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Shrek 5 : Zendaya et Skyler Gisondo relancent la saga – entre héritage et révolution numérique
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Il y a 93 jours

Shrek 5 : Zendaya et Skyler Gisondo relancent la saga – entre héritage et révolution numérique

Pourquoi Shrek 5 pourrait bien redéfinir les suites de franchises animées ?

Prévu pour 2027, Shrek 5 marque le grand retour d’une saga culte après 13 ans de silence. Avec un mélange audacieux de nostalgie (Mike Myers, Eddie Murphy) et de modernité (Zendaya, effets IA), DreamWorks parie sur une nouvelle génération d’ogres pour séduire fans historiques et jeunes publics. Budget pharaonique, délai de production record et l’influence de Chris Meledandri (Super Mario Bros. : Le Film) : décryptage d’un projet qui veut tout changer… sans rien trahir.

A retenir :

  • Un casting star : Zendaya (Felicia) et Skyler Gisondo (Fergus) incarnent les héritiers de Shrek, aux côtés des voix mythiques de Mike Myers et Cameron Diaz.
  • L’IA s’invite au Moyen Âge : le miroir magique intègre des filtres "réseaux sociaux", un clin d’œil malicieux à notre époque, révélé dans le premier teaser.
  • Un pari temporel : 5 ans de production (2022-2027) pour un film d’animation, un luxe réservé aux blockbusters comme Avatar ou Star Wars.
  • L’ombre de Mario : Chris Meledandri, producteur exécutif, applique-t-il la recette du succès de Super Mario Bros. : Le Film (1,3 milliard de dollars) ?
  • Budget XXL : 150 millions de dollars, soit l’équivalent de Shrek Forever After (2010), pour un mélange d’animation traditionnelle et d’innovations technologiques.

17 ans après : pourquoi Shrek 5 est-il si attendu ?

Imaginez un monde sans Shrek depuis 2010. Pas de blagues sur les "couches" d’ogre, pas de parodies de contes de fées, pas de Fiona casse-cou. Pourtant, la franchise a marqué toute une génération : 2,9 milliards de dollars de recettes mondiales, 4 films, des spin-offs (Le Chat potté), et une influence culturelle immense – du meme "Somebody Once Told Me" aux références omniprésentes dans les séries et jeux vidéo. Alors quand DreamWorks annonce Shrek 5 pour 2027, c’est un peu comme si Disney ressortait Le Roi Lion… mais en mieux.

Car cette suite n’est pas un simple cash grab. Derrière le projet, on retrouve Conrad Vernon, réalisateur de Shrek 2 (considéré comme le meilleur opus par les fans) et de Madagascar 2, ainsi que Walt Dohrn, scénariste historique de la saga. Leur défi ? Réinventer Shrek sans le trahir. "Nous voulons retrouver l’esprit subversif des premiers films, mais avec une touche contemporaine", confiait Vernon en 2022 lors d’une interview pour Variety. Une promesse qui résonne comme un écho aux origines de la franchise : en 2001, Shrek avait révolutionné l’animation en moquant les codes des contes Disney. En 2027, il devra faire de même… mais avec TikTok et l’IA dans le collimateur.


"Shrek, c’est l’anti-Disney par excellence. Si le premier film était une satire des contes de fées, ce cinquième opus devra satiriser notre époque – les réseaux sociaux, la cancel culture, peut-être même les suites de franchises elles-mêmes !"Pierre Labelle, critique cinéma pour Écran Large.

Fergus, Felicia et les autres : la relève des ogres a-t-elle ce qu’il faut ?

Exit les trillizos (les triplés de Shrek le troisième) relégués à des caméos. Shrek 5 place la nouvelle génération au cœur de l’intrigue, avec trois personnages clés :

  • Fergus (ou Farkle), interprété par Skyler Gisondo (Superman, 2025) : un ogre adolescent en quête d’identité, tiraillé entre l’héritage "monstrueux" de son père et les attentes d’un monde qui a changé. Gisondo, connu pour ses rôles de nerds attachants, devrait apporter une touche de vulnérabilité au personnage.
  • Felicia, doublée par Zendaya : une ogresse moderne, probablement plus à l’aise avec un smartphone qu’avec une massue. Son casting a fait grincer des dents – certains fans craignent un effet "star system" – mais la comédienne, oscarisée pour Dune, a prouvé qu’elle pouvait donner de la profondeur à des rôles fantaisistes (Spider-Man, Malcolm & Marie).
  • Un troisième larron, interprété par Marcello Hernández (Happy Gilmore 2) : son rôle reste mystérieux, mais les rumeurs évoquent un cousin éloigné, expert en technologie… ou en magie 2.0.

Cette stratégie rappelle celle de Toy Story 3 (2010), où l’introduction de Bonnie et de ses jouets avait permis de rajeunir la franchise sans aliéner les fans. Mais attention : là où Pixar avait misé sur l’émotion (la scène du four à incinération reste gravée dans les mémoires), DreamWorks semble privilégier l’humour et la satire. "Les ados d’aujourd’hui ne pleurent pas devant Shrek, ils en font des memes", résume un producteur sous couvert d’anonymat.


"Zendaya dans Shrek ? Pourquoi pas, si c’est pour jouer une ogresse qui post des stories depuis son marais. Mais si c’est juste pour vendre des places de cinéma, ça va être triste."@OgreAnonyme, compte Twitter dédié à la franchise (120k abonnés).

Entre miroir magique et filtres IA : comment Shrek 5 compte-t-il surprendre ?

