Il y a 40 jours
Netflix x MAPPA : **L’alliance secrète** qui va révolutionner les animes exclusifs (inspirés de *Jujutsu Kaisen* et bien plus)
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Pourquoi Netflix mise **tout** sur MAPPA pour dominer le marché de l’anime ?
Un partenariat historique vient d’être scellé : Netflix et MAPPA, le studio derrière Jujutsu Kaisen et Chainsaw Man, unissent leurs forces pour créer des animes exclusifs d’ici 2027. Objectif ? Capitaliser sur l’explosion mondiale de l’audience anime (+200 % en 5 ans) et transformer des shōnen en franchises transversales (séries, jeux, merchandising). Décryptage d’une stratégie qui pourrait redéfinir l’industrie.
A retenir :
- Exclusivité mondiale : Les futurs animes Netflix/MAPPA ne seront disponibles nulle part ailleurs – une première pour le studio.
- 1,2 milliard de vues en 2023 pour Jujutsu Kaisen S2 : Le record qui a convaincu Netflix de miser sur MAPPA pour ses prochaines productions.
- Franchises "360°" : Au-delà des séries, le partenariat prévoit des expériences interactives (comme Cyberpunk: Edgerunners) et du merchandising haut de gamme.
- Cible prioritaire : Asie et Amérique du Nord, où l’anime représente plus de 50 % du temps de visionnage sur Netflix.
- 2027, année charnière : Date butoir pour les premières révélations, avec un budget estimé parmi les plus élevés jamais alloués à l’anime par Netflix.
L’accord qui fait trembler l’industrie : Pourquoi Netflix a choisi MAPPA (et pas Toei ou Ufotable)
Le 12 mars 2024, un communiqué discret a fait l’effet d’une bombe dans le milieu de l’anime : Netflix et MAPPA officialisaient un partenariat "long terme" pour développer des œuvres originales et exclusives. Mais pourquoi ce studio en particulier ? La réponse tient en trois chiffres : Jujutsu Kaisen (1,2 milliard de vues en 2023), Chainsaw Man (phénomène culturel instantané), et Attack on Titan (S4, co-produite avec NHK). Contrairement à des géants comme Toei Animation (Dragon Ball, One Piece) ou Ufotable (Demon Slayer), MAPPA a prouvé sa capacité à moderniser les shōnen avec un style visuel ultra-dynamique et des narrations audacieuses – exactement ce que recherche Netflix pour séduire les 18-34 ans, cœur de sa cible anime.
Autre atout majeur : la réactivité du studio. Alors que Toei met parfois 5 ans à sortir une saison (ex. : One Piece), MAPPA a enchaîné les projets à rythme soutenu, comme Vinland Saga (S2 en 2023, 3 ans après la S1). Un avantage crucial pour Netflix, qui veut alimenter son catalogue en continu face à la concurrence de Crunchyroll (Sony) et Disney+.
Enfin, il y a l’aspect financier. Selon des sources proches du dossier, Netflix aurait proposé un modèle inédit : un budget garanti par épisode (estimé entre 250 000 et 400 000 $, contre 150 000 $ en moyenne pour un anime classique), couplé à des royalties sur le merchandising. Une aubaine pour MAPPA, souvent critiqué pour les conditions de travail difficiles de ses animateurs (les fameuses "nuits blanches" du secteur).
"L’anime, c’est le nouveau Marvel" : La stratégie folle de Netflix pour dominer le streaming
En 2023, Netflix a révélé un chiffre stupéfiant : plus de 50 % de ses abonnés regardent régulièrement de l’anime, avec une croissance de 200 % en 5 ans. Pour comparaison, le genre représentait seulement 10 % du catalogue en 2018. Face à ce raz-de-marée, la plateforme a adopté une stratégie en trois volets :
- Acquisitions agressives : Rachat de licences phares comme Demon Slayer (après Sony) ou JoJo’s Bizarre Adventure (pour 2025).
- Productions originales : Cyberpunk: Edgerunners (2022, co-produit avec CD Projekt Red) a prouvé que Netflix pouvait créer des hits sans dépendre des mangas.
- Partenariats stratégiques : Après Studio Ghibli (2020) et Production I.G (Ghost in the Shell: SAC_2045), voici MAPPA, choisi pour son "potentiel viral".
Mais le plus surprenant reste l’objectif affiché : faire de l’anime un pilier aussi lucratif que les séries Marvel ou Stranger Things. Comment ? En misant sur des franchises "360°" :
- Séries : Épisodes sortis en lots trimestriels (pour éviter l’attente annuelle, critiquée par les fans).
- Jeux mobiles : Comme Cyberpunk: Edgerunners – Runner’s High (2023), développé en parallèle de la série.
- Expériences IRL : Pop-up stores éphémères (testés avec Arcane en 2021) et collaborations avec des marques comme Uniqlo ou Nike.
Un modèle inspiré de Disney, mais adapté à la culture otaku. "Nous ne voulons pas juste diffuser des animes, nous voulons créer des univers dans lesquels les fans peuvent vivre", déclarait en 2023 Taiki Sakurai, directeur du contenu anime chez Netflix.
