Il y a 46 jours
ARC Raiders : Le dev avoue utiliser les loadouts gratuits… et révèle ce qui manque *vraiment* !
h2
Un aveu qui en dit long : même les développeurs contournent leur propre système !
Virgil Watkins, design lead d’ARC Raiders, a créé la surprise en révélant qu’il utilise lui-même les loadouts aléatoires gratuits du jeu, faute de mieux. Derrière cette confession se cache un problème bien plus profond : l’absence criante de custom loadouts personnalisables, une fonctionnalité pourtant basique dans des titres comme Destiny 2 ou Warframe. Pire encore, les statistiques internes d’Embark Studios montrent que 30 % des parties en janvier 2026 ont été lancées avec ces kits par défaut – un chiffre qui parle de lui-même. Watkins évoque une piste de solution (un système de fallback intelligent), mais entre les contraintes techniques et la philosophie "coopérative avant tout" du jeu, les joueurs devront encore patienter…
A retenir :
- Virgil Watkins (design lead) admet utiliser les loadouts aléatoires gratuits en raison des lacunes du système actuel – un aveu rare dans l’industrie.
- 30 % des parties en janvier 2026 ont utilisé ces loadouts par défaut, selon les données internes d’Embark Studios.
- Le jeu manque cruellement de custom loadouts personnalisables, une fonctionnalité standard chez des concurrents comme Destiny 2 ou Warframe.
- Une solution envisagée : un système de fallback intelligent pour adapter automatiquement l’équipement selon les ressources disponibles.
- La priorité des joueurs ? L’action pure (tir/extraction), pas la gestion fastidieuse d’inventaire – un défi pour l’équipe UI/UX.
- Pas de classements PvP en décembre 2024 : un choix délibéré pour préserver l’ADN coopératif du jeu.
- "On sait que ce n’est pas idéal, mais c’est mieux que de perdre du temps dans les menus" – la phrase qui résume tout.
Quand le design lead contourne son propre système…
Imaginez un chef étoilé avouant manger des plats surgelés parce que sa propre cuisine est trop compliquée à préparer. C’est un peu ce qui vient de se produire dans l’univers d’ARC Raiders. Virgil Watkins, le design lead du jeu chez Embark Studios, a en effet révélé à GamesRadar qu’il utilisait lui-même les loadouts aléatoires gratuits proposés par le jeu, plutôt que de passer par le système de customisation actuel. Un aveu aussi surprenant qu’éloquent.
Pourquoi un tel choix ? Parce que le système actuel, selon lui, manque cruellement de fluidité et de logique. "Si même moi, qui ai conçu ces mécaniques, je préfère éviter de m’en servir, c’est qu’il y a un vrai problème", confie-t-il en substance. Et ce problème, les joueurs le connaissent bien : l’absence de custom loadouts personnalisables, une fonctionnalité pourtant devenue un standard dans des titres comme Destiny 2, Warframe, ou même Escape from Tarkov (pourtant réputé pour sa complexité).
Le constat est d’autant plus frappant que les données internes d’Embark Studios montrent que près de 30 % des parties en janvier 2026 ont été lancées avec ces loadouts aléatoires. Un chiffre qui en dit long sur la frustration des joueurs, obligés de choisir entre perdre du temps dans les menus ou se contenter d’un équipement imposé – quitte à être désavantagé en mission.
Watkins évoque une piste pour remédier à cela : un système de fallback intelligent, capable d’adapter automatiquement l’équipement du joueur en fonction des ressources disponibles et du contexte de la mission. "L’idée serait que le jeu comprenne ce dont vous avez besoin, sans que vous ayez à tout configurer manuellement", explique-t-il. Une approche qui rappelle certains mécanismes de The Division 2, où l’IA propose des builds optimisés selon le style de jeu.
Reste une inconnue de taille : cette solution verra-t-elle le jour ? Car si l’idée séduit sur le papier, sa mise en œuvre dépend entièrement de l’équipe UI/UX, seule décisionnaire sur ce type de modifications. "On en discute, mais rien n’est encore acté", tempère Watkins. Les joueurs devront donc s’armer de patience… ou continuer à improviser avec les outils du bord.
"On veut du tir, pas de la paperasse" : le dilemme des joueurs
Derrière ce débat sur les loadouts se cache une question bien plus large : quel type d’expérience veut vraiment offrir ARC Raiders ? Pour Virgil Watkins, la réponse est claire : "Les joueurs veulent avant tout vivre l’adrénaline des raids et des extractions, pas passer cinq minutes à organiser leur inventaire entre deux missions". Un constat qui rejoint les retours de la communauté, où certains comparent le jeu à un mélange entre Escape from Tarkov et un shooter coopératif – avec les forces et les faiblesses que cela implique.
Le problème, c’est que cette philosophie se heurte à une réalité : plus un jeu offre de profondeur stratégique, plus il exige de gestion. Et c’est là que le bât blesse. Les joueurs les plus investis, ceux qui aiment peaufiner leur équipement pour chaque type de mission, se retrouvent frustrés par un système qui ne leur donne pas les outils pour le faire efficacement. À l’inverse, les nouveaux venus, attirés par l’action pure, peuvent se sentir submergés par des mécaniques mal expliquées.
