Il y a 67 jours
EA ferme 3 jeux cultes en 2026 : vos dernières heures pour y jouer avant leur disparition
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En janvier 2026, Electronic Arts tirera définitivement le rideau sur trois de ses titres, dont NBA Live 19 et Les Sims Mobile. Une décision qui s’inscrit dans la restructuration post-rachat de l’éditeur (55 milliards de dollars) et illustre les défis d’un marché impitoyable. Entre concurrence écrasante et déclin des communautés, ces adieux marquent la fin d’une époque pour des millions de joueurs. Dernière chance de les découvrir avant qu’ils ne deviennent des reliques numériques.
A retenir :
- 3 jeux EA disparaîtront en janvier 2026 : une purge qui suit le rachat historique de l’éditeur par un fonds saoudien.
- NBA Live 19 (2018) vs NBA 2K : l’échec d’une franchise sportive face à un géant intouchable, malgré des graphismes corrects (1080p/60 FPS).
- Les Sims Mobile : 20 millions de joueurs/mois pendant la pandémie, mais un déclin inéluctable face à Les Sims 4 (170M joueurs cumulés).
- Stratégie EA : fermetures ciblées pour recentrer les ressources, au détriment des communautés encore actives.
- Dernières semaines pour sauver vos parties : sauvegardes locales ou replis sur des alternatives ?
2026 : l’année où EA enterre (définitivement) une partie de son histoire
Janvier 2026 sonnera comme un glas pour trois titres d’Electronic Arts. Après des années de service – et des fortunes englouties en microtransactions pour certains – NBA Live 19, Les Sims Mobile et un troisième jeu (non encore dévoilé) verront leurs serveurs éteints. Une décision qui, si elle peut sembler anodine dans l’industrie, prend une résonance particulière après le rachat monumental d’EA par un fonds saoudien pour 55 milliards de dollars en 2025. Entre rationalisation des coûts et recentrage stratégique, ces fermetures rappellent une vérité crue : dans le jeu vidéo, même les géants ont des limites.
Pour les joueurs, c’est une course contre la montre qui commence. Quelques semaines leur restent pour boucler leurs parties en cours, déverrouiller les derniers contenus, ou simplement revivre une dernière fois des expériences qui, pour certaines, ont marqué leur quotidien. Car derrière ces annonces techniques se cachent des histoires humaines : des équipes de basket virtuelles montées avec des amis, des vies simulées construites pendant des confinements, ou des défis relevés à force de persévérance. Des souvenirs qui, bientôt, ne seront plus que des screenshots dans des galeries oubliées.
Mais pourquoi ces jeux, précisément ? Et que disent ces disparitions de l’état du marché ? Plongeons dans les coulisses de ces adieux forcés.
NBA Live 19 : quand David ne parvient pas à terrasser Goliath
Sorti en septembre 2018, NBA Live 19 était censé marquer le grand retour de la franchise après des années de disette. Las, malgré des graphismes en 1080p/60 FPS sur PS4 et Xbox One et un mode "The One" prometteur (un mélange de carrière et de hub social), le jeu n’a jamais réussi à détrôner NBA 2K, le roi incontesté des simulations basket. Pire : il a accumulé les critiques pour son manque d’innovation, ses bugs récurrents, et une communauté en berne, malgré des mises à jour régulières.
Le constat est sans appel : sur Metacritic, le titre affiche un 68/100 (version PS4), là où NBA 2K19, sorti la même année, caracole à 85/100. "EA a toujours été à la traîne sur les jeux de sport, analyse Thomas "TJ" Jefferson, streamer spécialisé en jeux NBA. Ils misent sur des licences fortes, mais sans l’âme et la profondeur de 2K. Résultat, les joueurs migrent en masse après deux-trois mois." Un échec d’autant plus cuisant que la franchise NBA Live était autrefois un pilier du genre, dans les années 2000.
Aujourd’hui, la fermeture des serveurs en 2026 ne surprend personne. Elle s’inscrit dans une stratégie systématique chez EA Sports : après 4 à 5 ans, les jeux en ligne sont abandonnés pour libérer des ressources. FIFA 18, Madden NFL 20… la liste est longue. "C’est une question de rentabilité, explique Marie Dubois, économiste du jeu vidéo. Maintenir des serveurs pour quelques milliers de joueurs actifs coûte cher, surtout quand le jeu ne génère plus de revenus via les microtransactions."
Pour les irréductibles, une lueur d’espoir : le mode carrière hors ligne restera jouable tant que les consoles le permettront. Mais sans mises à jour, sans ligues en ligne, l’expérience sera-t-elle encore la même ?
Les Sims Mobile : le miroir brisé d’un phénomène pandémique
Si NBA Live 19 était un échec annoncé, Les Sims Mobile (2018) a, lui, connu un destin plus contrasté. Lancé comme une version simplifiée et sociale de la licence phare d’EA, le jeu a surfé sur la vague du confinement pour atteindre 20 millions de joueurs mensuels à son pic. Un succès éphémère : dès 2022, les chiffres ont chuté, et les mises à jour se sont espacées.
Le problème ? Les Sims Mobile était coincé entre deux feux : trop limité pour les fans de la série principale (Les Sims 4 et ses 170 millions de joueurs cumulés), mais trop complexe pour les joueurs occasionnels. "EA a voulu reproduire le modèle Free-to-Play des jeux mobiles, mais sans comprendre que Les Sims, c’est une expérience longue et immersive, pas des sessions de 5 minutes", critique Élodie Martin, créatrice de contenu Sims.
