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Capcom Relance Ses Licences Cultes : Mega Man, Devil May Cry et Ace Attorney Reviennent en Force
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Capcom frappe fort en 2025 : après des années de silence, Mega Man, Devil May Cry et Ace Attorney reviennent sur le devant de la scène. Entre rumeurs de Mega Man 12, spéculations autour d’un Devil May Cry 6 sous RE Engine 2, et une stratégie ambitieuse de remakes et portages, l’éditeur japonais mise sur ses piliers historiques pour conquérir de nouveaux joueurs… tout en ravivant la flamme des fans. Mais ces retours suffiront-ils à moderniser des licences aussi emblématiques qu’exigeantes ?
A retenir :
- Capcom officialise la relance de Mega Man, Devil May Cry et Ace Attorney dans son Rapport Intégré 2025, avec des projets de nouveaux jeux, remakes et portages.
- Mega Man 12 se murmure en développement après 7 ans de silence depuis Mega Man 11 (2018), tandis qu’une compilation Star Force Legacy est annoncée pour 2026.
- Devil May Cry 6 pourrait utiliser le RE Engine 2, selon des fuites internes, malgré l’absence de confirmation officielle.
- Une stratégie en deux volets : fidéliser les fans tout en élargissant l’audience via des adaptations modernes et des contenus dérivés (ex. : la série Netflix Devil May Cry: The Animated Series).
Mardi 9 décembre 2025 restera peut-être comme une date charnière pour les amateurs de jeux Capcom. Après des années à se concentrer sur des mastodontes comme Street Fighter 6, Resident Evil 4 Remake ou Monster Hunter Wilds, l’éditeur japonais a enfin levé le voile sur ses ambitions pour trois de ses franchises les plus chéries – et les plus négligées. Dans son Rapport Intégré 2025, Capcom classe Mega Man, Devil May Cry et Ace Attorney parmi ses licences les plus rentables, occupant respectivement les 4ᵉ, 5ᵉ et 7ᵉ places de son palmarès financier. Une révélation qui sonne comme un aveu : ces univers méritent mieux que des miettes.
La stratégie est claire : relancer ces sagas via des nouveaux opus, des remakes et des portages, le tout en ciblant à la fois les nostalgiques et les nouveaux joueurs. Haruhiro Tsujimoto, COO de Capcom, insiste sur cette double mission : "Nous voulons transformer ces licences en piliers durables, capables de traverser les décennies tout en s’adaptant aux attentes modernes". Un pari audacieux, quand on sait à quel point ces franchises sont ancrées dans l’ADN des joueurs… et à quel point leurs fans sont exigeants.
Mais comment Capcom compte-t-il s’y prendre ? Entre rumeurs persistantes, silences calculés et annonces partielles, décryptons ce que l’avenir réserve à ces trois géants.
Mega Man : Le Retour du Robot Bleu, Entre Espoir et Incertitudes
Depuis Mega Man 11 en 2018, le héros à l’armure bleue a disparu des radars. Pourtant, avec plus de 35 millions de jeux vendus depuis son premier opus en 1987, la licence reste l’une des plus influentes de l’histoire du jeu d’action. Les fans se raccrochent à une seule annonce officielle : la compilation Mega Man Star Force Legacy, prévue pour 2026, qui regroupera les titres DS de la série Star Force. Une bouffée d’oxygène, mais insuffisante pour apaiser l’impatience.
Les spéculations, elles, vont bon train. Plusieurs sources internes évoquent un Mega Man 12 en développement, potentiellement confié à une équipe distincte de celle de Street Fighter pour éviter les retards. Certains murmurent même un retour aux graphismes 2.5D qui avaient fait le succès de Mega Man 11, tout en intégrant des mécaniques modernes comme un système de personnalisation d’armes plus poussé. Mais Capcom, prudent, refuse de confirmer quoi que ce soit. "Nous écoutons les retours des joueurs, et nous savons ce qu’ils attendent… mais un retour de Mega Man doit être à la hauteur de son héritage", déclare un porte-parole.
Le défi est de taille : comment moderniser une formule aussi classique sans trahir son essence ? Certains fans craignent un reboot trop radical, à l’image de Mighty No. 9 (2016), le jeu de Keiji Inafune (créateur de Mega Man) qui avait déçu par son manque d’originalité. D’autres espèrent au contraire une réinvention audacieuse, comme celle opérée par Metroid Dread (2021). Une chose est sûre : après sept ans d’absence, la pression n’a jamais été aussi forte.
Devil May Cry : Dante et Nero Prêts à Revenir en Force ?
Si Devil May Cry 5 (2019) avait marqué les esprits avec ses combats ultra-dynamiques et son style visuel déjanté, la saga est depuis retombée dans un silence assourdissant. Pourtant, avec plus de 6 millions d’exemplaires écoulés, l’opus de Hideaki Itsuno avait prouvé que l’intérêt pour la série était toujours bien vivant. L’adaptation Netflix, Devil May Cry: The Animated Series (2024), a même relancé la hype, en explorant des arcs narratifs inédits et en offrant une animation fidèle à l’esprit "stylish action" de la licence.
