Il y a 33 jours
Rayman fêtera ses 30 ans en 2025 : Un retour surprise sur Nintendo Switch et PS5 se précise ?
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Un retour inattendu pour les 30 ans de Rayman ?
La découverte d’une Édition du 30ème Anniversaire de Rayman dans les registres de classification australiens, en partenariat avec Atari, relance les spéculations autour d’un projet surprise. Après une décennie de silence depuis Rayman Legends, Ubisoft multiplie les indices : réactivation du compte Twitter officiel, offres d’emploi ciblant un "titre AAA Rayman", et déclarations énigmatiques de Loïc Gounon, producteur historique. Entre nostalgie et modernité, ce retour pourrait s’inspirer de réussites comme Crash Bandicoot N. Sane Trilogy, tout en évitant les écueils des annulations passées (Prince of Persia, Skull & Bones). Une annonce officielle se dessine, mais sous quelle forme : remake, nouveau volet, ou compilation célébrant trois décennies de plateforme ?A retenir :
- Une Édition du 30ème Anniversaire de Rayman classée en Australie, en collaboration avec Atari, suggère un projet surprise pour 2025.
- Ubisoft accumule les indices : compte Twitter réactivé, offres d’emploi pour un "titre AAA Rayman", et déclarations de Loïc Gounon évoquant un "futur en préparation".
- 10 ans après Rayman Legends (3M+ d’exemplaires vendus), la licence pourrait renaître entre nostalgie et innovation, à l’image de Crash Bandicoot N. Sane Trilogy.
- Collaboration inattendue entre Ubisoft Montpellier (créateur de la série) et Milan (spécialiste des remasters), pour un équilibre entre héritage et modernité.
- Stratégie discrète d’Ubisoft pour éviter les faux pas (ex. : annulations de Prince of Persia ou Skull & Bones), tout en attisant la curiosité des fans.
- Reste à savoir : remake, nouveau jeu, ou compilation ? Les joueurs retiennent leur souffle pour une annonce officielle.
Un indice australien qui fait trembler les fans
Tout a commencé avec une découverte anodine : la classification australienne d’une mystérieuse Édition del 30º Aniversario de Rayman. Un détail qui, pour les observateurs avertis, sonne comme un coup de tonnerre. Pourquoi ? Parce qu’Ubisoft n’a jamais confirmé officiellement ce projet, et que la mention d’une "violence très légère" dans les registres évoque bel et bien un jeu vidéo, et non un simple produit dérivé. Mais le plus surprenant reste la présence d’Atari comme partenaire. Oui, ce Atari, l’éditeur historique des premiers Rayman sur Jaguar et Atari ST, qui semble ressortir de l’ombre pour célébrer les 30 ans de la licence. Une collaboration qui rappelle les rééditions physiques récentes de RollerCoaster Tycoon ou Alone in the Dark, où le géant rétro avait joué les passeurs entre nostalgie et modernité.
Pour les fans, cette alliance a des allures de clin d’œil. Atari, c’est un peu le parrain méconnu de Rayman : sans son soutien en 1995, le jeu de plateforme aux membres flottants n’aurait peut-être jamais vu le jour. Alors, un retour aux sources ? Ou une opération marketing pour surfer sur la vague rétro ? Une chose est sûre : quand un titre apparaît dans les classifications, une annonce officielle n’est généralement plus très loin. À moins qu’Ubisoft ne joue la montre… comme à son habitude.
Ubisoft joue avec les nerfs des joueurs
Depuis Rayman Legends en 2013, la licence est en sommeil. Dix ans, c’est une éternité dans l’industrie du jeu vidéo, surtout pour une série aussi emblématique. Pourtant, depuis septembre 2024, les signes d’un réveil se multiplient. D’abord, la réactivation soudaine du compte Twitter officiel, resté inactif pendant des années. Puis, une vidéo postée par Loïc Gounon, producteur historique de la série, où il évoque un "futur en préparation" entre les studios d’Ubisoft Montpellier (le berceau de Rayman) et Milan (spécialisé dans les remasters). Un mois plus tard, une offre d’emploi pour un animateur 3D sur un "titre AAA Rayman" achève de mettre le feu aux poudres.
Pourtant, Ubisoft tempère. "Pas de nouvelles avant un moment", déclare sobrement un porte-parole, comme pour mieux attiser la curiosité. Une stratégie qui rappelle les silences calculés avant les annonces de Assassin’s Creed ou Far Cry. Mais cette fois, le contexte est différent. Après les annulations en cascade (Prince of Persia, le développement chaotique de Skull & Bones), les joueurs sont méfiants. Et si ce retour discret était une manière d’éviter un nouveau fiasco ? D’autant que la question centrale reste sans réponse : s’agira-t-il d’un remake (de Rayman 2 ou 3 ?), d’un nouveau volet inédit, ou d’une compilation célébrant les 30 ans de la licence ?
Les spéculations vont bon train. Certains évoquent un projet similaire à Crash Bandicoot N. Sane Trilogy, où nostalgie et modernité avaient fait des étincelles. D’autres rêvent d’un Rayman 4 enfin dévoilé, 20 ans après les rumeurs initiales. Une chose est sûre : Ubisoft a tout intérêt à surprendre, dans un marché des plateformes 2D/3D plus concurrentiel que jamais (avec des titres comme New Super Mario Bros. Wonder ou Hollow Knight: Silksong).
