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Dark Outlaw Games fermé : le projet mystérieux de Jason Blundell (ex-Zombies CoD) enterré par Sony
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Il y a 3 heures

Dark Outlaw Games fermé : le projet mystérieux de Jason Blundell (ex-Zombies CoD) enterré par Sony

Un double coup dur pour les fans de PlayStation : Sony ferme Dark Outlaw Games, le studio de Jason Blundell (père des Zombies de Call of Duty), et met fin à un projet qu’il décrivait comme "révolutionnaire". Dans la foulée, Bluepoint Games, maître des remakes (Demon’s Souls, Shadow of the Colossus), disparaît après l’abandon d’un ambitieux God of War en ligne. Ces fermetures brutales révèlent-elles un virage stratégique inquiétant chez Sony, au détriment de la créativité et de l’héritage technique ?

A retenir :

  • Jason Blundell perd son deuxième projet PlayStation en un an : après Deviation Games, Dark Outlaw Games ferme ses portes, emportant un jeu décrit comme "hors des sentiers battus".
  • Un projet non-live service : Blundell écarte le modèle dominant chez Sony, évoquant une ambition narrative ou mécanique "qui aurait passionné les fans".
  • Bluepoint Games (experts des remakes) disparaît après l’abandon d’un God of War en ligne, malgré 3 ans de développement – un choix qui surprend.
  • Une série noire pour Sony : après Bend Studio (Days Gone) et London Studio, ces fermetures interrogent sur la priorité donnée à la rentabilité immédiate.
  • Blundell laisse planer le mystère : "Les joueurs l’auraient adoré" – mais quel genre de jeu était-ce ? Un FPS narratif ? Un survival-horror ?

Un rêve brisé : le projet secret de Jason Blundell s’évanouit

L’industrie du jeu vidéo vient d’essuyer un nouveau revers. Dark Outlaw Games, studio fondé en 2023 par Jason Blundell – le visionnaire derrière le mode Zombies de Call of Duty –, a été fermé par Sony après seulement un an d’existence. Avec cette décision, c’est un projet encore confidentiel, mais présenté comme "incroyable" par son créateur, qui rejoint la longue liste des jeux annulés par PlayStation. Pour Blundell, c’est le deuxième échec cuisant en moins de deux ans : son précédent studio, Deviation Games, avait subi le même sort en mars 2024.

Lors d’un échange sur Twitch avec le streamer JCBackfire, Blundell a laissé échapper quelques indices sur ce titre mystérieux. "Nous travaillons sur quelque chose qui aurait passionné les fans", a-t-il confié, avant d’ajouter, amer : "Ils l’auraient adoré." Plus surprenant encore, il a catégoriquement exclu l’hypothèse d’un live service – un format pourtant plébiscité par Sony ces dernières années. "Les approches évoluent", a-t-il glissé, suggérant une volonté de bousculer les codes, que ce soit par une narration ambitieuse ou des mécaniques inédites. Une piste qui intrigue d’autant plus que les fermetures en cascade chez PlayStation (Bend Studio, London Studio) laissent présager un recentrage brutal sur des modèles économiques "sûrs".

Bluepoint Games : la fin d’une légende des remakes

Le même jour, un autre coup de massue est tombé : Bluepoint Games, studio culte derrière les remakes de Demon’s Souls (2020) et Shadow of the Colossus (2018), a définitivement fermé ses portes. Selon les informations de Bloomberg, l’équipe travaillait depuis 2022 sur un projet lié à God of War, décrit comme un "service en ligne". Un choix étonnant pour un studio qui avait bâti sa réputation sur des expériences solo ultra-polies, où chaque détail technique était peaufiné à l’extrême.

Pourtant, malgré des mois de développement, Sony a décidé d’abandonner le projet début 2025, avant de liquider purement et simplement le studio. Une décision qui contraste avec les éloges passés de PlayStation, saluant leur "créativité exceptionnelle". Pour beaucoup, cette fermeture sonne comme un symbole : Sony semble désormais privilégier la rentabilité à court terme au détriment d’un savoir-faire artisanal qui avait su redonner vie à des chefs-d’œuvre comme Metal Gear Solid (via le remake annulé) ou Demon’s Souls.

"Ils ne comprennent pas" : la colère des développeurs

Derrière ces annulations, ce sont des années de travail et des équipes entières qui se retrouvent sur le carreau. Un développeur anonyme de Bluepoint, interrogé par Kotaku, a lâché : "Ils ne comprennent pas ce que ça représente, pour nous, de voir un projet mourir comme ça." Pire, certains pointent du doigt une gestion erratique chez PlayStation, où les priorités changent du tout au tout en quelques mois. "On nous a demandé de tout miser sur le live service, puis soudain, c’était trop tard", confie une source proche de Dark Outlaw Games.

Du côté des joueurs, l’incompréhension est tout aussi grande. Les réseaux sociaux s’embrasent, avec des hashtags comme #SaveBluepoint ou #WhatAboutBlundell. "Sony préfère financer un énième Call of Duty ou un Fortnite-like plutôt que de laisser des talents comme Blundell innover ?", s’interroge un utilisateur sur Reddit. Une question qui résonne d’autant plus que Microsoft, avec des rachats comme Bethesda ou Activision, semble miser sur la diversité des expériences, là où Sony se recentre sur des franchises établies.

Et maintenant ? L’avenir incertain des studios "à risque"

Ces fermetures posent une question cruciale : Sony a-t-il encore sa place pour les projets audacieux ? Alors que des studios comme FromSoftware (avec Elden Ring) ou Santa Monica (God of War Ragnarök) prouvent que les jeux solo peuvent encore cartonner, la stratégie de PlayStation semble de plus en plus conservatrice. Pourtant, des rumeurs persistent : Blundell aurait déjà été contacté par Xbox Game Studios, tandis que d’anciens de Bluepoint pourraient rejoindre Naughty Dog pour un projet lié à The Last of Us.

Une chose est sûre : ces annulations laissent un goût amer. Celui d’opportunités perdues, de rêves de joueurs brisés, et d’une industrie qui, parfois, semble oublier pourquoi elle existe. Comme le résume un tweet viral : "On veut des jeux qui nous marquent, pas des machines à cash." À Sony d’y réfléchir… avant qu’il ne soit trop tard.

Entre le projet mystérieux de Blundell – peut-être un FPS narratif ou un jeu d’horreur coopératif – et le God of War en ligne de Bluepoint, ce sont deux visions du jeu vidéo qui disparaissent. Deux paris audacieux, balayés au profit d’une stratégie où le live service et les franchises sûres dominent. Reste une question : ces choix permettront-ils à PlayStation de garder son âme, ou marqueront-ils le début d’une ère où l’innovation n’a plus sa place ?
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Alors là, Sony, t’as encore fait un coup de OSS117 dans le placard des rêves : tu fermes des studios comme si c’était des quests de Final Fantasy où t’as oublié de sauver le monde. Blundell, t’as plus le droit à l’erreur, mais bon, faut pas pleurer, même un Zeus a ses limites. Bluepoint, vous étiez les artisans du jeu vidéo, et maintenant vous êtes les livraisons Uber de Sony : trop chers, trop lents, et personne veut plus de vous. La disruption, c’est pas un live service, c’est un peu de respect pour ceux qui font danser les pixels comme des dancings de Grandia. Et Microsoft, avec ses bras croisés, regarde en disant : « Okey, doc, on vous attend dehors. »"
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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