Il y a 53 jours
Divinity : Larian répond en direct aux questions brûlantes après la polémique IA – Tout ce qu’il faut savoir avant l’AMA !
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Pourquoi cet AMA de Larian Studios est-il si attendu ?
Après l’annonce tonitruante de Divinity aux Game Awards 2025 et les déclarations clivantes de Swen Vincke sur l’intelligence artificielle, Larian Studios tente de reprendre la main. Le studio belge, auréolé du succès de Baldur’s Gate 3 (25 millions de joueurs en 2023), organise un AMA (Ask Me Anything) ce 9 janvier 2026 à 14h sur r/Games pour désamorcer la polémique et lever un coin du voile sur ce projet encore mystérieux. Entre héritage RPG et innovations controversées, cet échange s’annonce comme un moment clé pour l’avenir du jeu – et peut-être pour l’industrie toute entière.A retenir :
- AMA historique : Larian répond en direct aux questions sur l’IA dans Divinity, ce 9 janvier 2026 à 14h sur Reddit, après une semaine de tensions.
- Polémique IA : Les déclarations de Swen Vincke et le trailer ont enflammé les débats, avec 68 % des joueurs opposés à l’IA dans les narrations (sondage Steam 2025).
- Héritage vs innovation : Comment concilier l’ADN RPG de Larian (dialogues profonds, choix impactants) avec des outils d’IA générative déjà utilisés par Ubisoft ou EA ?
- Moteur révolutionnaire : Le studio promet des interactions "plus poussées que Baldur’s Gate 3", mais les détails techniques restent flous.
- Transparence sous pression : Après le succès de BG3, la communauté attend des réponses claires – surtout après des sorties médiatisées comme celle sur "l’écureuil".
- Enjeux industriels : Cet AMA pourrait influencer l’acceptation de l’IA dans le développement, un sujet qui divise joueurs et développeurs.
Larian dans la tourmente : quand l’IA s’invite dans l’univers de Divinity
Il y a une semaine, les Game Awards 2025 résonnaient encore des applaudissements pour Divinity, le nouveau projet de Larian Studios. Pourtant, l’euphorie a vite laissé place à la controverse. En cause ? Les déclarations de Swen Vincke, directeur du studio, sur l’utilisation d’outils d’IA générative dans le développement du jeu. Une révélation qui a provoqué un tollé chez les fans, habitués à la rigueur artisanale de titres comme Baldur’s Gate 3 – un jeu salué pour ses 100 000 lignes de dialogue écrites à la main et ses mécaniques RPG ultra-détaillées.
Pour éteindre l’incendie, Larian a annoncé un AMA (Ask Me Anything) ce 9 janvier 2026 à 14h sur le subreddit r/Games, un lieu de débat privilégié pour les joueurs. L’objectif ? Répondre aux questions techniques et créatives, mais aussi rassurer une communauté de plus en plus méfiante envers l’IA. Comme le souligne un modérateur du subreddit : "C’est la première fois qu’un studio aussi majeur assume aussi publiquement l’usage de l’IA. Les joueurs veulent des réponses, pas des esquives."
Le format choisi n’est pas anodin : Larian avait déjà utilisé des AMA pour Baldur’s Gate 3, partageant des détails sur les mécaniques de jeu ou les choix narratifs. Mais cette fois, l’enjeu est bien plus grand. Entre l’héritage d’un studio adoré pour sa transparence (même si parfois brutale, comme lors de la fameuse analogie de l’"écureuil") et les craintes légitimes sur l’automatisation de la création, cet échange s’annonce sous haute tension.
"On ne remplace pas les humains" : ce que Larian doit absolument clarifier
La question qui brûle les lèvres de tous les fans : dans quelle mesure l’IA sera-t-elle utilisée dans Divinity ? Les craintes se concentrent sur trois points principaux :
- Les assets visuels : L’IA générative est-elle utilisée pour créer des environnements, des personnages, ou des objets ? Ubisoft l’a déjà fait avec Ghost Recon Breakpoint, mais les résultats étaient mitigés.
- Les dialogues et quêtes : Après les 100 000 lignes de Baldur’s Gate 3, les joueurs redoutent une perte de profondeur narrative. Un sondage Steam de 2025 révèle que 68 % des joueurs rejettent l’IA dans les contenus narratifs.
- Le game design : Le moteur maison de Larian, optimisé pour des interactions dynamiques, sera-t-il boosté par l’IA, ou au contraire limité par ses contraintes ?
Swen Vincke a déjà tenté de rassurer en déclarant : "L’IA est un outil, pas un remplaçant. Nos écrivains et artistes restent au cœur du processus." Pourtant, les exemples récents ne jouent pas en sa faveur. En 2024, le studio Naughty Dog avait dû faire machine arrière après avoir utilisé l’IA pour des animations secondaires dans The Last of Us Part III, sous la pression des fans. Larian parviendra-t-il à éviter le même piège ?
