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"Sinners" pulvérise l’histoire des Oscars 2026 : 16 nominations, un duel Chalamet-DiCaprio et l’ascension définitive de Ryan Coogler
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Il y a 39 jours

"Sinners" pulvérise l’histoire des Oscars 2026 : 16 nominations, un duel Chalamet-DiCaprio et l’ascension définitive de Ryan Coogler

Pourquoi Sinners marque-t-il un tournant dans l’histoire des Oscars ?

Avec 16 nominations, le film vampirique de Ryan Coogler écrase le record détenu depuis 70 ans par All About Eve, tout en trustant les catégories clés : meilleur film, réalisation, scénario original, et même 11 nominations techniques – un exploit rare pour un drame fantastique. Pendant ce temps, Timothée Chalamet et Leonardo DiCaprio s’affrontent dans un duel générationnel pour le titre de meilleur acteur, tandis que l’équipe artistique (photographie, musique, effets spéciaux) confirme l’audace visuelle du projet. Une édition 2026 qui s’annonce historique, entre consécration pour Coogler et suspense autour des acteurs.

A retenir :

  • 16 nominations : Sinners bat le record absolu des Oscars, dépassant Titanic et La La Land (14 nominations chacun).
  • Ryan Coogler en position de force : nominé pour la réalisation, le scénario et le meilleur film, après son succès avec Black Panther.
  • Duel Chalamet vs DiCaprio : le jeune prodige de Marty Supreme (30 ans) défie le vétéran de The Last Frontier pour le titre de meilleur acteur.
  • 11 nominations techniques : un record pour un film non-science-fiction, devant Dune (10) et Avatar (9).
  • Ludwig Göransson (musique) et Rachel Morrison (photographie) : les artisans d’une ambiance visuelle et sonore révolutionnaire.
  • Michael B. Jordan, Delroy Lindo, Wunmi Mosaku : un trio d’acteurs nominés pour des rôles marquants dans ce drame vampirique.

Un record historique : Sinners enterre Titanic et La La Land avec 16 nominations

L’Académie des Oscars a frappé un grand coup en 2026. Avec 16 nominations, Sinners, le nouveau film de Ryan Coogler, pulvérise un record vieillot de 70 ans, détenu jusqu’ici par All About Eve (1950). Même des monstres sacrés comme Titanic (1997) ou La La Land (2016), bloqués à 14 nominations, doivent s’incliner. Mais comment ce drame vampirique, aussi ambitieux qu’inattendu, a-t-il réussi un tel exploit ?

La réponse tient en trois mots : audace, maîtrise technique et réussite artistique. Sinners ne se contente pas de surfer sur la vague des films fantastiques – il la redéfinit. Entre une photographie hypnotique signée Rachel Morrison (nominée pour Mudbound en 2018) et des effets visuels supervisés par Industrial Light & Magic (ILM), le film transforme le vampirisme en une expérience sensorielle. Même la bande originale, composée par Ludwig Göransson (collaborateur fidèle de Coogler depuis Fruitvale Station), mélange symphonies grandioses et distorsions électroniques pour créer une atmosphère unique. Résultat ? 11 nominations techniques – un score stratosphérique, surtout pour un film qui n’est pas une superproduction de science-fiction. À titre de comparaison, Dune (2021) en avait obtenu 10, et Avatar (2009) seulement 9.

Mais Sinners ne brille pas que par sa forme. Le fond est tout aussi percutant. Le scénario, coécrit par Coogler et Ta-Nehisi Coates (auteur du roman graphique Between the World and Me), explore des thèmes rares au cinéma : la culpabilité héréditaire, la rédemption impossible et la monstruosité comme métaphore sociale. Une approche qui a séduit l’Académie, habituellement frileuse face aux genres fantastiques. Preuve en est : le film est nominé dans toutes les catégories majeures – meilleur film, meilleure réalisation, meilleur scénario original – là où des blockbusters comme The Dark Knight (2008) avaient été snobés.

Ryan Coogler : de Black Panther à l’Oscar, une ascension fulgurante

Il y a encore cinq ans, Ryan Coogler était "juste" le réalisateur de Creed et du premier Black Panther. Aujourd’hui, il est en passe de devenir le premier cinéaste afro-américain à remporter l’Oscar du meilleur film et de la meilleure réalisation la même année. Un parcours qui force l’admiration, d’autant que Sinners représente un virage à 180 degrés par rapport à ses précédents travaux.

