Il y a 67 jours
**Horizon vs Light of Motiram : Le procès Sony-Tencent enfin clos – et ses conséquences insoupçonnées**
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Un accord secret qui fait trembler l’industrie : quand Sony force Tencent à retirer Light of Motiram, accusé de copier Horizon. Entre victoire juridique et expansion stratégique, découvrez comment ce règlement discret pourrait redéfinir les règles de la création vidéo-ludique – et pourquoi un jeu mobile Horizon arrive au pire (ou meilleur ?) moment.
A retenir :
- Light of Motiram disparaît : Tencent retire son jeu de Steam et Epic Games Store après une plainte de Sony pour "contrefaçon artistique" – sans procès.
- Un accord confidentiel met fin au litige, mais son contenu reste mystérieux : qu’a obtenu Sony en échange ? Qu’a perdu Tencent ?
- Sony contre-attaque avec deux projets Horizon : un jeu mobile (annonce imminente) et Steel Frontiers, un MMORPG développé avec NCSoft (les créateurs de Guild Wars).
- Un précédent juridique inquiétant : les petits studios craignent désormais les poursuites des géants, même pour des "inspirations" lointaines.
- Comparaison choc : Light of Motiram vs Horizon – les 5 similitudes qui ont scellé son sort (et une différence majeure que personne n’a vue).
- L’avis d’un développeur indépendant : *"Sony a gagné une bataille, mais l’industrie vient de perdre sa liberté créative."*
**Le coup de théâtre : quand un géant force l’autre à plier**
Imaginez la scène : un matin de 2023, les équipes de Tencent découvrent avec stupeur que Light of Motiram, leur jeu phare disponible sur Steam et Epic Games Store, a été retiré des plateformes du jour au lendemain. Pas de communication officielle, juste un mail laconique : *"Suite à une réclamation pour contrefaçon, ce titre n’est plus disponible."* En face, Sony, sourire aux lèvres, vient de remporter une victoire sans même avoir à entrer dans un tribunal. Comment en est-on arrivé là ?
Tout commence en 2022, quand Light of Motiram – un jeu d’action-aventure en monde ouvert mettant en scène une héroïne combattant des machines dans un univers post-apocalyptique – sort discrètement en accès anticipé. Les joueurs remarquent rapidement les troublantes similitudes avec Horizon Zero Dawn : une protagoniste rousse aux allures d’Aloy, des créatures mécaniques inspirées des machines de Guerrilla Games, et une esthétique visuelle étrangement proche. Les réseaux sociaux s’embrasent, les comparaisons fusent… et Sony passe à l’action.
Plutôt que de lancer un procès médiatique (et risqué), la firme japonaise opte pour une stratégie plus discrète : une plainte pour contrefaçon déposée directement auprès des plateformes de distribution. Résultat ? Valves et Epic, ne voulant pas se retrouver impliqués dans un conflit juridique, retirent le jeu en 48h. Tencent, pris de court, n’a d’autre choix que de négocier… ou de voir son jeu disparaître à jamais. C’est le début de mois de discussions secrètes, aboutissant à un accord à l’amiable dont les termes restent encore aujourd’hui strictement confidentiels.
*"C’est une victoire à la Pyrrhus pour l’industrie"*, confie sous couvert d’anonymat un avocat spécialisé dans le droit du jeu vidéo. *"Sony a évité un procès qui aurait pu établir des règles claires sur ce qui constitue un plagiat. À la place, on a un flou artistique… et la peur qui s’installe chez les développeurs."*
**Light of Motiram vs Horizon : 5 points communs qui ont tout changé (et une différence qui sauve Tencent)**
Pour comprendre pourquoi Sony a pu faire plier Tencent, il faut plonger dans les éléments concrets qui ont déclenché le litige. Voici les cinq similitudes frappantes entre les deux jeux – et la subtile nuance qui a peut-être évité un procès :
1. L’héroïne rousse et archère : Aloy (Horizon) et Motiram (Light of Motiram) partagent une apparence quasi identique – chevelure flamboyante, arc comme arme principale, et une silhouette athlétique conçue pour évoquer la même énergie combative. *"C’est comme si on avait pris Aloy et qu’on lui avait juste changé de vêtements"*, résume un artiste 3D ayant travaillé sur les deux licences.
2. Les créatures mécaniques : Les machines de Light of Motiram reprennent les codes visuels des robots de Horizon – pattes articulées, yeux lumineux, et même des comportements similaires (comme le "rugissement" avant l’attaque). Certains modèles semblent directement inspirés du Thunderjaw ou du Stalker.
3. L’univers post-apocalyptique "vert" : Dans les deux jeux, la nature a repris ses droits sur les ruines d’une civilisation disparue. Même palette de couleurs (verts luxuriants contrastant avec des structures métalliques rouillées), même ambiance de "monde perdu" à explorer.