Un équilibre difficile à trouver, d’autant que l’équipe d’ARC Raiders a déjà fait des choix forts pour préserver l’identité du jeu. En décembre 2024, par exemple, les développeurs avaient annoncé qu’ils ne rajouteraient pas de classements PvP, une décision qui avait divisé la communauté. "On ne veut pas que le jeu devienne une course à la compétitivité pure. Notre cœur, c’est le coopératif, l’entraide, et l’aventure partagée", justifiait alors Watkins. Une ligne directrice qui pourrait bien influencer la façon dont les loadouts seront (ou ne seront pas) repensés.
Pourtant, des solutions existent. Des jeux comme Deep Rock Galactic ont réussi à concilier profondeur tactique et accessibilité, en proposant des systèmes de customisation progressifs et intuitifs. "Leur menu d’équipement est un modèle du genre : simple en apparence, mais avec assez d’options pour satisfaire les vétérans", souligne un joueur sur Reddit. Un exemple que l’équipe d’ARC Raiders aurait tout intérêt à étudier.
30 % de parties en loadouts aléatoires : le symptôme d’un mal plus profond
Le chiffre est accablant : 30 % des parties en janvier 2026 ont été lancées avec les loadouts aléatoires gratuits. Pour un jeu qui se veut stratégique et tactique, c’est un aveu d’échec. "C’est comme si, dans un RPG, 30 % des joueurs utilisaient les builds par défaut parce que créer le leur est trop compliqué", résume un streamer spécialisé dans les shooters coopératifs.
Pire encore : cette tendance semble s’aggraver avec le temps. Selon des joueurs interrogés sur Discord, le problème ne vient pas seulement du manque de custom loadouts, mais aussi de l’ergonomie globale des menus. "Pour changer une arme, il faut trois clics, revenir en arrière, puis recommencer. C’est usant", témoigne un joueur régulier. Un autre ajoute : "Parfois, je me dis que le jeu fait exprès pour me décourager de personnaliser mon stuff".
Face à ces critiques, Virgil Watkins reconnaît que la situation n’est "pas idéale", mais il défend une approche pragmatique : "Mieux vaut un système imparfait qui permet de jouer rapidement, qu’un système parfait qui décourage les joueurs". Une philosophie qui peut se comprendre… mais qui risque, à long terme, de frustrer les joueurs les plus engagés, ceux-là mêmes qui font vivre la communauté.
D’autant que le problème dépasse la simple question des loadouts. Il reflète une tension plus large entre :
- L’ambition "hardcore" du jeu (gestion des ressources, tactiques poussées)
- Son accessibilité (attirer un public large sans le perdre dans la complexité)
- Son identité coopérative (éviter la compétitivité pure, mais sans tomber dans la simplicité)
Un triple défi que peu de jeux parviennent à relever avec brio. ARC Raiders aura-t-il les moyens de ses ambitions ?
Et si la solution venait… des joueurs ?
Ironie du sort : alors que les développeurs cherchent une solution, ce sont les joueurs qui, une fois de plus, innovent. Sur les forums et les serveurs Discord, des builds optimisés et des guides de customisation fleurissent, créés par la communauté pour pallier les lacunes du jeu. "On a fait des tableaux Excel avec les meilleurs combos selon les missions. C’est triste, mais c’est ça ou galérer", explique un joueur.
Certains vont même plus loin en utilisant des outils externes (comme des overlays) pour gérer leur inventaire plus efficacement. Une pratique qui, si elle montre l’ingéniosité des joueurs, souligne aussi l’urgence d’une refonte du système par Embark Studios. "Si les joueurs doivent créer leurs propres solutions, c’est que le jeu ne fait pas son travail", résume un modérateur de la communauté française.
Face à cet élan communautaire, Virgil Watkins se veut rassurant : "On écoute, on prend des notes. Les retours des joueurs sont notre meilleure boussole". Mais entre l’écoute et l’action, il y a souvent un monde. D’autant que les priorités de l’équipe semblent, pour l’instant, ailleurs. Les dernières mises à jour se sont concentrées sur du contenu PvE (nouvelles missions, ennemis) et des corrections de bugs, pas sur une refonte des menus ou des loadouts.
Alors, faut-il espérer un changement rapide ? Rien n’est moins sûr. Mais une chose est certaine : si ARC Raiders veut conserver ses joueurs sur le long terme, il devra simplifier sans appauvrir, et approfondir sans complexifier. Un exercice d’équilibriste qui s’annonce périlleux… mais passionnant à suivre.
Le mot de la fin : un jeu à l’identité forte, mais en quête de maturité
Au final, l’aveu de Virgil Watkins est bien plus qu’une anecdote. Il révèle les tensions internes d’un jeu ambitieux, tiraillé entre plusieurs visions. ARC Raiders a des atouts majeurs :
- Un gameplay d’extraction nerveux et bien rythmé
- Une direction artistique soignée (entre sci-fi et post-apo)
- Une communauté engagée, prête à s’investir
Mais pour passer à l’étape supérieure, il lui faudra résoudre ses problèmes de design – et le système de loadouts n’en est qu’un exemple parmi d’autres. La bonne nouvelle ? L’équipe semble consciente des enjeux. La moins bonne ? Les solutions prendront du temps. En attendant, les joueurs n’ont qu’une option : s’adapter… ou voter avec leurs pieds.
Une chose est sûre : dans le paysage des shooters coopératifs, ARC Raiders a une carte à jouer. À condition de ne pas se tirer une balle dans le pied avec des mécaniques mal ficelées.

