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Un félin contre les cauchemars : quand l'horreur rencontre la douceur
The 18th Attic, le nouveau jeu d’horreur psychologique de Steelkrill Studio, bouscule les codes du genre avec une mécanique aussi inattendue qu’efficace : pour échapper à la folie, il faudra caresser un chat. Inspiré du propre félin du développeur solo, ce compagnon virtuel agit à la fois comme thérapeute et système d’alerte, dans un univers où chaque ombre cache une menace. Entre l’héritage de Fatal Frame et une touche de douceur digne de Stray, ce titre à petit budget promet une expérience unique, émotionnelle et terrifiante, dès le 2 février 2024 sur PC.
A retenir :
- The 18th Attic introduit un mécanisme révolutionnaire : caresser un chat pour stabiliser sa santé mentale, une première dans l’horreur psychologique.
- Le félin, modélisé d’après le chat du développeur, joue un double rôle : compagnon apaisant et détecteur de dangers (à la manière d’Alien: Isolation).
- Un projet solo, développé en moins d’un an, qui mélange l’angoisse pure de Fatal Frame et l’attachement émotionnel de Stray.
- Sortie confirmée pour le 2 février 2024 sur PC, avec une bande-annonce officielle attendue fin janvier.
- Une preuve que l’innovation dans le game design peut venir d’idées simples… mais diablement efficaces.
Quand un ronron devient votre dernière bouée de sauvetage
Imaginez : vous errez dans les couloirs sombres d’un grenier maudit, poursuivi par des entités que votre esprit refuse de comprendre. Votre souffle s’accélère, votre vision se trouble… et soudain, une petite patte se pose sur votre épaule. The 18th Attic, le prochain jeu d’horreur psychologique de Steelkrill Studio, transforme cette scène en mécanique de gameplay. Ici, pas de pilules magiques ou de barres de santé à régénérer : pour retrouver votre calme, il faudra caresser un chat. Une idée folle ? Peut-être. Mais diablement immersive.
Le studio, porté par un développeur solo (connu pour The Backrooms 1998 en 2023), mise sur cette interaction pour humaniser l’horreur. « Dans les jeux d’horreur, on a l’habitude de fuir ou de combattre, explique-t-il sur X (ex-Twitter). Là, on vous demande de ralentir, de respirer, de vous reconnecter à quelque chose de réel. » Le parallèle avec la vie quotidienne est frappant : qui n’a jamais cherché réconfort auprès d’un animal après une journée éprouvante ? Sauf qu’ici, votre santé mentale en dépend littéralement.
"Mimi", le chat qui a inspiré un gameplay
Derrière ce compagnon à quatre pattes se cache une histoire personnelle. Le félin du jeu est directement inspiré de Mimi, le chat du développeur, dont les mouvements et réactions ont été méticuleusement reproduits. Une vidéo partagée sur X montre d’ailleurs la ressemblance saisissante entre les caresses données à Mimi et celles du jeu. « Je voulais que les joueurs ressentent la même présence rassurante que moi quand je travaille tard le soir », confie-t-il.
Mais The 18th Attic va plus loin : le chat sera personnalisable (couleur, motifs, accessoires), renforçant le lien affectif. Une approche qui rappelle Stray (2022), où le joueur incarnait un chat, mais avec une dimension thérapeutique inédite. « Dans Stray, on explorait le monde à travers les yeux du félin, note un joueur sur Reddit. Là, c’est le chat qui vous sauve, littéralement. Ça change tout. »
Un détecteur de menaces à poils (et à griffes)
Le rôle du chat ne s’arrête pas à la consolation. À l’instar du motion tracker d’Alien: Isolation (2014), il agit comme un système d’alerte précoce. Ses oreilles se dressent, ses pupilles se dilatent, son pelage se hérisse… autant de signes avant-coureurs que quelque chose de maléfique rôde. « C’est une mécanique naturelle, explique le développeur. Pas besoin d’un HUD intrusif : le joueur observe son chat et comprend. »
Cette dualité (douceur vs danger) crée une tension permanente. Un streamer ayant testé une démo raconte : « Je caressais mon chat pour me calmer, et soudain, il a sursauté. J’ai tourné la caméra… et là, elle était là. » (ndlr : une entité non identifiée dans la démo). Une scène qui prouve que le jeu joue sur nos instincts : on baisse notre garde avec le chat, et c’est justement à ce moment-là que l’horreur frappe.
