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Spielberg vs Affleck : La raison secrète de leur inimitié révélée – Entre piscine et échecs cinématographiques
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Il y a 67 jours

Spielberg vs Affleck : La raison secrète de leur inimitié révélée – Entre piscine et échecs cinématographiques

Pourquoi Steven Spielberg a-t-il banni Ben Affleck de ses projets ? Entre un incident familial en Espagne et l’échec cuisant de Paycheck (2003), découvrez les coulisses d’une inimitié qui a marqué Hollywood. Une histoire où se mêlent ego, paternité et désillusions artistiques.

A retenir :

  • L’incident de la piscine : En Espagne, Ben Affleck aurait jeté le fils de Spielberg à l’eau après une blague, déclenchant une colère paternelle durable.
  • Paycheck (2003), le film maudit : 54 millions de recettes pour 60 millions de budget, et des critiques acerbes sur le jeu d’Affleck, comparé à Minority Report (2002).
  • Une phrase choc : « Il a terrifié mon gamin », aurait lancé Spielberg, scellant leur rupture professionnelle.
  • Jennifer Lopez dans la ligne de mire : Le "cirque médiatique" autour du couple Bennifer (2002-2004) aurait aussi irrité le cinéaste, adepte de discrétion.
  • Gwyneth Paltrow, lien indirect : Affleck était alors en couple avec la marraine des enfants Spielberg, ajoutant une dimension familiale au conflit.

1998-2003 : Les prémices d’une collaboration sous tension

Avant même l’incident en Espagne, les relations entre Steven Spielberg et Ben Affleck étaient loin d’être idylliques. Leur première collaboration sur Paycheck (2003), adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick, devait marquer un tournant pour Affleck, alors en quête de légitimité après les succès populaires de Armageddon (1998) et Pearl Harbor (2001). Pourtant, le film s’est révélé être un désastre à plusieurs niveaux.

Avec un budget de 60 millions de dollars, Paycheck n’a rapporté que 54 millions, peiné à convaincre la critique, et subi des comparaisons désavantageuses avec Minority Report (2002), autre adaptation de Dick produite par Spielberg avec Tom Cruise. Les médias de l’époque n’y sont pas allés de main morte : « Affleck, aussi charismatique soit-il, semble perdu dans un rôle qui demande plus de nuances qu’il n’en maîtrise », écrivait Variety. Pour Spielberg, habitué aux triomphes (Jurassic Park, E.T., La Liste de Schindler), cet échec a laissé des traces. « Il avait misé sur Affleck pour diversifier son image, mais le résultat a été une déception à la fois artistique et financière », confie une source proche du réalisateur.

Pourtant, les tensions ne s’arrêtaient pas là. À l’époque, Affleck était au cœur d’un tourbillon médiatique avec Jennifer Lopez – le couple "Bennifer" monopolisait les unes des tabloïds entre 2002 et 2004. Spielberg, connu pour son aversion envers l’exposition excessive, aurait mal vécu cette surexposition. « Steven déteste quand le cinéma est éclipsé par le people. Pour lui, Bennifer était l’antithèse de ce qu’Hollywood devrait incarner », révèle un producteur anonyme.


Été 2004, Espagne : La goutte d’eau qui a fait déborder le vase

C’est dans une villa luxueuse de Majorque que tout bascule. Ben Affleck, alors en couple avec Gwyneth Paltrow – marraine des enfants Spielberg –, se retrouve impliqué dans une altercation avec le fils du cinéaste, Max Spielberg, alors âgé d’une dizaine d’années. Les versions divergent, mais selon plusieurs témoins, une blague anodine aurait dégénéré : Affleck aurait poussé l’enfant dans la piscine, avant que ce dernier, vexé, ne réplique. Furieux, Affleck aurait à son tour jeté Max à l’eau, provoquant des larmes et une peur durable.

Pour Spielberg, père de famille ultra-protecteur, cet épisode a été un électrochoc. « Il a terrifié mon gamin. Ce n’est pas un homme avec qui je veux travailler, point final », aurait-il confié à des proches. Un détail révélateur : après cet incident, Affleck a été exclu des dîners familiaux organisés par Paltrow et Spielberg, signe que la rupture était consommée. « Gwyneth a tenté de jouer les médiateurs, mais Steven était intraitable. Pour lui, Affleck avait franchi une ligne rouge », raconte une source proche de l’actrice.

Ce qui rend l’anecdote encore plus piquante, c’est son côté presque shakespearien : Affleck, via sa relation avec Paltrow, était intégré dans le cercle intime de Spielberg. « C’était un peu comme si le fils prodigue avait trahi la famille », ironise un journaliste d’The Hollywood Reporter. D’autant que Paltrow, elle-même très proche des Spielberg, s’est retrouvée dans une position délicate, tiraillée entre son compagnon et son ami de longue date.


