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**"Orgueil et Préjugés" (2005) GRATUIT sur RTVE Play : Le chef-d'œuvre romantique de Keira Knightley à savourer avant Noël**
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Il y a 68 jours

**"Orgueil et Préjugés" (2005) GRATUIT sur RTVE Play : Le chef-d'œuvre romantique de Keira Knightley à savourer avant Noël**

Pourquoi cette adaptation d’Orgueil et Préjugés (2005) reste-t-elle inégalée ? Disponible gratuitement sur RTVE Play jusqu’au 13 janvier, le film de Joe Wright, porté par Keira Knightley et Matthew Macfadyen, a marqué l’histoire du cinéma romantique. Entre fidélité à Jane Austen et audaces visuelles, cette version divise encore : certains lui préfèrent la miniserie culte de la BBC (1995), mais son influence – des recettes record à l’inspiration de réalisateurs comme Greta Gerwig – en fait un incontournable. Plongez dans les coulisses d’une adaptation qui a réinventé le "costume drama".

A retenir :

  • À ne pas manquer : Orgueil et Préjugés (2005) en streaming gratuit sur RTVE Play jusqu’au 13 janvier 2024 – une occasion rare de (re)découvrir ce classique.
  • Keira Knightley (Elizabeth Bennet) et Matthew Macfadyen (Mr. Darcy) : une alchimie à l’écran qui a valu à la première une nomination aux Oscars et a redéfini le couple iconique d’Austen.
  • Une révolution visuelle : Joe Wright ose des plans-séquences audacieux (comme la scène du bal) et une photographie naturaliste qui tranche avec les adaptations théâtrales précédentes.
  • Le duel des adaptations : 2005 vs 1995 (BBC) – rythme cinématographique contre fidélité textuelle, avec un débat toujours vif parmi les fans (7,8/10 sur IMDb vs 8,8/10).
  • Un succès qui a fait date : 121 millions de dollars de recettes, une bande originale primée (Dario Marianelli), et une influence durable, citée par Greta Gerwig pour Little Women (2019).
  • Pourquoi ça divise ? Les puristes regrettent des ellipses (comme le rôle réduit de Lady Catherine), tandis que les cinéphiles saluent une interprétation sensorielle de l’œuvre.
  • Noël sous le signe d’Austen : Une façon idéale de célébrer les fêtes avec un film qui allie romance, humour et satire sociale, le tout dans des décors somptueux.

"Un roman qu’on croyait connaître" : Quand Joe Wright ose moderniser Austen

Imaginez la scène : une lande anglaise balayée par le vent, une jeune femme en robe empire marchant d’un pas décidé, tandis qu’une voix off murmure "It is a truth universally acknowledged...". Ainsi s’ouvre Orgueil et Préjugés (2005), l’adaptation qui a osé sortir Jane Austen des salons feutrés pour la placer sous une lumière crue, presque documentaire. Disponible gratuitement sur RTVE Play jusqu’au 13 janvier, ce film est bien plus qu’un simple "costume drama" : c’est une réinvention qui a divisé les puristes… avant de les conquérir.

Dirigé par Joe Wright – alors âgé de seulement 33 ans – le film marque son premier long-métrage. Un pari risqué : adapter un monument de la littérature anglaise, déjà porté à l’écran avec succès (notamment par la miniserie de la BBC en 1995, avec Colin Firth). Pourtant, Wright choisit une voie radicalement différente. Exit les décors de studio : il tourne en extérieurs, sous une pluie battante ou une lumière dorée, donnant aux paysages du Derbyshire un rôle presque aussi important que les acteurs. Exit les dialogues interminables : il privilégie les silences éloquents, comme cette scène où Darcy (Matthew Macfadyen) tend la main à Elizabeth (Keira Knightley) sous une averse, sans un mot.

Le résultat ? Un film qui respire, où les émotions passent autant par les regards que par les répliques ciselées d’Austen. La scène du premier bal, filmée en plan-séquence avec une caméra qui virevolte autour des danseurs, est devenue culte – une prouesse technique qui contraste avec le style statique des adaptations précédentes. Même la bande originale de Dario Marianelli (nommée aux Oscars) rompt avec les codes : le piano remplace les violons, ajoutant une touche de modernité à cette histoire du XIXe siècle.


