Il y a 87 jours
Cast Outs : Le projet PlayStation abandonné renaît en jeu coopératif fantasy ambitieux
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Un jeu PlayStation abandonné refait surface avec une ambition renouvelée
Quand Sony ferma London Studio en mai 2024, un projet coopératif fantasy pour PS5 disparut avec lui. Pourtant, en 2025, Cast Outs émerge des cendres, porté par Twisted Works, un studio fondé par d’anciens développeurs du titre. Ce jeu promet un mélange audacieux de roguelite, de synergies magiques et d’un Londres réinventé, peuplé de créatures mythologiques. Avec une beta prévue pour 2027 sur PC, PS5 et Xbox Series X|S, et une possible adaptation sur Nintendo Switch 2, Cast Outs pourrait bien devenir le prochain incontournable du coopératif fantasy.
A retenir :
- Cast Outs, un jeu coopératif fantasy abandonné par London Studio, renaît grâce à Twisted Works, un studio indépendant composé d’anciens développeurs PlayStation.
- Un système de combinaison de sorts et des mécaniques roguelite promettent une expérience dynamique, entre Warframe et Deep Rock Galactic, avec un équilibrage adapté à 2, 3 ou 4 joueurs.
- Une beta d’accès anticipé est prévue pour début 2027, avec un focus sur les synergies magiques et le modding pour les joueurs PC.
- La Nintendo Switch 2 (2025) pourrait accueillir Cast Outs si Twisted Works parvient à optimiser ses effets visuels pour la console hybride.
- Le jeu mise sur un Londres fantasy peuplé d’ogres, cyclopes et dragons, avec des modes variés : combats, escortes, défis chronométrés et mécaniques roguelite.
- L’ambition ? Allier l’accessibilité d’un Diablo à la profondeur tactique d’un Divinity: Original Sin 2, tout en innovant dans le coopératif.
Un phénix vidéo-ludique : quand un projet PlayStation renaît de ses cendres
Mai 2024. Sony annonce la fermeture de London Studio, mettant fin à plus de vingt ans d’histoire PlayStation. Parmi les victimes collatérales : un projet coopératif fantasy pour PS5, alors en développement avancé. Un an et demi plus tard, contre toute attente, ce jeu refait surface sous le nom de Cast Outs. Porté par Twisted Works, un studio indépendant fondé par huit anciens membres de l’équipe originale, le titre promet de ressusciter l’esprit du projet initial… tout en y ajoutant des mécaniques inédites.
Ce qui frappe dès les premières images, c’est la fidélité à la vision originelle : un Londres mythologique, où les rues pavées côtoient des ogres, des cyclopes et même des dragons. Mais là où le projet de London Studio restait discret, Cast Outs mise sur une approche plus ambitieuse, avec un système de combinaison de sorts qui rappelle Warframe dans sa synergie d’équipe, ou Deep Rock Galactic pour son côté coopératif chaotique. Sauf qu’ici, la touche britannique fantasy change tout. Imaginez un mélange entre l’humour noir de Hellblade et l’esthétique gothique de Bloodborne, le tout saupoudré d’une bonne dose de folie monty pythonienne.
Le jeu promet des modes variés : du combat pur à l’escorte en passant par des défis chronométrés, le tout agrémenté de mécaniques roguelite pour renouveler l’expérience à chaque partie. Une formule audacieuse, à mi-chemin entre l’accessibilité d’un Diablo et la profondeur tactique d’un Divinity: Original Sin 2. Mais est-ce que ça suffira pour se démarquer dans un marché déjà saturé de jeux coopératifs ?
