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Le directeur original de
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Il y a 90 jours

Le directeur original de

Après une absence de deux ans, David Grivel reprend les rênes du remake de Tom Clancy's Splinter Cell, un projet qu’il avait quitté en 2022. Ce retour, annoncé via LinkedIn, marque un tournant pour un jeu dont le développement a été marqué par des silences prolongés et des défis organisationnels. Entre son passage chez Ridgeline Games et la fermeture brutale de ce studio par EA, Grivel revient avec une expérience enrichie, alors qu’Ubisoft tente de redonner un souffle à cette licence culte des années 2000.

A retenir :

  • David Grivel revient comme directeur du remake de Splinter Cell après avoir quitté Ubisoft en 2022.
  • Le projet, annoncé fin 2021, a subi des retards et un manque de communication, alimentant les spéculations.
  • Grivel apporte une expérience renforcée après son travail sur Battlefield 6 chez Ridgeline Games (fermé en 2024).
  • Le remake promet une réécriture de l’histoire originale (2002) pour la rendre "plus authentique et crédible".
  • Un retour qui pourrait relancer une franchise en sommeil depuis Splinter Cell: Blacklist (2013).

Un retour inattendu : David Grivel réintègre Ubisoft Toronto

Le 12 mars 2024, David Grivel a officiellement confirmé son retour chez Ubisoft Toronto en tant que directeur du remake de Tom Clancy's Splinter Cell, via une publication LinkedIn relayée par GamesRadar. "Aujourd’hui, je suis ravi d’annoncer mon retour chez Ubisoft Toronto pour reprendre mon rôle de directeur de jeu sur le remake de Splinter Cell", a-t-il déclaré, soulignant l’attachement particulier qu’il porte à ce projet et à son équipe. Ce retour survient après une période de deux ans marquée par son départ d’Ubisoft en 2022, suivi d’un passage chez Ridgeline Games, un studio acquis par Electronic Arts (EA) pour travailler sur le mode campagne de Battlefield 6. Cependant, la fermeture soudaine de Ridgeline en janvier 2024, dans le cadre d’une vague de licenciements chez EA, a laissé Grivel sans projet – jusqu’à cette opportunité inattendue.

Son parcours chez Ubisoft s’étend sur plus d’une décennie (2011–2022), durant laquelle il a contribué à des titres majeurs comme Splinter Cell: Blacklist (2013), Assassin’s Creed Unity (2014), ou encore la trilogie Far Cry (Far Cry 4, Primal, 5). Son expertise en game design et en narration immersive en fait un atout clé pour ce remake, d’autant plus que la licence Splinter Cell n’a pas connu de nouvel opus depuis Blacklist, il y a onze ans. Son retour pourrait donc symboliser un renouveau pour une franchise qui a marqué l’âge d’or des jeux d’infiltration tactique.


Un remake dans les limbes : entre espoirs et incertitudes

Annoncé en décembre 2021 lors d’un Ubisoft Forward, le remake de Tom Clancy's Splinter Cell (2002) a rapidement suscité l’enthousiasme des fans, avant de sombrer dans un silence radio préoccupant. Contrairement à d’autres projets Ubisoft, comme Skull and Bones ou Avatar: Frontiers of Pandora, peu d’informations filtrent sur son avance. Les rares détails officiels évoquent une refonte narrative pour moderniser l’histoire originale, jugée trop datée pour les standards actuels. "Nous voulons que Sam Fisher et son univers soient plus authentiques et crédibles pour les joueurs d’aujourd’hui", avait expliqué un porte-parole d’Ubisoft en 2022.

Ce manque de transparence a nourri les rumeurs, certaines sources évoquant des problèmes de développement ou des changements de direction créative. Le départ initial de Grivel en 2022 avait d’ailleurs été interprété comme un signe de tensions internes. Pourtant, son retour suggère une volonté de stabiliser le projet. Selon des initiés, le remake utiliserait le moteur Snowdrop (développé pour The Division et Avatar: Frontiers of Pandora), offrant des possibilités techniques inédites pour recréer les mécaniques d’infiltration et les environnements interactifs qui ont fait la renommée de la série. Reste à savoir si Ubisoft parviendra à concilier nostalgie et innovation, un défi de taille pour une licence aussi emblématique.


L’héritage de Splinter Cell : une franchise à réinventer

Sorti en 2002 sur Xbox, Tom Clancy's Splinter Cell a révolutionné le genre de l’infiltration stealth en introduisant des mécaniques comme le "split-jump" (saut entre deux murs), l’usage tactique de la lumière et des ombres, ou encore un système de detection sonore ultra-précis. Le jeu, développé par Ubisoft Montreal, s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires en un an, devenant une référence aux côtés de Metal Gear Solid (Konami) et Thief: The Dark Project (Looking Glass Studios). La série a ensuite enchaîné les succès avec Pandora Tomorrow (2004), Chaos Theory (2005) – souvent considéré comme le sommet de la franchise –, avant de décliner progressivement avec Conviction (2010) et Blacklist (2013), critiqués pour leur approche plus action-orientée.

