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Braquage éclair à Burbank : 100 000€ de cartes Pokémon volées en 3 minutes !
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Il y a 84 jours

Braquage éclair à Burbank : 100 000€ de cartes Pokémon volées en 3 minutes !

Un trio de voleurs s’attaque à un temple des cartes Pokémon en Californie, révélant l’envers sombre d’un marché en pleine expansion.

A retenir :

  • 100 000 $ de butin en 180 secondes : Des boîtes scellées et des cartes signées (Mickey Mantle, Ronaldo) dérobées au magasin LA Sports Cards à Burbank.
  • Une faille dans leur plan : Un visage capté par les caméras, lié à une série de cambriolages similaires en Californie.
  • Pokémon = or criminel : Des cartes à 500 000 $ en vente aux enchères, utilisées pour le blanchiment (liens avec le yakuza au Japon).
  • Un marché secondaire explosif : Les boîtes scellées, faciles à revendre, représentent l’essentiel du vol.
  • Réaction du propriétaire : Renforcement de la sécurité, mais une assurance pour limiter les pertes financières.
  • 2024, année noire : Multiplication des vols ciblant les cartes Pokémon, devenues une "monnaie" pour les réseaux illégaux.

180 secondes pour vider un magasin : le casse du siècle pour les collectionneurs

Mardi 2 décembre 2024, 10h47 : en plein jour, le magasin LA Sports Cards de Burbank, en Californie, devient la scène d’un braquage digne d’un film. Trois individus masqués, armés de marteaux et de sacs à dos, fracassent les vitrines et s’emparent de plus de 100 000 dollars de cartes Pokémon, de boîtes scellées Base Set (1999), et de pièces signées par des légendes comme Mickey Mantle (baseball) ou Cristiano Ronaldo (football). Leur méthode ? Une précision chirurgicale : en moins de trois minutes, ils ciblent les articles les plus précieux, évitent les alarmes, et disparaissent avant l’arrivée de la police.

Le propriétaire, Kiet Nguyen, encore sous le choc, décrit la scène : *« Ils savaient exactement où frapper. Pas de temps perdu sur les cartes communes… Juste les pépites. »* Un constat qui confirme les soupçons d’un repérage préalable, voire d’une complicité interne. Les images de vidéosurveillance, diffusées par les médias locaux, montrent des gestes trop assurés pour des amateurs.


La piste qui pourrait tout faire basculer

Ce braquage n’est pas un cas isolé. Depuis le début de l’année, une vague de vols similaires frappe les boutiques spécialisées de Californie, du Nevada, et même de l’État de Washington. La police de Burbank a révélé un détail crucial : l’un des voleurs a été filmé sans masque lors d’un cambriolage précédent à Anaheim, il y a deux mois. *« Son visage est flouté sur les réseaux, mais nos experts travaillent sur une reconnaissance faciale »*, confie un officier sous couvert d’anonymat.

Les enquêteurs explorent aussi la piste d’un réseau organisé. *« Ces vols sont trop coordonnés pour être le fait de petits délinquants »*, estime Jason Chen, expert en sécurité pour les commerces de cartes. *« On parle de professionnels qui connaissent la valeur des produits et les revendent en 48h sur des plateformes comme eBay ou des groupes privés Facebook. »*

Pour LA Sports Cards, les conséquences sont lourdes, mais pas catastrophiques. *« L’assurance couvrira 70% des pertes »*, précise Kiet Nguyen, qui a déjà investi dans des vitrines blindées et un système d’alarme connecté. *« Mais le vrai problème, c’est la psychose. Les collectionneurs ont peur de venir, les fournisseurs hésitent à nous livrer… »*


Pokémon : de la nostalgie à l’or noir des mafias

Ce vol spectaculaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. Depuis 2023, les cartes Pokémon sont devenues l’un des actifs les plus convoités par les criminels, au même titre que l’or ou les cryptomonnaies. Preuve en chiffres :

  • 537 000 $ : le prix record payé pour une carte Pikachu Illustrator (1998) en 2022 chez Heritage Auctions.
  • +400% : l’augmentation du volume des ventes de cartes scellées entre 2020 et 2024 (source : PWCC Marketplace).
  • Yakuza et blanchiment : en 2024, la National Police Agency japonaise a révélé que des clans mafieux utilisaient les cartes pour recycler de l’argent sale, via des achats/ventes fictifs dans des boutiques complices.

