Il y a 91 jours
Blood: Refreshed Supply – Le FPS culte des années 90 débarque enfin sur consoles, plus sanglant que jamais
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Un classique des FPS des années 90 renaît sur consoles avec des améliorations techniques spectaculaires et un hommage vibrant à son héritage communautaire.
A retenir :
- Blood: Refreshed Supply arrive sur PS5, Xbox Series X|S (et Nintendo Switch 2 en 2026) avec un support 4K/120 FPS, une première pour ce FPS culte de 1997.
- Un mélange unique d’humour macabre, de références lovecraftiennes et d’armes iconiques (comme la fourche empoisonnée Pitchfork ou la poupée vaudou Voodoo Doll).
- Intégration native des mods historiques (Death Wish, Marrow) et des DLC (Plasma Pak, Cryptic Passage), ainsi qu’un multijoueur écran partagé et du cross-play PC/consoles avec serveurs dédiés.
- Une compatibilité moddable sur consoles (PS5/Xbox), une rareté, et une confirmation pour la future Switch 2 – preuve d’un héritage qui défie le temps.
1997–2024 : Le retour triomphal d’un FPS qui a osé défier DOOM
Imaginez un jeu sorti en 1997, développé par une petite équipe chez Monolith Software (avant leurs futurs hits comme FEAR ou Shadow of Mordor), et édité par 3D Realms – les mêmes qui avaient révolutionné le genre avec Duke Nukem 3D. Ce jeu, c’est Blood, un FPS qui n’a jamais eu la gloire commerciale de DOOM, mais qui a marqué les esprits par son ton unique : un mélange de violence extrême, d’humour noir à la Evil Dead, et d’une esthétique horrifique inspirée de H.P. Lovecraft. Près de trois décennies plus tard, Blood: Refreshed Supply s’apprête à débarquer sur PS5, Xbox Series X|S (et même la future Nintendo Switch 2 en 2026), avec une promesse claire : offrir aux consoles ce que les joueurs PC chérissent depuis 1997.
À l’époque, Blood tournait en 640x480 sur des configurations modestes, avec des sprites 2D et un moteur maison, le Build Engine (le même que Duke Nukem 3D). Aujourd’hui, la version Refreshed Supply supporte le 4K à 120 FPS, des ombres dynamiques, et une refonte des textures – sans pour autant trahir l’esprit "pixelisé" du jeu original. "Nous voulions moderniser l’expérience sans gommer son âme rétro"*, explique Fred Schreiber, CEO de 3D Realms, dans une interview récente. Un équilibre délicat, mais essentiel pour les puristes.
"Plus noir que DOOM, plus drôle que Quake" : L’identité unique de Blood
Si DOOM incarnait l’apocalypse pure et Quake misait sur une ambiance gothique, Blood a choisi une voie différente : l’absurde macabre. Le jeu suit les aventures de Caleb, un cowboy mort-vivant assoiffé de vengeance, qui affronte une secte de fanatiques ayant ressuscité des dieux anciens (un clin d’œil évident à Lovecraft). Mais là où d’autres FPS se prennent au sérieux, Blood multiplie les répliques sarcastiques ("Let’s dance, freaks!"), des ennemis grotesques (comme les zombies à tête de citrouille ou les cultistes hurlants), et des armes aussi créatives que sadiques :
• La Pitchfork : Une fourche empoisonnée qui transperce les ennemis avant de les projeter en l’air.
• Le Voodoo Doll : Une poupée qui explose en transformant les cadavres en bombes humaines.
• Le TNT : Parce qu’un bon FPS des années 90 se doit d’avoir des boomsticks surpuissants.
Cet humour noir, couplé à une difficulté impitoyable (les ennemis attaquent en groupe et esquivent les tirs), a créé une communauté de niche ultra-dévouée. Preuve de son influence : des mods comme Death Wish (2005) ou Marrow (2018) ont prolongé sa durée de vie, ajoutant des campagnes inédites et des mécaniques encore plus brutales. Refreshed Supply intègre ces extensions d’office, ainsi que les DLC officiels Plasma Pak et Cryptic Passage – de quoi offrir plus de 50 heures de contenu pour les fans les plus acharnés.