"On ne touche pas à un mythe" : L’héritage de Rayman, entre culte et défis
Rayman, c’est d’abord une histoire de style. Quand le jeu sort en 1995 sur Atari Jaguar, son univers coloré et son absence de membres attachés (un choix technique devenu signature) le distinguent immédiatement. Mais c’est Rayman 2: The Great Escape (1999) qui propulse la licence au rang de légende, avec son passage en 3D et son ambiance onirique. Puis Rayman Origins (2011) et Legends (2013) redéfinissent le genre du plateformer 2D, avec des niveaux musicaux mémorables et un gameplay ultra-fluide. Résultat : 3 millions d’exemplaires vendus pour Legends, et une place dans le panthéon des jeux Ubisoft, aux côtés d’Assassin’s Creed ou Splinter Cell.
Pourtant, depuis 2013, le silence. Les rumeurs de Rayman 4 se sont évaporées, et les projets annexes (Rayman Adventures sur mobile, Rayman Mini) n’ont pas convaincu. Alors, pourquoi un retour aujourd’hui ? La réponse tient peut-être dans un mot : nostalgie. Dans un marché où les remakes et remasters cartonnent (Final Fantasy VII Remake, The Last of Us Part I), Ubisoft a tout à gagner à exploiter son fonds de commerce. Surtout que Rayman bénéficie d’un capital sympathie intact. Contrairement à d’autres licences ubisoftiennes usées par les suites annuelles, Rayman reste associé à l’innovation et à la créativité.
Mais attention : les attentes sont immenses. Les fans veulent du neuf, pas une simple resucée. D’où l’intérêt de la collaboration entre Montpellier (les créatifs historiques) et Milan (les experts en remasters). Un équilibre délicat, comme l’explique un ancien développeur sous couvert d’anonymat : "Rayman, c’est comme Mario pour Nintendo : on ne touche pas à un mythe sans risque. Soit tu fais un sans-faute, soit tu deviens la risée du net." Un défi de taille pour Ubisoft, surtout après les critiques sur la gestion de Beyond Good & Evil 2 ou Ghost Recon Frontline.
2025 : L’année de tous les possibles (ou presque)
Si l’on en croit les indices, une annonce officielle pourrait intervenir d’ici mi-2025, pour coïncider avec l’anniversaire des 30 ans. Plusieurs scénarios se dessinent :
1. Un remake en 3D : Rayman 2 ou 3 refaits à neuf, avec des graphismes modernes et un gameplay retravaillé. Un pari sûr, mais qui risquerait de décevoir ceux qui espèrent une suite.
2. Un nouveau volet 2D : Dans la lignée d’Origins et Legends, avec des mécaniques inédites et une direction artistique toujours aussi folle. Le rêve des puristes.
3. Une compilation "Anniversaire" : Un best-of des meilleurs niveaux de la saga, agrémenté de contenus inédits. Une solution économique, mais moins ambitieuse.
4. Le grand retour de Rayman 4 : Le projet mythique, annoncé puis abandonné dans les années 2000, enfin exhumé. Un coup de poker qui ferait date.
Quel que soit le choix, une certitude : Nintendo Switch et PS5 sont dans la course. La Switch, pour son public familial et son catalogue déjà riche en plateformes (Mario, Kirby). La PS5, pour ses capacités techniques et son audience adulte, nostalgique des Rayman des années 90. Quant à un éventuel port sur Xbox ou PC, rien n’est exclu, même si Ubisoft pourrait privilégier une exclusivité temporaire pour maximiser l’impact.
Reste une question cruciale : et Michel Ancel dans tout ça ? Le créateur de Rayman, parti d’Ubisoft en 2020 après des tensions sur Beyond Good & Evil 2, sera-t-il associé au projet ? Officiellement, non. Mais des rumeurs persistantes évoquent des échanges "informels" avec Montpellier. Une participation, même symbolique, serait un coup de maître pour Ubisoft, qui pourrait ainsi désamorcer les critiques sur son traitement des créateurs historiques.
Pourquoi ce retour pourrait tout changer (ou presque rien)
Dans l’industrie du jeu vidéo, les retours de licences cultes sont toujours des moments périlleux. Pour chaque Crash Bandicoot ou Spyro qui renaît de ses cendres, un Bubsy ou Earthworm Jim s’écrase lamentablement. Alors, Rayman a-t-il ce qu’il faut pour réussir son comeback ?
Les atouts :
• Un univers intemporel, qui parle aux joueurs de 7 à 77 ans.
• Un gameplay épuré, idéal pour l’ère des jeux "accessibles mais profonds" (comme Celeste ou Hollow Knight).
• Une équipe motivée : les studios de Montpellier et Milan ont prouvé leur savoir-faire sur des projets exigeants.
• Un contexte favorable : la nostalgie des années 90/2000 est au sommet, et les plateformers sont plus populaires que jamais.
Les risques :
• Un manque d’innovation : si Ubisoft se contente d’un simple remaster, la déception sera à la hauteur des attentes.
• Une communication trop timide : après 10 ans de silence, il faudra un coup d’éclat pour marquer les esprits.
• La concurrence : entre Mario, Sonic, et les indés comme Shovel Knight, Rayman devra se démarquer.
• L’absence de Michel Ancel : même si son départ est acté, son empreinte sur la licence est indélébile. Un projet sans lui pourrait manquer de légitimité aux yeux des puristes.
Alors, Rayman 2025 sera-t-il un triomphe ou un simple feu de paille ? Tout dépendra de la capacité d’Ubisoft à concilier héritage et audace. Une chose est sûre : après des années de rumeurs et de faux espoirs, les joueurs méritent enfin une réponse claire. Et si cette Édition du 30ème Anniversaire n’était que le début d’une nouvelle ère pour le héros sans bras ?
En attendant l’annonce officielle, une question persiste : et si, cette fois, Ubisoft avait enfin écouté ses fans ?

