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ESO : Le Dragon Knight sous les projecteurs… mais les autres classes devront attendre jusqu’en 2028 !
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Il y a 48 jours

ESO : Le Dragon Knight sous les projecteurs… mais les autres classes devront attendre jusqu’en 2028 !

Le Dragon Knight d’Elder Scrolls Online bénéficie d’une refonte audacieuse sur le PTS, avec des améliorations visuelles et une progression repensée. Pourtant, les joueurs s’interrogent : pourquoi les autres classes devront-elles attendre jusqu’en 2028 ? Entre espoirs, frustrations et craintes autour du futur Battle Pass, ZeniMax se retrouve sous pression pour concilier innovation et équité.

A retenir :

  • Le Dragon Knight teste une refonte majeure sur le PTS, avec des effets visuels retravaillés et une montée en puissance plus dynamique, inspirée d’un "volcan en éruption".
  • Seules deux classes (Hüter et Zauberer) seront mises à jour en 2026, tandis que les Templiers, Nachtklingen et autres devront patienter jusqu’en 2027… voire 2028.
  • Le futur Battle Pass lié aux Tamrielfolianten inquiète : les joueurs redoutent un système plus restrictif qu’ESO Plus, avec un risque de pay-to-skip accru.
  • Des déséquilibres persistent dans les compétences du Dragon Knight, et certains noms jugés "peu intuitifs" divisent la communauté.
  • Comparaison avec la concurrence : Final Fantasy XIV et World of Warcraft misent sur des mises à jour plus globales, tandis qu’ESO adopte un rythme annuel par classe.

Un Dragon Knight métamorphosé : entre explosions et zones d’ombre

Sur le PTS (Public Test Server) d’Elder Scrolls Online, le Dragon Knight – ou Drachenritter pour les puristes – incarne le cobaye d’une refonte qui pourrait bien redéfinir les standards du jeu. Les testeurs saluent une dynamique de combat repensée, où les effets visuels gagnent en intensité (imaginez des flammes crépitant comme un brasier déchaîné) et où la progression en puissance évoque une courbe exponentielle, "comme un volcan entrant en éruption", selon les mots d’un joueur sur les forums officiels. Une métaphore qui colle à l’esprit de la classe, historiquement associée au feu et à la terre.

Pourtant, derrière l’enthousiasme, des déséquilibres persistants tempèrent l’optimisme. Certaines compétences, comme Frappe Sismique (Earthen Heart), semblent surpuissantes en PvE mais sous-exploitées en PvP, tandis que d’autres, comme Souffle de Feu (Fiery Breath), peinent à trouver leur place dans les rotations optimisées. Sans compter les noms de compétences, jugés "trop techniques" ou "peu évocateurs" par une partie de la communauté. "On dirait un manuel de chimie, pas un grimoire de dragon"*, plaisante un joueur sur Reddit, soulignant le fossé entre l’immersion fantasy et la terminologie parfois aride.

Pour ZeniMax, l’enjeu est double : corriger ces imperfections avant le déploiement officiel, tout en maintenant la cohérence avec l’identité historique de la classe. Un défi d’autant plus complexe que les attentes sont immenses après des années de statu quo.


2026, 2027, 2028… : le calendrier des classes qui exaspère

Si le Dragon Knight profite aujourd’hui des feux de la rampe, les autres classes d’ESO regardent de loin… très loin. Selon la feuille de route officielle, seuls le Hüter (Warden) et le Zauberer (Sorcerer) auront droit à leur refonte d’ici décembre 2026. Les Templiers, Nachtklingen (Nightblade), Nekromanten (Necromancer) et Arkanisten (Arcanist) devront, eux, attendre 2027 – voire 2028 pour les derniers. Un rythme qui ulcère une partie de la communauté, habituée à des mises à jour plus globales chez des concurrents comme Final Fantasy XIV (avec ses corrections trimestrielles) ou World of Warcraft (où les classes sont souvent rééquilibrées en bloc).

