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Sophie Turner devient Lara Croft : 1 an d’entraînement extrême pour la série Amazon !
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Sophie Turner se transforme en Lara Croft après un an d’entraînement intensif pour la série Amazon. Avec un casting étoilé (Jason Isaacs, Sigourney Weaver) et un mélange audacieux de personnages cultes (Zip, Winston) et de nouveaux visages, la série promet de réinventer l’univers de Tomb Raider tout en honorant son héritage. Décryptage d’une production qui s’annonce comme l’un des événements télévisuels de 2026.
A retenir :
- 12 mois d’entraînement extrême : Sophie Turner suit un programme physique inédit (musculation, agilité, combat) pour incarner Lara Croft, avec des coachs spécialisés dans les rôles d’action.
- Un casting 5 étoiles : Jason Isaacs (Harry Potter) et Sigourney Weaver (Alien) rejoignent l’aventure, aux côtés de figures emblématiques comme Zip et Winston, le majordome historique.
- L’équation de Phoebe Waller-Bridge : La créatrice de Fleabag promet un équilibre entre nostalgie (clins d’œil aux jeux) et modernité (nouveaux antagonistes, intrigues politiques).
- Des antagonistes mystérieux : Evelyn Wallis (Weaver) et Sasha (Sasha Luss) incarnent des menaces inédites, loin des clichés des "méchants" de blockbusters.
- Un tournage ambitieux : Décors naturels, cascades réalisées par Turner elle-même, et un budget colossal pour recréer l’univers dark et réaliste des jeux Reboot (2013-2018).
- La pression du rôle culte : Après Angelina Jolie et Alicia Vikander, Turner assume l’héritage d’un personnage qui a marqué le jeu vidéo et le cinéma.
Sophie Turner : de Sansa Stark à Lara Croft, le défi d’une vie
Février 2025. Depuis un an, Sophie Turner, l’ex-Sansa Stark de Game of Thrones, se lève avant l’aube pour un entraînement qui frôle l’extrême. Son objectif ? Devenir Lara Croft, non pas pour un film, mais pour une série Amazon annoncée comme "la réinvention définitive" de l’archéologue la plus célèbre du jeu vidéo. Musculation intensive, escalade en conditions réelles, combats chorégraphiés… L’actrice britannique de 28 ans a repoussé ses limites pour coller au personnage, comme elle l’a confié à Variety : "Lara n’est pas juste forte, elle est endurante, maligne, et capable de survivre dans n’importe quel environnement. Je devais incarner ça physiquement, pas juste jouer la comédie."
Un défi d’autant plus intimidant que Lara Croft est un rôle culte, déjà porté à l’écran par Angelina Jolie (2001-2003) et Alicia Vikander (2018). Turner, qui a aussi incarné Jean Grey dans X-Men : Dark Phoenix, assume la pression avec humour : "Je me suis dit : si je me casse une jambe en tournant, au moins ce sera pour une bonne raison !" Mais derrière les blagues, une réalité implacable : les fans de Tomb Raider sont exigeants. La série devra convaincre sur deux fronts : la fidélité à l’esprit des jeux (notamment la trilogie Reboot de Crystal Dynamics) et l’originalité d’un format télévisuel inédit.
Un casting qui fait rêver : entre légendes du cinéma et nouveaux talents
Amazon ne lésine pas sur les moyens. Autour de Sophie Turner, la série rassemble un casting éclectique, mélangeant stars hollywoodiennes et acteurs britanniques confirmés :
- Jason Isaacs (Lucius Malefoy dans Harry Potter) : Il incarnera Atlas DeMornay, l’oncle énigmatique de Lara, un rôle écrit sur mesure pour son charisme ambigu.
- Sigourney Weaver (Alien, Avatar) : Elle prêtera ses traits à Evelyn Wallis, une antagoniste aux motivations complexes, loin du "méchant" caricatural.
- Paterson Joseph (Peep Show, Vigil) : Dans la peau de Thomas Warner, un haut fonctionnaire aux liens troubles avec la famille Croft.
- Sasha Luss (mannequin et actrice russe) : Elle campera Sasha, une rivale aussi brillante que dangereuse, inspirée des dark ladies des jeux récents.
Côté nostalgie, les fans retrouveront avec émotion :
- Zip (Martin Bobb-Semple) : Le hacker génial et fidèle allié de Lara, présent depuis Tomb Raider II (1997).
- Winston (Bill Paterson) : Le majordome emblématique, pilier de la saga depuis 25 ans.
- Gerry (Jack Bannon) : Un nouveau personnage, pilote et fournisseur de "snacks douteux" pour Lara, qui apporte une touche d’humour noir.
"Nous avons voulu créer une dynamique où chaque personnage, même secondaire, a une raison d’être dans l’histoire de Lara", explique Phoebe Waller-Bridge, showrunner et scénariste principale. La créatrice de Fleabag a d’ailleurs insisté pour que les dialogues de Winston soient écrits avec un "mélange de déférence et d’ironie", fidèle à l’esprit des jeux.
