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Marathon de Bungie : le pari fou d’un extraction-shooter en mars 2026 peut-il tenir ses promesses ?
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Il y a 42 jours

Marathon de Bungie : le pari fou d’un extraction-shooter en mars 2026 peut-il tenir ses promesses ?

Bungie frappe fort avec Marathon, un extraction-shooter PvPvE cyberpunk annoncé pour le 5 mars 2026 — soit dans deux mois à peine. Mélange audacieux entre Escape from Tarkov et Overwatch, le jeu mise sur des Runners aux capacités uniques (invisibilité, repérage tactique) et un univers visuel abouti. Mais entre précommandes déjà ouvertes (jusqu’à 230 € pour l’édition collector) et réactions mitigées des joueurs, le studio prend un risque calculé. Certains y voient la confiance d’un géant expérimenté (Destiny 2), d’autres un coup marketing pour masquer des lacunes. Un dernier test public en février pourrait tout changer.

A retenir :

  • Sortie surprise : Marathon débarque le 5 mars 2026, soit 6 semaines après son trailer final — un délai ultra-court pour un AAA aussi ambitieux.
  • Gameplay hybride : Un mélange PvPvE cyberpunk inspirée d’Escape from Tarkov (extraction) et d’Overwatch (classes "Runners" aux pouvoirs asymétriques).
  • Précommandes controversées : Édition collector à 229,99 € (statue lenticulaire incluse), alors que des titres comme Suicide Squad: Kill the Justice League ont essuyé des critiques pour leurs versions premium.
  • Doutes persistants : Les joueurs réclament un test public en février pour évaluer l’équilibrage des 7 classes, craignant des déséquilibres en PvP.
  • Univers visuel : Une esthétique cyberpunk plus aboutie qu’en 2023, selon les retours, mais l’absence de mode PvE pur déçoit une partie de la communauté.

"On y croit ou on se méfie ?" : l’annonce choc de Bungie divise

Imaginez la scène : un mardi matin de janvier 2026, Bungie balance un trailer pour Marathon, son nouveau bébé, et annonce dans la foulée une sortie pour le 5 mars — soit dans six semaines à peine. Pas de beta publique, pas de report, juste une date claire et des précommandes ouvertes avec une édition collector à 229,99 € (statue lenticulaire et artbook inclus). Audace ou inconscience ?

Pour les fans inconditionnels de Destiny 2, cette confiance affichée est un signe. Après tout, le studio a prouvé qu’il savait gérer des jeux-service complexes, avec des mises à jour régulières et un écosystème multijoueur rodé. Comme le souligne Jason Schreier (Bloomberg), "Bungie a appris à livrer du contenu de qualité sous pression, même si Destiny 2 a eu ses ratés". Mais pour les sceptiques, ce timing serré sent davantage le coup marketing pour surfer sur l’engouement des tests privés de 2023 — des tests qui, rappelons-le, avaient laissé entrevoir un jeu prometteur mais brut.

Et puis il y a l’éléphant dans la pièce : les précommandes. Avec des options allant de 69,99 € (édition standard) à 229,99 € (collector), Bungie joue la carte du premium, alors que des titres comme Suicide Squad: Kill the Justice League (2024) ou ARC Raiders ont montré les risques de déception post-lancement. "On nous demande de payer pour un jeu qu’on n’a pas pu tester en profondeur depuis un an. C’est un pari… ou un piège", résume un joueur sur Reddit, sous un post à 12K upvotes.


Marathon : un Frankenshooter entre Tarkov et Overwatch ?

Sur le papier, Marathon est un OVNI vidéoludique : un extraction-shooter (comme Escape from Tarkov) où des équipes s’affrontent pour récupérer des ressources, le tout saupoudré de mécaniques de Helden-Shooter (comme Overwatch ou Valorant). Les joueurs incarnent des Runners, des mercenaires aux compétences uniques :

  • L’Assassin : Invisibilité temporaire et attaques furtives (un mélange de Sombra et Reaper).
  • L’Éclaireur : Détection des ennemis via un Echopuls (similaire au sonar de D.Va dans Overwatch).
  • Le Tank : Bouclier énergétique et contrôle de zone (inspiré du Titanfall de Respawn).

Le tout dans un univers cyberpunk typique de Bungie, avec des environnements destructibles et une narration environnementale qui rappelle Destiny — mais en plus sombre et adulte. "C’est comme si on avait mélangé le stress de Tarkov avec le fun des capacités d’Overwatch, le tout dans un décor de Blade Runner", décrit un streamer ayant participé aux tests de 2023.

Mais c’est justement cette hybridation qui inquiète. Les extraction-shooters sont réputés pour leur courbe de difficulté abrupte (cf. Dark and Darker), tandis que les jeux de classes asymétriques peuvent vite devenir déséquilibrés si une capacité domine les autres. "Si le Runner ‘Assassin’ peut one-shot les joueurs en invisibilité, ça va être l’enfer en compétitif", prévient un modérateur du subreddit r/MarathonGame.


"On a vu les images, mais où est le gameplay ?" : le trailer qui pose plus de questions qu’il n’en résout

Le trailer de janvier 2026 a beau être visuellement époustouflant (les effets de lumière cyberpunk et les animations des Runners ont été salués), il laisse un goût d’inachevé. Pas une seule séquence de gameplay in-game n’a été montrée — juste des cinématiques et des extraits montés. "Ils nous vendent un jeu qu’on ne voit pas jouer. C’est comme acheter une voiture en ne voyant que la pub", ironise un utilisateur Twitter.

