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Comex, le hacker prodige qui a défié Apple… puis a été viré pour un e-mail oublié !
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À 19 ans, Comex (Nicholas Allegra) révolutionne le monde du hacking avec JailbreakMe 2.0, un outil permettant de jailbreaker l’iPhone 4 directement depuis Safari. Repéré par Apple, il est embauché comme stagiaire… avant d’être licencié pour une réponse non envoyée à un e-mail crucial. Après cette aventure, il rejoint Google, tout en critiquant ouvertement Android, qu’il juge "trop ennuyeux". Une histoire où le génie technique se heurte aux rigidités bureaucratiques.
A retenir :
- JailbreakMe 2.0 (2010) : Comex exploite une faille dans Safari pour jailbreaker l’iPhone 4 sans ordinateur, une première.
- Apple l’embauche en 2011 comme stagiaire à distance, une décision inédite pour un hacker ayant ciblé ses systèmes.
- Licencié en 2012 pour… un e-mail non répondu, une ironie pour ce génie capable de contourner les protections d’iOS.
- Il rejoint Google mais évite Android, qu’il qualifie de "trop ennuyeux" comparé à l’écosystème Apple.
- Son parcours illustre le contraste entre brillance technique et détails administratifs, un paradoxe du monde tech.
Un adolescent qui a fait trembler Apple
En 2010, alors qu’il n’a que 19 ans, Nicholas Allegra – mieux connu sous le pseudonyme Comex – secoue la communauté tech avec JailbreakMe 2.0. Son exploit ? Exploiter une faille dans le moteur de rendu de Safari pour jailbreaker un iPhone 4… directement depuis le navigateur, sans besoin d’un ordinateur. Une prouesse qui rend le processus accessible à des millions d’utilisateurs, et qui marque un tournant dans l’histoire du hacking mobile.
L’année suivante, il réitère avec JailbreakMe 3.0, compatible avec plusieurs appareils sous iOS. La communauté le célèbre comme un prodige, capable de devancer des équipes entières de chercheurs en sécurité. Son approche, à la fois élégante et disruptive, attire l’attention d’Apple… mais pas de la manière attendue.
Quand Apple recrute son pire ennemi
En 2011, contre toute attente, Apple propose à Comex un stage à distance. Une décision surprenante pour une entreprise réputée pour son opacité et sa méfiance envers les hackers. Les détails de ses missions restent secrets – la culture du silence d’Apple oblige –, mais cette embauche symbolise un tournant : le pirate devient insider.
Pourtant, cette collaboration, aussi inédite qu’éphémère, se termine sur un quiproquo presque grotesque. En 2012, Comex annonce sur Twitter son départ, évoquant une erreur administrative : un e-mail d’Apple, proposant une prolongation de stage, est resté sans réponse dans sa boîte de réception. Sans confirmation, le contrat s’interrompt automatiquement. "J’ai oublié de répondre. C’est tout.", résumera-t-il plus tard, avec une pointe d’ironie.
"Trop ennuyeux" : pourquoi Comex a snobé Android
Après Apple, Comex rebondit chez Google. Mais contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, il ne s’intéresse pas à Android. Dans une interview, il qualifie même l’OS de "trop ennuyeux" comparé à iOS, un aveu qui surprend dans le milieu tech. Pour lui, l’écosystème Apple, malgré ses restrictions, reste bien plus stimulant sur le plan technique.
Son parcours soulève une question : comment un esprit aussi brillant peut-il être stoppé net par une négligence administrative ? La réponse réside peut-être dans les rigidités procédurales d’Apple, où même un génie du code doit se plier aux règles. Une leçon d’humilité pour Comex… et une anecdote qui continue de faire sourire (ou grincer des dents) dans la Silicon Valley.
L’héritage de Comex : entre légende et paradoxe
Aujourd’hui, JailbreakMe reste une référence dans l’histoire du hacking mobile. Comex, lui, a disparu des radars après son passage chez Google. Certains le voient comme une légende, d’autres comme un exemple des dérives bureaucratiques des géants tech.
Son histoire rappelle que derrière chaque exploit technique se cachent souvent des détails humains – parfois banals, parfois absurdes. Et que même les plus doués peuvent être victimes… d’un simple e-mail oublié.

