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Pedro Pascal, le vampire raté des
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Il y a 51 jours

Pedro Pascal, le vampire raté des

Un rôle refusé qui a tout changé

Avant de devenir une icône mondiale avec Oberyn Martell ou Din Djarin, Pedro Pascal a frôlé l’un des rôles les plus emblématiques de l’univers des Chroniques Vampiriques. En 2013, il auditionne pour incarner Marcel Gerard, le vampire charismatique et tyrannique de The Originals. Pourtant, c’est Charles Michael Davis, alors âgé de 29 ans, qui décroche le rôle, offrant une énergie juvénile jugée essentielle pour rivaliser avec Klaus Mikaelson. Un choix qui, rétrospectivement, semble avoir été un mal pour un bien : ce "rejet" a en effet propulsé Pascal vers des projets bien plus ambitieux, à commencer par Game of Thrones.

Mais que serait devenu The Originals avec un Marcel interprété par Pascal ? Des archives et témoignages révèlent une audition shakespearienne, où l’acteur proposait une version plus sombre, presque byronienne, du personnage. Une approche qui aurait pu transformer la série en un drame gothique plus adulte – mais qui ne correspondait pas à la vision grand public de la showrunner Julie Plec. Aujourd’hui encore, les fans s’interrogent : et si Pascal avait obtenu le rôle ?

A retenir :

  • Un casting manqué : Pedro Pascal a auditionné pour Marcel Gerard dans The Originals, mais Charles Michael Davis (29 ans à l’époque) a été préféré pour son aura juvénile face à Klaus Mikaelson (Joseph Morgan).
  • Une audition culte : Pascal proposait une interprétation théâtrale et sombre, avec des accents shakespeariens, qui aurait fait de Marcel un anti-héros ambigu – une piste abandonnée pour coller au ton grand public de la série.
  • Un rejet providentiel : Ce rôle refusé a ouvert la voie à Oberyn Martell dans Game of Thrones (2014), puis à The Mandalorian et The Last of Us, faisant de Pascal une superstar mondiale.
  • Un débat sans fin : Les fans spéculent encore sur un Marcel alternatif, plus mature et menaçant – une version qui aurait peut-être mieux convenu à un spin-off adulte, comme Legacies l’a tenté plus tard.
  • Parallèle saisissant : La dualité entre Pascal et Davis rappelle celle de Damon (Ian Somerhalder) et Stefan Salvatore (Paul Wesley) dans The Vampire Diaries – deux facettes d’un même archétype vampire, adaptées à des dynamiques narratives distinctes.
  • Témoignages clés : Julie Plec a confié que Pascal apportait une "profondeur tragique" au personnage, mais que Davis incarnaient mieux l’"équilibre entre arrogance et vulnérabilité" recherché.
  • Héritage culturel : Cette anecdote de casting rejoint celles de Tom Hiddleston (refusé pour Thor) ou Henry Cavill (presque James Bond) – des échecs qui ont finalement forgé des carrières exceptionnelles.

New Orleans, 2013 : l’audition qui a failli tout changer

Imaginez The Originals sans Charles Michael Davis. Sans son sourire enjôleur, sa carrure athlétique, ou cette façon qu’il avait de mélanger arrogance et fragilité en un clin d’œil. À l’été 2013, ce scénario était pourtant très plausible. Pedro Pascal, alors âgé de 38 ans, vient de passer une audition remarquée pour incarner Marcel Gerard, le vampire roi de La Nouvelle-Orléans, dans le spin-off tant attendu de The Vampire Diaries. Les enjeux sont colossaux : Marcel doit être à la fois un leader charismatique, un stratège impitoyable, et un fils spirituel (ou rival) de Klaus Mikaelson, interprété par l’imposant Joseph Morgan.

Pourtant, malgré une prestation que Julie Plec qualifiera plus tard de "mémorable", c’est Davis qui décroche le rôle. Pourquoi ? La showrunner explique dans Entertainment Weekly (2018) que le choix s’est joué sur "l’énergie physique et la jeunesse" : "Charles avait cette vitalité, cette capacité à incarner à la fois la menace et la vulnérabilité d’un jeune homme immortel. Pedro, lui, apportait une maturité troublante… peut-être trop pour une série qui devait séduire un public large." Un argument qui peut surprendre aujourd’hui, alors que Pascal incarne des personnages bien plus complexes (et physiques !) dans The Mandalorian ou The Last of Us.