Pire : les 7 classes de Runners promises n’ont été que partiellement dévoilées. On sait qu’il y aura un médecin (soins et buffs), un ingénieur (pièges et drones), et un sniper (tirs à longue distance), mais leurs interactions restent floues. "Est-ce que le ‘médecin’ pourra ressusciter en combat ? Est-ce que l’‘ingénieur’ pourra bloquer les portes ? Sans réponses, c’est dur de précommander", liste un joueur sur le forum ResetEra.

Autre point noir : l’absence de mode PvE pur. Contrairement à Destiny 2, où les joueurs peuvent farmer des donjons ou des raids en coop, Marathon mise uniquement sur le PvPvE. Une décision qui déçoit les fans de contenu narratif. "Je veux bien extraire des ressources, mais si c’est pour me faire sniper par des joueurs toxiques à chaque partie, non merci", commente une joueuse sous le trailer.


Février 2026 : le test public qui pourrait tout faire basculer

Face aux critiques, Bungie a laissé entendre qu’un dernier test public pourrait avoir lieu en février, soit un mois avant la sortie. Une aubaine pour les joueurs, mais aussi un piège potentiel pour le studio : si les retours sont mauvais, les précommandes pourraient être annulées en masse (comme pour The Day Before en 2023).

Les attentes sont claires :

  • Équilibrage des classes : Est-ce que l’Assassin sera trop puissant ? Le Tank trop lent ?
  • Fluidité des combats : Les serveurs tiendront-ils la charge en PvPvE ?
  • Contenu post-lancement : Bungie a promis des saisons comme dans Destiny 2, mais sans détails.

"Si ce test a lieu, ce sera le moment de vérité. Soit Bungie prouve qu’ils ont écouté les retours de 2023, soit on se retrouve avec un nouveau ‘Suicide Squad’", résume un analyste de GamesIndustry.biz.


Derrière Marathon : l’ombre de Destiny 2 et les ambitions de Sony

Il faut rappeler que Marathon n’est pas un projet isolé : c’est le premier jeu développé sous l’ère Sony, depuis le rachat de Bungie en 2022 pour 3,6 milliards de dollars. Une pression supplémentaire pour le studio, qui doit prouver qu’il peut innover hors de l’univers Destiny.

D’autant que Sony mise gros sur les jeux-service : après les échecs relatifs de ConceredApe’s Haunted Chocolatier (reporté) et les performances mitigées de Helldivers 2 (malgré son succès), Marathon pourrait devenir un étendard pour la stratégie live-service du géant japonais. "Si ça marche, Sony aura son ‘Destiny’. Si ça foire, ce sera un nouveau ‘The Last of Us Online’", compare un investisseur sous couvert d’anonymat.

Et puis il y a la concurrence : en 2026, Marathon devra se frotter à Overwatch 2 (toujours en évolution), au nouveau Call of Duty (qui intègre des modes extraction), et peut-être même à un Escape from Tarkov 2 si Battlestate Games tient ses promesses. "Bungie joue gros. Très gros", conclut un éditorialiste de IGN France.

Le 5 mars 2026 approchant à grands pas, Marathon incarne à la fois l’audace et l’inconnue. D’un côté, un mélange générique inédit (extraction + Helden-Shooter), un univers cyberpunk soigné, et la réputation de Bungie pour les jeux multijoueurs. De l’autre, des doutes légitimes : un trailer trop cinématique, des classes mal expliquées, et l’absence de mode PvE qui risque d’aliéner une partie des joueurs.
Tout se jouera en février : si le test public a lieu, il pourrait sauver ou couler les espoirs autour de ce titre. En attendant, les précommandes restent un pari risqué — à réserver aux inconditionnels. Pour les autres, mieux vaut attendre les retours des joueurs… et croiser les doigts pour que Bungie ait appris des erreurs de Destiny 2 et de ses concurrents.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Bungie sort Marathon comme un joueur de GoldenEye 007 qui lance un mode "Deathmatch" en mode "Chaos" sans prévenir : soit c’est un chef-d’œuvre, soit c’est un bordel de Quake en 1996. Six semaines, c’est le temps qu’il faut pour cuire un Destiny ou pour faire rôtir un No Man’s Sky… À suivre comme un épisode de South Park en mode "réel". Le trailer, c’est comme un Silent Hill : on voit des ombres, des lumières qui dansent, mais on entend pas un coup de feu. Où est le gameplay ? Bungie, tu nous fais rêver avec tes Runners comme Titanfall en mode "mode d’emploi manquant". On veut jouer, pas deviner si le "Médecin" soigne en plein combat ou si c’est juste un Medic de Halo en mode "optionnel". Marathon, c’est Destiny 2 si on lui avait greffé un cœur de Tarkov et un foie de Overwatch… Le résultat pourrait être un jeu aussi addictif qu’un Final Fantasy VII en 1997, ou un désastre aussi moche qu’un Star Wars: Shadows of the Empire en 3D. Sony mise gros, mais Bungie, arrête de nous faire attendre comme un Street Fighter Alpha en mode "coming soon" depuis 1995. Les précommandes à 229€, c’est le prix d’un PS1 avec Final Fantasy VII en 2026… Sauf que là, on paie pour un jeu qu’on n’a même pas vu en action. C’est comme acheter un Pokémon en 1998 sans savoir si Pikachu a des pattes ou des ailes. Bungie, soit tu nous donnes du contenu, soit on te fait un GTA: San Andreas version "mode créatif" avec ton jeu. Le test public de février, c’est le moment où Bungie va devoir prouver que Marathon n’est pas un Suicide Squad en version FPS… Sauf que si ça foire, Sony aura deux options : soit ils annulent le jeu et on aura perdu 3,6 milliards de dollars, soit ils sortent un Destiny 3 en mode "urgence". Double ou rien, comme dans un Jackass version corporate.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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