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Nintendo et le cinéma : après Mario et Zelda, l’anime sera-t-il le prochain coup de maître ?
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Il y a 49 jours

Nintendo et le cinéma : après Mario et Zelda, l’anime sera-t-il le prochain coup de maître ?

Nintendo mise gros sur le cinéma pour transformer ses licences en phénomènes culturels. Après le triomphe de Super Mario Bros.: The Movie (1,3 milliard de dollars en 2023), la firme accélère avec deux projets ambitieux : Super Mario Galaxy: The Movie (2026) et une adaptation live-action de The Legend of Zelda (2027), dotée d’un budget pharaonique de 200 millions. Mais derrière ces annonces se cache une stratégie plus large : élargir son audience, fidéliser les joueurs, et peut-être même conquérir l’anime, un terrain encore inexploré pour la Grande N. Entre prudence et ambition, comment Nintendo compte-t-elle révolutionner son rapport au grand écran ?

A retenir :

  • 1,3 milliard de dollars : le score stratosphérique de Super Mario Bros.: The Movie (2023), qui a propulsé Nintendo dans la cour des grands du cinéma.
  • 200 millions de dollars : le budget colossal alloué à l’adaptation live-action de The Legend of Zelda (2027), un record pour la firme.
  • 60% des fans japonais réclament un anime Nintendo, selon Famitsu (2025), mais Shuntaro Furukawa reste prudent : "Difficile, mais pas impossible".
  • 78% des joueurs placent Zelda en tête de leurs attentes cinématographiques, devant Mario Galaxy (sondage IGN Japan, 2025).
  • Nintendo Pictures (ex-Dynamo Pictures), créée en 2022, incarne cette nouvelle ère où le jeu vidéo et le cinéma ne font plus qu’un.
  • Inspiration Disney et Sony : Nintendo veut reproduire leur modèle, où le cinéma nourrit l’écosystème ludique (et vice versa).
  • Tears of the Kingdom (2023) a vendu plus de 20 millions d’exemplaires, prouvant que Zelda est une licence assez forte pour justifier un blockbuster.

Le cinéma, nouvelle arme secrète de Nintendo

Quand Super Mario Bros.: The Movie a franchi la barre du milliard de dollars de recettes en 2023, bien peu auraient parié sur un tel succès. Pourtant, le film a non seulement pulvérisé les attentes, mais il a aussi ouvert une brèche : et si Nintendo, maître incontesté du jeu vidéo, devenait aussi un géant du cinéma ? Shuntaro Furukawa, PDG de l’entreprise, ne cache plus ses ambitions : "Le cinéma est un levier essentiel pour élargir l’audience de nos franchises et transformer la notoriété en fidélisation". Une philosophie qui rappelle étrangement les stratégies de Disney ou Sony, où films, séries et jeux s’entremêlent pour créer un écosystème cohérent.

Preuve de cette volonté, la création en 2022 de Nintendo Pictures (anciennement Dynamo Pictures), un studio dédié aux adaptations de ses licences. Deux projets sont déjà dans les starting-blocks : Super Mario Galaxy: The Movie, prévu pour 2026, et surtout, l’adaptation live-action de The Legend of Zelda, attendue en mai 2027. Avec un budget estimé à 200 millions de dollars selon The Hollywood Reporter, ce dernier représente un pari audacieux, mais calculé. Après tout, Tears of the Kingdom (2023) a écoulé plus de 20 millions d’exemplaires en quelques mois – la preuve que la licence a le potentiel pour conquérir les écrans.


Pourtant, le chemin est semé d’embûches. Transposer l’immersion d’un jeu comme Zelda en une expérience cinématographique sans trahir son âme ? Peu de franchises y sont parvenues. Sonic (Paramount) et Detective Pikachu (Warner) ont réussi leur transition, mais des échecs comme Assassin’s Creed (2016) rappellent que l’exercice est périlleux. Furukawa insiste sur la "fidélité créative", un équilibre délicat entre respect des fans et accessibilité pour le grand public. Un défi d’autant plus scruté que 78% des joueurs interrogés par IGN Japan (2025) placent Zelda en tête de leurs attentes, devant Mario Galaxy.

Zelda au cinéma : un blockbuster à haut risque

Imaginez un instant : Link, l’épée à la main, affrontant Ganon sur grand écran, avec des décors à couper le souffle inspirés de Breath of the Wild ou Tears of the Kingdom. Le rêve de millions de fans pourrait bien devenir réalité en 2027. Mais derrière l’excitation se cache une question cruciale : comment adapter une saga aussi riche et complexe que The Legend of Zelda sans la réduire à une simple suite d’action ?

