Skim-Gaming logo

Actualité

**CLOiD de LG : Le robot domestique qui cuit, lave… mais oublie les escaliers !**
Actualité

Il y a 55 jours

**CLOiD de LG : Le robot domestique qui cuit, lave… mais oublie les escaliers !**

Un assistant ménager futuriste… mais déjà limité par la réalité

Dévoilé en grande pompe au CES 2026, le CLOiD-Home-Robot de LG promet de révolutionner le quotidien en cuisinant, pliant le linge et coordonnant les appareils connectés. Pourtant, ce "majordome" high-tech bute sur deux obstacles majeurs : son incapacité à monter les escaliers et une lenteur déconcertante (4 minutes pour charger un lave-linge !). Entre progrès technologiques réels (IA locale, LiDAR, bras à 7 axes) et limites criantes (18 % seulement des logements français adaptés), ce robot incarne les espoirs… et les écueils d’un marché encore balbutiant.

A retenir :

  • Un robot "tout-en-un"… sauf les escaliers : Présenté comme un assistant polyvalent, le CLOiD de LG ne peut évoluer que sur des surfaces planes, excluant d’office 82 % des logements français (source : INSEE 2025).
  • 4 minutes pour charger une machine : Lors des démos, le robot mettait 4 fois plus de temps qu’un humain pour des tâches basiques (The Verge), loin des attentes des consommateurs (72 % exigent une rapidité équivalente, IFOP 2025).
  • La guerre des robots ménagers : Face à LG, Tesla mise sur la dexterité humaine (Optimus Gen-2, 11 kg de charge) tandis qu’Amazon privilégie la mobilité (Astro, 25 cm de haut) – mais aucun ne résout encore le casse-tête des objets en mouvement (68 % d’échecs en identification, MIT 2025).
  • Technologie vs. réalité : LG annonce une marge d’erreur réduite à 12 % grâce à son LiDAR, mais ces chiffres restent à confirmer hors des labs… tout comme le prix et la date de sortie, toujours secrets.
  • Le paradoxe du "zéro corvée" : Conçu pour libérer du temps, le CLOiD pourrait en faire perdre à cause de sa lenteur – sans compter les imprévus (porte bloquée, vêtement coincé) qu’il ne sait pas gérer.

Un majordome high-tech… mais cloué au rez-de-chaussée

Imaginez : un robot qui prépare vos croissants du matin, lance une lessive pendant que vous partez travailler, et plie votre linge à votre retour. C’est la promesse du CLOiD-Home-Robot, star du CES 2026 et fleuron de la stratégie "smart home" de LG. Avec ses deux bras articulés à 7 axes, sa reconnaissance visuelle LiDAR et son IA locale (pour limiter la latence), ce torse mécanique semble tout droit sorti d’un épisode de Black Mirror. Pourtant, dès qu’on gratte le vernis marketing, les limites sautent aux yeux.

Première déception : pas d’escaliers. Le CLOiD, conçu pour des sol plans et dégagés, ne franchit ni marches ni seuils de plus de 2 cm. Un comble pour un appareil censé s’intégrer dans nos intérieurs ! Selon les données de l’INSEE (2025), seulement 18 % des résidences principales en France sont entièrement de plain-pied. Autrement dit, LG vise d’emblée un marché… ultra-niche. "C’est un choix délibéré pour simplifier les algorithmes de navigation", explique un ingénieur du projet sous couvert d’anonymat. Résultat : les propriétaires de maisons à étages ou d’appartements avec marches devront soit réaménager leur logement, soit se passer du robot.

Autre écueil : la lenteur. Lors des démonstrations filmées par The Verge, le CLOiD mettait 4 minutes pour charger un lave-linge – contre 1 minute en moyenne pour un humain. Pire, il fallait compter 7 à 8 minutes pour qu’il saisisse délicatement un croissant sans l’écraser (merci la pression adaptative des doigts… mais à quel prix en temps ?). "À ce rythme, j’aurais fini mes corvées avant qu’il ait commencé !", s’amuse Marine, 34 ans, testeur pour un magazine tech. LG rétorque que ces temps s’expliquent par des "protocoles de sécurité renforcés" – une réponse qui laisse dubitatif quand on sait que 72 % des Français attendent d’un robot qu’il soit au moins aussi rapide qu’eux (sondage IFOP, 2025).


Enfin, question autonomie, le CLOiD dépend d’un système cloud pour les mises à jour et les scénarios complexes (comme enchaîner lavage et séchage). Une dépendance qui pose question en cas de panne réseau – et qui contraste avec l’approche "tout-local" d’un concurrent comme Tesla Optimus. "LG a choisi la facilité : externaliser une partie du traitement pour réduire les coûts matériels", analyse Julien Decker, expert en robotique à l’EPFL. Conséquence : si votre box plante, votre robot pourrait se retrouver aussi utile qu’un grille-pain sans électricité.