Sur les forums, les réactions sont sans appel : "Une classe par an ? À ce rythme, mon Nekromanten sera obsolète avant même d’être mis à jour !" s’exclame un joueur. D’autres pointent du doigt l’inégalité de traitement entre les classes, certaines – comme le Dragon Knight – bénéficiant d’une attention particulière, tandis que d’autres, comme les armes à une main ou les bâtons de glace, restent dans l’ombre depuis des années. "ZeniMax a l’air de jouer aux échecs avec nos classes, mais sans stratégie claire"*, résume un autre commentaire, reflétant un sentiment de frustration grandissant.

Du côté du studio, on justifie ce calendrier par la complexité des refontes, chaque classe nécessitant des mois de tests et d’ajustements. Une explication qui peine à convaincre, d’autant que des rumeurs évoquent des retards internes liés à d’autres projets, comme le prochain chapitre Gold Road (prévu pour 2024). Entre promesses et réalité, le fossé se creuse.


Battle Pass : la menace qui plane sur ESO Plus

Alors que la refonte du Dragon Knight monopolise les discussions, un autre sujet fait trembler la communauté : l’arrivée prochaine d’un Battle Pass lié aux Tamrielfolianten (les Tome en version originale). Présenté comme une "alternative" à ESO Plus, ce système suscite déjà des craintes, notamment celle d’une fragmentation du contenu. Les joueurs redoutent que les récompenses cosmiques (comme les montures exclusives) ou utilitaires (comme les potions de craft) ne soient verrouillées derrière une progression chronophage, voire des microtransactions.

Sur les réseaux, les comparaisons avec Guild Wars 2 vont bon train. Si le modèle hybride évoqué (défis quotidiens + récompenses saisonnières) rappelle effectivement celui d’ArenaNet, une différence majeure inquiète : le risque de pay-to-skip plus marqué. "Chez Guild Wars 2, tu peux tout déverrouiller avec du temps. Ici, on sent que ZeniMax va nous pousser à sortir la carte bleue"*, analyse LysandratheMage, un joueur influent sur les forums. Une crainte renforcée par l’opacité actuelle de ZeniMax, qui n’a encore dévoilé aucun détail concret sur le fonctionnement du Battle Pass.

Certains y voient une stratégie commerciale agressive, visant à compenser la baisse des abonnements ESO Plus (dont les chiffres n’ont pas été rendus publics depuis 2022). D’autres, plus optimistes, espèrent un système équilibré, à l’image des Event Tickets de Final Fantasy XIV, où les récompenses restent accessibles sans dépenser un centime. Une chose est sûre : si ZeniMax rate son coup, la grogne pourrait bien dépasser le cadre des forums pour toucher les notes sur Steam ou Metacritic.


Derrière les écrans : pourquoi cette refonte arrive (enfin) maintenant ?

Pour comprendre l’ampleur de cette refonte, il faut remonter à 2019, lorsque ZeniMax avait évoqué pour la première fois une "modernisation" des classes d’ESO. À l’époque, le projet avait été mis en pause, officiellement pour se concentrer sur les extensions Elsweyr et Greymoor. Mais selon des sources internes (relayées par le site MMORPG.com), la véritable raison était bien plus prosaïque : un manque de ressources. Entre les retards liés à la pandémie et la priorité donnée au contenu narratif (comme les quêtes de Blackwood), les équipes dédiées au gameplay avaient été réduites à peau de chagrin.

Tout change en 2023, lorsque Microsoft – nouveau propriétaire de ZeniMax via l’acquisition d’Activision Blizzard – injecte des fonds supplémentaires dans le développement d’ESO. Résultat : une équipe dédiée aux refontes de classes est enfin constituée, avec pour mission de rajeunir un système vieillissant. Le Dragon Knight, classe la plus ancienne du jeu (présente depuis le lancement en 2014), est naturellement désigné comme cobaye.

Mais pourquoi un tel décalage entre les classes ? La réponse tient en un mot : data. ZeniMax utilise les statistiques de jeu pour prioriser les refontes en fonction de la popularité et des problématiques techniques. Ainsi, le Hüter et le Zauberer, souvent critiqués pour leur manque de diversité en PvP, passent avant les Templiers, pourtant très utilisés mais moins "cassés" selon les métriques internes. Une logique qui laisse dubitatifs les joueurs des classes reléguées en queue de pelotons.

