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Blake’s 7 : Le reboot audacieux de Peter Hoar (The Last of Us) débarque en 2027 – Un space opera politique plus actuel que jamais
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Il y a 42 jours

Blake’s 7 : Le reboot audacieux de Peter Hoar (The Last of Us) débarque en 2027 – Un space opera politique plus actuel que jamais

Un classique de la SF britannique renaît sous l’impulsion du réalisateur de The Last of Us : Blake’s 7, série culte des années 70, revient en 2027 avec un reboot ambitieux. Entre nostalgie et modernité, Peter Hoar promet une réinvention fidèle à l’esprit subversif de l’original, tout en adoptant une approche visuelle et narrative contemporaine. Un projet qui pourrait bien redéfinir le space opera politique, entre luttes idéologiques et aventures spatiales, avec des négociations en cours pour une diffusion sur la BBC ou des géants comme Netflix.

A retenir :

  • Peter Hoar (The Last of Us) aux commandes du reboot de Blake’s 7, la série culte britannique créée par Terry Nation (l’inventeur des Daleks dans Doctor Who).
  • Un mélange explosif de rébellion politique et d’aventure spatiale, souvent comparé à Andor pour sa profondeur narrative et son réalisme sombre.
  • Un équilibre délicat entre nostalgie (l’esprit DIY de l’original) et modernité (effets spéciaux et intrigues adultes), avec un budget "low-cost mais hautement créatif".
  • Diffusion envisagée sur la BBC (diffuseur historique), mais des discussions en cours avec Netflix ou Apple TV+ pour un rayonnement international.
  • Une sortie prévue en 2027, avec l’ambition de redonner ses lettres de noblesse au space opera britannique, 50 ans après la fin de la série originale.
  • Un projet porté par Multitude Productions, qui mise sur une intrigue adulte et des thèmes universels : totalitarisme, résistance, et survie.

1978-2027 : Quand une légende de la SF britannique se réinvente

Imaginez un univers où la Terre est gouvernée par une Fédération totalitaire, où les dissidents sont traqués, et où un groupe de marginaux, menés par un homme ordinaire devenu symbole de rébellion, défie l’ordre établi depuis les confins de la galaxie. Bienvenue dans Blake’s 7, une série qui, dès 1978, a osé mêler dystopie politique et aventure spatiale avec un audace rare pour l’époque. Créée par Terry Nation – le même scénariste qui avait donné vie aux Daleks dans Doctor Who – cette fiction culte, diffusée jusqu’en 1981, avait marqué les esprits par son ton sombre, ses personnages ambivalents, et son mélange de philosophie anarchiste et de space opera.

Aujourd’hui, près de 50 ans après sa fin, Blake’s 7 s’apprête à renaître sous l’impulsion de Peter Hoar, le réalisateur qui a su captiver des millions de spectateurs avec The Last of Us. Un choix qui n’est pas anodin : comme la série de HBO, l’original Blake’s 7 explorait des thèmes adultes et complexes, où la morale était rarement noire ou blanche. "C’était une série qui parlait de trahison, de survie, et de sacrifice, bien avant que ces thèmes ne deviennent monnaie courante dans la science-fiction moderne"*, rappelle un critique de l’époque. Avec ce reboot, l’enjeu est de taille : conserver l’âme rebelle de la série tout en l’adaptant aux attentes d’un public du XXIe siècle, habitué aux productions visuellement époustouflantes comme Dune ou The Expanse.


"Andor meets The Last of Us" : Le pari fou de Peter Hoar

Quand on interroge Peter Hoar sur sa vision pour Blake’s 7, une référence revient sans cesse : Andor, la série Star Wars acclamée pour son réalisme politique et son absence de manichéisme. "Ce qui m’a toujours fasciné dans Blake’s 7, c’est son côté brut, presque documentaire. On suivait des anti-héros, des gens ordinaires poussés à l’extrême par un système oppressif. C’est cette authenticité que je veux retrouver"*, explique-t-il dans une interview récente. Pourtant, le défi est immense : l’original, malgré son génie narratif, souffrait de budgets dérisoires – décors en carton-pâte, effets spéciaux rudimentaires, et des scènes de combat parfois… très années 70.