"Je voulais que le public sente la boue sous les pieds d’Elizabeth, qu’il ressente le froid quand elle marche vers Netherfield. Austen parle de classes sociales, mais aussi de corps, de désirs refoulés. Il fallait que ce soit tangible."Joe Wright, dans une interview pour The Guardian (2005).

Keira Knightley vs Jennifer Ehle : Le choc des Elizabeth Bennet

Si le film de 2005 a marqué les esprits, c’est aussi grâce à sa distribution. Keira Knightley, alors connue pour Pirates des Caraïbes, surprend en incarnant une Elizabeth Bennet plus jeune, plus impulsive que dans les versions précédentes. Son interprétation – entre espièglerie et vulnérabilité – lui vaudra une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice, une première pour une héroïne austenienne. Face à elle, Matthew Macfadyen compose un Darcy moins rigide que Colin Firth, mais tout aussi énigmatique. Leur alchimie à l’écran est immédiate, notamment dans la scène de la première déclaration, tournée dans un brouillard matinal qui renforce l’intensité du moment.

Pourtant, les comparaisons avec la miniserie de 1995 sont inévitables. Jennifer Ehle (Elizabeth) et Colin Firth (Darcy) y incarnent un couple plus théâtral, fidèle à l’esprit des dialogues d’Austen. La fameuse scène du lac – où Darcy émerge des eaux en chemise mouillée – est devenue un mème avant l’heure, symbolisant le romantisme "old school". Mais là où la BBC misait sur la fidélité textuelle (avec des scènes presque mot pour mot tirées du roman), Wright et sa scénariste Deborah Moggach ont remaniée la structure : certaines intrigues secondaires (comme celle de Lydia) sont condensées, au profit d’un rythme plus cinématographique.

Le débat fait toujours rage parmi les fans. Sur IMDb, la version de 1995 obtient un 8,8/10 contre 7,8/10 pour celle de 2005. Pourtant, cette dernière a séduit un public plus large : avec 121 millions de dollars de recettes (pour un budget de 28 millions), elle a prouvé que les adaptations d’Austen pouvaient être rentables ET artistiquement ambitieuses. Preuve de son impact : des réalisateurs comme Greta Gerwig (Little Women, 2019) citent le film de Wright comme une inspiration pour leur propre approche des classiques littéraires.

Derrière les corsets : Les secrets d’un tournage hors norme

Tourner Orgueil et Préjugés en 2005 n’a pas été une mince affaire. Joe Wright imposait des conditions quasi militaires pour préserver l’authenticité : les acteurs devaient porter leurs costumes 24h/24 pendant le tournage, même en dehors des scènes. Keira Knightley a ainsi confessé avoir dormi en corset pendant des semaines, pour mieux incarner les contraintes physiques des femmes de l’époque. "Je comprenais enfin pourquoi Elizabeth marchait comme elle marchait : quand vous avez un corset serré, vous ne pouvez pas faire de grands pas !", expliquait-elle dans une interview pour Vanity Fair.

Autre défi : les conditions météo. La scène où Elizabeth traverse les champs sous la pluie pour rejoindre sa sœur malade (Jane, interprétée par Rosamund Pike) a failli être annulée à cause du vent. Wright a insisté pour la garder, malgré les protestations de l’équipe – le résultat est l’une des images les plus poignantes du film, où la robe de Keira Knightley, collée à son corps par la pluie, symbolise sa détermination sans compromis.

Côté décors, le réalisateur a évité les châteaux trop grandioses, préférant des maisons de campagne plus réalistes, comme Chatsworth House (qui joue Pemberley, la demeure de Darcy). Un choix qui a surpris les producteurs, habitués aux fastes des adaptations historiques. "Jane Austen parlait de l’ascension sociale, pas des palais. Je voulais que Pemberley impressionne par son élégance discrète, pas par son opulence.", justifiait Wright.

Pourquoi cette adaptation divise-t-elle encore aujourd’hui ?

Malgré son succès, le film de 2005 reste clivant. Les puristes lui reprochent :

  • La réduction de certains personnages (comme Lady Catherine, interprétée par Judi Dench, dont le rôle est moins développé que dans le roman).
  • L’absence de la scène du rosier (où Darcy offre une rose à Elizabeth dans le livre), remplacée par des échanges plus subtils.
  • Un Darcy moins "odieux" au début du film, ce qui selon eux édulcore le conflit central du roman.
À l’inverse, les défenseurs du film soulignent :
  • Son approche sensorielle : les bruits de pas dans la boue, les souffles visibles dans le froid, les mains qui tremblent lors des scènes clés.
  • Une Elizabeth plus féministe, qui rit aux éclats et court dans les champs, loin de l’image sage des adaptations précédentes.
  • Une photographie qui influence encore le cinéma : des plans comme celui de Darcy debout dans le brouillard (lors de sa première déclaration) sont aujourd’hui étudiés en écoles de cinéma.