Exit les super-héros et les récits inspirants : ici, Coogler plonge dans un univers gothique et désespéré, où des vampires traqués par leur propre passé errent dans un Chicago des années 1920 revisité. Un choix risqué, mais payant. "Ryan a osé là où personne n’osait aller. Il a pris un genre usé jusqu’à la corde – le film de vampires – et en a fait une réflexion sur l’Amérique, la race et la violence", explique Ava DuVernay, réalisatrice nominée pour Origin cette année. Même Martin Scorsese, interrogé par The Hollywood Reporter, a salué "une œuvre qui transcende son genre pour devenir une tragédie shakespearienne moderne."

Autre preuve de son influence : l’Académie a nominé trois acteurs du film. Michael B. Jordan (déjà partenaire de Coogler sur Creed et Black Panther) incarne un vampire rongé par la culpabilité, tandis que Delroy Lindo (célèbre pour Da 5 Bloods) joue un chasseur de monstres aussi charismatique que terrifiant. Enfin, Wunmi Mosaku (vue dans Lovecraft Country) complète ce trio avec une performance "à couper le souffle", selon Variety. Une reconnaissance rare pour un film fantastique, souvent relégué au rang de "divertissement" par les votants.


Petite anecdote : Saviez-vous que Coogler a écrit les premières ébauches de Sinners… pendant le tournage de Black Panther: Wakanda Forever ? "J’avais besoin d’exorciser quelque chose de sombre après deux ans de deuil [ndlr : suite au décès de Chadwick Boseman]. Ce film est né de cette douleur", a-t-il confié à IndieWire.

Chalamet vs DiCaprio : le duel qui électrise Hollywood

Si Sinners truste les nominations, c’est un autre film qui pourrait voler la vedette le soir des Oscars : la bataille pour le meilleur acteur. D’un côté, Timothée Chalamet, 30 ans, nominé pour Marty Supreme, où il incarne un pianiste génial mais autodestructeur. De l’autre, Leonardo DiCaprio, 51 ans, en lice pour The Last Frontier, où il joue un trappeur du XIXe siècle luttant pour sa survie dans l’Alaska sauvage.

Sur le papier, les bookmakers donnent DiCaprio favori (cote à 1,85 contre 2,10 pour Chalamet). Pourtant, l’Académie adore les underdogs. Et Chalamet a un atout majeur : une performance physique et émotionnelle extrême. Pour les besoins du rôle, il a appris le piano classique pendant 18 mois, joué des morceaux de Chopin en direct à l’écran, et perdu 12 kg pour coller à son personnage. "Timothée n’a pas joué Marty Supreme. Il est devenu Marty Supreme", résume Greta Gerwig, sa partenaire dans Little Women.

Face à lui, DiCaprio mise sur une approche radicalement différente. Dans The Last Frontier, il parle peu, grogne beaucoup, et passe l’essentiel du film à lutter contre les éléments – le froid, la faim, un ours. "Leo a tourné des scènes à -30°C, sans doublure, avec des engelures aux doigts. C’est du cinéma vécu, pas joué", raconte le réalisateur Alejandro G. Iñárritu. Un argument de poids pour les votants, traditionnellement sensibles aux rôles "transformatifs".

Alors, qui l’emportera ? Les pronostics sont serrés, mais une victoire de Chalamet ferait de lui le deuxième plus jeune lauréat de l’histoire dans cette catégorie, derrière Adrien Brody (29 ans pour Le Pianiste en 2002). À l’inverse, un cinquième Oscar pour DiCaprio (après The Revenant en 2016) confirmerait son statut de légende. Le suspense reste entier…

Derrière les projecteurs : les artisans méconnus de Sinners

Si les acteurs et Ryan Coogler captent l’attention, Sinners doit aussi son succès à une armée de talents dans l’ombre. Prenez Rachel Morrison, directrice de la photographie. Pour créer l’ambiance du film, elle a utilisé des filtres rouges et bleus inspirés des peintures de Caravaggio, tout en tournant certaines scènes à la bougie – une première depuis Barry Lyndon (1975). "On voulait que chaque plan ressemble à un tableau vivant, où la lumière elle-même raconte l’histoire", explique-t-elle.

Côté effets visuels, l’équipe d’ILM a dû relever un défi de taille : rendre les vampires crédibles sans tomber dans le cliché. Solution ? Des prothèses faciales ultra-réalistes combinées à des animations numériques pour les mouvements surhumains. "Notre référence, c’était Nosferatu, mais en 2026. Pas de crocs ridicules, pas de cape qui vole. Juste des prédateurs qui pourraient exister", détaille John Knoll, superviseur VFX chez ILM.