Aujourd’hui, le remake se doit de retrouver l’essence des premiers opus tout en intégrant des évolutions modernes. Les attentes sont immenses : les fans réclament un retour aux fondamentaux du stealth (moins de combats frontaux, plus de stratégie), une IA plus intelligente pour les gardes, et une direction artistique fidèle à l’atmosphère oppressante des années 2000. Certains espèrent même voir réapparaître des mécaniques abandonnées, comme le "swat turn" (mouvement de rotation rapide) ou les gadgets emblématiques (caméra endoscopique, lunettes thermiques). "Un bon remake doit respecter l’ADN de l’original tout en osant innover", confie un ancien développeur d’Ubisoft sous couvert d’anonymat. "Le risque, c’est de tomber dans la simple remasterisation… ou pire, dans une réinterprétation trop éloignée."


Les défis d’Ubisoft : relancer une licence en perte de vitesse

Le retour de Grivel intervient dans un contexte délicat pour Ubisoft. Après des années de critiques sur sa gestion des licences (annulations de projets comme Skull and Bones avant sa sortie finale, reports à répétition pour Beyond Good and Evil 2), le géant français doit prouver qu’il peut encore livrer des jeux à la hauteur de son héritage. Le remake de Splinter Cell est donc un test crucial, d’autant plus que la concurrence s’est intensifiée avec des titres comme Hitman 3 (IO Interactive) ou Deathloop (Arkane/Bethesda), qui ont repoussé les limites du genre.

Sur le plan technique, le choix du moteur Snowdrop pourrait être un atout majeur. Ce dernier permet une gestion dynamique de l’éclairage et des physiques avancées, essentielles pour recréer l’ambiance tendue des missions de Sam Fisher. Cependant, des rumeurs persistantes évoquent des contraintes budgétaires et des réorganisations d’équipes, ce qui pourrait impacter la qualité finale. "Ubisoft a tendance à surcharger ses studios avec trop de projets en parallèle", note un analyste du secteur. "Si le remake de Splinter Cell veut réussir, il faut lui donner les moyens – et le temps."

Un autre enjeu réside dans la stratégie de communication. Contrairement à Prince of Persia: The Sands of Time Remake (annulé puis relancé), Ubisoft doit éviter de laisser planer le doute trop longtemps. Les joueurs attendent des images in-game, des détails sur le gameplay, et surtout une date de sortie – même approximative. À l’ère des fuites et des leaks, le silence peut rapidement se transformer en désintérêt.


Et après ? L’avenir de la franchise Splinter Cell

Si ce remake parvient à convaincre, il pourrait ouvrir la voie à une relance complète de la franchise. Les rumeurs évoquent déjà un nouvel opus original, potentiellement développé en parallèle par Ubisoft Montreal. "Un remake réussi serait le meilleur argument pour justifier un Splinter Cell 7", estime un journaliste spécialisé. "Mais il faut d’abord prouver qu’il y a encore un public pour ce type de jeu."

Du côté des joueurs, les attentes sont claires : un retour aux sources, avec des mécaniques profondes et exigeantes, une narration adulte, et un héros charismatique – même si Michael Ironside, la voix historique de Sam Fisher, ne reprendra probablement pas son rôle en raison de son âge (73 ans). Certains fans rêvent même d’un mode multijoueur asymétrique, à l’image du célèbre Spies vs. Mercs de Chaos Theory, qui avait marqué les esprits.

Enfin, ce projet s’inscrit dans une tendance plus large de remakes et reboots dans l’industrie (cf. Resident Evil 4 Remake, Dead Space Remake). La question n’est plus de savoir si ces relectures sont nécessaires, mais comment elles peuvent dépasser l’original. Pour Splinter Cell, le défi est double : raviver la flamme des nostalgiques tout en séduire une nouvelle génération de joueurs habitués à des standards techniques et narratifs bien plus élevés. Comme le résume un développeur vétéran : "Un remake, c’est comme une mission d’infiltration : un faux pas, et tout est compromis."

Le retour de David Grivel à la tête du remake de Tom Clancy's Splinter Cell est une nouvelle encourageante pour les fans, mais les défis restent immenses. Entre la nécessité de moderniser une licence vieillissante, les attentes élevées des joueurs, et les incertitudes entourant le développement, Ubisoft devra faire preuve d’une rigueur sans faille pour éviter les écueils qui ont marqué d’autres projets similaires. Si le studio parvient à allier fidélité à l’original et innovation audacieuse, ce remake pourrait bien redéfinir les standards du genre stealth. Une chose est sûre : après plus de dix ans d’absence, Sam Fisher mérite un retour en grande pompe – et non une simple opération marketing. Les prochains mois seront décisifs.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
David Grivel, le retour du maître du stealth, est de retour chez Ubisoft Toronto pour diriger le remake de "Splinter Cell". Après deux ans de vagabondage chez Ridgeline Games, il retrouve son terrain de jeu favori. Ce retour est une bouffée d'air frais pour une franchise qui a besoin de retrouver son souffle. Le remake de "Splinter Cell" est un pari risqué, mais avec Grivel aux commandes, on peut espérer un retour aux fondamentaux du stealth. Reste à voir si Ubisoft parviendra à concilier nostalgie et innovation.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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