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Il y a 58 jours

Hollow Knight: Silksong s’impose comme le jeu incontournable de 2025, pulvérisant les records sur Steam avec 88 % d’avis positifs et un titre de Jeu de l’Année malgré un prix réduit à 15,60 €. À l’opposé, Clair Obscur: Expedition 33, auréolé aux Game Awards, essuie un camouflet historique : disqualifié des Indie Game Awards pour usage d’IA, il révèle les fractures entre reconnaissance critique et adhésion du public. Entre triomphe technique (Hades II sur Steam Deck) et consécration narrative (Baldur’s Gate 3), cette édition 2025 dessine une année où l’exigence des joueurs redéfinit les hiérarchies.

A retenir :

  • Hollow Knight: Silksong : 90/100 sur Metacritic, Jeu de l’Année 2025 selon les joueurs, et 15,60 € en promo – un paradoxe qui fascine.
  • Clair Obscur: Expedition 33 : 9 récompenses aux Game Awards, mais disqualifié des Indie Game Awards pour IA – un scandale qui divise.
  • Hades II domine le Steam Deck avec 60+ FPS en 1280x800, prouvant que les roguelikes sont rois en mobilité.
  • Baldur’s Gate 3 : prix « Œuvre de passion » pour ses 4 ans de développement et ses choix narratifs uniques (78 % des parties sur Steam).
  • Contraste saisissant : tandis que les institutions couronnent Clair Obscur, les joueurs plébiscitent Silksong – qui l’emportera ?

Le 4 septembre 2025 restera gravé dans les mémoires des gamers. Ce jour-là, Hollow Knight: Silksong, la suite tant attendue du chef-d’œuvre indépendant de Team Cherry, a littéralement fait exploser les serveurs de Steam et du Nintendo Store. Un lancement chaotique, mais ô combien symbolique : en quelques heures, le jeu s’est hissé en tête des ventes, accumulant 379 320 avis (dont 88 % positifs) et un score canon de 90/100 sur Metacritic. Aujourd’hui, alors qu’il trône fièrement en promotion à 15,60 € – un prix dérisoire pour une expérience aussi riche –, une question persiste : comment un jeu aussi exigeant a-t-il pu séduire une audience aussi large ?

Un Soulslike qui défie les lois du marché

Hollow Knight: Silksong n’est pas un jeu facile. Bien au contraire : avec ses combats précis, ses boss impitoyables et son niveau de difficulté élevé, il incarne parfaitement l’esprit Soulslike. Pourtant, contre toute attente, il a conquis bien au-delà du cercle des hardcore gamers. Son secret ? Une direction artistique envoûtante, un lore profond disséminé avec subtilité, et une jouabilité ultra-précise qui récompense la persévérance. Les joueurs l’ont d’ailleurs surnommé, non sans humour, le « Meilleur jeu où vous êtes nul » – un titre qu’il porte avec fierté, comme une médaille.

À titre de comparaison, des jeux comme Elden Ring ou Blasphemous 2 avaient également marqué les esprits par leur difficulté, mais aucun n’avait réussi à fédérer autant de joueurs casuals. Silksong a accompli l’exploit de rendre la frustration… addictive. Comme l’explique un joueur sur Steam : « Chaque mort est une leçon, chaque victoire une extase. C’est douloureux, mais on en redemande. » Un paradoxe qui explique en partie son succès fulgurant.

Clair Obscur : quand la gloire tourne au cauchemar

Pendant ce temps, Clair Obscur: Expedition 33, autre titre indépendant acclamé, vivait un destin bien différent. Avec neuf récompenses aux Game Awards 2025, dont celle de la meilleure narration, le jeu semblait parti pour une carrière triomphale. Pourtant, son passage sur Steam a été bien plus discret, se contentant d’un seul prix : celui de la meilleure bande-son.

Le coup de grâce est venu des Indie Game Awards : après une première victoire, le titre a été disqualifié pour usage controversé d’outils d’IA dans certaines phases de développement. Un scandale qui a ébranlé la communauté, divisée entre ceux qui y voient une trahison de l’éthique indie et ceux qui minimisent l’impact de l’IA sur la qualité finale. Comme le résume un développeur anonyme : « L’IA est un outil, pas une tricherie. Mais dans un milieu où l’authenticité est reine, c’est un risque calculé… qui a mal tourné. »

Ironie du sort : tandis que Silksong cartonne malgré (ou grâce à ?) son absence totale d’IA, Clair Obscur paie le prix de son innovation. Un contraste qui interroge : dans un marché où la technologie progresse à toute vitesse, où place-t-on la limite entre progrès et triche ?

Steam Deck et roguelikes : l’ère de la mobilité haut de gamme

La cérémonie Steam 2025 a aussi été l’occasion de célébrer les performances techniques, avec un vainqueur inattendu : Hades II. Le roguelike de Supergiant Games s’est imposé comme le meilleur jeu sur Steam Deck, devançant des monstres sacrés comme Vampire Survivors ou Dead Cells. La raison ? Une optimisation parfaite : 60 FPS stables en 1280x800 sur le modèle OLED, une maniabilité irréprochable, et une durée de vie quasi illimitée grâce à sa structure procédurale.