Alors, pourquoi Capcom tarde-t-il à annoncer un Devil May Cry 6 ? Les fuites suggèrent que l’équipe travaillerait déjà sur le titre via le RE Engine 2, le moteur maison qui a fait des merveilles sur Resident Evil Village et Street Fighter 6. Certaines captures d’écran non officielles laissent entrevoir un système de combat encore plus fluide, avec des environnements destructibles et une IA des ennemis repensée pour des duels plus stratégiques. Mais là encore, le silence de Capcom intrigue.
Certains observateurs y voient une stratégie marketing : laisser monter la tension avant une révélation tonitruante lors d’un Capcom Showcase ou d’un State of Play. D’autres, plus sceptiques, redoutent que l’éditeur ne veuille pas prendre de risques après le succès mitigé de Devil May Cry 5’s Special Edition (2020), une version "next-gen" jugée trop chère pour son contenu supplémentaire limité. "Capcom a peur de décevoir. Après six ans d’attente, les joueurs ne pardonneront pas un jeu en demi-teinte", analyse Julien Chièze, journaliste chez Gamekult.
Une certitude : si Dante et Nero reviennent, ce sera pour un opus qui devra réinventer la formule sans perdre son âme. Entre un scénario plus mature (les fans réclament depuis longtemps un approfondissement de l’histoire de Vergil) et des mécaniques de gameplay révolutionnaires, la barre est placée très haut.
Ace Attorney : Phoenix Wright Peut-Il Séduire une Nouvelle Génération ?
Moins médiatisée que ses deux comparses, la série Ace Attorney n’en reste pas moins un pilier de Capcom, avec plus de 10 millions de jeux vendus depuis 2001. Pourtant, depuis The Great Ace Attorney Chronicles (2021), une compilation de titres inédits en Occident, la licence semble en veille. Pourtant, son potentiel est immense : entre énigmes captivantes, personnages hauts en couleur et un humour décalé, la série a tout pour plaire… à condition de se renouveler.
Les rumeurs évoquent un nouvel opus principal, peut-être centré sur un nouveau protagoniste pour rajeunir la formule. Certains fans espèrent aussi un retour de Phoenix Wright dans un cadre moderne, avec des mécaniques de gameplay adaptées aux attentes actuelles (comme des enquêtes en monde ouvert ou des mini-jeux plus interactifs). Une autre piste ? Un remake des premiers épisodes en 3D, à l’image de ce qu’a fait Square Enix avec Final Fantasy VII Remake.
Mais le vrai défi d’Ace Attorney sera de trouver son public. Contrairement à Mega Man ou Devil May Cry, la série s’adresse à un niche plus spécifique : les amateurs de visual novels et de jeux narratifs. "Capcom doit éviter de tomber dans le piège du 'trop japonais'", estime Marine Le Pennec, spécialiste des jeux narratifs. "Un Ace Attorney trop ancré dans ses codes pourrait peiner à percer en Occident, où les joueurs attendent des expériences plus accessibles."
Derrière les Annonces : Une Stratégie à Double Tranchant
Relancer trois licences en même temps, c’est un pari osé. D’un côté, Capcom peut compter sur un réservoir de fans inconditionnels, prêts à acheter les yeux fermés. De l’autre, l’éditeur prend le risque de diluuer ses ressources et de livrer des jeux en deçà des attentes. "Capcom a la réputation de polir ses titres jusqu’à la perfection, mais avec autant de projets en parallèle, la qualité pourrait en pâtir", s’inquiète un développeur anonyme.
Autre enjeu : l’équilibre entre nostalgie et innovation. Les joueurs veulent du neuf, mais pas au point de ne plus reconnaître leurs licences préférées. "Prenez Mega Man : si Capcom supprime les stages à boss ou les pouvoirs volés, ce ne sera plus Mega Man", résume Thomas Pillon, streamer spécialisé dans les jeux rétro. "Il faut innover sans trahir."
Enfin, il y a la question des supports. Avec la PS5, la Xbox Series X|S et le Switch 2 (attendu en 2025), Capcom a l’embarras du choix. Mais chaque plateforme a ses contraintes : un Mega Man trop exigeant techniquement pourrait aliéner les joueurs Nintendo, tandis qu’un Devil May Cry limité à 30 FPS sur console serait un scandale. "L’idéal serait des versions next-gen optimisées, avec un vrai travail sur les performances et les graphismes", suggère Alexandre "Dex" Delattre, expert en optimisation chez Digital Foundry.
Le Mot de la Fin : Et Si Capcom Jouait la Carte de la Surprise ?
Et si, au lieu d’attendre des années, Capcom préparait un coup d’éclat ? Imaginez : un Capcom Showcase en 2026 où l’éditeur dévoilerait simultanément Mega Man 12, Devil May Cry 6 et un nouvel Ace Attorney, le tout avec des dates de sortie rapprochées. Un scénario idéaliste ? Peut-être. Mais après tout, Capcom nous a déjà surpris avec le retour inattendu de Ghosts ’n Goblins en 2021 ou la résurrection de Strider en 2014.
Une chose est sûre : entre rumeurs, attentes folles et silence radio, les mois à venir s’annoncent électrisants pour les fans. Reste à savoir si Capcom parviendra à transformer l’essai… ou si ces relances ne resteront que des promesses en l’air.
Une chose est sûre : en 2026, les joueurs auront les yeux rivés sur Capcom. Et cette fois, ils n’accepteront pas de simples promesses.

