Il y a 71 jours
Ashes of Singularity 2 : L’ère des batailles galactiques *et humaines* arrive en 2026
h2
Un RTS qui repousse *encore* les limites : 10 000 unités, des villes en cendres, et des soldats en première ligne
Ashes of Singularity 2, annoncé pour 2026, promet de marquer l’histoire des stratèges en temps réel avec des affrontements d’une échelle inédite. Après un premier opus salué pour ses performances techniques mais critiqué pour son manque de profondeur, Oxide Games relève le défi : des batailles où humains et machines s’entremêlent, un environnement 100 % destructible, et une IA tactique enfin à la hauteur. Le studio mise sur son héritage (moteur DirectX 12, gestion de milliers d’unités) pour offrir une expérience à la fois spectaculaire et stratégique, entre l’ampleur de Supreme Commander et la finesse de Planetfall.
Mais la question persiste : parviendra-t-il à concilier fluidité et chaos, là où tant de RTS massifs ont échoué ? Les tests pré-alpha sur RTX 4090 (1440p) sont encourageants… mais l’épreuve du feu attend.
A retenir :
- Révolution technique : Le seul RTS capable de gérer 10 000+ unités en temps réel, avec un moteur optimisé pour DirectX 12 et une destruction dynamique des environnements (villes, ponts, infrastructures).
- Hybridation homme/machine : Première du genre, l’introduction de fantassins humains aux côtés des robots, permettant des stratégies d’infiltration, de sabotage, ou de ciblage orbital (inspiré de Planetfall).
- L’héritage d’un précurseur : Après un premier Ashes of Singularity (2016) utilisé comme benchmark technique, le studio Oxide Games promet enfin une profondeur stratégique à la hauteur de ses ambitions visuelles.
- Défi performance : Des tests pré-alpha stables en 1440p sur RTX 4090, mais la promesse de fluidité sur des scènes de guerre totales reste à prouver.
- Inspirations croisées : Un mélange entre l’échelle colossale de Supreme Commander (zoom orbital) et les mécaniques tactiques de Planetfall, avec une touche de guerre interstellaire façon Homeworld.
2026 : L’année où le RTS pourrait *renaître de ses cendres*
Il y a des annonces qui font vibrer les fans de stratégie, et puis il y a Ashes of Singularity 2. Dix ans après un premier opus qui avait ébloui les technophiles (grâce à son moteur capable de gérer des milliers d’unités) mais déçu les puristes (par son gameplay jugé trop superficiel), Oxide Games revient avec une promesse : réinventer le RTS massif, cette fois sans compromis.
Le studio, fondé par d’anciens de Firaxis (Civilization) et de Stardock (Galactic Civilizations), a toujours eu une obsession : pousser la technologie au service du gameplay. Avec Ashes of Singularity 2, l’ambition est claire : faire cohabiter l’échelle démesurée de Supreme Commander (où l’on passe du zoom orbital au combat au sol) et la richesse tactique de Planetfall (avec ses unités spécialisées et ses interactions environnementales). Mais cette fois, avec une touche inédite : l’humain dans la boucle.
Car oui, la grande nouveauté, c’est bien là : après des années de guerres purement robotiques, Ashes of Singularity 2 introduit des soldats en chair et en os. Plus vulnérables, mais capables d’occuper des bâtiments, de saboter des réacteurs, ou de guider des frappes orbitales avec une précision chirurgicale. Une mécanique qui rappelle Act of Aggression (2015), mais transposée à une échelle dix fois supérieure.
Et pour cause : Oxide Games parle ouvertement de batailles où "chaque unité compte, même au milieu du chaos". Un défi de taille, quand on sait que le premier Ashes of Singularity permettait déjà d’affronter 10 000 robots simultanément… sans toujours offrir une réelle profondeur stratégique.
DirectX 12, destruction totale, et l’ombre de Supreme Commander
Si Ashes of Singularity 2 suscite autant d’attentes, c’est aussi parce qu’il s’appuie sur un héritage technique impressionnant. En 2016, le premier opus était devenu une référence en matière de benchmarks, grâce à son utilisation pionnière de DirectX 12. Le moteur maison d’Oxide, optimisé pour les CPU multi-cœurs, permettait alors de gérer des armées colossales sans s’effondrer – une prouesse rare dans le monde des RTS.
Aujourd’hui, le studio va plus loin : non seulement le jeu supporte toujours des milliers d’unités, mais il ajoute une couche de destruction dynamique. Imaginez des villes rasées en temps réel, des ponts qui s’effondrent sous les bombardements, des forêts réduites en cendres par des tirs d’artillerie orbitale… Le tout sans chute de FPS, du moins en théorie.
Car c’est là que le bât blesse : les RTS massifs ont souvent du mal à concilier spectacle et fluidité. Supreme Commander, malgré son ambition, souffrait de ralentissements dès que les combats s’intensifiaient. Planetfall, lui, avait sacrifié l’échelle pour se concentrer sur la tactique. Ashes of Singularity 2 promet de faire les deux… et c’est ce qui le rend si intrigant.
Les premiers tests pré-alpha, menés sur des configurations haut de gamme (RTX 4090 en 1440p), sont prometteurs : le jeu tourne de manière stable, même avec des centaines d’unités à l’écran. Mais qu’en sera-t-il sur des scènes de guerre totales, avec des mille unités en combat et des environnements qui s’effondrent ? Oxide Games reste discret sur les configurations minimales, un détail qui pourrait inquiéter les joueurs moins équipés.
