Il y a 35 jours
Highguard : Le FPS gratuit qui défie Steam et PS5 – Interview exclusive des devs et secrets du succès
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Pourquoi Highguard est-il le phénomène surprise de 2026 ?
Développé par d’anciens d’Apex Legends et Titanfall, ce free-to-play hybride alliant raid-shooter compétitif (3v3), survie et exploration open world a explosé les compteurs dès son lancement surprise le 26 janvier 2026 : 60 000 joueurs simultanés sur Steam et 322 000 viewers sur Twitch en 24h. Son secret ? Un gunplay ultra-précis, un univers fantasy inédit avec montures, et une philosophie de développement radicale : "Échouer vite pour réussir mieux". Décryptage d’un titre qui bouscule déjà les codes, entre mises à jour épisodiques inspirées de Fortnite et Valorant, et un trailer bâclé en 48h pour les Game Awards 2025...
A retenir :
- Lancement surprise : 60 000 joueurs sur Steam et 322 000 viewers Twitch en 24h, malgré un trailer improvisé pour les Game Awards 2025.
- Gameplay hybride : 3v3 compétitif + survie open world avec 8 personnages, 3 montures, 10 armes et 5 cartes à explorer dès le Day One.
- Philosophie "Fail Fast" : Développement itératif inspiré des vétérans de Respawn (Apex Legends), avec des tests communautaires en temps réel.
- Contenu épisodique : Mises à jour régulières (nouveaux boss, mode classé) pour éviter l’erreur d’Overwatch 2 ou Concord (Sony).
- Univers fantasy : Un mélange inédit de gunplay balistique et de construction de bases, avec 6 forteresses à bâtir.
Un lancement en catimini qui fait grand bruit
Le 26 janvier 2026 restera comme une date marquante pour les amateurs de shooters compétitifs. Sans campagne marketing tapageuse, Highguard a débarqué en shadow drop sur Steam et PS5, suivant la recette qui avait fait le succès d’Apex Legends en 2019. Mais cette fois, la surprise était double : non seulement le jeu était gratuit, mais il proposait un mélange audacieux de raid-shooter 3v3, de survie open world et de construction de bases, le tout dans un univers fantasy moderne où les armes à feu côtoient des créatures mythiques et des montures customisables.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 60 000 joueurs simultanés sur Steam dès les premières heures, et un pic à 322 000 viewers sur Twitch, dépassant des titres AAA récents comme Call of Duty: Black Ops 6 ou Battlefield 2043. "On s’attendait à un bon démarrage, mais pas à une telle explosion", confie Chad Grenier, cofondateur du studio et ancien lead designer sur Titanfall 2. "Les joueurs semblent adorer le mélange entre la précision d’un FPS compétitif et la liberté d’un open world."
Pourtant, tout n’a pas été simple. Le studio, composé d’une vingtaine de vétérans issus de Respawn Entertainment (Apex Legends, Titanfall) et d’autres licences comme Destiny 2, a dû improviser un trailer en 48h pour les Game Awards 2025, après une invitation de dernière minute de Geoff Keighley. "C’était un peu le bazar, reconnaît Grenier. Le trailer était trop vague, presque abstrait. On a eu des retours mitigés, mais ça n’a pas empêché le jeu de cartonner." Une preuve que le gameplay prime sur le marketing ?
Ce qui frappe dès les premières parties, c’est la qualité du gunplay. Les armes, toutes balistiques (pas de hitscan ici), demandent une vraie maîtrise des trajectoires et des reculs, à mi-chemin entre Counter-Strike 2 et Apex Legends. "On voulait un feeling de tir qui récompense la précision, pas le spam, explique un développeur. Chaque balle compte." Ajoutez à cela des montures qui transforment les déplacements (un cheval-squelette pour les terrains rocheux, un loup géant pour les forêts), et vous obtenez une expérience dynamique où chaque match est unique.
"Échouer vite pour réussir mieux" : la méthode Highguard
Derrière ce succès fulgurant se cache une philosophie de développement pour le moins inhabituelle : "Fail Fast", ou "Échouer vite pour apprendre plus vite". Inspiré des méthodes agiles et des retours en temps réel de la communauté, le studio a privilégié les tests brutaux et les itérations rapides, plutôt qu’un polissage interminable comme sur Concord (le FPS de Sony sorti en 2025, critiqué pour son manque de contenu malgré un budget pharaonique).
"On a sorti des builds jouables très tôt, même buggées, pour voir comment les joueurs réagissaient, raconte un membre de l’équipe. Parfois, une mécanique qu’on adorait en interne était détestée par la communauté. Alors on pivotait en 48h." Résultat : un jeu déjà équilibré et addictif, là où d’autres titres mettent des mois à corriger leurs défauts. "Regardez Overwatch 2, ajoute-t-il. Ils ont mis des années à ajouter un vrai mode PvE, et quand ils l’ont fait, c’était trop tard. Nous, on veut éviter ça."
Cette approche a aussi permis de peaufiner l’open world, un élément rare dans un FPS compétitif. Les 5 cartes disponibles au lancement (dont une forêt hantée et une cité en ruines) sont conçues pour encourager l’exploration entre les matchs. On y trouve des ressources à récolter, des PNJ à sauver (ou à trahir), et même des boss cachés qui peuvent débloquer des armes légendaires. "On a voulu que chaque partie ait un avant et un après, pas juste un score final, précise Grenier. Ici, même une défaite peut servir à préparer la revanche."
Le pari fou des mises à jour "épisodiques"
Autre particularité de Highguard : son modèle de contenu "épisodique", inspiré de Fortnite et Valorant, mais avec une touche narrative plus marquée. Dès les prochaines semaines, les joueurs peuvent s’attendre à :
- Un nouveau Warden (un boss défensif géante, similaire aux Raid Boss de Destiny 2), avec des mécaniques de combat inédites.
