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Call of Duty: Black Ops 7 – Pourquoi la franchise s’effondre-t-elle en 2025 ?
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Il y a 81 jours

Call of Duty: Black Ops 7 – Pourquoi la franchise s’effondre-t-elle en 2025 ?

Un déclin sans précédent pour la licence phare d’Activision

A retenir :

  • 401 000 ventes sur Steam en 26 jours : un effondrement face aux 2,3 millions de Black Ops 6 sur la même période.
  • 18 millions de joueurs actifs quotidiens (DAU) en 2025, soit 50 % de moins qu’en 2024 (36 millions).
  • Les joueurs simultanés sur Steam s’effondrent, passant de 500 000 (2023) à 50 000-100 000 aujourd’hui.
  • Le PC Game Pass ne compense pas le déclin : malgré son statut de jeu le plus joué sur la plateforme en 2025, les revenus restent en berne.
  • Activision admet un échec commercial et annonce la fin des sorties annuelles pour 2026.
  • Un modèle économique à repenser : l’ère des blockbusters annuels est-elle révolue pour Call of Duty ?

Un échec commercial historique : les chiffres qui font mal

Call of Duty: Black Ops 7 marque un tournant sombre pour la franchise. Avec 401 000 exemplaires vendus sur Steam en 26 jours (contre 2,3 millions pour Black Ops 6 sur la même période en 2023), le jeu enregistre une chute vertigineuse de 82 %. Pire encore, ces chiffres ne tiennent même pas compte des ventes sur consoles, traditionnellement plus élevées, mais qui suivent une tendance similaire. Pour une licence habituée à dominer les classements mondiaux depuis 20 ans, c’est un coup dur.

Les données de Video Game Insights enfoncent le clou : en novembre 2025, le jeu ne rassemble plus que 18 millions de joueurs actifs quotidiens (DAU), contre 36 millions un an plus tôt. Une hémorragie de 50 % qui interroge. Même le pic de Black Ops 6 (300 000 joueurs simultanés sur Steam en 2023) semble loin : aujourd’hui, le jeu peine à dépasser 100 000 joueurs en parallèle, avec des creux à 50 000 en dehors des weekends. "C’est comme si la communauté avait soudainement décroché"*, résume un analyste de Newzoo.

Pourtant, Black Ops 7 n’est pas un "mauvais jeu". Les critiques lui accordent une moyenne de 78/100 sur Metacritic, une note honorable, mais loin des 85+ des précédents opus. Le problème ? Une lassitude des joueurs, une formule répétitive, et surtout, un manque d’innovation flagrant. "On a l’impression de rejouer au même Call of Duty depuis 2019"*, confie un streamer sous couvert d’anonymat. Et les joueurs semblent partager cet avis : les retours sur Reddit et Steam pointent un manque de contenu frais, des microtransactions agressives, et une campagne solo oubliable.

Game Pass : une bouée de sauvetage… ou un piège ?

Paradoxe : malgré ces chiffres catastrophiques, Black Ops 7 reste le jeu le plus joué sur PC Game Pass en 2025. Activision le reconnaît elle-même dans son dernier rapport financier : le titre n’a pas atteint ses objectifs commerciaux, mais il "bénéficie d’une forte adoption via l’abonnement"*. Alors, le Game Pass sauve-t-il vraiment la mise ?

Pas si sûr. Si 18 millions de DAU semblent impressionnants, ils masquent une réalité plus sombre : les joueurs passent moins de temps sur le jeu. Selon Xbox Era, la durée moyenne de session a chuté de 40 % par rapport à Modern Warfare III (2023). Pire, les dépenses en contenu additionnel (skins, battle pass) ont baissé de 30 %, signe que même les "whales" (gros dépensiers) se lassent.

"Le Game Pass est une arme à double tranchant"*, explique un économiste spécialisé dans le jeu vidéo. "D’un côté, il garantit un nombre élevé de joueurs. De l’autre, il réduit la pression à l’achat, et donc les revenus par utilisateur. Activision doit choisir : privilégier les ventes unitaires (comme avant) ou miser sur un modèle hybride, avec plus de contenu exclusif pour les acheteurs."*

Microsoft, qui a racheté Activision en 2023, reste évasif sur les retombées financières. Mais une source interne révèle que les revenus générés par Black Ops 7 via le Game Pass sont inférieurs de 40 % à ceux de Black Ops 6 en ventes classiques. Un modèle à repenser, donc, surtout quand on sait que 2026 marquera la fin des sorties annuelles pour la franchise.

"On a tué la poule aux œufs d’or" : l’analyse des experts

Comment en est-on arrivé là ? Pour Daniel Ahmad, analyste chez Niko Partners, la réponse est simple : "Activision a surexploité la licence. Sortir un nouveau Call of Duty chaque année, c’est comme demander aux fans de manger du poulet tous les jours. À un moment, ils en ont marre."* Et les chiffres lui donnent raison : depuis 2019, la franchise a enchaîné 6 jeux principaux (sans compter les remasters et spin-offs), soit un tous les 8 mois en moyenne.

