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6 épisodes pour un suspense haletant entre Grèce et Londres – quand Jack Whitehall troque la comédie pour le rôle d'un manipulateur glaçant
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Pourquoi Malice pourrait bien devenir LA révélation thriller de 2025 ?
A retenir :
- Malice : 6 épisodes de 50 min pour un thriller psychologique ultra-dense, entre Londres et la Grèce, diffusé sur Prime Video en 2025.
- Jack Whitehall, star de la comédie, se métamorphose en précepteur manipulateur – un rôle noir qui rappelle Jude Law dans The Young Pope.
- Un casting explosif : David Duchovny et Carice van Houten (Game of Thrones) complètent ce trio sous haute tension.
- Inspiré par Hitchcock et The Talented Mr. Ripley, le scénario évite les longueurs grâce à un rythme implacable.
- Réalisé par Mike Barker (The Handmaid’s Tale) et Leonora Lonsdale (The Tunnel) : une garantie de maîtrise narrative.
Un thriller à dévorer d’une traite
Prime Video frappe fort en 2025 avec Malice, une mini-série britannique en six épisodes de moins d’une heure, conçue pour captiver sans temps mort. Dans la lignée des thrillers psychologiques qui ont marqué la décennie, comme The Undoing ou Sharp Objects, cette production mise sur un format court et intense – l’idéal pour une session binge-watching en une après-midi. Dirigée par Mike Barker (The Handmaid’s Tale) et Leonora Lonsdale (The Tunnel), la série promet une immersion immédiate, où chaque scène compte et chaque détail peut se retourner contre les personnages.
L’atout majeur de Malice ? Son rythme haletant, qui évite les écueils des séries trop étirées. Ici, pas de remplissage : l’intrigue, centrée sur les tensions psychologiques et les non-dits, avance comme un compte à rebours. Le décor, partagé entre la chaleur étouffante de la Grèce et l’élégance froide de Londres, renforce cette impression d’étau qui se resserre. On pense à The Talented Mr. Ripley, où le soleil méditerranéen masquait une noirceur grandissante, ou à Big Little Lies, où les apparences policées cachaient des abîmes.
Jack Whitehall : la révélation dramatique
Jack Whitehall, connu pour ses rôles comiques dans Fresh Meat ou Bad Education, opère ici une transformation radicale. Dans la peau d’Adam, précepteur au charme envoûtant mais aux intentions troubles, il livre une performance glaciale et magnétique, oscillant entre séduction et menace sourde. Son interprétation n’est pas sans rappeler Jude Law dans The Young Pope : ce même mélange de charisme envoûtant et d’ambiguïté inquiétante qui rend le personnage à la fois fascinant et profondément dérangeant.
Autour de lui, le casting brille : David Duchovny, en patriarche des Tanner, apporte une présence à la fois rassurante et suspecte, tandis que Carice van Houten (Melisandre dans Game of Thrones) incarne une figure maternelle dont les silences en disent long. Leur alchimie à l’écran crée une tension permanente, où chaque échange, chaque regard, semble cacher une double intention. Un trio qui porte l’intrigue avec brio, sans jamais tomber dans la caricature.
Entre Hitchcock et thriller domestique : une recette maîtrisée
Malice puise son inspiration dans les grands noms du suspense. L’atmosphère oppressante, où le danger rôde sous les apparences policées, évoque Alfred Hitchcock, tandis que la structure narrative serrée rappelle les meilleurs thrillers domestiques, comme The Affair ou Doctor Foster. Le scénario, écrit avec une précision chirurgicale, distille les indices sans jamais tout révéler – une stratégie qui maintient le spectateur en haleine jusqu’au générique final.
Le choix de la Grèce comme cadre initial n’est pas anodin : le soleil écrasant, les paysages idylliques et les villas luxueuses contrastent violemment avec la noirceur qui se déploie entre les personnages. Un procédé classique, mais diablement efficace, qui rappelle comment Patricia Highsmith utilisait les décors paradisiaques pour mieux souligner la corruption morale. Quand l’action bascule à Londres, le ton change : l’oppression devient plus sourde, plus insidieuse, comme dans les meilleurs thrillers à l’anglaise.
Derrière les caméras : l’art de la tension
La réalisation de Mike Barker et Leonora Lonsdale est un modèle du genre. Leur approche visuelle, à la fois élégante et claustrophobe, sert parfaitement l’intrigue. Les plans serrés sur les visages, les silences éloquents et les musiques discrètes mais angoissantes créent une tension organique, sans avoir besoin de recourir à des effets tape-à-l’œil. Leur expérience respective – Barker sur The Handmaid’s Tale, Lonsdale sur The Tunnel – se ressent dans chaque choix artistique, faisant de Malice une série aussi prestigieuse qu’accessible.
Un détail marquant ? La série a été tournée en décors naturels, tant en Grèce qu’à Londres, ce qui ajoute une couche de réalisme troublant. Les acteurs ont d’ailleurs souligné, lors du tournage, à quel point l’immersion dans ces lieux a influencé leurs performances – un atout supplémentaire pour une série qui mise tout sur l’authenticité des émotions, même les plus sombres.