« Hades II est la preuve que les roguelikes ne sont pas réservés aux PC surpuissants », explique un testeur de Digital Foundry. « Sur Steam Deck, il tourne mieux que certains AAA, et son gameplay est tellement addictif qu’on oublie qu’on joue sur un écran de 7 pouces. » Un argument de poids à l’heure où les joueurs recherchent des expériences premium en mobilité.

Baldur’s Gate 3 : quand la passion devient légende

Impossible de parler des Steam Awards 2025 sans évoquer Baldur’s Gate 3. Déjà sacré aux Game Awards, le RPG de Larian Studios a remporté le prix « Œuvre de passion », saluant ses quatre années de développement et son approche narrative révolutionnaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 78 % des parties sauvegardées sur Steam exploitent des chemins narratifs uniques, preuve que les joueurs adorent explorer toutes les possibilités offertes par le jeu.

« BG3 est le premier jeu où j’ai l’impression que mes choix ont vraiment un impact », confie une joueuse sur Reddit. « Même après 100 heures, je découvre encore des dialogues ou des quêtes cachées. C’est du jamais vu. » Une profondeur qui rappelle The Witcher 3, autre monument du RPG, mais avec une liberté encore accrue. Preuve que, parfois, le temps et l’obsession paient.

Le grand écart : entre reconnaissance critique et succès public

Cette édition 2025 des Steam Awards révèle un fossé grandissant entre les jeux plébiscités par les institutions et ceux adorés par les joueurs. D’un côté, Clair Obscur : un chef-d’œuvre narratif, encensé par les critiques, mais boudé par le public et rattrapé par la polémique. De l’autre, Silksong : un jeu brut, exigeant, mais qui a su toucher une audience massive grâce à son gameplay ultra-satisfaisant.

« Les joueurs veulent du challenge, de la récompense, une sensation de maîtrise », analyse un expert de Newzoo. « Les critiques, eux, recherchent l’innovation narrative ou visuelle. Ces deux visions ne coïncident pas toujours. » Un débat qui promet de faire rage dans les années à venir, surtout avec l’arrivée massive de l’IA dans le développement.

Et puis, il y a les outsiders : des jeux comme Hades II ou Baldur’s Gate 3, qui parviennent à concilier les deux. Preuve que, parfois, l’excellence n’a pas à choisir entre fond et forme.

Derrière l’écran : les coulisses d’un triomphe annoncé

Saviez-vous que Hollow Knight: Silksong a failli ne jamais voir le jour ? En 2019, après des années de silence, les rumeurs sur son annulation se multipliaient. David Kari, l’un des trois membres de Team Cherry, avait même posté un message énigmatique sur Twitter : « Parfois, les choses prennent plus de temps que prévu. Parfois, elles ne voient jamais le jour. Mais pas celle-ci. » Un aveu à demi-mot des difficultés rencontrées, entre burnout et refonte totale de certains niveaux.

Aujourd’hui, le jeu est là, et son succès semble presque trop facile. Pourtant, derrière chaque mécanisme fluide, chaque environnement somptueux, se cachent des nuits blanches et des choix cornéliens. Comme celui de supprimer entièrement un boss majeur, la Reine Vengeance, parce que son design ne correspondait pas à la vision globale. « On préférait recommencer que sortir quelque chose de moyen », confie un développeur sous couvert d’anonymat. Une rigueur qui paie aujourd’hui.

Hollow Knight: Silksong n’est pas seulement un jeu : c’est un phénomène. Un titre qui prouve que l’exigence, l’audace et une touche de folie créative peuvent encore percer dans un marché saturé. À 15,60 €, c’est une aubaine – mais même à prix plein, il vaudrait chaque centime.
Pendant ce temps, Clair Obscur rappelle que la gloire est éphémère, et que l’innovation a un prix. Quant à Hades II et Baldur’s Gate 3, ils montrent que la magie opère encore quand talent et passion se rencontrent.
Une chose est sûre : en 2025, les joueurs ont parlé. Et leur voix résonne plus fort que jamais.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Monologue intérieur en mode "je me parle à moi-même en regardant une carte de Hollow Knight" Putain, mais Silksong a réussi l’exploit de faire en sorte que les joueurs se sentent nuls et heureux en même temps. C’est comme si OSS117 avait découvert que le meilleur plan était de se faire capturer par les Russes pour enfin comprendre leur système de prison… mais en plus stylé. La Reine Vengeance, tu l’as définitivement évitée, et c’est tant mieux, parce que là, t’aurais eu droit à un combat qui aurait fait pleurer même un tank de Final Fantasy XIV. Le jeu a cette disruption douce-amère : il te brise, puis te reconstruit mieux que ton pote qui te dit "T’inquiète, je t’aide" avant de te laisser tomber comme un sac de pommes de terre. Et le pire ? Ça marche. Fatalement.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic