Skim-Gaming logo

Actualité

Marathon : Le pari audacieux de Bungie explose sur Steam avant même sa sortie !
Actualité

Il y a 42 jours

Marathon : Le pari audacieux de Bungie explose sur Steam avant même sa sortie !

Pourquoi Marathon, le nouveau shooter de Bungie, défie déjà les géants du free-to-play sur Steam ?

A retenir :

  • 5ᵉ place des ventes Steam US et 10ᵉ mondiale sans même être sorti – un exploit rare pour un jeu payant à 39,99$ face à des free-to-play comme Marvel Rivals ou CS2.
  • Un casting vocal 5 étoiles : Giancarlo Esposito (Breaking Bad) et Keke Palmer (Nope) pour une immersion narrative poussée, couplé à des configurations PC ultra-accessibles (GTX 1060 pour du 1080p/60 FPS).
  • Une manette DualSense limitée aux couleurs du jeu en précommande – un argument choc pour les joueurs PS5, alors que Helldivers 2 a prouvé l’efficacité des éditions collector.
  • Un lancement à haut risque le 5 mars 2025 : Bungie mise sur son héritage Halo et un gameplay tactique pour rivaliser avec Warzone ou Fortnite, dans un marché des live-service déjà saturé.
  • Le défi de la fidélisation : après les échecs de Battlefield 2042 ou Skull and Bones, Marathon devra convaincre en 30 jours… ou disparaître.

Un démarrage fulgurant… et surprenant

Qui l’eût cru ? À peine Bungie a-t-il officialisé la date de sortie de Marathon (le 5 mars 2025) que le jeu s’est propulsé dans le top 5 des ventes Steam aux États-Unis – et dans le top 10 mondial. Un exploit d’autant plus remarquable que le titre, payant (39,99$), se frotte à des mastodontes free-to-play comme Marvel Rivals ou Counter-Strike 2. Comment expliquer un tel engouement pour ce shooter d’extraction sci-fi, genre pourtant ultra-concurrentiel ?

La réponse tient en deux mots : Bungie et nostalgie. Le studio, père de Halo et de Destiny, jouit d’une réputation quasi mythique chez les joueurs. Marathon, bien que nouveau, s’inscrit dans une lignée de FPS tactiques qui a marqué l’histoire du jeu vidéo. Ajoutez à cela une direction artistique audacieuse, entre cyberpunk et dystopie spatiale, et vous obtenez une recette qui intrigue – même si le jeu a déjà essuyé des polémiques pour des assets jugés trop proches de ceux d’autres titres.

Mais attention : les précommandes, aussi prometteuses soient-elles, ne garantissent pas un succès durable. Arc Raiders, autre shooter très attendu, caracole toujours en tête des ventes… alors qu’il accumule les reports. Marathon devra éviter ce piège.


"On a les voix, on a le style… mais est-ce que ça suffira ?"

Bungie ne lésine pas sur les moyens pour immerger les joueurs. Le casting vocal est tout simplement hollywoodien :

  • Giancarlo Esposito (Breaking Bad, The Mandalorian) : sa voix grave et charismatique incarne à merveille l’univers sombre de Marathon.
  • Keke Palmer (Nope, Scream Queens) : son énergie apporte une touche de dynamisme à un récit qui s’annonce haletant.

Côté technique, la surprise est de taille : les configurations requises sont d’une accessibilité rare pour un jeu AAA moderne. Un GTX 1060 et un Ryzen 5 1600 suffisent pour tourner en 1080p/60 FPS – une aubaine quand on voit des titres comme Star Citizen ou The Finals exiger des machines haut de gamme. Une stratégie inclusive qui pourrait payer, surtout chez les joueurs occasionnels.

Cerise sur le gâteau : Sony a annoncé une manette DualSense limitée aux couleurs de Marathon, disponible en précommande. Un argument marketing redoutable, comme l’a montré le succès des éditions collector de Helldivers 2. Les joueurs PS5 auront-ils le déclic ?


Le syndrome "Battlefield 2042" : Marathon peut-il éviter le piège ?

Voici le vrai défi : fidéliser les joueurs dans un marché des live-service déjà dominé par des ogres comme Call of Duty: Warzone, Fortnite ou Apex Legends. Marathon arrive avec un modèle payant (39,99$), un choix risqué quand la concurrence propose du gratuit avec des battle pass et des mises à jour régulières.

