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Alien : Ellen Ripley pourrait-elle vraiment revenir ? Sigourney Weaver brise le silence
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Il y a 80 jours

Alien : Ellen Ripley pourrait-elle vraiment revenir ? Sigourney Weaver brise le silence

Un espoir inattendu : Sigourney Weaver évoque un retour possible d'Ellen Ripley dans Alien, avec un scénario sombre et politique signé Walter Hill. Alors que Ridley Scott tourne la page, la franchise explose sur Disney+ avec Alien: Planète Terre et de nouveaux films en préparation. Le géant Disney détient désormais les clés de ce comeback mythique.

A retenir :

  • Sigourney Weaver laisse planer le mystère : « On avance étape par étape... J’espère qu’on y arrivera » lors de la première d’Avatar : Feu et Cendres.
  • Un scénario secret de Walter Hill (co-scénariste d’Alien en 1979) explore une Ripley marginalisée, thème inédit pour la saga.
  • La franchise Alien renaît avec Alien: Planète Terre (2025) et deux films annoncés (Romulus en 2024, Awakening en 2027), sans Ridley Scott.
  • Un conflit créatif : Disney doit choisir entre un retour nostalgique (Ripley) ou une relance moderne (nouveaux personnages).

Il y a des phrases qui, une fois prononcées, électrisent une communauté entière. Celle de Sigourney Weaver, lâchée presque distraitement lors de la première d’Avatar : Feu et Cendres, en fait partie. Interrogée par Variety sur un éventuel retour dans l’univers Alien, l’actrice a esquissé un sourire énigmatique : « On avance étape par étape. C’est très intéressant… J’espère qu’on y arrivera. »
Assez pour relancer les spéculations les plus folles. Assez pour faire vibrer les fans d’une saga vieillissante, mais toujours aussi captivante.

Un scénario qui "résonne étrangement avec notre époque"

Derrière ces mots mesurés se cache un projet bien réel. Walter Hill, co-scénariste du premier Alien (1979) et architecte de son ton unique, planche depuis des mois sur un script confidentiel. Les 50 premières pages auraient déjà conquis Weaver, qui y voit une « approche narrative audacieuse ». Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Selon ses confidences, ce nouveau chapitre explorerait une Ellen Ripley radicalement différente : une femme « un peu cachée, comme si le monde préférait l’oublier ». Le scénario dessinerait une héroïne marginalisée, perçue comme une menace par une société devenue hostile. « C’est très juste, presque prophétique », aurait murmuré l’actrice, évoquant des thèmes d’isolement et de rébellion qui « résonnent étrangement avec notre époque ».

Une direction inattendue, loin des codes traditionnels de la saga. Exit les couloirs sombres du Nostromo ou les combats épiques contre les xénomorphes : ici, le monstre pourrait bien être l’humanité elle-même. Une dystopie sociale où Ripley, survivante parmi les survivants, se battrait autant contre les préjugés que contre les créatures de H.R. Giger.

Ridley Scott tourne la page : "Après Cameron, ça n’a plus jamais été la même chose"

Ironie de l’histoire : alors que l’espoir renaît, Ridley Scott, le père fondateur de la saga, semble avoir définitivement fermé la porte. Dans une interview récente, le réalisateur a été sans appel : « J’ai fait mon Alien, Cameron a fait le sien [avec Aliens, ndlr]. Après, ça n’a plus jamais été la même chose. » Un aveu qui sonne comme un adieu.

Pourtant, l’univers Alien n’a jamais été aussi vivant. La preuve avec Alien: Planète Terre (2025), la série Disney+ qui a redynamisé la franchise en explorant de nouvelles pistes narratives. Son succès a été tel qu’une saison 2 est déjà en préparation, tandis que deux films sont annoncés : Alien: Romulus (2024, réalisé par Fede Álvarez) et Alien: Awakening (2027).

Un paradoxe fascinant : la saga survit sans ses créateurs originaux. Scott a passé la main, James Cameron est occupé avec ses Avatar, et pourtant, l’engouement ne faiblit pas. Preuve que Alien a dépassé le stade de simple franchise pour devenir un mythe culturel.

"Le retour de Ripley ? Une question de timing et de courage"

Alors, ce cinquième volet avec Ellen Ripley verra-t-il le jour ? Tout dépend désormais de 20th Century Studios (filiale de Disney), qui détient les droits. Plusieurs scénarios sont envisageables :

Option 1 : Un film autonome, centré sur Ripley, en marge des nouveaux projets. Un « legacy sequel » qui ignorerait Alien 3 et Resurrection (1997), comme l’avait un temps envisagé Neill Blomkamp avec son projet avorté en 2015.
Option 2 : Une intégration dans Alien: Awakening (2027), où Ripley ferait une apparition surprise, à la manière de Luke Skywalker dans Star Wars : Le Réveil de la Force.
Option 3 : Un rejet pur et simple, Disney préférant miser sur de nouveaux visages (comme la jeune Riley dans Alien: Romulus).

Interrogé sous couvert d’anonymat, un producteur proche du dossier confie : « C’est une question de timing et de courage. Sigourney est prête, le script est solide… Mais est-ce que le public veut vraiment revoir Ripley, ou préfère-t-il découvrir de nouvelles histoires ? » Un dilemme qui divise les fans.

Pourquoi ce retour divise (déjà) les fans

Sur les réseaux, les réactions sont partagées. D’un côté, les puristes rêvent de revoir leur héroïne, surtout après la fin ambiguë d’Alien 3 (1992) et le ton décalé d’Alien: Resurrection. « Ripley mérite une vraie conclusion, pas un caméo forcé », écrit un utilisateur sur Reddit.

