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Un duo explosif pour The Batman: Part II : Sebastian Stan en Harvey Dent ?
Alors que Barry Keoghan confirme son retour en Joker, Sebastian Stan rejoint le casting du prochain Batman dans un rôle encore mystérieux – mais toutes les spéculations pointent vers Harvey Dent, alias Double-Face. Entre dualité morale, intrigue judiciaire et budget pharaonique (185M$), Matt Reeves prépare un deuxième volet aussi sombre qu’ambitieux, dont le tournage débutera au printemps 2025 pour une sortie le 1ᵉʳ octobre 2027. Décryptage des indices, des enjeux et des attentes autour de ce qui s’annonce comme l’un des blockbusters les plus attendus de la décennie.
A retenir :
- Sebastian Stan rejoint The Batman: Part II : le rôle reste officiel secret, mais Harvey Dent / Double-Face est le favori des bookmakers et des fans, en phase avec la thématique de la corruption chère à Matt Reeves.
- Barry Keoghan de retour en Joker : son interprétation "psychologique et imprévisible" (2022) gagnera en profondeur, avec un lien probable avec l’intrigue judiciaire – un miroir tendu vers le parcours de Dent.
- Un scénario centré sur la dualité : coécrit par Reeves et Mattson Tomlin (Project Hail Mary), le film explorera "la corruption comme un virus", avec un budget de 185 millions et des ambitions narratives comparables à The Dark Knight (1,006 milliard de recettes).
- Tournage au printemps 2025, sortie prévue le 1ᵉʳ octobre 2027 : après le succès critique et public du premier volet (2022), les attentes sont immenses pour ce chapitre "plus mature et complexe".
- Comparaisons inévitables : Aaron Eckhart (Double-Face en 2008) et Heath Ledger (Joker) ont marqué l’histoire du cinéma. Stan et Keoghan auront-ils le même impact ?
Un casting qui fait parler : Sebastian Stan, l’homme aux mille visages
Quand Variety a officialisé l’arrivée de Sebastian Stan dans The Batman: Part II, les réseaux sociaux se sont embrassés. L’acteur roumano-américain, star de l’Univers Cinématographique Marvel (Bucky Barnes) et habitué des rôles tourmentés (The Apprentice, A Different Man), apporte une crédibilité immédiate au projet. Mais c’est surtout son potentiel pour incarner Harvey Dent – alias Double-Face – qui électrise les fans. Pourquoi lui ? Parce que Stan maîtrise l’art de jouer des personnages à double facette, littéralement et métaphoriquement.
Les bookmakers, comme Oddschecker, placent Dent en tête des paris, avec des cotes écrasantes (1/5). Un choix qui s’aligne parfaitement avec la vision de Matt Reeves, qui avait confié en 2022 vouloir explorer "la corruption comme un virus" dans Gotham. Or, qui mieux que le procureur idéaliste devenu criminel défiguré pour symboliser cette chute ? "Double-Face est le miroir brisé de Batman : l’un représente l’ordre, l’autre le chaos qu’engendre la justice quand elle se pervertit", analysait déjà le réalisateur dans une interview pour Empire.
Pourtant, DC Studios reste muet. Une stratégie calculée ? Probablement. La révélation officielle du rôle de Stan pourrait intervenir lors de la DC FanDome 2025, un événement où les annonces sont soigneusement orchestrées pour maximiser l’impact médiatique. En attendant, les fans scrutent chaque indice, comme cette photo de tournage fuité en décembre 2024 montrant un plateau judiciaire… avec une chaise vide, comme si elle attendait un procureur.
Double-Face : un héritage lourd à porter (et à moderniser)
Si Sebastian Stan endosse bien le costume de Harvey Dent, il devra composer avec l’ombre d’Aaron Eckhart, dont la performance dans The Dark Knight (2008) reste une référence. Le comédien avait offert une interprétation tragique et terrifiante, où la dualité physique (son visage brûlé) reflétait sa déchirure intérieure. Mais en 2027, les attentes ont évolué : le public veut du psychologique, du politique, et une exploration plus poussée de la corruption systémique.
C’est là que le scénario de Reeves et Tomlin pourrait innover. Selon des sources proches du projet (rapportées par The Hollywood Reporter), le film inclurait un arc judiciaire central, avec des scènes inspirées de l’affaire Wayne Enterprises vs. Gotham des comics. Dent y est dépeint comme un procureur intègre, manipulé par des forces obscures avant de basculer. "Imaginez un mélange entre The Social Network et Heat, mais avec des masques de super-vilains", glisse un insider sous couvert d’anonymat.
Autre piste : un lien avec Carmen Falcone (interprétée par John Turturro dans le premier volet), dont le réseau criminel infiltrerait les institutions. Une hypothèse renforcée par les rumeurs autour d’un cameo de Colin Farrell en Penguin, autre figure clé de la pègre gothamienne. "Reeves veut montrer comment la ville pourrit de l’intérieur, et Dent est l’épicentre de cette pourriture", explique un scénariste ayant travaillé sur des versions antérieures du script.
Keoghan en Joker : le chaos organisé
Alors que Stan incarne (peut-être) l’ordre qui se corrompt, Barry Keoghan reprendra son rôle du Joker, annoncée comme une "force de perturbation pure" par Matt Reeves. Son interprétation en 2022 avait divisé : certains y voyaient un génie fou à la Heath Ledger, d’autres un clown trop maniéré. Mais une chose est sûre : son Joker était radicalement différent de ceux de Phoenix ou Ledger – plus instable, moins théâtral, presque documentaire dans sa folie.