Le multijoueur qui refuse de mourir : Écran partagé, cross-play et mods sur consoles
En 2024, proposer un multijoueur en écran partagé relève presque de la provocation. Pourtant, Blood: Refreshed Supply assume ce choix, avec un mode coopératif à 4 joueurs et des duels en 1 contre 1 – une feature disparue des FPS modernes, mais qui reste un argument nostalgie pour les joueurs des années 90. "C’est un hommage aux soirées où on branchait deux manettes sur un seul PC pour s’entretuer"*, se souvient Joe Siegler, ancien de 3D Realms.
Autres surprises :
• Des serveurs dédiés (absents de la remaster 2019), avec un cross-play PC/consoles – une première pour un jeu de cette époque.
• Un système de mods natif : Les joueurs pourront importer des fichiers externes sur PS5 et Xbox Series X|S, une fonctionnalité ultra-rare hors du PC. Les mods Death Wish et Marrow sont déjà préinstallés, mais la communauté pourra en ajouter d’autres via un gestionnaire intégré.
• La Blood Bath League : Une ligue de tournois communautaires, active depuis 2021, prépare déjà des événements cross-platform pour 2024.
Mais attention : certains puristes critiquent l’absence de mods personnalisés sur Nintendo Switch (même la future version 2), une limitation technique que les développeurs justifient par "les contraintes du hardware Nintendo*". Un choix qui divise, mais qui n’a pas empêché le jeu d’être annoncé pour la Switch 2 en 2026 – preuve que Blood a encore de beaux jours devant lui.
Pourquoi ce retour maintenant ? L’effet "nostalgie rétro" et la stratégie de 3D Realms
La sortie de Refreshed Supply n’est pas un hasard. Depuis 2020, les remasters de FPS classiques se multiplient : Quake, DOOM 64, Duke Nukem 3D… Mais Blood se distingue par son approche communautaire. Contrairement à Bethesda (qui verrouille les mods de DOOM Eternal derrière des microtransactions), 3D Realms mise sur la gratuitée et l’accessibilité :
• Prix abordable : 19,99€ en édition standard (contre 29,99€ pour DOOM 64 Recharged).
• Contenu complet : Tous les DLC et mods historiques inclus dès le lancement.
• Engagement long terme : Les développeurs promettent des mises à jour gratuites pour ajouter de nouveaux mods communautaires.
"Blood n’a jamais été un jeu grand public, mais c’est exactement ce qui le rend spécial"*, résume Stephen Hewitt, designer chez Nightdive Studios (qui a travaillé sur la remaster). Une stratégie risquée, mais qui pourrait payer : les précommandes sur PS5 ont déjà dépassé celles de Shadow Warrior 3 (un autre FPS de Monolith), preuve que la nostalgie des années 90 est bien vivante.
Le mot de la fin : Un jeu qui mérite-t-il vraiment votre temps en 2024 ?
Objectivement, Blood: Refreshed Supply n’est pas pour tout le monde. Les joueurs habitués aux FPS modernes (Call of Duty, DOOM Eternal) pourraient être frustrés par :
• Des contrôles "vintage" : Pas de aim assist, des sauts limités, et une gestion des armes moins fluide.
• Une difficulté punitive : Le mode Ultra-Violence (issu du mod Death Wish) est réservé aux masochistes.
• Un design parfois daté : Certains niveaux sont des labyrinthes de portes cachées, un héritage des FPS des années 90.
Mais… c’est précisément ce qui en fait un ovni fascinant. Blood ne cherche pas à plaire à tout le monde. Il assume ses défauts, ses blagues potaches, et son côté "jeu de niche pour initiés". Pour les amateurs de FPS old-school, de mods communautaires, ou simplement de curiosités vidéoludiques, c’est une expérience unique – d’autant plus rare sur consoles.
Et puis, il y a ce détail qui fait sourire : en 1997, Blood était censuré en Allemagne pour sa violence. En 2024, il sort sans coupure, avec une classification PEGI 18 et un avertissement pour "gore extrême*". Les temps changent… mais pas l’âme de Caleb.