Alors, comment moderniser sans trahir ? La réponse de Hoar : un "low-budget créatif", à l’image de séries britanniques comme Years and Years ou Black Mirror. "On n’a pas les moyens d’un blockbuster Marvel, et c’est très bien comme ça. La force de Blake’s 7, c’était son côté artisanal, presque punk. On va garder cette énergie, mais en y ajoutant une couche de réalisme qui rendra l’univers encore plus immersif"*, précise-t-il. Concrètement, cela signifie :

  • Des décors plus travaillés, mais sans tomber dans le clinquant (exit les vaisseaux spatiaux trop lisses façon Star Trek).
  • Des effets spéciaux discrets mais efficaces, pour servir l’histoire plutôt que de l’écraser.
  • Une photographie sombre et réaliste, inspirée du cinéma politique des années 70 (pensons à Battle of Algiers ou The Parallax View).
  • Un rythme narratif plus serré, avec des épisodes qui pourraient adopter un format "limited series" (10 épisodes par saison, maximum).

Reste une question cruciale : où regarder ce reboot ? Si la BBC, diffuseur historique, reste la piste privilégiée, des négociations seraient en cours avec Netflix et Apple TV+. Un choix qui pourrait influencer le ton final de la série : plus mainstream sur Netflix, ou plus niche (et donc fidèle à l’esprit original) sur la BBC ? Les fans retiennent leur souffle.


Derrière les coulisses : Comment Terry Nation a créé un mythe (sans le vouloir)

Peu de gens le savent, mais Blake’s 7 est née… d’un accident. À la base, Terry Nation voulait écrire une suite à Doctor Who, avec les Daleks en méchants principaux. Mais la BBC, lasse de ces extraterrestres criards, lui demanda de créer quelque chose de totalement différent. "Terry a alors eu une idée folle : et si on faisait une série où les méchants… gagnent ? Où les héros sont des criminels, et où la rébellion est vouée à l’échec ?"*, raconte Alistair McGown, biographe de Nation.

Le résultat ? Une série où :

  • Le héros, Roj Blake, est un ancien révolutionnaire brisé, manipulé par ses alliés comme par ses ennemis.
  • L’équipage du vaisseau Liberator est composé de voleurs, de tueurs, et d’un androïde sarcastique (Avon, devenu culte).
  • La Fédération Terrienne n’est pas un empire spatial classique, mais un régime bureaucratique et paranoïaque, bien plus proche de 1984 que de Star Wars.
  • La fin (spoiler pour les nouveaux venus) est d’une noirceur rare pour l’époque, avec un twist qui a laissé les fans sous le choc pendant des décennies.

Autre détail savoureux : les décors étaient si bon marché que l’équipe recyclait des éléments de… Doctor Who ! Les couloirs du vaisseau Liberator ? Ce sont ceux du TARDIS, repeints en noir. Les armes des soldats de la Fédération ? Des pistolets à eau customisés. "On avait trois fois rien, mais on s’en fichait. L’important, c’était les dialogues et les idées"*, se souvient Jacqueline Pearce, qui incarnait l’énigmatique Servalan, chef de la Fédération.

Aujourd’hui, avec des moyens techniques incomparables, le reboot pourrait enfin donner vie à des éléments seulement suggérés dans l’original : les mondes extraterrestres à peine esquissés, les batailles spatiales filmées avec des maquettes en plastique, ou encore la psychologie des personnages, souvent réduite à quelques répliques cinglantes faute de temps.


2027 : Un space opera pour notre époque ?

Pourquoi relancer Blake’s 7 aujourd’hui ? La réponse tient en un mot : actualité. Dans un monde où les débats sur la surveillance de masse, la résistance citoyenne, et les dérives autoritaires font rage, une série qui explore ces thèmes avec nuance trouve un écho particulier. "Blake’s 7, c’était du space opera, mais c’était aussi une métaphore de la Guerre Froide, du thatchérisme, et même du conflit nord-irlandais. Aujourd’hui, ça pourrait parler de la montée des populismes, de la crise climatique, ou des GAFAM"*, analyse Sophie Aldred, actrice et experte en SF britannique.