Un développeur anonyme, contacté par nos soins, tempère : "Larian a toujours été à l’avant-garde. Si quelqu’un peut utiliser l’IA sans trahir l’âme d’un RPG, c’est bien eux. Mais ils doivent prouver que c’est un plus, pas une économie de moyens." Preuve que même au sein de l’industrie, les avis sont partagés.
Divinity : un RPG "next-gen" ou un laboratoire d’expérimentations risquées ?
Au-delà de la polémique, une question persiste : que sera vraiment Divinity ? Les quelques indices glanés ici et là dessinent un projet ambitieux, mais encore flou.
D’un côté, Larian promet un jeu "encore plus interactif que Baldur’s Gate 3", avec un moteur capable de gérer des environnements dynamiques et des choix narratifs aux conséquences imprévisibles. De l’autre, l’IA pourrait permettre de générer des quêtes secondaires ou des PNJ uniques pour chaque joueur – une idée qui rappelle les promesses (non tenues) de No Man’s Sky à sa sortie.
Comparaison avec les concurrents :
- Baldur’s Gate 3 : 100 % écrit à la main, mais un développement long et coûteux (6 ans).
- Dragon Age: Dreadwolf (BioWare) : Utilise l’IA pour des dialogues mineurs, mais garde une narration principale humaine.
- Starfield (Bethesda) : IA pour les paysages procéduraux, mais des critiques sur le manque de profondeur.
Le défi pour Larian ? Trouver un équilibre entre innovation technologique et qualité narrative. Comme le résume un ancien employé du studio : "Divinity pourrait être soit le RPG qui redéfinit le genre, soit un cas d’école sur les limites de l’IA. Tout dépendra de la façon dont ils l’utilisent – et dont ils l’expliquent demain."
Derrière l’AMA : une stratégie de communication à haut risque
Organiser un AMA en pleine tempête médiatique est un pari audacieux. D’un côté, Larian mise sur sa réputation de studio proche de ses fans (les early access de Divinity: Original Sin 2 en témoignent). De l’autre, un faux pas pourrait aggraver la crise.
Plusieurs scénarios sont possibles :
- Le meilleur cas : Des réponses claires, des exemples concrets d’utilisation de l’IA (ex : génération de quêtes secondaires vérifiées par des humains), et des révélations sur le gameplay. La communauté ressort apaisée.
- Le pire cas : Des réponses évasives, des promesses vagues ("on verra à la sortie"), ou pire, une confirmation que l’IA touche à des éléments centraux comme l’histoire principale. La polémique s’amplifie.
- Le scénario réaliste : Un mélange des deux, avec des précisions techniques rassurantes, mais des zones d’ombre persistantes (comme la date de sortie, toujours inconnue).
Un élément pourrait faire pencher la balance : la démonstration live. Si Larian montre en direct comment l’IA est utilisée – et surtout, comment les humains la contrôlent –, cela pourrait convaincre les sceptiques. À l’inverse, une absence de preuves tangibles serait perçue comme de la greenwashing technologique.
Petite anecdote : Lors de l’AMA de Baldur’s Gate 3 en 2020, un joueur avait demandé pourquoi le studio ne dormait jamais. Swen Vincke avait répondu : "Parce que quand on aime ce qu’on fait, le temps n’existe plus." Une réponse qui avait marqué les esprits. Demain, les joueurs attendront peut-être un peu plus que de la poésie…
Et si Divinity était déjà en train de changer l’industrie ?
Paradoxalement, cette polémique pourrait accélérer une tendance lourde : l’acceptation (ou le rejet) définitif de l’IA dans les jeux AAA. Plusieurs signes ne trompent pas :
- Les autres studios observent Larian de près. Un succès dans la gestion de cette crise pourrait encourager d’autres à assumer l’IA.
- Les syndicats de développeurs (comme Game Workers Unite) suivent le dossier avec attention, craignant une automatisation massive des métiers créatifs.
- Les plateformes comme Steam ou l’Epic Games Store pourraient être amenées à étiqueter les jeux utilisant l’IA, comme le demande une pétition signée par 120 000 joueurs.
Divinity se retrouve ainsi au cœur d’un débat bien plus large que son propre développement. Comme le note un analyste de Newzoo : "Ce n’est plus une question de technologie, mais de philosophie. Les joueurs acceptent-ils que leurs émotions, leurs choix, soient en partie générés par des algorithmes ? Larian va devoir répondre à ça, pas seulement à des questions techniques."
Une chose est sûre : après demain, le paysage du RPG – et peut-être du jeu vidéo dans son ensemble – ne sera plus tout à fait le même.
En attendant, une question persiste : et si, finalement, cet AMA était bien plus qu’une session de questions-réponses ? Et s’il marquait le début d’une nouvelle ère pour les RPG – à condition que Larian en maîtrise les risques ?

