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Wurzbourg, 1625 : une chasse aux sorcières sanglante et l’ombre d’Ezio pour guider une descendante des Auditore
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Un héritage Auditore dans l’Allemagne maudite
Assassin’s Creed Hexe plonge les joueurs dans le Wurzbourg de 1625, où Anika Auditore, descendante de Claudia et nièce d’Ezio, affronte les horreurs de la chasse aux sorcières. Entre venins artisanaux, reliques des Précurseurs et un Ezio spectral, le jeu promet un mélange inédit d’histoire sombre et de mécaniques surnaturelles, inspiré par Hellblade et The Witcher 3.
A retenir :
- Anika Auditore : Une héroïne descendante de Claudia et Ezio, confrontée à son héritage assassin dans l’Allemagne de 1625.
- Wurzbourg : Une ville hantée par les persécutions religieuses, avec des forêts en freeroam arboricole (inspiré de Shadow of the Tomb Raider).
- Ezio en guide spectral : Un pont entre les époques, évoquant les apparitions de Junon dans Odyssey, avec une dimension psychologique proche de Hellblade.
- Mécaniques inédites : Craft de poisons, rituels occultes, et un système de réputation dynamique où les PNJ crient « Hexe! » ou forment des alliances secrètes.
- Folklore germanique : Une ambiance plus sombre que Rogue, mêlant superstitions, reliques maudites et conspiration templière.
Une lignée maudite : Anika, entre sang Auditore et sorcellerie
Quatre ans après son annonce, Assassin’s Creed Hexe se précise enfin, et son héroïne, Anika – connue en développement sous le nom de code Elsa –, s’annonce comme l’une des protagonistes les plus complexes de la saga. Descendante directe de Claudia Auditore, sœur d’Ezio, elle hérite d’un lourd passé : celui d’une famille de tueurs, mais aussi d’une époque où la moindre rumeur pouvait vous envoyer au bûcher. Wurzbourg, 1625 : la ville est en proie à une hystérie collective, et Anika, accusée de sorcellerie, devra naviguer entre sa quête de vengeance et la survie dans un monde qui la craint.
Ce qui frappe, c’est la dualité du personnage. D’un côté, une assassine entraînée, de l’autre, une femme traquée, presque damnée par son propre sang. Les fuites suggèrent que son lien avec Ezio ne se limite pas à la généalogie : il serait son guide spectral, une voix venue du passé pour l’aider à affronter ses démons – littéraux et métaphoriques. Une mécanique qui rappelle les hallucinations de Kassandra dans Odyssey, mais avec une dimension plus intime, presque thérapeutique, comme dans Hellblade: Senua’s Sacrifice.
Wurzbourg : une prison à ciel ouvert
Le choix de Wurzbourg n’est pas anodin. Ville épiscopale au cœur de la Franconie, elle fut l’un des épicentres des chasses aux sorcières entre 1625 et 1631, avec des centaines d’exécutions documentées. Ubisoft Toronto semble vouloir en faire un personnage à part entière : des ruelles étouffantes où chaque ombre peut être un mouchard, des cathédrales gothiques où se cachent des reliques maudites, et des forêts denses où Anika pourra enfin respirer… et tuer.
Le gameplay s’annonce comme un mélange audacieux :
- Un semi-freeroam arboricole : Pour la première fois depuis Assassin’s Creed III (2012), les arbres ne seront pas de simples décors. Les fuites évoquent des segments de platforming vertical inspirés de Shadow of the Tomb Raider, avec des branches qui craquent sous les pas, des lianes à escalader, et des embuscades à tendre depuis les cimes.
- Un craft de poisons : Directement tirés des grimoires de l’époque, ces venins pourraient servir à empoisonner des gardes, corrompre des alliances, ou même provoquer des hallucinations chez les ennemis – une touche psychédélique qui rappellerait The Witcher 3.
- Un système de réputation dynamique : Selon vos actions, les PNJ vous traiteront de « Hexe! » en fuyant, ou vous offriront des informations en secret. Une mécanique sociale qui pourrait ajouter une couche de tension permanente.
L’ambiance générale semble puiser dans le folklore germanique le plus noir : des pactes avec le diable, des reliques des Précurseurs aux pouvoirs ambiguës, et une esthétique gothique bien plus oppressante que dans Rogue ou Syndicate. Certains fans craignent cependant un ton trop horrifique, éloigné de l’ADN historique de la série. « Si Ubisoft pousse trop le surnaturel, on risque de perdre ce qui fait la force d’Assassin’s Creed : son ancrage dans la réalité », confie un modérateur du forum AC Nexus.
L’ombre d’Ezio : un pont entre deux époques
La révélation la plus surprenante reste le rôle d’Ezio Auditore. Non pas en flashback, mais comme une présence spectrale, à la manière des apparitions de Junon dans Odyssey. Selon les fuites, il agirait comme un mentor invisible, commentant les choix d’Anika, la guidant dans ses combats, voire l’avertissant des pièges templiers. Une idée qui divise : certains y voient une fan service émouvant, d’autres une fausse note dans un récit par ailleurs réaliste.
« Ezio en fantôme ? Ça sent le coup marketing pour attirer les nostalgiques », critique Martin « LeRenard », un streamer spécialisé dans la saga. Pourtant, si Ubisoft parvient à intégrer cette dualité avec subtilité – en jouant sur les doutes d’Anika (« Est-ce vraiment lui, ou juste ma folie ? ») –, le résultat pourrait être poignant. Imaginez : une scène où Ezio lui murmure des conseils à l’oreille pendant un procès pour sorcellerie, tandis que la foule hurle sa condamnation…
Reste une question : comment justifier sa présence ? Les théories abondent :
- Une relique des Précurseurs permettant de communiquer à travers le temps (comme l’Œil d’Abstergo dans Unity).
- Un artefact lié à la Pomme d’Éden, déjà évoqué dans les codex d’AC II.
- Une hallucination collective, fruit des traumatismes d’Anika et des expériences de l’Animus (comme dans AC III avec Connor et Haytham).
Quelle que soit la réponse, une chose est sûre : Hexe pourrait bien être le chapitre le plus expérimental de la saga depuis Origins.
Entre drame familial, horreur historique et mécaniques innovantes, Assassin’s Creed Hexe se profile comme un opus à part. Si Ubisoft parvient à équilibrer son ambition narrative (avec Ezio en fil rouge) et son gameplay audacieux (venins, freeroam arboricole, réputation dynamique), le résultat pourrait marquer un tournant pour la licence. À l’inverse, un excès de surnaturel ou un Wurzbourg trop étouffant risqueraient d’éloigner les puristes. Une chose est certaine : on n’a jamais vu un Assassin’s Creed aussi… maudit.