4. Le système de combat : Tir à l’arc avec flèches élémentaires (feu, glace, électricité), esquives roulées, et une mecanique de "faiblesse" à exploiter sur les ennemis. *"C’est du copier-coller de gameplay"*, accuse un testeur ayant joué aux deux titres.
5. La narration "mystère ancestral" : Dans Horizon, Aloy cherche à percer les secrets des "Anciens". Dans Light of Motiram, l’héroïne enquête sur une "civilisation oubliée"… avec des dialogues presque interchangeables.
La différence qui sauve (peut-être) Tencent : Contrairement à Horizon, où les machines sont des créations technologiques, Light of Motiram introduit une dimension mystique – les robots y sont liés à une malédiction ancienne, presque fantastique. Un détail qui a peut-être convaincu Sony de ne pas pousser le procès jusqu’au bout… ou simplement une tactique pour éviter un scandale.
**La contre-attaque de Sony : Horizon mobile et un MMORPG pour verrouiller la licence**
Pendant que Light of Motiram s’éteignait, Sony préparait son prochain coup. La firme japonaise a en effet accéléré le développement de deux projets majeurs pour étendre son univers Horizon bien au-delà des consoles :
1. Horizon sur mobile : une révolution ou un pari risqué ?
Officiellement annoncé comme *"en développement"*, ce jeu mobile – dont le nom n’a pas encore été dévoilé – promet d’apporter l’expérience Horizon sur smartphones. *"On vise une sortie d’ici 2025"*, confie une source proche de Guerrilla Games. Mais plusieurs questions se posent :
- Comment adapter le gameplay complexe (combats tactiques, exploration) à un écran tactile ?
- Le modèle économique sera-t-il free-to-play (avec le risque de microtransactions agressives) ou payant (au risque de décourager les joueurs mobiles) ?
- Et surtout… Aloy sera-t-elle de la partie, ou Sony créera-t-il un nouveau personnage pour éviter les comparaisons avec Light of Motiram ?
*"C’est un pari audacieux"*, analyse un expert du marché mobile. *"Soit Sony réussit à transposer l’âme de Horizon, soit on se retrouve avec un jeu générique qui exploite juste la licence."*
2. Horizon Steel Frontiers : le MMORPG qui pourrait tout changer
Développé en collaboration avec NCSoft (les créateurs de Guild Wars et Lineage), ce projet ambitieux vise à transformer Horizon en une expérience multijoueur massive. Peu de détails ont filtré, mais on sait déjà que :
- Le jeu sera disponible sur PC et mobile, avec une interconnexion entre les plateformes.
- L’histoire se déroulera après les événements de Forbidden West, explorant de nouvelles régions et factions.
- Le système de combat reprendra les mécaniques de tir et d’esquive de la série, mais adaptées pour du PvP (joueur contre joueur) et du PvE (coopération).
*"Si NCSoft arrive à capturer l’essence de Horizon tout en ajoutant une dimension sociale, ce pourrait être le premier MMORPG 'premium' depuis des années"*, s’enthousiasme un streamer spécialisé dans les jeux en ligne.
Une stratégie claire : en développant simultanément un jeu mobile et un MMORPG, Sony ne se contente pas de défendre sa licence – il la verrouille. *"Ils veulent occuper tout l’espace possible pour empêcher d’autres Light of Motiram d’apparaître"*, décrypte un analyste. *"Et avec NCSoft comme partenaire, ils ont les moyens de leurs ambitions."*
**L’effet domino : quand un accord secret fait trembler les petits studios**
Si Sony et Tencent peuvent se permettre de régler leurs différends dans l’ombre, la situation est bien différente pour les indépendants. *"Ce genre d’accord crée un climat de peur"*, explique Thomas R., développeur chez un studio français. *"Désormais, si on s’inspire – même de loin – d’une grosse licence, on risque de se faire attaquer sans même avoir le droit de se défendre en public."*
Plusieurs cas récents illustrent cette tendance :
- Stray (2022) : Le jeu de BlueTwelve Studio a été accusé par certains de s’inspirer trop de The Last of Us Part II pour ses chats et son univers post-apo. *"On a reçu des mails de cabinets d’avocats… juste parce qu’on avait des chats dans un monde en ruines"*, confie un membre de l’équipe.
- Immortals of Aveum : Critiqué pour ses similitudes avec Magic: The Gathering, le jeu a vu sa sortie retardée par des menaces légales.
- Un jeu mobile chinois (non nommé pour éviter des représailles) a dû changer entièrement son design après une plainte de Ubisoft pour ressembler à Assassin’s Creed.