Dans l’arène des robots domestiques : LG face à Tesla et Amazon

Le CLOiD n’est pas seul sur le ring. Depuis 2024, le marché des robots assistants explose, avec des approches radicalement différentes. D’un côté, Tesla mise sur la polyvalence industrielle avec son Optimus Gen-2 : 11 kg de charge utile, des doigts à 5 articulations (contre 3 pour LG), et une IA entraînée sur des millions d’heures de données humaines. Résultat : un robot capable de monter des meubles IKEA… mais dont le prix estimé dépasse les 15 000 $. "C’est un jouet pour milliardaires, pas un outil grand public", tacle Élodie Moreau, rédactrice en chef de Tech & Vie.

À l’opposé, Amazon a choisi la mobilité minimaliste avec Astro (25 cm de haut, 10 kg), un robot roulant équipé d’un écran tactile et de capteurs de surveillance. Son atout ? Un prix 10 fois inférieur à celui de Tesla (1 499 $ en précommande). Son défaut ? Aucune capacité de manipulation fine : Astro peut vous suivre en vidéo ou livrer une canette… mais pas vous servir un café. "C’est un Alexa sur roues, pas un majordome", résume Thomas R., early adopter déçu.

Entre ces extrêmes, LG tente une voie médiane : un robot spécialisé dans les tâches ménagères, sans prétendre à la polyvalence d’Optimus ni à la mobilité d’Astro. Problème : cette stratégie la condamne à affronter un défis technique majeur – celui de la vision par IA en temps réel. Une étude du MIT (2025) révèle que 68 % des robots domestiques échouent à identifier correctement des objets en mouvement (comme une casserole qui glisse ou un t-shirt qui tombe). LG affirme avoir réduit ce taux à 12 % grâce à son couplage LiDAR + caméras 3D… mais ces chiffres n’ont été testés que en laboratoire, avec des objets parfaitement positionnés.


"Le vrai test, ce sera quand le robot devra attraper une poêle brûlante tout en évitant un enfant qui court. Là, on verra si l’IA tient ses promesses", lance Sophie L., mère de deux enfants et beta-testeur pour un concurrent. Un avis partagé par Karim Benammar, roboticien à l’INRIA : "Les démos du CES sont toujours des chorégraphies préparées. La vraie vie, c’est du chaos – et aucun robot actuel n’est prêt pour ça."

"Scénarios optimisés" : quand LG invente des problèmes pour vendre ses solutions

Pour contourner les limites de son robot, LG mise sur des "scénarios optimisés" – une façon polie de dire que le CLOiD ne fonctionne bien que dans des conditions ultra-contrôlées. Exemple : le "mode lessive automatique". Le robot est programmé pour :

  1. Détecter les vêtements sales dans un panier dédié (marqué d’un QR code),
  2. Les trier par couleur (grâce à des étiquettes RFID cousues à l’avance),
  3. Les charger dans la machine (en 4 minutes, donc),
  4. Lancer le programme via une intégration directe avec l’API du lave-linge LG.

"C’est impressionnant… à condition d’avoir acheté tous les appareils LG, d’avoir étiqueté ses vêtements, et de ne jamais laisser traîner une chaussette par terre", ironise Marc, 42 ans, ingénieur en automatisation. Pire : si un vêtement coince la porte de la machine, le robot s’arrête net et envoie une alerte sur votre smartphone. "Donc en fait, il me prévient… que je dois monter les escaliers à sa place ?"

Autre "innovation" : le "mode chef cuisinier". Le CLOiD peut préparer des recettes basiques (œufs brouillés, pâtes)… à condition que :

  • Les ingrédients soient prédécoupés et pré-dosés (dans des contenants spécifiques LG),
  • La plaque de cuisson soit compatible IoT (modèles LG uniquement, bien sûr),
  • Aucun imprévu ne survienne (comme une poêle qui surchauffe ou un enfant qui touche aux commandes).

"C’est comme si Tesla vendait une voiture autonome… mais seulement sur des routes privées sans feu rouge", compare Amélie D., consultante en innovation. LG répond que ces contraintes seront levées avec les mises à jour logicielles… sans préciser de calendrier.


Derrière ces scénarios, une question persiste : à quel prix ? Ni LG ni ses revendeurs n’ont communiqué de tarif, mais les analystes de Counterpoint Research estiment le coût de production entre 8 000 et 12 000 $ – un budget qui le place hors de portée de 90 % des ménages. "À ce prix-là, je prends une femme de ménage à temps plein et il me reste de l’argent pour des vacances", calcule Nicolas, 50 ans, cadre supérieur parisien.

Le syndrome "CES" : quand les prototypes devancent la réalité

Le CLOiD illustre un phénomène récurrent au CES : celui des prototypes spectaculaires… mais inaboutis. Depuis 2020, les géants de la tech y présentent chaque année des robots domestiques "révolutionnaires" – qui finissent souvent dans les oubliettes. Rappelons-nous :

  • 2021 : Samsung Bot Handy – un robot censé "ranger votre salon". Jamais commercialisé.
  • 2022 : Toyota Punyo – un assistant "doux et sécurisé" pour les personnes âgées. Projet abandonné en 2023.
  • 2024 : Meta’s HomeBot – un robot "social" avec écran holographique. Reporté sine die.