Le critique Peter Bradshaw (The Guardian) résumait ainsi la polémique en 2005 : "Wright a commis le péché de faire un film qui ressemble à un film, et non à une illustration animée du roman. Certains l’adorent. D’autres le haïssent. Mais personne ne peut nier qu’il a forcé Austen à entrer dans le XXIe siècle."

Noël 2023 : Pourquoi (re)voir ce film maintenant ?

Diffusé gratuitement sur RTVE Play jusqu’au 13 janvier, Orgueil et Préjugés (2005) est le cadeau de Noël idéal pour plusieurs raisons :

  • Une romance qui réchauffe les cœurs : Entre les regards volés de Darcy et Elizabeth et les répliques cinglantes ("You have bewitched me, body and soul"), le film est un antidote parfait à la morosité hivernale.
  • Un voyage dans le temps : Les décors somptueux et les costumes (créés par Jacqueline Durran, future oscarisée pour Anna Karenine) offrent une évasion totale dans l’Angleterre géorgienne.
  • Un film qui parle à notre époque : Les thèmes de l’indépendance féminine (Elizabeth refuse un mariage d’intérêt) et des préjugés de classe résonnent encore aujourd’hui.
  • Une bande originale envoûtante : Écouter le thème de "Dawn" (Dario Marianelli) devant un sapin illuminé est une expérience à part entière.

Et pour les incrédules qui douteraient encore de son charme : sachez que même Emma Watson (Hermione dans Harry Potter) a avoué avoir pleuré en voyant la scène finale, où Darcy et Elizabeth se retrouvent dans l’aube brumeuse. "C’est la plus belle déclaration d’amour du cinéma. Point.", avait-elle déclaré dans une interview pour Elle.

Orgueil et Préjugés (2005) n’est pas une adaptation de Jane Austen – c’est l’adaptation qui a osé réinventer le genre. Entre les paysages sauvages du Derbyshire et les silences chargés de Keira Knightley et Matthew Macfadyen, Joe Wright a créé un film qui respire, qui vit, loin des clichés poudrés des dramas historiques. Oui, les puristes peuvent regretter certaines libertés prises avec le texte original. Mais c’est précisément ce qui en fait une œuvre intemporelle : elle parle à ceux qui aiment Austen… et à ceux qui pensaient ne pas l’aimer.

Alors, avant que RTVE Play ne retire le film de sa plateforme, offrez-vous 2h09 de magie. Que ce soit pour revoir la scène du bal (et son plan-séquence hypnotique), pour écouter la bande originale en boucle, ou simplement pour vous laisser emporter par l’une des plus belles histoires d’amour du cinéma, une chose est sûre : vous ne sortirez pas indemne de cette rencontre avec Elizabeth et Darcy. Et si jamais vous hésitez encore entre la version de 2005 et celle de 1995… pourquoi ne pas les regarder toutes les deux ? Après tout, comme le disait Austen elle-même : "Il n’y a pas de charme égal à la tendresse du cœur."

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Ce Orgueil et Préjugés de 2005, c’est comme si Joe Wright avait pris The Legend of Zelda: Ocarina of Time et lui avait fait porter un corset en soie : soudain, Link devient une héroïne qui court dans les champs en hurlant des répliques plus piquantes que les 1-Up de Mario. Keira Knightley y est une Elizabeth qui aurait grandi en jouant à GoldenEye plutôt qu’à la poupée : espiègle, têtue, et avec des yeux qui clignent comme si elle venait de trébucher sur un Kraken dans Metroid. Le film assume ses choix avec la même audace qu’un Halo qui te balance un sniper à 10 mètres : ça surprend, ça divise, mais après, on kiffe. Et puis, avouons-le, voir Darcy émerger du brouillard en chemise mouillée, c’est le boss final de Castlevania revisité par Jane Austen. À voir avant que RTVE ne le supprime comme un save game oublié.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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