« On voulait créer quelque chose qui capture l’essence du Londres mythique, mais avec une mécanique de jeu qui pousse vraiment à la coopération. Les joueurs devront communiquer, expérimenter, et parfois échouer spectaculairement pour trouver les bonnes synergies. »
— Alex Evans, cofondateur de Twisted Works et ancien directeur créatif chez London Studio
Des mécaniques roguelite qui pourraient tout changer
Cast Outs ne se contente pas de ressusciter un projet abandonné : il en réinvente les fondations avec des mutateurs roguelite, une mécanique rare dans les jeux coopératifs fantasy. Ces modificateurs, inspirés des systèmes de Hades ou Dead Cells, permettront aux joueurs d’altérer dynamiquement leurs compétences, débloquant des synergies inédites entre les sorts. Par exemple, combiner un sort de glace avec une attaque foudre pourrait générer un effet de paralysie en chaîne — une mécanique absente chez des concurrents comme Warframe ou Outriders.
Autre particularité : un équilibrage adapté à 2, 3 ou 4 joueurs, une flexibilité rare dans le genre. Les développeurs promettent des ajustements automatiques de difficulté et des objectifs spécifiques selon la taille de l’équipe, évitant ainsi le déséquilibre souvent critiqué dans Deep Rock Galactic lors des parties en duo. La beta prévue pour début 2027 sera l’occasion de tester ces promesses, avec une version PC déjà annoncée pour intégrer des mods communautaires — une première pour un jeu issu d’un studio ex-PlayStation.
Mais attention : si les mécaniques roguelite peuvent apporter de la fraîcheur, elles représentent aussi un risque. Certains joueurs pourraient trouver le système trop punitif, surtout dans un contexte coopératif où la coordination est déjà un défi. Twisted Works devra trouver le bon équilibre entre difficulté stimulante et accessibilité pour ne pas alienner une partie de son public.
Nintendo Switch 2 : un pari audacieux ou un coup de poker ?
Alors que les versions PC, PS5 et Xbox Series X|S de Cast Outs sont déjà en développement, Twisted Works évoque discrètement une potentielle adaptation sur Nintendo Switch 2, dont la sortie est attendue courant 2025. Une décision stratégique : la console hybride de Nintendo, avec son écran OLED amélioré et son architecture supposée proche des solutions NVIDIA DLSS, pourrait offrir une expérience portable optimale pour ce titre coopératif.
Pourtant, le défi technique est immense. Contrairement à des jeux comme Diablo IV ou Warframe, qui ont dû réduire leurs ambitions graphiques pour s’adapter à la Switch originale, Cast Outs mise sur des effets de particules complexes et des environnements détaillés. Si Nintendo confirme une puissance équivalente à une PS4 Pro pour sa nouvelle machine, comme le suggèrent les rumeurs, le portage deviendrait envisageable. À condition que Twisted Works, jeune studio indépendant, parvienne à optimiser son moteur pour le matériel de Kyoto — un pari risqué, mais qui pourrait élargir considérablement son audience.
La beta d’accès anticipé, prévue pour début 2027, pourrait inclure une version test sur Switch 2 si les négociations avec Nintendo aboutissent. Une opportunité pour les joueurs de vérifier si la magie coopérative de Cast Outs résiste à l’épreuve du nomadisme. Mais attention : si les compromis techniques sont trop importants, le jeu pourrait perdre une partie de son charme visuel, un élément clé de son identité.
Derrière les coulisses : comment un jeu PlayStation est devenu indépendant
L’histoire de Cast Outs est aussi celle d’une résilience créative. Quand Sony a fermé London Studio, une poignée de développeurs a refusé de voir leur travail disparaître. Parmi eux, Alex Evans et Dave Ranyard, deux vétérans du studio, qui ont décidé de racheter les droits du projet abandonné. Avec l’aide d’investisseurs privés et une campagne de financement participatif discrète, ils ont fondé Twisted Works et relancé le développement en seulement six mois.
Leur approche ? Garder l’ADN PlayStation (graphismes soignés, narration immersive) tout en adoptant une philosophie plus indépendante : écouter la communauté, itérer rapidement, et oser des mécaniques moins conventionnelles. Résultat : Cast Outs intègre désormais des éléments de roguelite et de modding, deux choses impensables dans le cadre strict d’un jeu first-party Sony.