Pourquoi cet échec répétitif ? Trois raisons majeures :

  1. Le coût : Rendre un robot fiable, rapide et sûr coûte cher. Trop cher pour un marché grand public.
  2. La complexité : Un intérieur est un environnement chaotique (enfants, animaux, objets mal placés) que les IA peinent à modéliser.
  3. L’acceptation sociale : 63 % des Européens se disent "mal à l’aise" à l’idée d’un robot qui manipule leurs affaires (Eurobaromètre 2025).

LG semble conscient de ces écueils. Contrairement à Tesla ou Amazon, la marque coréenne n’a pas annoncé de date de commercialisation – une prudence qui en dit long. "Nous sommes en phase de tests approfondis avec des partenaires sélectionnés", indique un porte-parole, sans plus de détails. Une façon élégante de dire : "On verra bien si ça marche un jour."


Pourtant, malgré les sceptiques, le marché avance. Selon IDC, les ventes de robots domestiques devraient tripler d’ici 2030, portée par une génération Y en quête de gain de temps et une population vieillissante. "Le CLOiD est une étape, pas une révolution. Mais chaque prototype nous rapproche un peu plus du robot utile", tempère Cécile B., sociologue des technologies. En attendant, une chose est sûre : si vous avez des escaliers chez vous, mieux vaut garder votre balai… et votre patience.

Derrière les promesses : le vrai visage du CLOiD

Pour comprendre les vrais enjeux du CLOiD, il faut remonter à sa genèse. Le projet, lancé en 2022 sous le nom de code "Project Helpers", était initialement destiné aux hôtels et résidences seniors – des environnements standardisés et contrôlés. "LG a pivoté vers le grand public sous la pression des actionnaires, qui voulaient un produit 'sexy' pour le CES", révèle une source interne. Conséquence : un robot conçu pour des espaces professionnels se retrouve propulsé dans nos cuisines… avec toutes ses limites.

Autre détail révélateur : le design. Le CLOiD arbore un torse humanoïde avec un visage numérique (un écran LED affichant des émotions basiques). Un choix esthétique qui n’est pas anodin : "Les études montrent que les utilisateurs font plus confiance à un robot qui ressemble à un humain, même partiellement", explique Dr. Lee Min-ho, psychologue à l’Université de Séoul et consultante pour LG. Problème : cette anthropomorphisation crée aussi des attentes irréalistes. "Les gens s’imaginent un C-3PO, alors qu’on leur vend un bras articulé avec une tête qui cligne des yeux", résume Pierre, 28 ans, influenceur tech.

Enfin, dernier point aveugle : l’écologie. LG met en avant le "zéro gaspillage" (le robot optimise les doses de lessive, évite le gaspillage alimentaire). Mais quid de l’empreinte carbone d’un appareil qui pèse 45 kg, nécessite des mises à jour cloud énergivores, et aura une durée de vie limitée par l’obsolescence logicielle ? "Aucun fabricant ne communique sur le bilan carbone de ses robots. C’est le grand angle mort de cette industrie", dénonce Élodie Martin, de l’ONG Tech for Good.

Entre rêve technologique et réalité terne, le CLOiD de LG incarne parfaitement les espoirs – et les illusions – de la robotique domestique. Oui, il sait plier une serviette (en 5 minutes) ou lancer une machine (si tout est parfait). Non, il ne montera jamais vos escaliers, ne gérera pas le bordel du quotidien, et ne coûtera probablement pas moins cher qu’un smic à temps partiel. Alors, révolution ou gadget pour early adopters fortunés ? La réponse tient en un chiffre : 18 % – la part des logements français compatibles. Pour les 82 % restants, il faudra attendre… ou sortir le balai soi-même.

Une chose est sûre : avec le CLOiD, LG a réussi un coup de com’ magistral. Reste à savoir si, dans cinq ans, ce robot finira comme Bot Handy (oublié dans un placard)… ou comme le premier iPhone : un produit imparfait, mais qui aura ouvert la voie.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce CLOiD, c’est comme un Sonic des années 90 en mode "je cours mais je tombe tout le temps" : les promesses sont là, mais dès qu’on sort du niveau 1, c’est le binge de fin de vie. Un robot qui refuse de monter les escaliers, c’est comme un Mario qui refuse de sauter sur les piques, on comprend pourquoi il a été conçu pour des hôtels, pas pour nos intérieurs en désordre. LG mise sur le "scénario optimisé", mais c’est juste du Final Fantasy : tout marche si tu suis le script à la lettre. Dommage, parce qu’un vrai majordome high-tech, ça devrait être plus malin qu’un Pac-Man qui rate ses bonus.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

Ils en parlent aussi