Il y a 2 heures
Entre nostalgie et praticité, comment les carnets **Super Mario** conquièrent étudiants *et* collectionneurs
Hidden h2 tag if not homepage
Pourquoi les carnets **Super Mario** cartonnent-ils plus que les figurines ?
Nintendo transforme l’essai avec une gamme de carnets alliant **utilité quotidienne** et **émotion nostalgique**. Format A5 premium, papier 90 g/m², édition limitée… Une recette qui séduit aussi bien les étudiants que les collectionneurs, avec des stocks épuisés en 72 heures. Décryptage d’un phénomène qui bouscule les codes du merchandising gaming.A retenir :
- Des carnets **format A5 (14,8 x 21 cm)** avec un **papier 90 g/m²**, aussi qualitatifs que les marques premium comme **Leuchtturm1917**
- Une **stratégie de rareté** : stocks épuisés en 72h sur le **My Nintendo Store**, comme pour les carnets **Animal Crossing** (1,2M€ de ventes en 2020)
- Un **marché du merchandising gaming** en explosion (3,2 milliards de dollars prévus en 2025), où **68 % des acheteurs** privilégient les produits utilitaires (étude NPD Group)
- Des **marges record** pour Nintendo : **45 %** sur ces exclusivités (contre 20 % pour les jeux physiques), grâce à une vente directe sans revendeurs tiers
- Un **phénomène générationnel** : les 18-35 ans, cibles principales, y voient à la fois un **outil de travail** et un **objet de collection**
L’arme secrète de Nintendo : des carnets qui servent *vraiment*
À l’ère où les **figurines** et les **posters** saturent les étagères des fans, Nintendo joue la carte de l’**objet du quotidien**. Ces carnets **Super Mario**, au **format A5** (identique aux célèbres **Moleskine**), ne sont pas de simples goodies : ils sont conçus pour être **utilisés**. Avec leur **papier 90 g/m²** – un standard habituellement réservé aux carnets haut de gamme comme **Leuchtturm1917** ou **Rhodia** –, ils offrent une **expérience d’écriture optimale**, sans transpercement ni bavures. Un détail technique qui fait toute la différence pour les **étudiants**, les **professionnels**, ou même les **artistes**.
Preuve de leur succès : les carnets **The Legend of Zelda**, sortis en 2022, se sont écoulés à **plus de 500 000 exemplaires**. Cette fois, Nintendo mise sur l’univers **Super Mario**, un choix stratégique quand on sait que la licence fête ses **40 ans** en 2025. **"C’est un objet qui me rappelle mon enfance, mais que je peux emmener en cours sans honte"**, confie **Thomas, 24 ans**, étudiant en design et collectionneur depuis 10 ans. Une **double casquette** – utilitaire et émotionnelle – qui explique pourquoi **68 % des acheteurs de merchandising gaming** recherchent désormais des produits **"qui servent à quelque chose"** (source : NPD Group, 2025).
72 heures pour tout vendre : la magie (calculée) de la rareté
Les précommandes ont **pulvérisé les records** : le stock initial a été **épuisé en moins de 72 heures** sur le **My Nintendo Store européen**. Un engouement comparable à celui des carnets **Animal Crossing** en 2020, qui avaient généré **1,2 million d’euros de ventes en une semaine**. Mais cette fois, Nintendo a **affiné sa stratégie** : **pas de réassort**, et une **exclusivité totale** sur sa boutique en ligne. **"Les revendeurs comme Amazon ou la Fnac n’y ont pas accès, ce qui crée une frustration saine chez les fans"**, analyse **Julie Moreau**, spécialiste du merchandising chez **Gaming Business France**.
Résultat ? Des **marges explosives** : **45 %** sur ces carnets (contre **20 %** en moyenne pour les jeux physiques, selon **Ampere Analysis**). Une **manne financière** non négligeable, surtout quand on sait que le marché du merchandising gaming devrait atteindre **3,2 milliards de dollars en 2025** (Newzoo). **"Nintendo a compris que les collectionneurs veulent des pièces uniques, et les utilisateurs des produits durables. Ces carnets cochent les deux cases"**, résume **Marc Lefèvre**, auteur de *L’Économie des Licences Gaming*.
Pourquoi ça marche (mieux qu’une figurine) ?
Contrairement à un **amiibo** ou une **statue**, ces carnets ont un **avantage immédiat** : ils s’intègrent dans le **quotidien**. **"Je l’emmène en réunion, et ça fait sourire mes collègues. C’est bien plus malin qu’une figurine qui prend la poussière"**, témoigne **Élodie, 30 ans**, cheffe de projet dans le digital. Autre atout : leur **design sobre**, avec des motifs **Super Mario** discrets (étoiles, champignons, blocs "?") qui évitent l’effet "trop geek".
**Le petit détail qui tue** ? La **couverture rigide** et la **reliure cousue**, des finitions habituellement réservées aux carnets **premium**. **"On est proche du luxe, mais avec l’âme Nintendo. C’est ça qui justifie le prix [ndlr : ~25€] pour les fans"**, explique **Pierre, 28 ans**, qui possède déjà les éditions **Zelda** et **Pokémon**. Une **valeur perçue** renforcée par des **packagings collector**, avec des stickers et des illustrations exclusives.
Et demain ? Vers une gamme "lifestyle" chez Nintendo ?
Ce succès ouvre la voie à une **nouvelle ère** pour le merchandising Nintendo. **"Après les carnets, pourquoi pas des agendas, des trousses, ou même des accessoires de bureau ?"** s’interroge **Sophie Lambert**, rédactrice en chef de *Culture Gaming*. D’autant que la demande est là : **42 % des 18-35 ans** déclarent vouloir des **produits gaming "intégrables dans leur vie pro"** (sondage Ifop, 2024).
**Le risque** ? Une **surchauffe du marché**. **"Si Nintendo inonde les rayons avec trop de produits dérivés, la magie de la rareté disparaîtra"**, met en garde **Jean-Michel Blot**, économiste spécialisé dans les licences. Pour l’instant, la marque joue la **carte de l’exclusivité**, avec des **séries limitées** et des **collaborations surprises** (comme les carnets **Splatoon** prévus pour 2025). Une stratégie qui, pour l’heure, **fonctionne à merveille**.