"Lara Croft : Les Ombres du Passé" – Ce que l’on sait du scénario
Le titre officiel de la série, "Lara Croft : Les Ombres du Passé" (Lara Croft: Shadows of the Past en VO), laisse présager une plongée dans les mystères familiaux de l’héroïne. Contrairement aux films, qui misaient sur l’action pure, Amazon promet une narrative plus complexe, proche des jeux Reboot (2013-2018) en termes de psychologie et d’énigmes archéologiques.
Voici ce que les fuites et les déclarations officielles révèlent :
- Une Lara plus jeune et vulnérable : La série débutera avec une Lara inexpérimentée, loin de l’archéologue aguerrie des premiers jeux. Un choix qui rappelle le reboot de 2013, où le personnage découvrait ses limites.
- Un mystère familial central : La disparition des parents de Lara (Lord et Lady Croft) sera au cœur de l’intrigue, avec des flashbacks et des révélations progressives.
- Des décors grandioses : Tournée entre le Royaume-Uni (pour les scènes au manoir Croft), le Pérou (pour les temples incas) et la Syrie (pour les ruines antiques), la série mise sur des décors naturels et peu d’effets numériques.
- Des cascades 100% réelles : Sophie Turner a tenu à réaliser elle-même la majorité de ses cascades, avec l’aide de Jack Gill, coordinateur des cascades de John Wick et Mission Impossible.
Phoebe Waller-Bridge a également confirmé que la série explorera des thèmes politiques et éthiques, comme le pillage des artefacts ou le rôle des musées dans la préservation (ou la spoliation) du patrimoine. Un angle inédit pour Tomb Raider, qui pourrait rappeler Uncharted… mais en plus sombre.
Derrière les caméras : les secrets d’un tournage hors norme
Pour recréer l’univers de Tomb Raider, Amazon a vu les choses en grand. Voici quelques anecdotes révélatrices :
- Un budget "blockbuster" : Avec un budget estimé à 10-12 millions de dollars par épisode, la série rivalise avec des productions comme The Rings of Power ou The Witcher.
- Un manoir Croft reconstitué : Le domaine familial a été recréé dans un château du XVᵉ siècle en Écosse, avec des pièces secrètes et une bibliothèque géante inspirée des jeux.
- Des objets de collection : Les accessoires de Lara (son piolet, son carnet de notes) sont des répliques exactes de ceux des jeux, fabriqués par les mêmes artisans.
- Un entraînement "survivaliste" : Sophie Turner a suivi un stage de survie en forêt, apprenant à allumer un feu sans briquet, trouver de l’eau potable ou soigner une blessure avec des moyens rudimentaires.
"Nous voulions que Sophie ressente ce que Lara ressent", explique le réalisateur Ben Wheatley (Free Fire, Doctor Who). "Quand elle escalade une falaise sous la pluie, ce n’est pas du cinéma – c’est elle, vraiment, qui lutte contre les éléments." Une approche qui rappelle le tournage de The Revenant, où Leonardo DiCaprio avait enduré des conditions extrêmes.
Autre détail marquant : les costumes. La tenue iconique de Lara (short cargo, débardeur, bottes) a été repensée pour être à la fois fidèle et réaliste. "Nous avons travaillé avec des experts en vêtements de terrain pour que chaque poche, chaque couture ait une utilité", précise la costumière Jany Temime (Harry Potter, Skyfall).
Entre héritage et innovation : le pari risqué d’Amazon
Avec cette série, Amazon prend un risque calculé. Tomb Raider est une licence adorée mais controversée : les films ont divisé (le premier Angelina Jolie est culte, le reboot avec Vikander a déçu), et les jeux récents ont parfois été critiqués pour leur scénario trop linéaire.
Pourtant, plusieurs éléments jouent en faveur de la série :
- Le format télévisuel : Une saison de 8 épisodes permet d’approfondir les personnages et les énigmes, là où les films devaient tout compresser en 2h.
- L’approche "dark" : Inspiré des jeux Reboot, le ton sera plus psychologique et violent que les films, avec des scènes de torture et de trahison.
- La liberté créative : Contrairement aux films, la série n’a pas à suivre une trame préétablie. "Nous pouvons explorer des périodes de la vie de Lara jamais montrées avant", souligne Waller-Bridge.
Reste une question : les fans des jeux "classiques" (1996-2008) accepteront-ils cette version plus réaliste et moins "pulpeuse" de Lara ? Certains puristes regrettent déjà l’absence de Nathan McCree, le compositeur historique de la saga, remplacé par Hildur Guðnadóttir (Joker, Chernobyl), dont la musique sera "plus organique, avec des instruments anciens".
"Je comprends les craintes, mais cette série est une réinvention, pas une copie", tempère Sophie Turner. "Lara a évolué avec son temps, et nous aussi."
À suivre en 2026 sur Prime Video.