Pour The Batman: Part II, Keoghan promet une version "plus mature, mais pas moins dangereuse". Des fuites suggèrent que son personnage serait interné à Arkham avant de s’échapper, déclenchant une série d’événements qui mèneraient Dent vers sa chute. Un scénario qui rappelle étrangement The Killing Joke (comic culte de 1988), où le Joker pousse un homme ordinaire (Jim Gordon) à la folie. "Reeves adore jouer avec les mythes. Ici, ce serait Dent à la place de Gordon, et le Joker comme catalyseur", décrypte un analyste de Screen Rant.
Autre détail intrigant : des photos de repérage montrent un tribunal en ruine, comme si une scène clé s’y déroulait. Serait-ce le procès de Dent, saboté par le Joker ? Ou pire : un face-à-face entre les deux, où le procureur, sous l’emprise du gaz hilarant, basculerait définitivement ? Les spéculations vont bon train, d’autant que Reeves a confirmé vouloir explorer "la folie comme mécanisme de survie" dans Gotham.
Un budget de 185 millions et des ambitions démesurées
Avec un budget estimé à 185 millions de dollars (contre 180M pour le premier volet), The Batman: Part II mise gros sur son ambition narrative. Pour comparaison, The Dark Knight (2008) avait coûté 185M… et en avait rapporté plus de 1 milliard. Reeves et Warner Bros. espèrent répéter l’exploit, d’autant que le premier The Batman (2022) avait séduit critiques (90% sur Rotten Tomatoes) et public (773M$ de recettes).
Mais les défis sont immenses. D’abord, l’équilibre entre les personnages : avec Batman (Pattinson), Catwoman (Zoë Kravitz), le Joker (Keoghan), et maintenant Stan, le risque de surcharge narrative est réel. Ensuite, la pression des fans : après le chef-d’œuvre de Nolan, toute comparaison avec The Dark Knight sera inévitable. Enfin, le contexte DC : après les déboires de The Flash (2023) et les annulations de projets (comme Batgirl), The Batman: Part II doit prouver que l’univers DC a encore un avenir au cinéma.
Pourtant, les signes sont encourageants. Le retour de Greig Fraser (directeur de la photo, oscarisé pour Dune) et de Michael Giacchino (compositeur) garantit une cohérence visuelle et sonore. Et si les rumeurs autour d’un cameo de Paul Dano (le Riddler du premier volet) se confirment, le film pourrait offrir un triptyque de vilains (Joker, Double-Face, Riddler) aussi mémorable que celui de Spider-Man: No Way Home.
Derrière les caméras : les coulisses d’un tournage sous haute tension
Le tournage de The Batman: Part II s’annonce comme l’un des plus secrets de l’histoire récente du cinéma. Après les fuites massives sur The Batman (2022), où des scènes entières avaient été divulguées en ligne, Warner Bros. a renforcé les mesures de sécurité. "Cette fois, c’est la guerre contre les spoilers", confie une source proche de la production. Les scripts sont numérotés et distribués au compte-gouttes, tandis que les acteurs signent des accords de confidentialité draconiens.
Autre nouveauté : le tournage se déroulera en partie à Liverpool, où des décors géants reproduisant Gotham ont été construits. La ville, déjà utilisée pour The Batman, offre des paysages urbains à la fois réalistes et gothiques, parfaits pour l’ambiance du film. "Reeves veut que Gotham ressemble à une ville vivante, pas à un décor de cartoon. Liverpool, avec ses docks et ses bâtiments victoriens, est idéale", explique un membre de l’équipe technique.
Enfin, une anecdote révélatrice : Robert Pattinson aurait insisté pour que son Batman soit encore plus physique dans ce deuxième volet. "Il s’entraîne comme un fou, fait du parkour, du krav maga… Il veut que les scènes de combat soient brutales, presque réalistes", raconte un cascadeur. Une approche qui colle avec la tonalité noir du film, où le héros est autant un détective qu’un justicier impitoyable.
2027 : un rendez-vous à ne pas manquer
Avec The Batman: Part II, Matt Reeves ne se contente pas de faire une suite : il construit une saga. Les indices laissent penser que le film préparera le terrain pour un troisième volet, voire un spin-off centré sur les vilains. "Reeves a une vision à long terme. Il ne pense pas en termes de trilogie, mais d’univers", révèle un producteur.
En attendant, les fans peuvent s’attendre à :
- Un duel psychologique entre Dent et le Joker, où la folie et la loi s’affrontent.
- Une exploration de Gotham comme jamais vue, entre corruption politique et guerre des gangs.
- Un Batman plus sombre, poussé à ses limites par des ennemis qui reflètent ses propres démons.
- Des scènes d’action révolutionnaires, avec une influence marquée du cinéma d’auteur (Reeves cite Zodiac et Se7en comme inspirations).
Reste une question : Sebastian Stan sera-t-il à la hauteur ? Si son interprétation de Bucky a prouvé qu’il pouvait jouer la vulnérabilité, Double-Face exige aussi une présence menaçante. "Stan a ce quelque chose de fragile et de dangereux à la fois. C’est exactement ce qu’il faut pour Dent", estime un critique de IndieWire. Réponse le 1ᵉʳ octobre 2027.