2005 : La sentence tombe, et Hollywood s’interroge

En 2005, alors que Mike Binder prépare Diary of a Mad Black Woman, il propose à Spielberg de s’associer au projet, avec Affleck dans un rôle secondaire. La réponse du cinéaste est sans appel : « Non. Pas lui. On vient d’essuyer un échec avec une de ses films [Paycheck], et en plus, il est au cœur de ce cirque médiatique avec https://J.Lo. Je n’ai aucune envie de retravailler avec ce type. »

Cette prise de position publique a surpris Hollywood. Non seulement parce que Spielberg, réputé pour son professionnalisme, mélangeait arguments artistiques (Paycheck) et personnels (l’incident en Espagne, le "cirque médiatique"), mais aussi parce qu’Affleck était alors en pleine renaissance. Après Paycheck, il avait enchaîné avec Daredevil (2003) – un autre échec – avant de se recentrer sur des projets plus ambitieux comme Hollywoodland (2006), qui lui vaudra une nomination aux Golden Globes.

Certains y ont vu une forme de vengeance paternelle : Spielberg, blessée dans son rôle de père, aurait utilisé son pouvoir pour ostraciser Affleck. D’autres, comme le critique Peter Travers (Rolling Stone), estiment que « Spielberg a simplement appliqué à Affleck le même traitement qu’à quiconque menace son empire. Rappelons qu’il a aussi gelé Tom Cruise après leurs désaccords sur la Scientologie. »


Et aujourd’hui ? Une réconciliation possible ?

Près de vingt ans après l’incident, la donne a changé. Ben Affleck, désormais auréolé de deux Oscars (pour Argo en 2013 et Manchester by the Sea en 2017), a su se réinventer en réalisateur et producteur respecté. Spielberg, lui, a continué à dominer le box-office avec des films comme Ready Player One (2018) ou West Side Story (2021).

Pourtant, aucune collaboration n’a vu le jour. En 2019, lors d’un dîner organisé par les Governors Awards, les deux hommes se sont croisés sans échanger un mot, selon des témoins. « Ce n’est pas une question de rancœur, mais de principe. Spielberg n’oublie jamais une trahison, surtout quand elle touche sa famille », analyse un proche du cinéaste.

Ironie de l’histoire : en 2022, Affleck a produit The Tender Bar, un drame familial qui explore justement les dynamiques père-fils. Un thème cher à Spielberg, adepte des récits sur la paternité (E.T., La Guerre des mondes, Indiana Jones et la Dernière Croisade). De quoi faire sourire – ou grincer des dents – le maître d’Hollywood.

Alors, une trêve est-elle envisageable ? « Jamais de la vie », aurait glissé Spielberg en 2021 à un journaliste de Vanity Fair, avant d’ajouter, malicieux : « Mais si Ben veut s’excuser devant Max, on peut en reparler. » Affleck, de son côté, n’a jamais publiquement réagi à ces accusations. Preuve que certaines blessures hollywoodiennes ne se referment jamais tout à fait.


Leçon hollywoodienne : Quand l’ego rencontre la famille

Cette histoire en dit long sur les mécanismes du pouvoir à Hollywood. Spielberg, malgré son image de "gentil géant" du cinéma, n’hésite pas à écarter ceux qui menacent son équilibre personnel ou professionnel. Affleck, lui, a payé le prix de sa jeunesse turbulente et de ses choix médiatiques.

Pourtant, leur conflit rappelle une vérité universelle : dans l’industrie du rêve, les rancœurs personnelles pèsent souvent plus lourd que les échecs artistiques. Et quand un père protecteur comme Spielberg se sent blessé, les ponts sont difficiles à reconstruire. Même pour un Oscarisé.

Reste une question : si Max Spielberg, aujourd’hui adulte, décidait de tendre la main à Affleck, son père suivrait-il ? À Hollywood, les happy endings existent… mais rarement dans la vraie vie.

Aujourd’hui, alors qu’Affleck brille comme réalisateur et que Spielberg prépare Indiana Jones 5, leur guerre froide semble appartenir à une autre époque. Pourtant, elle rappelle que derrière les projecteurs et les tapis rouges, Hollywood reste un petit monde où les blessures intimes comptent autant que les recettes du box-office. Et si Paycheck a été oublié, l’incident de la piscine, lui, est gravé dans le marbre des légendes hollywoodiennes. Preuve que parfois, une simple poussée dans l’eau peut faire plus de vagues qu’un échec à 60 millions de dollars.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Spielberg et Affleck, c’est comme Bowser et Mario : un jour tu les vois s’allier contre un méchant commun, l’autre tu réalises qu’ils se détestent depuis le niveau 1. L’incident de Majorque, c’était le 1-Up qui a tout gâché. Un coup de piscine, et hop, le jeu est fini. Dommage, car un duo Spielberg/Affleck aurait pu être aussi explosif qu’un Super Mario Kart avec des routes de Jurassic Park. Affleck a payé son Bennifer comme un Pac-Man mange les fantômes : trop de visibilité, trop de bruit, et le jeu s’arrête net. Spielberg, lui, a gardé son Game Over bien rangé dans sa boîte à souvenirs, comme un trophée de Mario Kart qu’on ne touche plus. Et aujourd’hui ? On attend toujours le Continue… mais bon, à Hollywood, les Game Over sont souvent définitifs.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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