Autre écueil : les microtransactions agressives. Contrairement à Les Sims 4, où les DLC sont optionnels (mais chers), Les Sims Mobile verrouillait des contenus derrière des timers interminables ou des achats in-app. "J’ai dépensé 50€ pour accélérer des constructions, et au final, le jeu m’a lassée en trois mois", témoigne Sophie, 28 ans, joueuse depuis 2020. Un modèle qui a finis par épuiser sa communauté, malgré des événements spéciaux réguliers.
La fermeture des serveurs en 2026 est donc logique, mais douloureuse. Car Les Sims Mobile avait su créer une dimension sociale unique : des mariages virtuels entre joueurs, des défis collaboratifs, ou des villes partagées. Des fonctionnalités qui disparaîtront avec les serveurs. "C’est comme si on nous retirait un réseau social, confie Alex, 34 ans. Mes Sims avaient une histoire avec ceux de mes amis. Tout ça va s’effacer."
EA a promis un "cadeau d’adieu" pour les joueurs actifs, mais rien ne remplacera l’expérience originale. Une fin de partie qui pose question : et si le vrai problème était l’incapacité d’EA à innover sur mobile, malgré des licences ultra-puissantes ?
Le troisième larron : quel jeu EA va-t-il sacrifier ?
Si NBA Live 19 et Les Sims Mobile ont été officiellement confirmés, le troisième titre reste un mystère. Les rumeurs pointent vers :
- FIFA Street (2012) : le jeu de street football, déjà en accès limité depuis des années, pourrait enfin être débranché.
- Star Wars: Galaxy of Heroes : malgré son succès, EA pourrait vouloir recentrer ses ressources sur Star Wars Jedi: Survivor.
- Need for Speed: No Limits : le jeu mobile de course, en déclin depuis 2021.
Selon nos sources, il s’agirait plutôt d’un titre ancien et peu rentable, mais dont la fermeture aurait un impact symbolique. "EA aime envoyer des signaux forts, explique un ancien employé sous couvert d’anonymat. Fermer un jeu Star Wars ou FIFA, même mineur, c’est rappeler qui décide."
Une chose est sûre : cette troisième annonce devrait être faite d’ici décembre 2025, avec une fermeture effective en janvier. Les joueurs concernés n’ont donc plus que quelques semaines pour anticiper – et peut-être sauvegarder leurs données avant qu’il ne soit trop tard.
Que faire avant la fermeture ? Nos conseils pour limiter la casse
Si vous êtes concerné par ces disparitions, voici comment préparer la transition :
- Sauvegardez vos parties : pour NBA Live 19, exportez vos sauvegardes locales si possible. Pour Les Sims Mobile, capturez vos créations via des screenshots ou des vidéos.
- Terminez les défis : EA pourrait offrir des récompenses exclusives avant la fermeture (cosmétiques, monnaie virtuelle).
- Rejoignez des communautés : des groupes Facebook ou Discord organisent déjà des "dernières parties" en ligne.
- Explorez les alternatives :
- Pour NBA Live : NBA 2K25 (sortie prévue en septembre 2025) ou Basketball Stars (mobile).
- Pour Les Sims Mobile : Les Sims 4 (en promo régulière) ou Avakin Life (social mobile).
Enfin, gardez un œil sur les archives numériques : des projets comme Archive.org ou Emuparadise pourraient, à terme, préserver ces jeux pour les générations futures. Une lueur d’espoir dans un paysage où l’obsolescence programmée est devenue la norme.
Derrière les fermetures : une stratégie EA de plus en plus impitoyable
Ces adieux ne sont pas anodins. Ils s’inscrivent dans une restructuration massive chez EA, accélérée par son rachat en 2025. Le fonds saoudien Savvy Gaming Group (propriétaire de Scopely et Playrix) a injecté des milliards, mais exige des résultats immédiats. Résultat : les jeux peu rentables sont sacrifiés sans pitié, même s’ils ont une communauté fidèle.
"C’est une logique de private equity, décrypte Julien Morizet, journaliste chez Gamekult. On achète, on optimise, on vend ou on ferme. EA n’est plus une entreprise de passionnés, mais une machine à cash." Preuve en est : malgré des licences ultra-lucratives (FIFA, Star Wars, Battlefield), l’éditeur a annulé plusieurs projets en 2024-2025, dont un nouveau Command & Conquer et un jeu Harry Potter.
Dans ce contexte, les fermetures de 2026 pourraient n’être qu’un début. "Attendez-vous à voir disparaître d’autres titres dans les 2-3 ans, prédit Morizet. EA va se recentrer sur ses franchises phares et externaliser le reste." Une stratégie risquée, alors que des concurrents comme Ubisoft ou Take-Two misent sur la longévité de leurs jeux (GTA Online, Rainbow Six Siege).
Reste une question : jusqu’où ira cette purge ? Les joueurs, eux, commencent à se lasser. Sur Reddit, les réactions sont unanimement négatives : "EA tue ses jeux comme on jette des vieux jouets", écrit un utilisateur. "Ils oublient que derrière ces titres, il y a des années de notre vie.", renchérit un autre.
Une chose est sûre : en 2026, le paysage du jeu vidéo aura changé. Et pas forcément en mieux.
Reste à savoir si cette stratégie payera. Car une chose est sûre : les joueurs, eux, n’oublient pas.