L’héritage de Fatal Frame, en plus intime
The 18th Attic s’inscrit dans la lignée des horreurs psychologiques japonaises, avec une dette évidente envers Fatal Frame (2001-2021). Même ambiance oppressante, même exploration de lieux hantés par des traumatismes. Mais là où la série de Tecmo Koei misait sur des fantômes vengeurs et des appareils photo exorcisants, Steelkrill Studio choisit la vulnérabilité.
« Fatal Frame vous donnait des outils pour combattre, analyse un critique. The 18th Attic vous donne un chat. C’est bien plus déstabilisant, parce que ça joue sur l’attachement émotionnel. » D’autant que le jeu, développé en moins d’un an, prouve qu’un petit budget n’empêche pas l’ambition. Comme The Backrooms 1998 (autre création du studio), il mise sur une atmosphère plutôt que sur des effets tape-à-l’œil.
Un solo développeur, deux jeux cultes en 12 mois
Derrière The 18th Attic se cache un phénomène : un seul homme, Steelkrill, qui enchaîne les projets à un rythme effréné. Après The Backrooms 1998 (un succès surprise en 2023, salué pour son ambiance liminale), le voici de retour avec un titre encore plus audacieux. « Je veux prouver qu’on peut innover sans des millions de dollars, déclare-t-il. Parfois, il suffit d’une bonne idée et d’un chat. »
Son secret ? Une communauté ultra-engagée. Les joueurs testent les démos, donnent des retours, et certains ont même modélisé des objets pour le jeu. « C’est du crowdsourcing passionné, pas du crunch, précise-t-il. Sans eux, le chat n’aurait pas autant de personnalité. » Une approche qui rappelle les débuts de Undertale (2015), où Toby Fox avait aussi compté sur les retours des joueurs pour peaufiner son jeu.
Pourquoi ce jeu pourrait bien devenir culte
Plusieurs éléments font de The 18th Attic un candidat sérieux au statut de jeu culte :
- Une mécanique unique : Aucun autre jeu d’horreur n’utilise un animal comme stabilisateur émotionnel et détecteur de menaces.
- Un mélange des genres : Entre l’horreur psychologique de Silent Hill, la narrative intime de What Remains of Edith Finch, et la douceur de Stray.
- Un développement "artisanal" : Un jeu solo, à petit budget, mais avec une âpre sincérité qui manque aux blockbusters.
- Un potentiel mémétique : Les joueurs adorent les chats et les mèmes d’horreur. Le combo est explosif (voir le succès de Poe le chat dans Dead by Daylight).
Reste une question : le public sera-t-il prêt à accepter un jeu où la survie dépend… de ronrons ? Les réactions sur les réseaux sont déjà partagées. Certains y voient une révolution, d’autres un gimmick. « Attendons de voir comment le chat réagit aux jump scares, plaisante un utilisateur. S’il fait un bond de 3 mètres, je suis vendu. »
The 18th Attic arrive le 2 février 2024 avec une promesse folle : réinventer l’horreur par la douceur. Entre les ombres menaçantes et les caresses apaisantes, le jeu de Steelkrill Studio pourrait bien marquer les esprits… à condition que les joueurs acceptent de baisser leur garde. Après tout, dans un monde où les monstres rôdent, parfois, un chat est tout ce qu’il nous reste.
La bande-annonce officielle, attendue fin janvier, devrait lever le voile sur d’autres mécaniques. En attendant, une chose est sûre : on n’a jamais eu aussi envie de jouer à un jeu d’horreur… avec un félin sur les genoux.