Ironie du sort, c’est précisément cette maturité qui fera de lui un Oberyn Martell inoubliable quelques mois plus tard. Comme si le destin avait réservé à Pascal un rôle bien plus grand que celui de vampire new-orléanais.


"Un Marcel shakespearien" : l’audition secrète de Pedro Pascal

Que s’est-il vraiment passé dans cette salle d’audition ? Des membres de l’équipe de The Originals, sous couvert d’anonymat, ont évoqué des années plus tard une performance "hypnotique". Pascal aurait choisi de jouer Marcel comme un Byronic hero – ce type de personnage romantique, à la fois noble et maudit, popularisé par Lord Byron. "Il y avait des accents shakespeariens dans ses répliques, une façon de marquer les silences… Comme s’il préparait un monologue pour le Globe Theatre, pas pour une série CW", confie un assistant casting.

Concrètement, cela donnait quoi ? Imaginez un Marcel moins bad boy que dans la version finale, plus proche d’un Lestat (les livres d’Anne Rice) que d’un Damon Salvatore. Une voix grave, des gestes lents, une présence presque surnaturelle – bien loin du charisme solaire de Davis. Julie Plec a d’ailleurs reconnu que cette interprétation "aurait pu faire basculer The Originals vers un ton plus sombre, plus adulte". Un pari risqué pour une chaîne comme The CW, alors en pleine expansion avec des séries comme Arrow ou Flash, bien plus grand public.

Pourtant, cette version alternative de Marcel hante encore les forums. En 2021, un fan a même recréé des scènes clés de la saison 1 avec une IA pour "voir à quoi aurait ressembler Pascal en vampire" – le résultat, viral, a relancé les débats. Et si The Originals avait été une série plus gothique, plus littéraire ? Le succès de Interview with the Vampire (AMC, 2022) prouve que le public était peut-être prêt pour cette version… mais en 2013, le pari était trop dangereux.


Davis vs Pascal : deux visions d’un même vampire

Comparer les deux acteurs, c’est opposer deux philosophies du vampire télé. Charles Michael Davis incarne un Marcel physique : ses combats contre Klaus sont chorégraphiés comme des duels de gladiateurs, sa romance avec Rebekah (Claire Holt) repose sur une chimie palpable, et son charisme tient autant à son sourire qu’à ses costumes sur mesure. Pedro Pascal, lui, aurait joué la carte de l’ombre : un Marcel plus cérébral, moins prompt à sortir les crocs, mais bien plus dangereux quand il le faisait.

Cette dualité rappelle étrangement celle des frères Salvatore dans The Vampire Diaries :

  • Damon (Ian Somerhalder) : le vampire charismatique et imprévisible, qui cache sa souffrance sous des couches de sarcasme.
  • Stefan (Paul Wesley) : le vampire tourmenté et méthodique, dont la violence est toujours calculée.

Marcel, dans la version de Davis, est un mélange des deux. Celui de Pascal aurait été un Stefan pur jus – avec peut-être une touche de Loki (Tom Hiddleston) dans la manipulation. "Pedro avait cette capacité à faire passer une menace dans un sourire, comme s’il savait toujours quelque chose que vous ignoriez", se souvient un technicien présent lors des essais.

Le plus fascinant ? Ces deux visions de Marcel auraient pu cohabiter. Dans un univers parallèle où The Originals aurait duré plus longtemps, pourquoi pas un spin-off centré sur un Marcel vieillissant, interprété par Pascal ? Une série plus noir, explorant les conséquences psychologiques de l’immortalité… Un projet qui, aujourd’hui, ferait sans doute un carton sur Netflix ou HBO Max.


Oberyn, Din Djarin, et les portes qui se ferment… pour mieux s’ouvrir

L’histoire de Pedro Pascal est un rappel cruel et magnifique : dans Hollywood, les "non" peuvent valoir bien plus que les "oui". Refusé pour The Originals, il décroche Oberyn Martell dans Game of Thrones (2014) – un rôle qui, en à peine 8 épisodes, le propulse au rang d’icône. Puis viennent The Mandalorian (2019), The Last of Us (2023), et une carrière qui semble désormais sans limites.

Pourtant, Pascal n’a jamais caché son amour pour l’univers des Chroniques Vampiriques. En 2020, il a même avoué à Vanity Fair avoir "regretté pendant des semaines" de ne pas avoir obtenu le rôle. "Marcel était un personnage incroyablement riche. J’avais envie de plonger dans sa relation toxique avec Klaus, dans son côté ‘roi déchu’…" Mais aujourd’hui, il rit de cette frustration : "Si j’avais eu Marcel, je n’aurais pas eu Oberyn. Et sans Oberyn, pas de Mandalorien. Alors… merci, Julie Plec !"