Bungie mise sur trois piliers :

  1. Un gameplay tactique et exigeant : pas de "run & gun" ici, mais des phases d’extraction stratégiques, où la coopération et la gestion des ressources seront clés.
  2. Une identité visuelle forte : entre cyberpunk déjanté et SF militaire, Marathon se démarque des univers trop lissés de ses concurrents.
  3. Le "facteur Bungie" : le studio a prouvé avec Destiny 2 qu’il savait faire évoluer un jeu sur le long terme… quand il en a les moyens.

Pourtant, l’histoire récente du gaming est cruelle : Battlefield 2042 (EA) et Skull and Bones (Ubisoft) ont montré que même des licences établies pouvaient s’effondrer en quelques mois. Les 30 premiers jours de Marathon seront décisifs. Si le jeu ne parvient pas à créer une communauté soudée ou à proposer un contenu régulier, il pourrait rejoindre la longue liste des live-service abandonnés.

Certains observateurs, comme le journaliste Jason Schreier (Bloomberg), soulignent un autre risque : "Bungie a peut-être trop misé sur la nostalgie. Les joueurs d’aujourd’hui veulent du contenu frais et constant, pas juste un clin d’œil au passé." Un avertissement à prendre au sérieux.


Derrière les écrans : quand Marathon divise déjà

Saviez-vous que Marathon a failli ne jamais voir le jour ? À l’origine, le projet était un spin-off de Destiny, avant que Bungie ne décide de repartir de zéro en 2021. Une décision audacieuse, mais qui a provoqué des tensions internes : une partie de l’équipe voulait un jeu plus accessible, tandis que d’autres défendaient une vision "hardcore", proche des premiers Halo.

Autre sujet sensible : les polémiques sur les assets. En 2023, des joueurs avaient repéré des similarités troublantes entre certains éléments de Marathon et des jeux comme The Finals ou Escape from Tarkov. Bungie avait réagi en modifiant certains designs, mais l’affaire avait laissé des traces. "On nous a accusés de manquer d’originalité, alors qu’on essayait juste de rendre hommage aux classiques du genre", confiait un développeur sous couvert d’anonymat.

Enfin, il y a la question du prix. À 39,99$, Marathon coûte aussi cher qu’un Call of Duty ou un Assassin’s Creed, alors qu’il s’agit d’un live-service qui devra se rentabiliser sur la durée. "C’est un pari dangereux", estime Nicolas Turcey, analyste chez Newzoo. "Soit le jeu cartonne dès le lancement, soit il disparaît dans le bruit ambiant."


5 mars 2025 : le jour de vérité

Dans moins de trois mois, Marathon sera entre les mains des joueurs. Les bêta tests, prévus en février, donneront une première indication sur l’accueil réservé au gameplay. Mais le vrai test sera ailleurs : la rétention. Combien de joueurs reviendront après la première semaine ? Le battle pass (annoncé comme "généreux") suffira-t-il à maintenir l’intérêt ?

Une chose est sûre : Bungie n’a plus le droit à l’erreur. Après le départ de plusieurs cadres clés (dont le directeur de Destiny 2) et des rumeurs de restructuration chez Sony (propriétaire du studio), Marathon n’est pas juste un jeu… c’est un test pour l’avenir de Bungie. Si le studio échoue, les conséquences pourraient être dévastatrices.

Alors, révolution ou déception ? Une chose est certaine : le 5 mars, tous les yeux seront rivés sur Steam. Et sur les serveurs de Marathon.

Entre héritage légendaire et défis modernes, Marathon incarne le pari le plus risqué de Bungie depuis Destiny. Son explosion dans les ventes Steam prouve que la nostalgie et un casting vocal prestigieux peuvent encore faire mouche. Mais dans un marché où Helldivers 2 a mis la barre très haut, la vraie bataille ne fait que commencer. Les joueurs auront-ils envie de rester dans l’univers de Marathon, ou sera-t-il un simple feu de paille ? Réponse dans trois mois… et chaque seconde comptera.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Marathon, c’est comme si Bungie avait sorti un Halo en mode "jeu de société" mais avec des armes à feu et un budget Resident Evil 4 : l’équilibre parfait entre nostalgie et audace. Giancarlo Esposito dans le rôle du méchant ? C’est le Joker de Batman qui aurait joué dans GoldenEye 007 en mode "dark". Si le gameplay tient ses promesses tactiques, on pourrait enfin avoir un FPS qui fait la différence entre "tirer comme un dément" et "stratégiser comme dans Half-Life 2". Mais attention, le prix à 39,99$ sent un peu le Star Wars: Rogue Squadron des années 2000 , payant, mais est-ce que ça vaut le coup ? À voir si Bungie arrive à faire tenir la promesse d’un live-service sans se prendre les pieds dans le tapis comme Battlefield 2042.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen