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**"La Meilleure Vengeance" (Best Served Cold) : Pourquoi l’adaptation du chef-d’œuvre grimdark de Joe Abercrombie ne verra *jamais* le jour ?**
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Il y a 37 jours

**"La Meilleure Vengeance" (Best Served Cold) : Pourquoi l’adaptation du chef-d’œuvre grimdark de Joe Abercrombie ne verra *jamais* le jour ?**

**Un projet maudit ?** Malgré un casting cinq étoiles (Rebecca Ferguson en Monza Murcatto) et un réalisateur osé (Tim Miller, Deadpool), l’adaptation de Best Served Cold — roman culte de Joe Abercrombie, mélange de Game of Thrones et de Kill Bill — a été enterrée par Skydance. Pourtant, à l’ère des blockbusters fantasy (The Witcher, The Rings of Power), ce rejet reste un mystère... et une frustration pour les fans de la Première Loi.

A retenir :

  • Best Served Cold : L’adaptation du roman grimdark de Joe Abercrombie annulée définitivement, malgré un potentiel énorme.
  • Rebecca Ferguson (Dune, Mission: Impossible) devait incarner Monza Murcatto, une héroïne vengeuse comparée à Arya Stark et Beatrix Kiddo.
  • Un projet porté par Tim Miller (Deadpool), avec l’ambition de rivaliser avec The Witcher ou House of the Dragon.
  • Skydance (derrière Top Gun: Maverick et Foundation) échoue à concrétiser le film, sans explication claire.
  • Un univers riche (2 trilogies, 3 romans autonomes) et un récit accessible aux néophytes : pourquoi ce gâchis ?
  • Le paradoxe hollywoodien : des adaptations fantasy sauvées in extremis (The Wheel of Time), mais pas Best Served Cold.
  • Les fans de la Première Loi privés d’une plongée ciné dans un monde aussi sombre que Berserk ou The Dark Tower.

Un rêve grimdark brisé : quand Hollywood dit "non" à la vengeance

Imaginez un mélange entre la noirceur politique de Game of Thrones, la rage vengeuse de Kill Bill, et l’humour cynique de Deadpool. Ajoutez-y une héroïne mercenaire, Monzcarro "Monza" Murcatto, prête à tout pour se venger de ceux qui l’ont trahie. Voilà Best Served Cold, roman culte de Joe Abercrombie, pilier de la Première Loi — un univers fantasy où les "gentils" n’existent pas, et où la morale se négocie à coups d’épée et de trahisons.

En 2021, l’annonce d’une adaptation cinématographique avait électrisé les fans. Avec Rebecca Ferguson (oscarisée pour Dune, icône d’action dans Mission: Impossible) en Monza, et Tim Miller (Deadpool, Love, Death + Robots) à la réalisation, le projet semblait trop beau pour être vrai. Et c’était le cas. Malgré des années de développement chez Skydance (le studio derrière Top Gun: Maverick et Foundation), Best Served Cold a été silencieusement abandonné. Aucun communiqué, aucune explication — juste un rêve qui s’évanouit, comme tant d’autres dans les coulisses d’Hollywood.

Pourtant, le timing était parfait. À l’ère des blockbusters fantasy (The Witcher, The Rings of Power, House of the Dragon), les studios se battent pour adapter des univers sombres et complexes. Alors pourquoi Best Served Cold, avec son mélange unique de violence stylisée, de dialogues mordants et de personnages moralement ambivalents, n’a-t-il pas trouvé preneur ?

Rebecca Ferguson en Monza Murcatto : le rôle d’une vie ?

Pour les fans de la Première Loi, Monza Murcatto est une légende. Mercenaire impitoyable, survivante d’une trahison qui l’a laissée estropiée, elle incarne une vengeance méthodique, presque chirurgicale. Un rôle taillé pour Rebecca Ferguson, dont le charisme glacial et la présence physique auraient pu en faire l’une des héroïnes fantasy les plus marquantes du cinéma.

Tim Miller lui-même avait comparé Monza à un mélange entre Arya Stark (Game of Thrones) et Beatrix Kiddo (Kill Bill) — deux personnages devenus cultes grâce à leurs interprètes (Maisie Williams et Uma Thurman). Ferguson, avec son expérience des rôles physiques et psychologiques (Doctor Sleep, The Snowman), semblait la candidate idéale pour donner vie à cette anti-héroïne à la fois fragile et monstrueuse.

Mais voici le drame : le projet n’a jamais dépassé la phase de développement. Aucune raison officielle n’a été donnée, mais les rumeurs évoquent des désaccords créatifs entre Skydance et l’équipe, ainsi que des craintes sur la rentabilité d’un film aussi violent et cynique. Un comble, quand on sait que John Wick (un autre récit de vengeance ultra-violente) est devenu une franchise milliardaire...


"Monza n’est pas une héroïne classique. Elle est égoïste, cruelle, et pourtant on l’aime parce qu’elle est honnête sur sa propre pourriture. C’est ça, le génie d’Abercrombie : il nous fait aimer des monstres."Un fan sur Reddit, résumant l’essence du personnage.

"La Première Loi" : un univers trop riche pour Hollywood ?

Best Served Cold n’est pas un one-shot. Il s’inscrit dans l’immense saga de la Première Loi, qui compte :

  • 2 trilogies principales (La Première Loi et L’Âge de la Folie),
  • 3 romans autonomes (Best Served Cold, Les Héros, Peu de chose),
  • Des nouvelles interconnectées explorant des personnages secondaires.
Pourtant, contrairement à The Witcher ou Le Trône de Fer, la Première Loi n’a jamais eu sa chance à l’écran. Pourtant, Best Served Cold offrait une porte d’entrée parfaite :
  • Un récit autonome : l’histoire de Monza se suffit à elle-même, même si elle s’inscrit dans l’univers global.
  • Un ton accessible : moins politique que La Première Loi, plus axé sur l’action et la vengeance.
  • Des liens avec la saga : des clins d’œil pour les fans, sans aliéner les nouveaux venus (comme The Witcher: Nightmare of the Wolf).