De l’autre, les nouveaux fans, séduits par Alien: Planète Terre, craignent un retour « trop nostalgique ». « On a déjà eu droit à des suites ratées. Laissez Ripley en paix et inventez autre chose », argue un autre internaute.

Un débat qui rappelle celui autour du retour de Harrison Ford dans Indiana Jones ou de Mark Hamill dans Star Wars : faut-il ressusciter les icônes du passé, au risque de les abîmer, ou les laisser intouchées ?

Derrière les coulisses : le projet maudit de Neill Blomkamp

Ce n’est pas la première fois que le retour de Ripley est évoqué. En 2015, Neill Blomkamp (District 9, Elysium) avait travaillé sur un Alien 5 avec Sigourney Weaver, ignorant délibérément Alien 3 et Resurrection. Le film devait montrer une Ripley vieillissante, confrontée à une nouvelle menace xénomorphe sur une colonie humaine.

Des concept arts avaient fuité, montrant une Ripley aux cheveux gris, armée jusqu’aux dents, dans un environnement rappelant le Nostromo. Le projet avait même reçu le feu vert de Fox… avant d’être annulé pour raisons budgétaires. « Un coup dur », avait confié Weaver à l’époque.

Aujourd’hui, certains y voient un présage. Si le projet de Walter Hill aboutit, il pourrait reprendre des éléments de ce script abandonné, tout en y ajoutant une dimension politique et sociale absente chez Blomkamp.

2025, année charnière pour Alien

Tout pourrait se jouer dans les 12 prochains mois. La sortie d’Alien: Romulus (août 2024) et le lancement de la saison 2 d’Alien: Planète Terre (2025) donneront une indication claire de l’appétit du public pour la franchise. Si les résultats sont au rendez-vous, Disney pourrait accélérer le projet Ripley.

À l’inverse, un échec relatif pourrait enterrer définitivement l’idée. « Les studios regardent les chiffres avant tout », rappelle un analyste d’Hollywood. Sigourney Weaver a 74 ans – si un film doit se faire, ce sera maintenant ou jamais.

Reste une question : ce retour tant attendu serait-il à la hauteur ? Après tout, comme le disait Ripley elle-même dans Aliens : « Espérer, c’est bien. Mais parfois, il faut aussi savoir lâcher prise. »

Les dés sont lancés. Entre les 50 pages mystérieuses de Walter Hill, l’enthousiasme prudent de Sigourney Weaver et l’appétit vorace de Disney pour les franchises nostalgiques, les conditions semblent réunies pour un retour. Pourtant, rien n’est moins sûr.
Une chose est certaine : si Ellen Ripley revient, ce ne sera pas pour un simple caméo. Ce sera pour réécrire l’histoire – ou pour l’achever, une bonne fois pour toutes.
En attendant, une question persiste : et si le vrai monstre, cette fois, n’était pas le xénomorphe… mais nos propres attentes ?
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Sigourney Weaver, c’est notre Bowser : on sait qu’il va revenir, mais on se demande si le jeu va encore être aussi fun. Son sourire énigmatique ? Un save point avant le boss final. Si ce projet décolle, ce sera soit un Metroid Prime nostalgique, soit un Dark Souls politique où le vrai monstre, c’est le racisme. À suivre comme un Final Fantasy en mode New Game+. Walter Hill et son scénario, c’est comme si Silent Hill avait rencontré The Wire dans un ascenseur. Une Ripley marginalisée, c’est Tears to Tiara version Alien : une héroïne qui se bat contre les murs d’une société qui l’a oubliée. Dommage qu’on ait pas eu ça en 1997, au lieu de Resurrection, ce BioShock mal tourné où on se demande si Ripley est encore humaine. Ridley Scott clamant que "ça n’a plus jamais été la même chose" après Cameron, c’est comme si Mega Man avait dit : "Après Mega Man 2, j’ai tout gâché". La franchise a survécu à ses pères fondateurs, comme Pokémon a survécu à Pokémon Rouge/Bleu. Preuve que même un Alien 3 raté peut devenir culte… comme un Final Fantasy VI en version PS1 avec des bugs. Un legacy sequel pour Ripley, c’est comme un remake de Chrono Trigger : certains fans veulent absolument ça, d’autres trouvent ça trop tardif. La série Alien: Planète Terre a relancé l’engouement, mais un film avec Weaver, c’est comme ajouter un Final Boss à un jeu déjà bien rempli. Est-ce qu’on veut une suite, ou une nouvelle histoire ? Comme choisir entre Super Mario 64 et Super Mario Odyssey. Le projet avorté de Neill Blomkamp, c’est comme si Shadow of the Colossus avait été annulé avant la sortie. Dommage, une Ripley vieillissante avec des cheveux gris, ça aurait été un Silent Hill 2 spatial. Heureusement, Hill semble vouloir ajouter une couche sociale, comme si Alien avait rencontré The Handmaid’s Tale dans un bar de Blade Runner. 2025, année charnière pour Alien ? Comme si Final Fantasy VII avait attendu 20 ans pour une réédition. Si Romulus cartonne et que la saison 2 de la série est un succès, Disney pourrait enfin donner sa chance à ce projet. Sinon, on risque d’avoir une Ripley en DLC de Alien: Awakening, comme un character unlock optionnel. À espérer que ce ne soit pas un microtransaction cinématographique.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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