"L’homme est la variable imprévisible" : quand la chair affronte l’acier
La vraie révolution de Ashes of Singularity 2, cependant, ne réside pas dans sa technologie, mais dans son approche hybride. Après des années de RTS où les humains étaient cantonnés à des rôles de commandants ou de héros (comme dans StarCraft ou Company of Heroes), Oxide Games ose une idée radicale : mélanger soldats et machines sur le même champ de bataille.
Concrètement, cela signifie que vos fantassins pourront :
- Infiltrer des bases ennemies pour désactiver des boucliers,
- Marquer des cibles prioritaires pour les frappes orbitales,
- Saboter des usines ou des dépôts de ressources,
- Servir d’appâts pour attirer les méchas ennemis dans des zones minées.
Une mécanique qui rappelle Act of Aggression (où les infantry jouaient un rôle clé) ou Grey Goo (avec ses unités spécialisées), mais avec une échelle bien plus grande. Le risque ? Que ces humains ne soient que des "chair à canon" face aux armées robotiques, ou pire, qu’ils déséquilibrent les parties en rendant certaines stratégies trop puissantes.
Oxide Games assure avoir testé en profondeur cette synergie. "Les joueurs devront adapter leur approche", explique un développeur. "Envoyer une vague de drones contre des fantassins retranchés sera un suicide, tout comme négliger la couverture aérienne face à des méchas lourds." Une promesse qui, si elle est tenue, pourrait enfin donner au RTS massif la profondeur tactique qui lui manquait.
Derrière les promesses, les doutes des joueurs
Bien sûr, l’enthousiasme a ses limites. Sur les forums et les réseaux, certains fans rappellent que le premier Ashes of Singularity avait déjà été annoncé comme "révolutionnaire"… avant de décevoir par son manque de contenu et ses mécaniques répétitives.
"Oxide Games a une dette envers les joueurs", écrit un utilisateur sur Reddit. "Ils ont prouvé qu’ils savaient coder un moteur incroyable, mais pas forcément un bon jeu." D’autres s’interrogent sur la durée de vie du titre : avec un marché du RTS en déshérence (à l’exception de quelques titres comme Age of Empires IV ou Company of Heroes 3), Ashes of Singularity 2 devra-t-il miser sur le multijoueur compétitif ou sur une campagne solo ambitieuse pour survivre ?
Le studio, conscient de ces critiques, semble déterminer à ne pas répéter les mêmes erreurs. Dans une interview récente, le directeur créatif a évoqué :
- Une campagne narrative "plus développée que dans le premier opus",
- Un système de factions asymétriques (avec des forces humaines, robotiques et hybrides),
- Un éditeur de cartes pour prolonger la durée de vie.
Reste une question cruciale : le jeu saura-t-il séduire au-delà des passionnés de RTS hardcore ? Avec des graphismes qui flirtent avec le photoréalisme et des batailles dignes d’un blockbuster de science-fiction, Ashes of Singularity 2 a le potentiel pour attirer un public plus large… à condition de ne pas tomber dans le piège du "trop technique, pas assez accessible".
2026 : L’année où tout se jouera
Avec un lancement prévu pour 2026, Oxide Games a encore du temps pour peaufiner son titre. Mais la concurrence ne dort pas : Frost Giant (fondé par d’anciens de Blizzard) prépare son propre RTS, et Relic pourrait bien annoncer un nouveau Company of Heroes d’ici là.
Pourtant, Ashes of Singularity 2 a un atout majeur : son absence de concurrence directe. Aucun autre jeu ne promet aujourd’hui des batailles aussi massives, avec une destruction aussi poussée et une hybridation homme/machine aussi ambitieuse. Si Oxide parvient à tenir ses promesses, nous pourrions bien assister à la renaissance d’un genre que beaucoup croyaient en déclin.
En attendant, une chose est sûre : les stratèges en herbe ont de quoi rêver. Entre les frappes orbitales qui réduisent des villes en cendres, les assauts combinés de soldats et de méchas, et ces champs de bataille qui évoluent en temps réel, Ashes of Singularity 2 a tout pour devenir le RTS ultime… ou un nouveau rêve brisé. La réponse en 2026.
Ashes of Singularity 2 se présente comme un pari audacieux : celui de redonner ses lettres de noblesse au RTS massif, un genre trop souvent relégué au rang de niche. Entre l’héritage technique d’un premier opus qui avait marqué les esprits, l’innovation d’un mélange homme/machine, et la promesse d’une destruction totale, le jeu d’Oxide Games a de quoi faire saliver.
Pourtant, les ombres du passé planent encore. Le studio devra prouver qu’il a appris de ses erreurs, en offrant une expérience à la fois spectaculaire et profonde, capable de séduire aussi bien les vétérans du RTS que les nouveaux joueurs. Avec un marché en quête de renouveau, 2026 pourrait bien être l’année où tout bascule… ou où les espoirs s’effondrent, comme les villes sous les bombardements orbitaux.
Une chose est certaine : si Ashes of Singularity 2 tient ne serait-ce qu’une partie de ses promesses, nous aurons enfin un RTS à la hauteur des rêves des joueurs – ceux qui, depuis Supreme Commander, attendent la guerre ultime.