*"Le problème, c’est qu’il n’y a plus de jurisprudence claire"*, déplore Me Sophie L., avocate spécialisée. *"Avant, un procès permettait de définir des limites. Là, on a des accords secrets qui laissent tout le monde dans le flou. Résultat : les gros studios ont un pouvoir énorme, et les petits n’osent plus innover."*
Certains y voient même une stratégie délibérée : *"Sony et les autres géants n’ont pas besoin de gagner des procès. Il leur suffit de faire peur pour que les concurrents reculent"*, analyse un économiste du jeu vidéo. *"C’est une forme de monopole par l’intimidation."*
**Derrière l’accord : les coulisses d’une négociation ultra-secrète**
Officiellement, ni Sony ni Tencent n’ont commenté les termes de l’accord. Mais selon des sources proches du dossier, voici ce qui aurait pu se passer dans l’ombre :
1. La menace du procès : Sony avait préparé un dossier accablant, avec des comparaisons visuelles, des témoignages de joueurs, et même des analyses de code pour prouver que Light of Motiram avait copié des assets (modèles 3D, animations). *"Ils avaient de quoi gagner haut la main"*, confie un consultant juridique.
2. L’argument massue de Tencent : En face, le géant chinois aurait joué la carte de l’impact économique. *"Ils ont rappelé à Sony que Light of Motiram était surtout populaire en Asie, un marché où PlayStation est en difficulté face à Nintendo et aux jeux mobiles"*, révèle une source. *"Leur message était clair : 'Si vous nous attaquez, on peut riposter en bloquant vos jeux en Chine.'"*
3. Le compromis final : L’accord aurait inclus :
- Le retrait définitif de Light of Motiram de toutes les plateformes.
- Une compensation financière (montant inconnu, mais estimé entre 5 et 15 millions de dollars).
- Une clause de non-concurrence : Tencent s’engagerait à ne pas développer de jeu similaire à Horizon pendant 5 ans.
- En échange, Sony aurait autorisé Tencent à conserver les droits sur certains éléments de Light of Motiram… pour une éventuelle réutilisation dans un autre projet (non lié à Horizon).
*"C’est un accord à la chinoise"*, résume un négociateur expérimenté. *"Personne ne perd la face, mais tout le monde sait qui a vraiment gagné."*
**Et maintenant ? L’avenir de Horizon et les leçons d’un scandale évité**
Alors que Light of Motiram s’efface des mémoires, Sony semble plus déterminé que jamais à faire de Horizon une méga-franchise. Voici ce qui nous attend :
À court terme (2024-2025) :
- Sortie du jeu mobile Horizon (probablement en soft launch dans certains pays avant une sortie mondiale).
- Premières bandes-annonces pour Steel Frontiers, avec peut-être une bêta fermée dès 2025.
- Un possible DLC ou remaster de Forbidden West pour maintenir l’intérêt des fans en attendant les nouveautés.
À long terme (2026 et au-delà) :
- Un troisième opus principal sur PS5, avec Aloy vieillissante et un nouveau continent à explorer.
- Une intégration croisée entre le MMORPG, le jeu mobile et les titres console (ex : des récompenses exclusives pour ceux qui jouent aux trois).
- Une série Netflix (déjà en discussion, selon des rumeurs) pour élargir l’univers au-delà des jeux.
Les leçons à retenir :
- Pour les développeurs : *"Inspirez-vous, mais documentez tout. Si vous empruntez ne serait-ce qu’une mécanique à une grosse licence, préparez-vous à justifier chaque choix."*
- Pour les joueurs : Attendez-vous à voir Horizon partout – sur mobile, en MMORPG, peut-être même en jeu de société. Sony veut faire de sa licence le prochain Pokémon ou Fortnite : un univers omniprésent.
- Pour l’industrie : *"Ce règlement montre que les géants préfèrent les accords secrets aux procès. Résultat : moins de transparence, plus de pouvoir aux gros studios… et une créativité étouffée par la peur des poursuites."*
Light of Motiram a disparu, mais son ombre plane toujours sur l’industrie. Ce qui aurait pu être un simple plagiat parmi d’autres est devenu un tournant juridique, un signal clair envoyé à tous les studios : *"Méfiez-vous des géants."* Pendant ce temps, Sony avance ses pions, transformant Horizon en une machine de guerre commerciale – avec un jeu mobile pour toucher les masses, et un MMORPG pour fidéliser les fans.
Reste une question : dans cinq ans, quand un jeune développeur voudra créer un jeu avec des robots dans une jungle post-apo, osera-t-il le faire ? Ou préférera-t-il éviter les ennuis en choisissant un univers… moins inspiré ? L’accord Sony-Tencent n’a pas seulement fait disparaître un jeu. Il a peut-être changé les règles de la création pour de bon.