Preuve que l’intérêt est bien réel : depuis l’annonce du reboot, les ventes des DVD et streamings de l’original ont explosé (+300 % sur BritBox en 2023). Les réseaux sociaux, eux, s’embrasent. Certains fans saluent l’arrivée de Hoar, connu pour son réalisme brut dans The Last of Us. D’autres s’inquiètent : "Et si ils édulcorent tout pour plaire à Netflix ? Si Avon devient un héros sans aspérités, ou si la Fédération ressemble à l’Empire de Star Wars ?"*, s’interroge un utilisateur de Reddit.

Pour rassurer, Multitude Productions (à l’origine du projet) a dévoilé quelques pistes :

  • Un ton résolument adulte : pas de censure sur la violence ou les thèmes politiques.
  • Une diversité renforcée dans le casting, pour refléter la société actuelle (l’original était… très blanc, et très masculin).
  • Des arcs narratifs longs, avec des personnages qui évoluent (voire régressent) sur plusieurs saisons.
  • Un équilibre entre action et réflexion : "On ne veut pas d’une série où on tire dans tous les sens. Blake’s 7, c’était d’abord une histoire de gens qui essayaient de survivre à leurs propres contradictions"*, insiste un producteur.

Enfin, une question persiste : qui incarnera Roj Blake et Avon, les deux piliers de la série ? Les rumeurs évoquent des noms comme John Boyega (pour Blake) ou Tom Hiddleston (pour Avon), mais rien n’est confirmé. Une chose est sûre : le casting sera crucial pour convaincre les puristes… comme les nouveaux venus.


Le mot de la fin : Un héritage à la hauteur du mythe ?

En 2027, Blake’s 7 aura 50 ans. Un demi-siècle pendant lequel la série est passée du statut de divertissement grand public à celui d’objet culte, étudié dans les universités pour son audace narrative. Le reboot a donc une responsabilité : ne pas trahir cet héritage, tout en le rendant accessible à une nouvelle génération.

Pour Peter Hoar, le secret réside dans un mot : équilibre. "On ne refait pas l’original. On en fait une réinterprétation, comme un musicien qui reprend un standard de jazz. Les notes sont les mêmes, mais l’émotion est nouvelle. Si on y arrive, Blake’s 7 pourrait devenir bien plus qu’un simple reboot… une série qui parle à notre époque, comme elle a parlé à la sienne."*

En attendant, une chose est sûre : entre les fans historiques (qui scrutent chaque détail des annonces) et les nouveaux spectateurs (attirés par le nom de Hoar ou la comparaison avec Andor), le reboot a déjà suscité un engouement rare. Preuve que certaines histoires, même vieilles de 50 ans, n’ont pas fini de nous parler.

Avec un réalisateur auréolé du succès de The Last of Us, une équipe déterminée à préserver l’esprit subversif de l’original, et des thèmes plus actuels que jamais, ce reboot de Blake’s 7 s’annonce comme l’un des projets les plus excitants de la décennie. À condition de ne pas tomber dans le piège du fan service stérile ou, à l’inverse, d’une modernisation trop lisse. 2027 nous le dira – en attendant, les fans peuvent toujours se replonger dans les 52 épisodes originaux, disponibles sur BritBox et Tubi. Et se demander : cette fois, Blake et son équipage parviendront-ils à renverser la Fédération… ou sombreront-ils à nouveau dans le chaos ?
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Si Blake’s 7 devient un reboot, espérons qu’il évite le sort de The Last Starfighter (1984) : un film qui voulait être culte mais qui finit en home movie spatial raté. L’idée de garder l’âme punk et politique de la série est top, mais attention à ne pas en faire un Star Wars light avec des dialogues en mode "réflexion du jour". L’original avait du cran, pas des effets spéciaux à 100k€. Et surtout, qu’Avon reste un connard charismatique, pas un héros "woke" en costard. Sinon, on aura juste The Last of Us en version bureaucrate spatiale.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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