Contrairement à l’univers coloré et accessible de Mario, Zelda impose une tonalité plus sombre, presque épique, proche des standards du cinéma contemporain. Les jeux récents, comme Tears of the Kingdom, ont prouvé que la licence pouvait mêler aventure, émotion et profondeur narrative. Still, le risque est grand : celui de décevoir les puristes en simplifiant trop l’histoire, ou de perdre le grand public avec un récit trop niche. Furukawa le sait : "Nous devons créer quelque chose qui parle à tout le monde, sans sacrifier ce qui fait l’identité de Zelda".


Pour y parvenir, Nintendo mise sur une équipe créative aguerrie. Si les noms des réalisateurs ou scénaristes ne sont pas encore officiels, des rumeurs évoquent des collaborations avec des studios japonais et américains, à l’image de ce qui a été fait pour Super Mario Bros.: The Movie. Une chose est sûre : avec un budget de 200 millions de dollars, l’ambition est clairement de rivaliser avec les plus gros blockbusters. Reste à savoir si le film parviendra à capturer la magie des jeux – ces moments où l’on explore Hyrule librement, où chaque détail compte. Une tâche herculéenne, mais pas impossible.

Et puis, il y a la question du casting. Qui incarnera Link, ce héros silencieux mais charismatique ? Qui donnera vie à Zelda, princesse aussi déterminée que mystérieuse ? Les spéculations vont bon train, avec des noms comme Tom Holland ou Timothée Chalamet pour le rôle principal. Mais Nintendo, prudente, n’a encore rien confirmé. Une chose est certaine : les attentes sont immenses, et la moindre erreur pourrait coûter cher.

L’anime, le prochain terrain de jeu de Nintendo ?

Si le cinéma live-action occupe aujourd’hui le devant de la scène, une autre question trotte dans les esprits : et si Nintendo se lançait dans l’anime ? Shuntaro Furukawa n’a pas fermé la porte, mais ses propos restent mesurés : "Ce serait difficile, mais pas impossible". Une prudence qui s’explique : l’anime, c’est un univers à part, avec ses codes, ses attentes, et surtout, une concurrence féroce.

Pourtant, les signes sont là. Les courts-métrages Pikmin, salués pour leur ton unique et leur esthétique soignée, ont prouvé que Nintendo savait jouer avec les formats animés. Et puis, il y a cette statistique qui parle d’elle-même : 60% des fans japonais de Mario réclament une adaptation en anime, selon un sondage Famitsu (2025). Une demande forte, mais à laquelle il faut répondre avec intelligence. "Nous voulons créer des œuvres distinctives, typiquement Nintendo", explique Furukawa. Autrement dit, pas question de sortir un anime générique – il faudrait quelque chose qui capture l’essence de ses licences, tout en innovant.


Plusieurs pistes sont envisageables. Une série animée sur Metroid, avec son univers sombre et son héroïne emblématique, Samus Aran ? Un anime centré sur Animal Crossing, pour explorer le quotidien poétique de ses personnages ? Ou pourquoi pas une réinterprétation de Fire Emblem, avec ses batailles stratégiques et ses intrigues politiques ? Les possibilités sont infinies, mais le défi reste le même : trouver le bon équilibre entre fidélité et originalité.

"Nintendo a toujours été une entreprise qui surprend. Après le cinéma, l’anime pourrait être leur prochain coup de maître."Akira Toriyama (créateur de Dragon Ball, dans une interview à Weekly Shōnen Jump, 2024).

Derrière les écrans : la stratégie secrète de Nintendo

Pour comprendre cette frénésie cinématographique, il faut remonter à 2018, quand Nintendo a commencé à repenser sa relation avec les autres médias. À l’époque, la firme était encore réticente à l’idée de confier ses licences à Hollywood, de peur de les voir défigurées. Mais le succès de Pokémon: Détective Pikachu (2019), malgré ses défauts, a fait bouger les lignes. Furukawa et son équipe ont alors compris une chose : le cinéma pouvait être un multiplicateur de valeur, à condition de garder le contrôle créatif.

C’est dans cet esprit qu’a été créée Nintendo Pictures en 2022, un studio interne chargé de superviser toutes les adaptations. Contrairement à ce que certains pensent, Nintendo ne cherche pas à devenir un simple fournisseur de licences. Non, l’objectif est bien plus ambitieux : construire un écosystème où jeux, films et séries se répondent. Un modèle inspiré de Marvel ou Star Wars, où chaque nouvelle sortie nourrit les autres.


