sang et des Aztèques. Une stratégie qui rappelle furieusement les controverses autour des DLC de Total War, où les effets de sang étaient parfois vendus à part.


Les Aztèques : l’argument choc (mais lointain)

Si le sang divise, c’est bien le panthéon aztèque qui fait saliver les fans. Promettant un gameplay asymétrique avec des divinités comme Huitzilopochtli (dieu de la guerre) ou Quetzalcoatl (serpent à plumes), ce DLC introduit aussi des unités uniques, comme les redoutables Jaguar Warriors, et une campagne narrative inédite plongeant dans la mythologie mésoaméricaine. Une exclusivité qui rappelle les factions les plus abouties d’Age of Empires II: Definitive Edition.

Mais voici le hic : ce contenu ne sortira qu’en avril 2026, soit près de quatre ans après la sortie du jeu. Une attente qui exaspère une partie de la communauté, comme le souligne Black Soldier sur Steam : "Pourquoi payer maintenant pour un contenu qu’on ne touchera que dans deux ans ? Et pourquoi bloquer des unités jouables derrière des cosmétiques inutiles ?" La comparaison avec Total War: Warhammer III est inévitable, où certaines factions majeures étaient réservées aux précommandes. Une tactique qui, si elle dopait les ventes à court terme, a finie par lasser les joueurs.


Derrière les effets spéciaux, un modèle économique qui interroge

Le vrai débat ne porte pas sur la qualité des ajouts – le sang et les Aztèques sont objectivement impressionnants – mais sur leur accessibilité. En liant ces contenus à un pass payant, World’s Edge prend le risque de reproduire les erreurs du passé. Certains joueurs occasionnels, peu intéressés par les cosmétiques ou prêts à attendre 2026 pour les Aztèques, pourraient se sentir lésés. D’autant que le jeu de base, déjà salué pour son gameplay profond et son équilibre entre mythologie et stratégie, n’a pas besoin de ces artifices pour séduire.

À l’inverse, les hardcore fans de la série, comme ceux qui ont grandi avec l’original de 2002, pourraient voir dans ce DLC une réparation historique. Car oui, l’absence de sang à la sortie avait été vivement critiquée, au point que des mods communautaires avaient émergé pour combler le vide. Blood & Bones serait alors une réponse tardive, mais bienvenue, à ces attentes. Reste une question : pourquoi avoir attendu deux ans ? Et surtout, pourquoi conditionner ce contenu à un pass aussi onéreux ?


Le retour des dieux… et des vieilles polémiques

Ce DLC ravive un débat récurrent dans l’industrie : jusqu’où peut-on pousser la monétisation post-lancement sans frustrer les joueurs ? Age of Mythology: Retold n’est pas le premier à tester les limites – Assassin’s Creed, Call of Duty, et même Civilization ont tous essuyé des critiques pour leurs saisons de contenu ou leurs microtransactions. Mais dans un RTS, où l’équilibre entre les factions est crucial, le risque est encore plus grand.

Certains, comme le streamer T90Official, y voient une "opportunité manquée" : "Plutôt que de vendre du sang et des cosmétiques, pourquoi ne pas avoir proposé un vrai extension avec de nouvelles mécaniques ? Les Aztèques, c’est bien, mais en 2026, le jeu sera peut-être déjà oublié." D’autres, plus optimistes, espèrent que ce DLC marquera le début d’une série d’ajouts majeurs, à l’image des extensions d’Age of Empires IV.

Une chose est sûre : avec Blood & Bones, World’s Edge a choisi de jouer la carte du spectacle… et de l’audace économique. Reste à voir si les joueurs suivront.

Entre l’éclat du sang prismatique et l’ombre des polémiques tarifaires, Blood & Bones incarne à lui seul les défis modernes du RTS. Le DLC comble enfin un manque criant depuis 2022, tout en rouvrant des plaies anciennes sur la monétisation. Les Aztèques, s’ils tiennent leurs promesses en 2026, pourraient bien sauver la mise. En attendant, les joueurs devront choisir : payer pour un futur incertain, ou se contenter des flaques de sang… et des questions qu’elles soulèvent.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Écoutez-moi bien, les gars : World’s Edge a sorti un DLC qui fait danser les dieux entre deux chaussettes sales et un pack de cosmétiques à 30 balles. On a droit à du sang qui brille comme un diamant volé à un cyclope, mais en échange, faut signer un contrat de mariage avec un panthéon aztèque qui ne débarquera que dans deux ans , comme si on vous proposait un steak tartare en attendant le dessert. Le pire ? Le jeu de base était déjà un festin mythologique sans besoin de sauce gore. Bref, on a l’impression que le studio a confondu ‘récompenser les fans’ et ‘leur faire avaler une pilule de 29,99€ avec un sourire en coin’… Comme OSS117 en train de négocier un marché noir de dieux, mais en moins glamour."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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