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Un écran deux fois plus lumineux et une batterie boostée : Nintendo prépare-t-il une Switch nouvelle génération pour 2024 ?
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Une Switch plus lumineuse, plus endurante et mieux refroidie ?
A retenir :
- Écran révolutionnaire : 1200 nits (vs 400-600 nits actuellement), comparable aux smartphones premium comme l’iPhone 15 Pro.
- Batterie XXL : 8000 mAh (+57 %) pour compenser la consommation, avec gestion logicielle intelligente de la luminosité.
- Refroidissement high-tech : Caloducs en cuivre élargis (inspirés des PC gaming) réduiraient la chaleur de 20 % en jeu intensif.
- Adieu l’éblouissement : Enfin une visibilité optimale en extérieur, point faible récurrent de la Switch OLED.
- Autonomie préservée : Malgré l’écran gourmand, Nintendo promet une durée similaire à l’actuelle grâce à des optimisations matérielles.
Un écran qui défie le soleil : 1200 nits pour une expérience nomade sans compromis
Les joueurs de Nintendo Switch en extérieur le savent : depuis 2021, la version OLED peine à rivaliser avec la lumière du jour. Ses 400 à 600 nits de luminosité maximale laissent souvent place à des reflets gênants, obligeant à chercher l’ombre pour distinguer les détails de Zelda: Tears of the Kingdom ou Metroid Dread. Mais selon des fuites provenants des chaînes d’approvisionnement asiatiques (relayées par Nikkei et Bloomberg), Nintendo travaillerait sur une solution radicale : un écran OLED capable d’atteindre 1200 nits en pic.
Pour comparaison, l’iPhone 15 Pro culmine à 2000 nits en extérieur, tandis que la Steam Deck OLED (sortie fin 2023) se limite à 800 nits. Avec 1200 nits, la future Switch se positionnerait donc comme la console portable la plus lumineuse du marché, devant même la ROG Ally d’Asus (500 nits). Une avancée qui pourrait enfin rendre justice aux couleurs vibrantes des jeux Nintendo, même sous un soleil estival.
"C’est un vrai game-changer pour les joueurs en déplacement. On passe souvent à côté de détails dans Animal Crossing ou Pokémon Écarlate à cause des reflets"*, confie Thomas L., joueur régulier en train et en parc.
8000 mAh : une batterie monstrueuse, mais suffira-t-elle ?
Un écran deux fois plus lumineux a un prix : la consommation énergétique. Les dalles OLED haut de gamme sont réputées pour leur appétit en watts, un défi de taille pour une console portable. Pour contrer cela, Nintendo miserait sur une batterie de 8000 mAh (contre 5100 mAh sur la Switch OLED actuelle), soit une augmentation de 57 %. Une capacité proche de certaines tablettes haut de gamme, comme le Samsung Galaxy Tab S9+ (11 200 mAh).
Mais la capacité brute ne fait pas tout. Des sources internes évoquent une optimisation logicielle dynamique : la console ajusterait automatiquement la luminosité et les performances du processeur en fonction de l’usage. Par exemple, en mode portable, la luminosité serait limitée à 800 nits pour économiser la batterie, tandis qu’en mode docké, elle pourrait monter jusqu’à 1200 nits.
"Nintendo a toujours privilégié l’équilibre entre performance et autonomie. Avec cette approche, ils visent clairement les 4 à 6 heures de jeu en portable, comme sur l’actuelle Switch OLED"*, analyse Julien Chièze, journaliste spécialisé chez Gamekult.
Le défi thermique : des caloducs en cuivre pour éviter la surchauffe
Plus de luminosité et une batterie plus puissante signifient aussi plus de chaleur. Les fuites révèlent un système de refroidissement repensé, inspiré des PC portables gaming. La future Switch intégrerait des caloducs en cuivre élargis, couplés à une dissipation passive renforcée. Résultat : une réduction de 20 % des températures sous charge, selon des tests en laboratoire.
Cette innovation est cruciale pour éviter le throttling (ralentissement automatique pour limiter la chaleur), un problème récurrent sur les consoles portables comme la Steam Deck lors de sessions prolongées. Nintendo aurait même collaboré avec des ingénieurs de Sharp (fournisseur des écrans Switch) pour miniaturiser le système, tout en garantissant une efficacité maximale.
"Le vrai test sera lors des parties de Smash Bros. Ultimate en ligne. Si la console ne surchauffe pas après 2 heures, ce sera une révolution"*, s’enthousiasme Marine D., joueuse compétitive.
Derrière l’écran : la course aux composants entre Nintendo et ses concurrents
Cette évolution technologique ne doit rien au hasard. Depuis 2022, Nintendo est en négociations serrées avec Samsung Display (leader des dalles OLED) pour sécuriser des écrans haut de gamme à un coût maîtrisé. Un défi, car la demande explose : Valve (Steam Deck) et Asus (ROG Ally) sont aussi en lice pour les mêmes composants.
Par ailleurs, la batterie de 8000 mAh serait produite par ATL (Amperex Technology Limited), le même fournisseur que Tesla. Un choix stratégique pour garantir sécurité et durée de vie, deux critères essentiels après les problèmes de battery swell (gonflement) sur les premières Switch en 2017.
Enfin, cette fuite intervient alors que Sony prépare une PS5 Pro pour fin 2024, et que Microsoft murmure une nouvelle itération de sa Xbox Series X. Nintendo, lui, mise sur l’hybridation : une console à la fois portable et puissante, capable de rivaliser avec les gaming laptops en mobilité.
"Ils jouent leur va-tout. Soit cette Switch devient la référence du gaming nomade, soit ils se font doubler par Valve ou Asus"*, résume un analyste sous couvert d’anonymat.