- Un mode classé pour structurer la scène compétitive, avec un système de ligues et des récompenses exclusives.
- Des événements communautaires où les joueurs voteront pour ajouter ou retirer des mécaniques (un peu comme les Community Challenges de Rocket League).
- Une extension de l’open world, avec une nouvelle zone inspirée des badlands post-apocalyptiques.
"On ne veut pas que les joueurs aient l’impression de grind pour rien, explique un développeur. Chaque mise à jour doit apporter du contenu qui change vraiment la donne, pas juste un skin ou une arme recyclée." Une stratégie qui tranche avec des titres comme Overwatch 2, où les mises à jour étaient souvent critiquées pour leur manque d’ambition. "Blizzard a perdu des années à essayer de contenter tout le monde. Nous, on assume nos choix, même s’ils divisent."
Pour maintenir l’engouement, l’équipe mise aussi sur la transparence : un roadmap public est déjà disponible, détaillant les ajouts prévus jusqu’à l’été 2026. Parmi les projets les plus attendus :
- Un système de guildes pour organiser des raids à grande échelle.
- Des montures volantes (un dragon mécanique est déjà en test interne).
- Un mode "Horde" coopératif où 4 joueurs affrontent des vagues d’ennemis générés procéduralement.
Derrière les coulisses : comment un trailer raté a sauvé le jeu
Ironie du sort : le trailer des Game Awards 2025, jugé "trop vague" par l’équipe elle-même, a peut-être été le meilleur coup marketing de Highguard. "On nous a proposé une place 72h avant l’événement, se souvient Grenier. On n’avait rien de prêt, juste des captures alpha et une musique temporaire. On a tout monté en deux jours, sans sommeil."
Le résultat ? Une vidéo cryptique, sans gameplay clair, qui a intrigué plus qu’elle n’a convaincu. "Les réseaux sociaux ont explosé, raconte un community manager. Les gens se demandaient ‘Mais c’est quoi ce jeu ?’. Ça a créé un mystère, bien plus efficace qu’un trailer classique." Preuve que parfois, l’imperfection paie.
Autre anecdote révélatrice : le nom Highguard lui-même est né d’un concours interne. "On avait une liste de 50 noms horribles, se souvient un développeur. Un jour, quelqu’un a lancé ‘Highguard’ en rigolant, et tout le monde a adoré. Ça sonnait épique, mais pas prétentieux. C’était parfait." Un détail qui résume l’esprit du projet : audacieux, mais sans prise de tête.
Comparaisons et critiques : Highguard face aux géants
Inévitablement, Highguard est comparé à d’autres FPS gratuits comme Apex Legends, Valorant, ou Warzone. Pourtant, son approche hybride le distingue clairement :
- Contrairement à Apex : Pas de battle royale, mais des matchs en 3v3 avec des objectifs variés (escorte, contrôle de zone, survie).
- Contrairement à Valorant : Un open world persistant où les actions ont un impact sur les parties suivantes (ex : détruire un avant-poste ennemi le rendra plus faible au match suivant).
- Contrairement à Warzone : Un système de montures et de construction qui ajoute une dimension stratégique inédite.
Certains critiques pointent cependant des défauts de jeunesse :
- L’optimisation : Certains joueurs sur PC moyen de gamme rapportent des drops de FPS dans les zones densément peuplées.
- L’équilibrage : Le personnage "Le Pyromane" (un lance-flammes) est jugé trop puissant en 1v1.
- Le manque de tutoriels : Les mécaniques de survie et de craft ne sont pas toujours bien expliquées aux nouveaux.
Mais pour Chad Grenier, ces problèmes sont temporaires : "On préfère sortir un jeu avec des défauts mineurs mais une identité forte, plutôt qu’un produit lissé et sans âme. Les joueurs nous font confiance pour corriger ça, et c’est exactement ce qu’on va faire."
L’avenir : esports, cross-play et extensions
Avec un tel démarrage, la question des esports se pose naturellement. "On y travaille, mais on ne veut pas précéder les choses, tempère Grenier. D’abord, il faut que la scène compétitive se structure naturellement. Si les joueurs veulent un circuit pro, on le fera – mais pas avant d’être sûrs que le jeu est prêt."
Côté technique, le cross-play entre PC et PS5 est déjà actif, et une version Xbox est en discussion. "Microsoft nous a contactés, mais on veut d’abord stabiliser la version actuelle, explique un porte-parole. Ajouter une nouvelle plateforme, c’est comme lancer un deuxième jeu."
Enfin, les rumeurs parlent d’une extension payante pour fin 2026, qui ajouterait une campagne solo narratively riche, dans la veine de Titanfall 2. "Rien n’est confirmé, mais on adorerait raconter l’histoire de ce monde, glisse un scénariste. Imaginez un mélange entre ‘Mad Max’ et ‘The Witcher’, avec des fusils à la place des épées."
Highguard n’est pas qu’un nouveau FPS gratuit : c’est une expérience hybride qui ose bousculer les codes, avec un mélange de compétition pure, de survie open world et de construction stratégique. Porté par une équipe de vétérans aguerris et une communauté déjà passionnée, il a tout pour devenir le phénomène de 2026 – à condition de tenir ses promesses de mises à jour régulières et d’écoute des joueurs.
Son plus grand atout ? L’audace. Là où des géants comme Concord ou Overwatch 2 ont hésité, Highguard fonce, assume ses imperfections et mise tout sur la réactivité. "On n’a pas peur d’échouer, tant qu’on apprend, résume Grenier. Et pour l’instant, les joueurs nous montrent qu’on est sur la bonne voie."
À suivre de près, donc – surtout si vous aimez les FPS qui sortent des sentiers battus.