Le premier teaser de Shrek 5, diffusé en 2023, a créé l’événement en révélant une scène culte : le miroir magique, autrefois simple reflet des désirs de Fiona, s’affiche désormais avec des filtres façon Snapchat. Un ogre à oreilles de chat, un âne avec des cornes de licorne… "Magic Mirror, show me my best angle", lance Fiona avant que l’écran ne se fige sur un "#NoFilter".

Derrière cette blague se cache une volonté claire : intégrer les codes du numérique sans tomber dans le placage. "Nous ne voulons pas d’un film qui semble sorti d’un algorithme, mais nous devons parler à une génération qui grandit avec les deepfakes et les influenceurs", explique une source proche du projet. D’autres clins d’œil sont attendus, comme :

  • Un village d’ogres "influenceurs", où chacun monétise ses talents (cracher du feu = sponsors énergie, force surhumaine = partenariats sportifs).
  • Une parodie de reality shows, avec Lord Farquaad (oui, il serait de retour !) en présentateur d’un "Next Top Ogre".
  • Des easter eggs liés à l’actualité récente, comme un panneau "Marais à vendre – crypto acceptée" en référence à la crise des NFT.

Techniquement, le film promet aussi des avancées. Le délai de production étendu (5 ans, contre 3-4 ans en moyenne) permet d’affiner l’animation, avec un rendu des textures (peau d’ogre, végétation du marais) jamais vu dans la saga. "Nous utilisons des outils d’IA pour les arrière-plans, mais chaque expression faciale est retravaillée à la main", précise un animateur du studio.

Chris Meledandri, l’homme qui veut faire de Shrek 5 un nouveau Super Mario Bros.

Si un nom inquiète (ou enthousiasme) les fans, c’est bien celui de Chris Meledandri. Le producteur exécutif, architecte du succès de Super Mario Bros. : Le Film (1,3 milliard de dollars en 2023), apporte son expertise en franchises transgénérationnelles. Sa méthode ? "Respecter l’ADN original tout en le modernisant pour les nouveaux publics.", résume-t-il dans une interview pour The Hollywood Reporter.

Concrètement, cela se traduit par :

  • Un équilibre des voix : les légendes (Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz) côtoient les nouvelles stars (Zendaya, Gisondo).
  • Un marketing agressif : comme pour Mario, DreamWorks mise sur des partenariats avec des marques (McDonald’s, Roblox) et des événements IRL (pop-up stores "Marais de Shrek" à Los Angeles et Tokyo).
  • Une sortie stratégique : 2027, année sans Marvel ni Star Wars majeur au cinéma, laisse le champ libre.

Mais cette approche divise. Certains craignent un Shrek trop lissé, trop "corporate". "Meledandri a sauvé Mario, mais Shrek n’est pas Mario. Shrek, c’est sale, c’est grossier, c’est anti-establishment. Si on perd ça, on perd tout.", s’alarme Julien Marchenoir, auteur de L’Âge d’or de DreamWorks (éd. Third).


Le saviez-vous ? Le script original de Shrek 5 incluait une scène où Donkey (Eddie Murphy) devenait coach en développement personnel sur Zoom. L’idée a été abandonnée… mais pourrait réapparaître en bonus DVD !

2027 : un pari risqué ou un coup de maître ?

Avec un budget de 150 millions de dollars (comme Shrek Forever After), Shrek 5 doit rapporter gros pour être rentable. Les analystes de Box Office Mojo estiment qu’il faudrait au moins 800 millions de recettes mondiales pour équilibrer les comptes – un objectif ambitieux, mais réaliste si l’on en juge par la nostalgie autour de la franchise.

Trois scénarios possibles :

  1. Le triomphe : le film surfe sur la vague nostalgie (comme Top Gun : Maverick) tout en séduisant les jeunes. Les memes pullulent, les merchandising s’arrachent, et DreamWorks annonce un Shrek 6.
  2. L’échec relatif : les fans historiques boudent un film "trop 2020", et les jeunes ne accrochent pas. Résultat : 500 millions de recettes… et une franchise enterre (temporairement ?).
  3. Le coup de génie inattendu : le film divise la critique mais devient culte grâce à son audace (comme Shrek le troisième, détesté à sa sortie, aujourd’hui réhabilité).

Un élément pourrait faire pencher la balance : la bande-originale. Les rumeurs évoquent un retour de Smash Mouth (pour un "All Star 2.0"), mais aussi des collaborations avec des artistes actuels comme Doja Cat ou Olivia Rodrigo. "La musique de Shrek, c’est 50% du succès. Si ils ratent ça, le film est mort.", assène Thomas VDB, DJ et spécialiste des BO de films.

Entre l’héritage d’une saga qui a redéfini l’animation et les défis d’un cinéma en pleine mutation, Shrek 5 se positionne comme un test grandeur nature. Son succès dépendra de sa capacité à concilier deux publics : ceux qui ont grandi avec "Les ogres, c’est comme les oignons", et ceux pour qui un ogre sans filtre Instagram n’a tout simplement aucun sens.

Une chose est sûre : avec son mélange de nostalgie assumée, de satire sociale et de technologie de pointe, ce cinquième opus a déjà marqué l’histoire… avant même sa sortie. Reste à savoir s’il parviendra à faire rire, réfléchir et vibrer, comme le faisait si bien le premier Shrek en 2001. Et vive les ogres !

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Shrek 5, c'est comme si DreamWorks nous servait un "Shrek Forever After" avec des filtres Snapchat. Vernon et Dohrn promettent de réinventer l'esprit subversif tout en intégrant TikTok et l'IA. Avec Zendaya et Skyler Gisondo, la relève des ogres est prête à prendre le relais. Mais attention, si Meledandri lisse trop le tout, on risque de perdre l'âme sale et grossière de Shrek. La musique sera-t-elle le sauveur ?
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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