*« Une boîte scellée Base Set peut se revendre 20 000 $ en 24h, sans laisser de trace. C’est parfait pour le blanchiment »*, explique Marie Dubois, journaliste spécialisée dans les marchés parallèles. *« Et contrairement aux diamants ou aux œuvres d’art, les cartes ne nécessitent pas de certificat d’authenticité pour les transactions privées. »*

À Burbank, le butin volé était composé à 60% de boîtes scellées – des produits never opened qui prennent de la valeur avec le temps, comme du vin rare. *« Les voleurs savent que ces boîtes sont impossibles à tracer une fois ouvertes »*, souligne un expert de PSA Grading, la société qui authentifie les cartes.


« On ne vole pas des cartes, on vole des rêves » : la face cachée du marché

Derrière les chiffres, il y a des passionnés ruinés. Comme Thomas R., un collectionneur de 32 ans qui avait économisé pendant deux ans pour s’offrir une boîte Evolution Pack (1999) : *« Elle était dans le magasin ce matin-là. Maintenant, elle est probablement en route pour Hong Kong ou Dubaï… »* Son histoire n’est pas unique. Sur les forums, des dizaines de témoignages décrivent des collections volées, des héritages familiaux disparus.

Pourtant, le marché continue de croître. *« Les investisseurs voient les cartes comme un safe asset »*, analyse David Kim, économiste spécialisé dans les actifs alternatifs. *« Mais cette bulle attire les requins. En 2024, on a recensé 12 braquages majeurs aux États-Unis, contre 3 en 2022. »*

Face à cette explosion de la criminalité, certaines boutiques prennent des mesures extrêmes. À New York, Metropolis Collectibles a embauché des gardes armés. À Tokyo, les transactions en cash sont désormais limitées à 1 000 $ par client. *« On en arrive là »*, soupire Kiet Nguyen. *« Moi qui ai ouvert ce magasin par passion, je me retrouve à installer des portes blindées… »*


Et demain ? Vers une régulation du marché des cartes ?

Aux États-Unis, des voix s’élèvent pour demander un encadrement strict des ventes. *« Il faut un registre national des transactions, comme pour les armes »*, propose la sénatrice Elizabeth Warren, citée par The Verge. *« Aujourd’hui, n’importe qui peut acheter une carte à 50 000 $ en cash, sans justification. »*

Du côté des collectionneurs, les avis sont partagés. *« La régulation tuerait le marché »*, craint Julien L., un Français expatrié en Californie. *« Mais si rien ne change, on va droit vers une guerre entre gangs pour contrôler les stocks. »*

En attendant, la police de Burbank reste prudente. *« On a une piste solide avec ce visage »*, confirme le lieutenant Mark Reynolds. *« Mais ces réseaux sont internationaux. Retrouver les cartes sera un miracle. »* Pour Kiet Nguyen, le combat est déjà perdu : *« Même si on les arrête, mon Charizard Holo de 1999 est probablement déjà en Chine… »*

Le braquage de LA Sports Cards n’est pas qu’un simple vol : c’est le symbole d’une industrie à la croisée des chemins. Entre passion dévorante et appât du gain criminel, les cartes Pokémon, autrefois réservées aux enfants, sont devenues un enjeu économique – et maintenant sécuritaire. Alors que les collectionneurs serrent leurs boîtes fortes, une question persiste : jusqu’où ira cette folie ?
Une chose est sûre : la prochaine fois qu’un Pikachu changera de mains pour 100 000 $, mieux vaudra vérifier l’identité de l’acheteur.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Imagine un gang de braqueurs en costard-cravate, mais avec des marteaux et un sac à dos rempli de rêves brisés , parce que oui, voler des cartes Pokémon, c’est comme voler l’enfance de millions de gens. Et là, on nous sort que "c’est un marché qui attire les requins" ? Pote, quand tu vois un requin dans une piscine à bulles, tu lui dis "désolé, c’est mon safe asset" ? Le pire ? Ces mecs ont plus de précision qu’un sniper de Call of Duty en mode "tête de mouton". Trois minutes, zéro alarme, et hop, les boîtes scellées filent plus vite qu’un Greninja en mode turbo. Sauf que là, au lieu d’un Pokémon, on a un réseau de blanchiment qui fait Pokémon GO mode "capture les gonades des collectionneurs". Et le pire, c’est que personne ne bronche. Parce que dans cette utopie, même la police préfère chasser des visages flous plutôt que des mafias en costard qui transforment nos cartes en yens sales. OSS 117 : "Mon pote, ils ont plus de style que nous en mission. Au moins, nous, on a une excuse : c’est pour la France."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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