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Batman: The Brave and the Bold – Christina Hodson, la scénariste de *The Flash*, peut-elle sauver le DCU ?
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Il y a 40 jours

Batman: The Brave and the Bold – Christina Hodson, la scénariste de *The Flash*, peut-elle sauver le DCU ?

DC mise tout sur Christina Hodson pour Batman: The Brave and the Bold, malgré l’échec cuisant de *The Flash*. Un pari risqué sous le nouveau label DCU Chapter 1: Gods and Monsters, avec Andy Muschietti à la réalisation et un budget serré de 180 millions. La pression est maximale : peut-on innover sans répéter les erreurs du passé ?

A retenir :

  • Christina Hodson, scénariste de Birds of Prey et du désastreux The Flash (271M$ de recettes pour 200M$ de budget), écrit Batman: The Brave and the Bold, premier film du nouveau DCU.
  • Andy Muschietti (Ça), malgré son inexpérience en super-héros, co-dirige le projet – un duo controversé après l’échec critique et commercial de *The Flash* (38% sur Rotten Tomatoes).
  • Warner Bros. réduit le budget à 180M$, soit 20M$ de moins que *The Flash*, signe d’une stratégie prudente après des pertes colossales.
  • Tournage prévu en 2027 : le film devra rivaliser avec le MCU et redorer l’image de DC, sous la supervision stricte de James Gunn et Peter Safran.
  • Un défi créatif : innover sans reproduire les erreurs de *The Flash*, entre polémiques (Ezra Miller) et incohérences narratives.

Un choix qui divise : Christina Hodson, entre talent et controverses

Quand James Gunn et Peter Safran ont annoncé que Christina Hodson écrirait Batman: The Brave and the Bold, premier volet du nouveau DCU Chapter 1: Gods and Monsters, les réactions furent immédiates. Certains y voient une seconde chance audacieuse pour la scénariste, auteure du script de Birds of Prey (2020) – un film culte malgré des recettes modestes. D’autres, en revanche, s’interrogent : après le fiasco de The Flash (2023), où Hodson avait co-écrit le scénario, Warner Bros. oserait-il replonger dans les mêmes travers ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : The Flash a coûté 200 millions de dollars pour des recettes mondiales à peine supérieures (271M$), sans compter les polémiques autour d’Ezra Miller et une réception critique désastreuse (38% sur Rotten Tomatoes). Pourtant, Gunn défend ce choix : 〈〈 Christina a une compréhension profonde des personnages DC, et son travail sur *Birds of Prey* prouve qu’elle sait capturer l’esprit subversif de ces héros 〉〉, déclarait-il lors d’une interview pour Variety. Une confiance qui surprend, mais qui s’inscrit dans la stratégie de rupture du nouveau DCU.

Reste une question : comment concilier cette foi créative avec les attentes financières d’un studio encore meurtri par les échecs passés ? La réponse pourrait bien résider dans le budget réduit180 millions, soit 10% de moins que *The Flash* – et une supervision renforcée de Gunn, connu pour son approche méthodique (voir son travail sur Guardians of the Galaxy chez Marvel).


〈〈 Si *The Flash* a échoué, c’est parce que le film voulait trop plaire à tout le monde 〉〉, analyse Mark Hughes, critique pour Forbes. 〈〈 Hodson a du talent, mais elle doit ici trouver un équilibre entre hommage aux comics et originalité. Sinon, ce sera un *Flash* bis. 〉〉

Andy Muschietti : un réalisateur d’horreur peut-il sauver Batman ?

Le choix d’Andy Muschietti à la réalisation ajoute une couche d’incertitude. Le cinéaste argentin a brillé avec les deux volets de Ça (2017, 2019), prouvant son savoir-faire en matière de tension narrative et de direction d’acteurs (les performances de Bill Skarsgård en Pennywise sont devenues iconiques). Mais un film de super-héros, surtout un Batman, exige une autre expertise : celle des séquences d’action à grande échelle et d’un rythme adapté aux blockbusters.

Son passage sur The Flash n’a pas convaincu : malgré des effets visuels ambitieux, le film a souffert d’un montage chaotique et d’un ton incohérent, oscillant entre comédie et drame. 〈〈 Muschietti est un conteur visuel, mais il lui manque l’expérience des franchises super-héroïques 〉〉, note Jeff Sneider, journaliste pour The Ankler. 〈〈 Batman demande une précision chirurgicale : chaque plan, chaque réplique compte. Ce n’est pas *Ça*. 〉〉

Pourtant, le réalisateur a un atout : sa collaboration étroite avec Hodson. Les deux ont déjà travaillé ensemble sur *The Flash*, et leur chimie créative pourrait faire la différence. 〈〈 On a appris de nos erreurs 〉〉, confiait Muschietti à Deadline. 〈〈 Ce *Batman* sera plus sombre, plus adulte, mais avec une touche de folie qui rappelle les comics des années 70. 〉〉 Une promesse qui rappelle le ton de Batman: The Animated Series, souvent cité comme référence par Gunn.

"Un budget serré, des enjeux colossaux" : la stratégie risque-tout de Warner Bros.