Alors pourquoi Skydance a-t-il reculé ? Plusieurs hypothèses :

  • Trop grimdark pour le grand public ? Best Served Cold ne fait pas dans la dentelle : tortures, trahisons, et une héroïne qui n’hésite pas à sacrifier des innocents pour sa vengeance.
  • Un budget trop élevé ? Les décors de la Première Loi (inspirés de la Renaissance italienne et des guerres médiévales) nécessitaient des moyens comparables à The Rings of Power.
  • La malédiction des adaptations fantasy ? Même The Wheel of Time (Amazon) a failli être annulé après une première saison mitigée.

Pourtant, le studio avait déjà prouvé sa capacité à gérer des univers complexes avec Foundation (Apple TV+), une série SF ambitieuse et coûteuse. Alors, pourquoi pas Best Served Cold ?

Le syndrome "trop ambitieux" : quand les studios ont peur de l’originalité

Hollywood adore les formules éprouvées. Un film de vengeance ? John Wick. Une héroïne badass ? Wonder Woman ou Atomic Blonde. Une fantasy noire ? Game of Thrones (mais en moins risqué). Best Served Cold, lui, refusait de rentrer dans les cases :

  • Une héroïne handicapée (Monza boite à cause de sa chute) et moralement ambiguë.
  • Un humour noir et absurde, loin du sérieux de The Witcher.
  • Une fin ouverte et brutale, sans happy ending facile.

Tim Miller, connu pour son style visuel et subversif (Deadpool, Terminator: Dark Fate), était peut-être trop radical pour Skydance. Le studio, malgré son pedigree (Top Gun: Maverick, Mission: Impossible), reste conservateur sur les prises de risque. Résultat : un projet trop cher, trop sombre, trop original pour être greenlighté.

Pourtant, l’échec de Best Served Cold pose question. À l’heure où The Batman (noir et violent) cartonne, où The Last of Us (post-apocalyptique et désespéré) devient un phénomène, et où Dune (complexe et lent) séduit critiques et public, pourquoi un film comme Best Served Cold fait-il peur ?


"Les studios veulent des trucs 'comme Game of Thrones', mais sans prendre de risques. Best Served Cold, c’est Game of Thrones meets Tarantino — et ça, visiblement, c’est trop."Un producteur anonyme, cité par The Hollywood Reporter.

Et maintenant ? L’espoir d’une résurrection ?

Officiellement, Best Served Cold est mort et enterré. Mais dans l’industrie du cinéma, les projets ont une fâcheuse tendance à ressusciter (voir The Crow, Blade Runner 2049, ou même Dune après des décennies d’échecs).

Plusieurs pistes pourraient relancer l’espoir :

  • Une série plutôt qu’un film ? Netflix ou Amazon pourraient être intéressés par une adaptation en 6-8 épisodes, comme The Witcher: Blood Origin.
  • Un changement de studio ? Après le succès de Dune, Legendary Pictures ou Warner Bros. pourraient reprendre le flambeau.
  • Un retour de Tim Miller ? Le réalisateur, libre après Deadpool 3, pourrait relancer le projet avec un nouveau partenaire.
  • La pression des fans ? Les pétitions et les campagnes sur les réseaux ont déjà sauvé des projets (Brooklyn Nine-Nine, Lucifer).

En attendant, les fans de la Première Loi peuvent se consoler avec :

  • Les jeux vidéo : A Little Hatred (adaptation du roman éponyme) est en développement.
  • Les comics : Dark Horse a commencé à adapter l’univers en BD.
  • Les rumeurs d’une série : Joe Abercrombie a évoqué des discussions pour une adaptation TV de La Première Loi.

Mais pour Best Served Cold, l’heure est au deuil. Un projet maudit, comme sa protagoniste — trahi par ceux qui auraient dû le porter.

Best Served Cold reste un fantôme hollywoodien — un film qui aurait pu marquer l’histoire du cinéma fantasy, mais qui n’existera que dans l’imagination des fans. Entre un studio frileux, un budget trop lourd, et une héroïne trop subversive pour les standards actuels, le projet a succombé avant même de naître.

Pourtant, l’échec de cette adaptation pose une question plus large : Hollywood est-il encore capable de prendre des risques sur des œuvres vraiment originales, ou se contentera-t-il de recycler les mêmes formules ? Dans un paysage où The Rings of Power et House of the Dragon dominent, Best Served Cold aurait pu offrir quelque chose de radicalement différent — une vengeance servie froide, mais ô combien savoureuse.

En attendant une hypothétique résurrection, une chose est sûre : les fans de la Première Loi n’ont pas fini de rêver. Et peut-être, un jour, Monza Murcatto aura-t-elle sa revanche... à l’écran.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Ah, donc Hollywood nous balance Best Served Cold comme un os à ronger à ses chiens de garde des blockbusters, et paf, même les fans de Game of Thrones en mode "trop de sang, trop de cynisme, trop de Zeubi dans l’air" ? Tim Miller, lui, aurait dû filmer ça comme un épisode de Love, Death + Robots où Monza Murcatto se baladerait en mode "je suis une arme à feu avec des regrets". Dommage, parce que là, on a juste droit à une autre utopie hollywoodienne : celle où les projets ambitieux finissent en miettes, comme un Final Fantasy en version apathique de studio. "OSS 117, vous avez dit 'adaptation' ?" , parce que là, on a droit à un "non, merci, on préfère les licornes et les happy ends".
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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