Un détail amusant : le nom « Cast Outs » (littéralement, « les bannis ») est un clin d’œil à leur propre histoire. Comme leurs personnages, exclus de la société humaine dans un Londres fantasy, les développeurs se voient comme des outsiders de l’industrie, déterminés à prouver que les « rejetés » peuvent créer quelque chose d’exceptionnel.
Accès anticipé 2027 : ce qu’il faut attendre (et craindre)
La beta d’accès anticipé de Cast Outs, prévue pour le premier trimestre 2027, s’annonce comme un test crucial pour Twisted Works. Contrairement à des jeux comme Valheim ou V Rising, qui ont opté pour un early access prolongé, l’équipe vise une phase courte mais intensive, centrée sur :
- L’équilibrage des synergies magiques (pour éviter les combinaisons trop puissantes ou inutiles).
- La stabilité des modes coopératifs (surtout en ligne, où les problèmes de latence peuvent ruiner l’expérience).
- L’intégration des mods sur PC, une première pour un titre issu d’anciens développeurs PlayStation.
Côté performances, la priorité reste la PS5 et les Xbox Series X|S, où des 60 FPS en 4K sont promis grâce à l’Unreal Engine 5.2. La question de la Switch 2, elle, dépendra des kits de développement que Nintendo distribuera en 2026. Si le studio parvient à adapter son système de particules dynamiques (un point clé du gameplay), la console hybride pourrait bien devenir une plateforme phare pour Cast Outs, à l’instar de The Witcher 3 sur Switch originale — malgré les compromis techniques inévitables.
Reste une inconnue : la réception des joueurs. Dans un marché saturé de jeux coopératifs (Helldivers 2, Remnant 2, Warframe…), Cast Outs devra se démarquer par son univers, ses mécaniques, ou son approche communautaire. Sinon, il risque de devenir un nouveau titre oublié, malgré son histoire touchante.
Pourquoi ce jeu pourrait (ou non) devenir un incontournable
À première vue, Cast Outs a tout pour plaire :
- Un univers unique (un Londres fantasy sombre et humoristique).
- Des mécaniques innovantes (roguelite + synergies magiques).
- Une équipe expérimentée (d’anciens de London Studio et Media Molecule).
- Un support multiplateforme (PC, consoles next-gen, et peut-être Switch 2).
Pourtant, les défis sont nombreux :
- La concurrence féroce dans le genre coopératif.
- Le risque de déséquilibre dans les synergies de sorts.
- L’optimisation technique, surtout si la Switch 2 entre dans l’équation.
- La communication : Twisted Works est un petit studio, sans le budget marketing d’un Ubisoft ou d’un Electronic Arts.
Le succès de Cast Outs dépendra donc de sa capacité à :
- Créer une communauté engagée dès la beta (via le modding et les retours joueurs).
- Trouver un équilibre parfait entre profondeur et accessibilité.
- Se démarquer visuellement et narrativement dans un marché saturé.
Si Twisted Works y parvient, Cast Outs pourrait bien devenir le « Dark Souls du coopératif fantasy » — un jeu exigeant, mais profondément gratifiant. Sinon, il risque de rejoindre la longue liste des titres ambitieux, mais oubliés.
Cast Outs est bien plus qu’un simple jeu coopératif fantasy : c’est une histoire de résilience, où des développeurs « bannis » par Sony transforment un échec en opportunité. Avec son mélange de roguelite, de synergies magiques et d’un Londres mythologique unique, le titre a le potentiel pour marquer 2027. Mais entre la concurrence acharnée, les défis techniques (surtout sur Switch 2) et la nécessité de séduire une communauté exigeante, le chemin sera semé d’embûches.
Une chose est sûre : si Twisted Works parvient à concrétiser ses promesses, Cast Outs pourrait bien devenir le jeu coopératif surprise de l’année. À suivre de près lors de la beta de 2027.