Avec 180 millions de dollars alloués à Batman: The Brave and the Bold, Warner Bros. joue serré. Une décision stratégique après les pertes abyssales de *The Flash* et de *Black Adam* (2022), qui avait coûté 195M$ pour des recettes similaires. 〈〈 Les studios ne peuvent plus se permettre de brûler des centaines de millions sans retour 〉〉, explique Pamela McClintock, de The Hollywood Reporter. 〈〈 Gunn et Safran ont une marge d’erreur minuscule. 〉〉

Pourtant, les attentes sont immenses :

  • Redorer le blason de DC après des années de critiques (le DCEU était souvent moqué pour son manque de cohérence).
  • Rivaliser avec le MCU, alors que Marvel domine toujours le box-office (en 2023, 5 des 10 films les plus rentables étaient des productions Marvel).
  • Lancer le nouveau DCU avec un film iconique, capable de fédérer fans et néophytes.

Le tournage prévu en 2027 laisse peu de temps pour les erreurs. D’autant que le film devra aussi gérer les attentes des fans, divisés entre ceux qui veulent un Batman sombre (à la *The Dark Knight*) et ceux qui espèrent un retour aux racines psychédéliques des comics (comme *Batman: The Brave and the Bold* de 2008, série animée culte). 〈〈 Gunn mise sur un mélange des deux 〉〉, révèle une source proche du projet. 〈〈 Un Batman mature mais fun, avec des villains charismatiques et une esthétique rétro-futuriste. 〉〉


〈〈 Si ça marche, ce sera un coup de maître 〉〉, estime Grace Randolph, analyste pour Beyond The Trailer. 〈〈 Si ça échoue, le DCU pourrait disparaître avant même d’avoir commencé. 〉〉

Derrière les coulisses : les leçons (non apprises ?) de *The Flash*

Pour comprendre les défis de Batman: The Brave and the Bold, il faut revenir sur l’échec de The Flash. Trois erreurs majeures ont plombé le film :

  1. Un développement chaotique : le scénario a été réécrit plusieurs fois, avec des versions alternatives (dont une impliquant Michael Keaton en Batman). Résultat : un montage bancal et des incohérences narratives.
  2. Les polémiques autour d’Ezra Miller : entre accusations de harcèlement et comportements problématiques sur le plateau, l’acteur a distrait l’attention du film lui-même.
  3. Un ton indécis : entre hommage à l’ère Snyder et comédie familiale, *The Flash* n’a jamais trouvé son public.

〈〈 On ne refera pas les mêmes erreurs 〉〉, assure une source chez DC. 〈〈 Hodson et Muschietti ont carte blanche sur le script, mais sous contrôle strict de Gunn. Chaque scène est validée en amont. 〉〉 Une méthode qui rappelle celle de Marvel Studios, où Kevin Feige supervise chaque détail.

Autre changement : pas de cameos forcés. Contrairement à *The Flash*, qui multipliait les clins d’œil (Ben Affleck, Michael Keaton), Batman: The Brave and the Bold se concentrera sur son histoire principale. 〈〈 Les fans veulent du contenu solide, pas un musée des anciens Batman 〉〉, explique John Riddle, scénariste pour Screen Rant.

2027 : l’année de tous les dangers pour le DCU

Avec un calendrier chargé (le film Superman de Gunn sort en 2025, suivi de Supergirl: Woman of Tomorrow en 2026), Batman: The Brave and the Bold arrive à un moment crucial. Si le film échoue, le DCU pourrait perdre sa crédibilité avant même d’avoir décollé.

Pourtant, des signes encourageants existent :

  • Le casting : des rumeurs évoquent Jacob Elordi (vu dans *Euphoria* et *Priscilla*) pour le rôle de Batman, un choix qui pourrait attirer un public jeune.
  • L’approche visuelle : Muschietti collabore avec Darren Aronofsky (réalisateur de *The Whale*) pour les séquences oniriques, une première pour un film DC.
  • La bande-annonce : prévue pour fin 2025, elle devrait révéler un ton inédit, entre noirceur gothique et humour absurde.

〈〈 Ce film est notre dernière chance de prouver que DC peut innover 〉〉, confie un cadre de Warner Bros. sous couvert d’anonymat. 〈〈 Si on rate ça, Disney rachètera la licence dans cinq ans. 〉〉 Une pression qui pèse sur les épaules de Hodson et Muschietti, mais aussi sur toute une industrie en quête de renouveau.

Entre réhabilitation et risque calculé, Batman: The Brave and the Bold incarne le pari le plus audacieux du nouveau DCU. Christina Hodson et Andy Muschietti ont une occasion unique de réécrire leur histoire après *The Flash*, mais aussi de redéfinir Batman pour une nouvelle génération. Avec un budget serré, des attentes stratosphériques et un calendrier serré, chaque décision comptera. 2027 s’annonce comme l’année où DC doit réussir – ou disparaître dans l’ombre de Marvel. Une chose est sûre : si le film fonctionne, ce ne sera pas un simple succès, mais la renaissance d’un univers. À l’inverse, un nouvel échec pourrait bien enterrer le DCU avant même qu’il ne commence vraiment. La pression n’a jamais été aussi forte.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Alors, Christina Hodson, on lui fait confiance comme à un gamin avec une gonade en plastique ? Gunn mise sur son Birds of Prey pour effacer The Flash, mais entre les polémiques et les budgets qui explosent comme des ballons de baudruche, on se demande si ce n’est pas juste une question de temps avant que le DCU ne devienne le nouveau DCEU… mais en version apathique et sans super-vilain à abattre. OSS 117 aurait dit : « On a déjà vu ça, mon pote, c’est du déjà-vu en mode déjà mort »."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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