Autre détail révélateur : les armes (comme les haches ou les massues) ne sont même pas mentionnées dans la feuille de route. "On nous parle de classes, mais personne ne semble se soucier des builds hybrides ou des styles de combat alternatifs"*, déplore un joueur spécialisé dans les builds stamina. Un oubli qui en dit long sur les priorités – et les limites – de cette refonte.


Et maintenant ? Ce que les joueurs peuvent (vraiment) attendre

Alors, faut-il se réjouir ou s’inquiéter ? Pour les amateurs de Dragon Knight, la réponse est claire : cette refonte apporte un souffle nouveau à une classe qui en avait bien besoin. Les effets visuels retravaillés, les animations plus fluides et la progression repensée en font une expérience bien plus immersive. "Enfin, je me sens comme un vrai chevalier-dragon, pas comme un mage en armure qui lance des sorts au hasard"*, confie un joueur sur Discord.

Pour les autres, en revanche, l’attente s’annonce longue. Et si ZeniMax tient à son calendrier, quelques pistes d’amélioration pourraient apaiser les tensions :

  • Des mises à jour intermédiaires : même légères, des corrections de bugs ou des ajustements numériques pour les classes "oubliées" seraient les bienvenues.
  • Plus de transparence : expliquer clairement pourquoi certaines classes sont prioritaires, avec des données à l’appui, éviterait les théories du complot.
  • Un Battle Pass équilibré : s’inspirer des bons côtés de Guild Wars 2 (accès gratuit aux récompenses majeures) tout en évitant les pièges du pay-to-win.
  • Impliquer la communauté : comme pour le PTS du Dragon Knight, multiplier les phases de test ouvert pour recueillir des retours avant les déploiements finaux.

Enfin, une question persiste : cette refonte est-elle un véritable renouveau ou un simple ravalement de façade ? Pour le savoir, il faudra attendre les retours post-lancement… et voir si ZeniMax saura tenir ses promesses sans sacrifier l’équilibre du jeu. En attendant, une chose est sûre : dans l’univers d’Elder Scrolls Online, la patience est une vertu… mais les joueurs commencent à en manquer cruellement.

Le Dragon Knight d’Elder Scrolls Online entre dans une nouvelle ère, avec des changements qui pourraient bien redéfinir son rôle dans le méta. Mais derrière l’enthousiasme se cachent des interrogations légitimes : pourquoi un tel écart entre les classes ? Le Battle Pass va-t-il alourdir l’expérience ou l’enrichir ? Une chose est certaine – ZeniMax joue gros. Si la refonte actuelle séduit, le studio devra prouver qu’il peut concilier innovation, équité et transparence pour éviter que la frustration ne tourne à l’exode des joueurs. Les prochains mois s’annoncent décisifs… et probablement agités sur les forums.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Le Dragon Knight qui sort de sa torpeur, c’est comme un Final Fantasy Tactics qui se réveille après 10 ans de sieste : spectaculaire, mais on se demande si c’est vraiment lui ou un clone. Les flammes qui dansent, c’est beau, mais si Frappe Sismique écrase tout en PvE comme un EarthBound en mode "désastre", faut pas s’étonner que les autres classes regardent avec des yeux de Chrono Trigger en 1995 : "Mais… c’est pas juste ?!" Le calendrier des refontes, c’est le Silent Hill 3 où on attend le boss final depuis 2000 : on sait qu’il va arriver, mais à ce rythme, on aura oublié pourquoi on voulait le voir. ZeniMax joue aux échecs avec nos classes, mais avec des pions en plastique et un roi qui dort. Dommage qu’ils n’aient pas mis Dark Souls à jour avant : au moins, là-bas, les classes étaient déjà "obsolètes" depuis 2009, et personne ne râlait. Le Battle Pass, c’est le Pokémon où on vous force à échanger votre Pikachu contre un Mewtwo en payant 5000 pièces. "Mais c’est pour ton bien !" dit ZeniMax en souriant, comme si on ne voyait pas le piège. Espérons qu’ils fassent au moins aussi bien que Final Fantasy XIV avec ses Event Tickets : au moins, là-bas, on peut encore rêver d’un monde où le temps et l’argent ne sont pas des variables aléatoires.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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