Il y a 2 jours
Entre braquages audacieux et satire sociale mordante, la série promet de révolutionner les adaptations de comics
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Pourquoi Sex Criminals pourrait bien devenir LA série culte de Prime Video ?
A retenir :
- Un casting explosif : Imogen Poots (Vivarium) et John Reynolds (Seekers of Infinite Love) incarnent Suzie et Jon, un duo aussi charismatique que déjanté.
- Un pouvoir unique : figer le temps au moment de l’orgasme, exploité pour des braquages aussi drôles que subversifs.
- 8 ans de développement : du projet Universal en 2015 à Prime Video aujourd’hui, une odyssée hollywoodienne pour adapter ce comic culte mais risqué.
- Un trio de choc aux commandes : Kumail Nanjiani (acteur et showrunner), Emily V. Gordon et Tze Chun pour transposer l’esprit décalé de l’œuvre originale.
- Entre provocation et émotion : la série promet l’équilibre parfait entre humour absurde, romance torride et critique sociale acerbe.
Un pouvoir qui défie les conventions
Imaginez un couple capable de stopper le temps au moment de l’orgasme. Absurde ? Sûrement. Génial ? Sans aucun doute. C’est le postulat de départ de Sex Criminals, le comic culte de Matt Fraction et Chip Zdarsky, enfin adapté en série par Prime Video. Avec Imogen Poots (Vivarium, Need for Speed) et John Reynolds (Strange Angel, Seekers of Infinite Love) dans les rôles de Suzie et Jon, le duo le plus déjanté de l’année est né. Leur pouvoir ? Une arme de braquage massive, exploitée sans remords pour vider les coffres-forts… tout en explorant les recoins les plus sombres (et hilarants) de la psyché humaine.
À l’origine, Sex Criminals était bien plus qu’un simple comic : une satire sociale déguisée en comédie romantique, où la sexualité devenait à la fois une métaphore et un super-pouvoir. Publié entre 2013 et 2020 sous le label Image Comics, le titre avait marqué les esprits par son mélange unique d’humour noir, de drame psychologique et de critique acerbe des normes sociétales. Fraction, scénariste star derrière des runs mythiques de Batman et Hawkeye, et Zdarsky, dont le style graphique est devenu une signature, avaient créé une œuvre inclassable – et c’est précisément ce qui rend son adaptation si excitante.
Derrière la caméra : un trio de showrunners pour dompter l’anarchie
Adapter Sex Criminals n’était pas une mince affaire. Le projet, repéré dès 2015 par Universal Television en partenariat avec Milkfed Criminal Masterminds (la boîte de production de Fraction et Kelly Sue DeConnick), a mis près de huit ans à trouver sa forme finale. Pourquoi un tel délai ? Parce que transposer à l’écran un récit où l’orgasme donne des super-pouvoirs tout en gardant un ton à la fois drôle, touchant et subversif relève du casse-tête.
C’est finalement Prime Video qui a relevé le défi, en confiant les rênes à un trio de showrunners aux profils complémentaires :
Kumail Nanjiani (acteur dans Eternals et co-scénariste de The Big Sick), qui incarne aussi un rôle clé dans la série,
Emily V. Gordon (sa complice sur The Big Sick), spécialiste des récits mêlant humour et émotion,
Tze Chun (vétéran de Gotham et Once Upon a Time), rompu aux univers fantastiques.
Leur mission ? Conserver l’esprit rebelle du comic tout en évitant l’écueil du "trop provocateur pour le grand public". Avec seulement huit épisodes pour la première saison, chaque minute comptera.
"On va se faire arrêter… ou devenir légendaires"
Si Sex Criminals a mis autant de temps à aboutir, c’est aussi parce que son concept défie les codes. Entre les scènes de braquages dignes d’un Ocean’s Eleven sous acide et les dialogues cinglants sur la sexualité, la série promet d’être aussi drôle que malaisante. Fraction et Zdarsky avaient d’ailleurs prévenu : leur œuvre n’était pas faite pour plaire à tout le monde. "C’est une histoire sur l’intimité, la honte et le pouvoir – mais avec des blagues sur les préservatifs et des courses-poursuites en slip", résumait Zdarsky en 2014.
Reste une question : comment Prime Video va-t-elle gérer le ton équilibriste du comic ? Entre les attentes des fans, qui veulent une adaptation fidèle et sans concession, et les impératifs d’une plateforme grand public, le pari est risqué. Mais avec Nanjiani aux commandes – un maître de l’humour décalé (voir The Big Sick ou Silicon Valley) – les chances de voir une série à la fois intelligente et débridée sont réelles.
Et puis, avouons-le : voir Imogen Poots jouer une braqueuse qui gèle le temps en plein orgasme, c’est le genre de rôle qui fait rêver. Ou frémir. Les deux, probablement.
Pourquoi cette adaptation pourrait tout changer
Sex Criminals arrive à un moment charnière pour les adaptations de comics. Après l’ère des blockbusters Marvel et des séries DC sombres à outrance, le public réclame des récits plus originaux, plus personnels. Avec son mélange de romance trash, de satire sociale et de fantastique, la série a tout pour marquer les esprits – à condition de ne pas édulcorer son âme rebelle.
Un détail révélateur ? Chip Zdarsky, co-créateur du comic, est aussi le scénariste derrière la récente relance de Daredevil chez Marvel – un titre salué pour son audace. Si Sex Criminals parvient à capturer ne serait-ce qu’une partie de cette énergie, Prime Video pourrait bien tenir son next big thing.