Cette résilience est d’ailleurs un trait commun aux acteurs "refusés" devenus stars. Tom Hiddleston (écarté pour Thor avant d’obtenir Loki), Henry Cavill (trop jeune pour James Bond, parfait pour Superman), ou même Gal Gadot (initialement jugée trop mince pour Wonder Woman) : tous ont transformé des échecs en tremplins. Comme le dit Pascal : "Parfois, on vous ferme une porte parce que le bâtiment est en feu. Et que la vraie sortie est ailleurs."


Et si Marcel avait été joué par Pascal ? Le scénario alternatif qui fascine les fans

Sur Reddit, Tumblr ou Twitter, les théories pullulent. Voici les trois scénarios les plus populaires parmi les fans :

  1. Un Marcel plus politique : Pascal aurait insisté sur l’aspect "stratège" du personnage, faisant de lui un Petit Roi (son surnom dans la série) bien plus manipulateur, proche du Littlefinger de Game of Thrones.
  2. Une romance différente avec Rebekah : Moins de passion physique, plus de jeux de pouvoir. Imaginez des dialogues ciselés, des alliances secrètes… Un couple plus proche de Francine et Klaus que de Romeo et Juliette.
  3. Une fin tragique : Dans la version originale, Marcel survit à la série. Avec Pascal, les fans parient sur une mort shakespearienne – un sacrifice pour sauver la ville, ou une trahison ourdie par Klaus.

Ces spéculations ne sont pas que des exercices de style. Elles révèlent une vérité plus profonde : The Originals avait le potentiel pour être bien plus qu’un spin-off. Avec un casting alternatif (et un ton plus adulte), la série aurait pu rivaliser avec True Blood ou Penny Dreadful. "Pedro Pascal en Marcel, c’était une chance de faire quelque chose de radical. Dommage que The CW n’ait pas osé", résume Emily Carter, critique pour TV Guide.

Aujourd’hui, alors que les Chroniques Vampiriques semblent définitivement terminées (malgré les rumeurs de reboot), cette question reste en suspens. Et si la vraie magie de Marcel résidait précisément dans le fait qu’il aurait pu être joué par Pascal ? Comme une œuvre d’art inachevée, plus fascinante parce qu’inaboutie.

L’audition de Pedro Pascal pour The Originals est bien plus qu’une anecdote de casting : c’est un moment charnière qui illustre comment les carrières se construisent sur des hasards, des refus, et des portes qui claquaient un peu trop fort. Marcel Gerard, tel qu’imaginé par Pascal, aurait pu être un vampire révolutionnaire – un mélange de Lestat, de Tywin Lannister et de Joker, avec une touche de tragédie shakespearienne. Mais le destin en a décidé autrement.

Aujourd’hui, alors que Charles Michael Davis prépare son retour dans Legacies (en guest star), et que Pascal enchaîne les rôles cultes, une chose est sûre : cette audition ratée a donné naissance à deux légendes. L’une, celle d’un vampire roi qui a marqué une génération de fans. L’autre, celle d’un acteur capable de transformer chaque échec en opportunité – jusqu’à devenir, sans doute, la plus grande star de sa génération.

Alors, finalement… qui a gagné ? Les deux.

L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Ah, donc Marcel Gérard, ce vampire new-orléanais, c’est comme si on avait offert à Final Fantasy un boss final en costume-cravate au lieu d’un dragon de feu : trop dommage. Pascal, avec son jeu de regard qui fait frémir même les vampires les plus endurcis, aurait transformé The Originals en une série où on aurait enfin pu comprendre ce que Klaus Mikaelson faisait dans la vie. Entre son Oberyn qui claque comme un coup de poing dans un bar de Cyberpunk 2077 et son Marcel qui aurait pu être le Loki des vampires (mais en plus sexy), on se demande si The CW a juste raté une disruption culturelle ou si c’est juste qu’ils avaient peur que les ados ne comprennent pas que les vampires, ça se mange aussi en entrée. Et puis, avouons-le : sans ce "non", on n’aurait pas eu ce sourire en coin de Din Djarin en train de dire "Je suis le Mandalorien" après avoir joué un vampire new-orléanais. Okey, on va pas se mentir, la vie est cruelle, mais au moins, Marcel aura eu droit à une fin onirique… dans les rêves des fans.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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