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Avec une capacité potentiellement 125 fois supérieure à la Switch OLED, la prochaine console de Nintendo pourrait-elle redéfinir les standards du stockage ?
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Une rumeur qui fait vibrer les joueurs : la Switch 2 pourrait embarquer 8 To de stockage interne, grâce aux puces QLC NAND. Une capacité colossale, mais est-elle vraiment nécessaire pour des jeux Nintendo souvent moins gourmands que ceux de la concurrence ? Entre révolution technologique et défis de durabilité, cette hypothèse soulève autant d’enthousiasme que de questions.
A retenir :
- 8 To de stockage : la Switch 2 pourrait dépasser la PS5 (1 To) et la Xbox Series X (800 Go), avec une capacité 125 fois supérieure à la Switch OLED.
- La technologie QLC NAND, utilisée dans des SSD comme le Samsung 870 QVO, permettrait de stocker jusqu’à 200 jeux AAA (40 Go en moyenne) sans extension.
- Un stockage aussi généreux semble anticiper l’avenir, alors que des titres comme Zelda: Tears of the Kingdom (18,2 Go) restent bien moins lourds que des jeux PS5 comme Call of Duty: Warzone 2.0 (100 Go+).
- La durabilité des QLC (1 000 cycles d’écriture) pose question : Nintendo devra-t-elle optimiser son système pour limiter l’usure, surtout avec son modèle cartouche-first ?
- L’analyste Serkan Toto évoque une possible solution hybride : SSD amovible + stockage fixe, une première pour Nintendo.
8 To : une rumeur qui fait rêver, mais est-ce réaliste ?
Alors que la Nintendo Switch 2 se fait désirer, une rumeur audacieuse refait surface : la console pourrait intégrer jusqu’à 8 To de stockage interne, grâce à des puces QLC NAND. Pour comparaison, la Switch OLED actuelle propose 64 Go (dont seulement 32 Go utilisables), et même la PS5 (1 To) ou la Xbox Series X (800 Go en version standard) restent loin derrière. Une telle capacité placerait Nintendo en tête de la course au stockage, mais est-ce vraiment utile ?
Les jeux Nintendo, historiquement moins gourmands que ceux de Sony ou Microsoft, n’exploitent pas encore des espaces aussi colossaux. Par exemple, The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom pèse 18,2 Go, tandis que Metroid Prime 4, l’un des titres les plus attendus, est estimé à 25 Go. À l’inverse, des jeux PS5 comme Call of Duty: Warzone 2.0 dépassent allègrement les 100 Go. Cette capacité de 8 To semblerait donc davantage destinée à anticiper les standards futurs qu’à répondre à un besoin immédiat. Mais alors, pourquoi un tel choix ?
QLC NAND : une technologie prometteuse, mais pas sans limites
Derrière cette rumeur se cache une avancée technologique majeure : les puces QLC NAND (Quad-Level Cell). Contrairement aux TLC (Triple-Level Cell) utilisées dans les consoles actuelles, les QLC stockent 4 bits par cellule, augmentant considérablement la densité. Déjà adoptées dans des SSD grand public comme le Samsung 870 QVO (jusqu’à 8 To), ces puces permettraient à la Switch 2 de stocker jusqu’à 200 jeux AAA (en considérant une moyenne de 40 Go par titre), sans avoir recours à des cartes microSD.
Cependant, cette technologie n’est pas sans défauts. Les QLC sont moins endurantes que les TLC : elles supportent environ 1 000 cycles d’écriture, contre 1 500 à 3 000 pour ces dernières. Un défi pour Nintendo, surtout si la console maintient son modèle cartouche-first, où les jeux physiques restent majoritaires. Des optimisations logicielles pourraient être nécessaires pour limiter l’usure, par exemple en réduisant les écritures inutiles ou en utilisant une partie du stockage comme mémoire tampon.
Un système hybride à l’horizon ? L’hypothèse de Serkan Toto
Face à ces enjeux, l’analyste Serkan Toto, spécialiste du marché japonais, évoque une piste intéressante : un système hybride, combinant un SSD amovible et un stockage fixe. Une première pour Nintendo, qui permettrait aux joueurs d’étendre facilement leur capacité tout en bénéficiant d’une base solide. Cette approche rappellerait le modèle de la Steam Deck, où les utilisateurs peuvent remplacer le SSD interne.
Une telle solution offrirait plusieurs avantages :
- Flexibilité : les joueurs pourraient choisir leur capacité en fonction de leurs besoins.
- Durabilité : en répartissant les écritures entre plusieurs supports, l’usure des QLC serait limitée.
- Évolutivité : la console pourrait s’adapter aux futurs jeux plus gourmands, sans nécessiter un nouveau modèle.
Et si c’était un coup de poker pour l’avenir ?
Au-delà des aspects techniques, cette rumeur interroge sur la stratégie longue terme de Nintendo. En misant sur une capacité aussi élevée, le constructeur pourrait :
- Préparer l’arrivée de jeux plus ambitieux, avec des mondes ouverts plus détaillés ou des textures 4K.
- Sédimenter sa base de joueurs en évitant les frustrations liées au manque d’espace, un reproche récurrent sur la Switch actuelle.
- Se différencier de la concurrence en proposant une console "future-proof", capable de durer une décennie sans obsolescence.