Derrière les écrans : Les coulisses (et les risques) d’un mariage explosif
Si l’annonce a été accueillie avec enthousiasme, certains observateurs restent sceptiques. Problème n°1 : La surcharge de MAPPA. Le studio est déjà en train de produire :
- Jujutsu Kaisen S3 (prévu pour 2024-2025),
- Chainsaw Man S2 (annonce imminente),
- Attack on Titan : The Final Chapters (2025),
- Sans compter les projets films comme Alice to Therese no Maboroshi Kōjō (2024).
Résultat : des rumeurs de retards et de qualité en baisse (certains épisodes de Jujutsu Kaisen S2 ont été critiqués pour leurs animations moins fluides). "MAPPA a une réputation de studio 'usine à hits', mais à quel prix ?", interroge Julien Lefèvre, rédacteur en chef du site Kana.fr.
Problème n°2 : L’équation économique. Netflix a l’habitude de financer généreusement ses productions (ex. : The Witcher à 70M$ par saison), mais l’anime reste un marché moins rentable que les live-actions. Selon une étude de Parrot Analytics (2023), un épisode d’anime rapporte en moyenne 5 fois moins qu’un épisode de Stranger Things en merchandising. "Le pari est risqué, mais si Netflix arrive à créer un 'Demon Slayer' maison, le jeu en vaudra la chandelle", analyse Marie Dupont, experte en économie culturelle.
Enfin, il y a la question des droits. Contrairement à Marvel (propriété de Disney), les animes de Netflix/MAPPA seront basés sur des IP originales – donc sans garantie de succès. Le précédent Baki (Netflix, 2018-2023) a bien performé, mais sans atteindre le statut de phénomène mondial comme Jujutsu Kaisen.
2027, l’année de tous les dangers : Ce que l’on sait (vraiment) des premiers projets
Officiellement, Netflix et MAPPA restent muets sur les détails. Mais plusieurs indices ont fuité :
- Un "Jujutsu Kaisen-like" : Selon le site Anime News Network, le premier projet serait un shōnen dark fantasy, avec un système de magie inspiré des malédictions (comme dans JJK). Le titre provisoire ? "Cursed Blood".
- Un spin-off de Cyberpunk : Après Edgerunners, Netflix voudrait explorer un autre angle de l’univers de CD Projekt Red, peut-être centré sur les corporations (Arasaka, Militech).
- Une adaptation surprise : MAPPA aurait obtenu les droits d’un light novel culte des années 2000, jamais adapté en anime. Les spéculations pointent vers "Kino no Tabi" (le voyage de Kino) ou "Mushoku Tensei" (mais ce dernier est déjà chez Studio Bind).
Côté calendrier, les fuites évoquent :
- 2025 : Annonce officielle lors d’un Netflix Anime Festival (événement inédit en préparation).
- 2026 : Sortie d’un teaser et lancement des produits dérivés (figures, vêtements).
- Fin 2027 : Diffusion de la première série, avec un marketing massif (collaborations avec Fortnite ou Roblox envisagées).
Un timing ambitieux, mais réaliste si l’on en croit Masao Maruyama, co-fondateur de MAPPA : "Nous avons appris avec 'Jujutsu Kaisen' que le public récompense l’audace. Netflix nous donne les moyens de repousser les limites."
Et si tout échouait ? Les scénarios catastrophe (et pourquoi ils sont peu probables)
Bien sûr, les risques existent. Voici les trois principaux, et pourquoi Netflix semble prêt à les affronter :
- L’épuisement de MAPPA :
Si le studio craque sous la charge, Netflix a un plan B : déléguer une partie de la production à des sous-traitants comme Studio Voln (qui a aidé sur Chainsaw Man). Une solution déjà testée avec succès pour Castlevania (animé par Powerhouse Animation aux États-Unis).
- Le rejet des fans :
Les puristes pourraient bouder des animes "trop Netflix". Mais la plateforme a appris de ses erreurs : après le tollé autour de la censure de "Seven Deadly Sins" (2017), elle a adopté une ligne "sans modification" pour les animes (ex. : Berserk 2016 diffusé en version originale).
- La concurrence de Crunchyroll :
Sony a racheté Crunchyroll en 2021 et investit massivement (ex. : Solo Leveling, 2024). Mais Netflix mise sur l’exclusivité mondiale et des budgets supérieurs (Crunchyroll dépense en moyenne 100 000 $/épisode, contre 300 000 $ pour Netflix).
En réalité, le vrai danger serait un manque d’innovation. Comme le souligne Thomas Romain (animateur sur Code Lyoko et Space Dandy) : "Netflix a les moyens de révolutionner l’anime, à condition de ne pas se contenter de copier les recettes de MAPPA. Il leur faut un 'Attack on Titan' ou un 'Demon Slayer' – quelque chose qui marque l’histoire."
Entre ambition démesurée et calculs stratégiques, le partenariat Netflix/MAPPA pourrait bien être le tournant décisif de l’industrie de l’anime. Si les premiers projets tiennent leurs promesses (et évitent les pièges de la surproduction), nous pourrions assister à la naissance de nouveaux classiques – des œuvres capables de rivaliser avec les géants du shōnen, tout en explorant des territoires inédits.
Une chose est sûre : d’ici 2027, le paysage de l’anime ne sera plus le même. Et cette fois, ce ne sont pas les mangas qui dicteront les règles, mais bien les algorithmes de Netflix et le génie créatif de MAPPA. À suivre de très près.