Résultat ? Une fatigue des joueurs, mais aussi une concurrence accrue. Battlefield 2042 (malgré son lancement raté) a su se relancer, Helldivers 2 a capté l’attention des fans de coop, et Valorant ou Fortnite continuent de dominer le marché du FPS compétitif. "Call of Duty n’est plus le seul jeu en ville"*, résume un développeur chez Respawn.

Autre problème : l’absence de vision long terme. Chaque opus semble conçu pour maximiser les profits à court terme (via les battle pass et les skins), sans réelle ambition narrative ou technique. "Regardez Cyberpunk 2077 ou GTA VI : ces jeux misent sur l’immersion et la durée de vie. Call of Duty, lui, mise sur la routine"*, critique un journaliste de JeuxVideo.com.

Enfin, il y a la question des scandales internes. Entre les licenciements massifs chez Activision (plus de 800 employés depuis 2023), les allégations de harcèlement (affaire Bobby Kotick), et les retards à répétition sur d’autres projets (comme le Call of Duty Warzone mobile, reporté sine die), l’image de la marque s’est fortement dégradée. "Les joueurs ne veulent plus financer une entreprise qui traite mal ses employés"*, déclare un membre du syndicat Game Workers Unite.

2026 : la fin d’une ère, et après ?

Face à ce déclin, Activision a enfin réagi. Dans une note interne révélée par Bloomberg, la direction annonce :

  • La fin des sorties annuelles : le prochain Call of Duty (prévu pour 2026) sera développé sur 3 ans, avec un budget et une équipe élargis.
  • Un recentrage sur la qualité : moins de jeux, mais avec plus de contenu post-lancement (extensions gratuites, événements communautaires).
  • Une refonte du modèle économique : le Game Pass restera, mais avec des exclusivités pour les acheteurs (missions, skins, modes).
  • Un retour aux sources : le prochain opus pourrait revenir à un cadre historique (Seconde Guerre mondiale ou Guerre Froide), loin des scénarios futuristes critiqués.

"C’est un aveu d’échec, mais aussi une opportunité"*, commente Jeff Grubb, journaliste chez GameSpot. "Si Activision prend enfin le temps de soigner ses jeux, la franchise peut renaître. Mais il faudra convaincre les joueurs que Call of Duty vaut encore le coup."*

Reste une question : est-il déjà trop tard ? Avec des franchises comme Battlefield ou Rainbow Six qui innovent, et des nouveaux venus comme Marathon (le FPS de Bungie), Call of Duty n’est plus le roi incontesté. 2026 sera un test : si le prochain opus échoue, Microsoft pourrait bien revoir toute sa stratégie pour la licence… voire la mettre en pause.

Le mot de la fin : et si le problème, c’était nous ?

Derrière les chiffres et les analyses, une question persiste : pourquoi avons-nous autant aimé, puis autant détesté, Call of Duty ?* Peut-être parce que la franchise a incarné, pendant des années, l’apogée du FPS multijoueur : des cartes mythiques (Nuketown, Rust), des modes révolutionnaires (Zombies, Warzone), et une communauté soudée (malgré les insultes en matchmaking).

Mais aujourd’hui, le jeu a perdu son âme. Entre les battle pass à 20 €, les maps recyclées, et les serveurs truqués par les cheaters, l’expérience n’est plus la même. "Avant, on jouait pour le fun. Maintenant, on joue pour débloquer des skins"*, résume un vétéran de la série, présent depuis Call of Duty 4 (2007).

Alors, Black Ops 7 est-il vraiment "mauvais" ? Non. Mais il est le symbole d’une franchise à bout de souffle, victime de sa propre réussite. Et si 2026 doit marquer un nouveau départ, une chose est sûre : les joueurs ne donneront pas une seconde chance sans preuves tangibles. La balle est dans le camp d’Activision.

Call of Duty: Black Ops 7 restera dans l’histoire comme le jeu qui a forcé Activision à tout repenser. Entre déclin des ventes, lassitude des joueurs et concurrence féroce, la franchise doit désormais choisir : disparaître dans l’oubli des licences surexploitées, ou renaître de ses cendres avec un projet ambitieux en 2026. Une chose est certaine : l’ère des Call of Duty annuels, formatés et prévisibles, est bel et bien terminée. Aux développeurs de prouver qu’ils peuvent encore surprendre.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Call of Duty, c’est comme un vieux pote qui te propose un joint en 2025 : t’as l’impression qu’il a oublié que le cannabis, c’était cool en 2007, mais là, c’est juste une pléthore de clichés en mode ‘je me la joue cyberpunk’ sans le budget. Le Game Pass, c’est son tonton qui lui dit ‘faut que tu changes, sinon t’es mort’… mais en vrai, il va juste te faire avaler un autre skin à 15 balles. La question, c’est : Activision a-t-il encore les gonades pour inventer, ou va-t-il finir en série B comme les Resident Evil des années 2000 ? Spoiler : les joueurs ont déjà voté avec leurs clics."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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