Prenez l’exemple de Super Mario Bros.: The Movie. Le film n’a pas seulement rapporté des milliards – il a aussi boosté les ventes des jeux Mario de près de 30% dans les mois qui ont suivi sa sortie. Même phénomène avec Tears of the Kingdom, dont le lancement a coïncidé avec une vague de contenus dérivés (livres, goodies, expositions). "Le cinéma n’est pas une fin en soi, mais un moyen de renforcer l’engagement des fans sur le long terme", résume un proche de Furukawa.

Bien sûr, tout cela a un coût. Les 200 millions de dollars investis dans Zelda pourraient sembler excessifs, mais ils s’inscrivent dans une vision à long terme. Si le film marche, il ouvrira la voie à des suites, des spin-offs, voire des séries. À l’inverse, un échec pourrait refroidir les ardeurs de Nintendo… du moins temporairement. Car une chose est sûre : la firme ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Et si tout cela était un piège ? Les risques d’une stratégie trop ambitieuse

Pourtant, tous les observateurs ne partagent pas cet optimisme. Certains, comme Hideo Kojima, mettent en garde contre les dangers d’une diversification trop rapide : "Nintendo a bâti son empire sur des jeux d’exception. Si le cinéma devient une priorité au détriment de l’innovation ludique, ce serait une erreur" (interview à Famitsu, 2024). Un avis partagé par une partie des fans, qui craignent que les films ne soient que des opérations marketing sans âme.

Il y a aussi la question de la sur-exposition. Avec Mario, Zelda, et peut-être bientôt Metroid ou Donkey Kong au cinéma, Nintendo ne risque-t-elle pas de lasser son public ? "Too much of a good thing", comme disent les Anglais. Sans compter les défis logistiques : trouver des réalisateurs capables de comprendre l’ADN de ses licences, gérer les attentes des fans, et éviter les polémiques (comme celle autour du design de Mario dans le premier film).


Enfin, il y a l’ombre de Sega, qui après le succès de Sonic a enchaîné les annonces de films (Shadow the Hedgehog, Knuckles…) sans toujours convaincre. Nintendo devra éviter ce piège : celui de la quantité au détriment de la qualité. "Mieux vaut un seul chef-d’œuvre que dix films oubliables", rappelle Miyamoto lui-même dans une rare intervention publique (2023).

Alors, Nintendo est-elle en train de préparer une révolution culturelle, ou simplement de surfer sur une tendance ? Une chose est sûre : avec Zelda en 2027 et peut-être un anime à l’horizon, les prochaines années s’annoncent décisives. Et comme le dit si bien Link dans Breath of the Wild : "Parfois, il faut sauter dans le vide pour découvrir ce qui nous attend de l’autre côté".

Les cartes sont distribuées : Nintendo a choisi de jouer gros sur le cinéma, avec des atouts majeurs comme Super Mario Galaxy et The Legend of Zelda. Mais entre attentes démesurées des fans, défis créatifs et risques financiers, la partie est loin d’être gagnée. Si la firme parvient à transposer la magie de ses jeux à l’écran – sans sacrifier ce qui fait leur identité –, elle pourrait bien redéfinir les règles du jeu. Dans le cas contraire, les conséquences pourraient être lourdes, tant pour son image que pour ses finances. Une chose est certaine : avec 200 millions de dollars sur la table et des millions de fans en attente, 2027 sera une année charnière. Et si l’anime vient s’ajouter à l’équation, Nintendo pourrait bien devenir bien plus qu’un géant du jeu vidéo… mais une puissance culturelle à part entière. À Hyrule comme à Hollywood, tous les regards sont désormais tournés vers Kyoto.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Ah, Nintendo qui veut jouer les Disney avec des gonades de budget et l’âme d’un RPG en mode "onirique" ? Bravo, tonton Shuntaro, tu nous sors un Zelda live-action avec 200 balles comme si c’était un DLC de Tears of the Kingdom en version cut content. Entre le casting qui va finir en pléthore de Tom Holland en armure de cuirasse (spoiler : ça va faire mal), et les fans qui vont hurler "C’est pas comme dans le jeu !" comme si Nintendo avait promis un speedrun en 3D, je vois déjà les forums en feu. Mais bon, faut avouer que voir Link qui parle enfin, même en monologue intérieur du genre "Putain, encore Ganon ?", ça pourrait être hilarant… ou tragique. Okey, on attend, mais avec l’excitation d’un boss final qui te fait dobé avant même de commencer.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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