Enfin, impossible de parler de Sinners sans évoquer sa bande originale. Ludwig Göransson, déjà oscarisé pour Black Panther, a enregistré des chorales en latin médiéval et utilisé des instruments rares comme le glass harmonica (un instrument à verres inventé par Benjamin Franklin !) pour créer une musique à la fois ancienne et futuriste. Résultat ? Une nomination quasi certaine, et peut-être un deuxième Oscar pour le compositeur suédois.

Et les autres ? Les surprises et absences qui font jaser

Dans l’ombre de Sinners, d’autres films ont créé la surprise. The Last Frontier (7 nominations), Marty Supreme (5) et même Origin, le nouveau film d’Ava DuVernay, trustent les catégories majeures. En revanche, certains favoris ont été snobés :

  • Margot Robbie (Barbie) : aucune nomination pour la meilleure actrice, malgré un Golden Globe. Une décision qui a provoqué un tollé sur les réseaux, avec le hashtag #RobbieWasRobbed en tendance.
  • Christopher Nolan (Oppenheimer) : absent de la course au meilleur réalisateur, alors que son film est nominé dans 6 catégories techniques.
  • Gael García Bernal (Cassandro, the Exotico!) : considéré comme un outsider, il n’a pas obtenu la nomination espérée pour meilleur acteur.

Autre polémique : la catégorie meilleur film international, où Anora (France) et The Zone of Interest (Royaume-Uni) s’affrontent. Certains critiques, comme Peter Bradshaw du Guardian, estiment que Anora (un drame social sur l’immigration) a été favorisé pour son "message politique", au détriment de sa qualité cinématographique. "C’est du cinéma militant, pas de l’art. L’Académie confond les deux", tacle-t-il.

La 98e cérémonie des Oscars s’annonce comme un moment charnière. Avec Sinners, Ryan Coogler ne se contente pas de battre des records – il redéfinit ce qu’un film "oscarisable" peut être. Entre drame gothique, réflexion sociale et prouesse technique, son œuvre prouve que le cinéma fantastique mérite sa place parmi les grands. Pendant ce temps, le duel Chalamet-DiCaprio cristallise les tensions entre deux visions du jeu d’acteur : l’une intellectuelle et virtuose, l’autre physique et viscérale. Qui l’emportera ? Les bookmakers penchent pour DiCaprio, mais l’Académie aime les histoires de rédemption… et Chalamet en incarne une belle. Une chose est sûre : le 12 mars 2026, quand les enveloppes seront ouvertes, Hollywood retient son souffle. Car cette année, plus qu’un palmarès, c’est l’avenir du cinéma qui se joue.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Sur Sinners : Imagine Blade (1998) rencontre Le Parrain en mode "Chicago 1920, mais avec des vampires et une culpabilité qui pèse comme un Final Fantasy en mode sombre. Coogler a osé ce que même Twilight n’a jamais osé : du gothique avec une profondeur sociale. 16 noms ? C’est The Matrix des drames vampiriques , et ça se regarde comme un chef-d’œuvre, même si certains votants vont encore râler que "c’est pas du cinéma sérieux". Sur Coogler : Passer de Black Panther à Sinners, c’est comme si Sonic devenait King Lear en 2026. L’homme a le courage d’un Silence of the Lambs version afro-américaine, et l’Académie le récompense. Dommage qu’on n’ait pas vu ça plus tôt , mais bon, même Nolan a mis 10 ans à faire Oppenheimer. La patience, ça paie. Chalamet vs DiCaprio : Deux approches, deux styles. Chalamet, c’est Jazz (1980) en version piano classique , technique, émotion brute. DiCaprio, c’est The Revenant en mode "je meurs de froid mais je grogne comme un ours en colère". Les Oscars adorent les deux, mais Chalamet a un atout : il a joué Marty Supreme, pas juste imité un pianiste. DiCaprio, lui, a survécu à -30°C… mais est-ce que ça compte autant qu’un Chopin parfait ? Les absents : Margot Robbie sans Oscar ? C’est comme si Mario n’avait pas gagné la Super Star Cup , ça fait mal, mais c’est la vie. Nolan sans réal’ ? L’Académie préfère peut-être les "drames intimes" à Oppenheimer… ou alors ils ont oublié que Dunkirk était déjà un chef-d’œuvre. Et Anora ? Un film politique qui gagne ? C’est comme si Pokémon devenait un film sur l’écologie , ça peut marcher, mais parfois, on veut juste du spectacle.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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