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Splinter Cell : David Grivel de retour aux commandes – le remake prend un nouveau tournant
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Le retour surprise de David Grivel chez Ubisoft relance le remake de Splinter Cell – entre modernisation et fidélité à l’esprit original. Pendant ce temps, la franchise s’étend avec une série audio sur BBC Radio et une saison 2 de Deathwatch sur Netflix, tandis que les classiques débarquent sur Steam. Un vent d’espoir pour les fans de Sam Fisher.
A retenir :
- David Grivel, ex-directeur de Battlefield 6 chez EA, reprend les rênes du remake de Splinter Cell après 3 ans d’absence – un retour qui pourrait tout changer.
- Ubisoft cherche à moderniser l’intrigue sans trahir l’ADN de la licence : plus de profondeur pour Sam Fisher et un univers repensé pour 2025.
- La franchise se diversifie : série audio sur BBC Radio, saison 2 de Deathwatch sur Netflix, et l’arrivée des classiques (Pandora Tomorrow) sur Steam.
- Les joueurs attendent un équilibre parfait entre nostalgie des années 2000 et innovations techniques (IA, gameplay, narration).
- Un défi de taille : satisfaire les puristes tout en attirant une nouvelle génération de joueurs.
Un retour qui fait du bruit : David Grivel de nouveau aux commandes
C’est une annonce qui a fait l’effet d’une bombe dans le milieu du jeu vidéo : David Grivel, parti en 2022 pour rejoindre EA et travailler sur Battlefield 6, fait son grand retour chez Ubisoft Toronto. Pas pour n’importe quel projet, mais bien pour reprendre la direction du remake de Splinter Cell, l’une des licences les plus emblématiques de l’éditeur français. Son départ avait laissé le projet dans une zone d’ombre, avec des rumeurs de retards et de remaniements en cascade. Trois ans plus tard, son retour, officialisé via un post LinkedIn sobre mais éloquent, relance les espoirs des fans.
Pourquoi ce revirement ? Les observateurs y voient plusieurs raisons. D’abord, l’expérience acquise sur Battlefield 6, un AAA exigeant en termes de gestion d’équipe et de technologies modernes, pourrait s’avérer précieuse pour un remake aussi ambitieux. Ensuite, Grivel connaît Splinter Cell comme sa poche : il avait déjà travaillé sur la licence avant son départ, ce qui lui donne une légitimité rare aux yeux des puristes. Enfin, Ubisoft semble avoir besoin d’un lead fort pour donner une direction claire à ce projet, trop souvent critiqué pour son manque de communication.
Sur les réseaux, les réactions sont partagées. Certains y voient un signe positif, synonyme de stabilité retrouvée. D’autres, plus sceptiques, rappellent que les changements de direction peuvent aussi signifier des remaniements profonds – et donc des délais supplémentaires. Une chose est sûre : ce retour place la barre très haut pour le remake.
"Réinventer sans trahir" : le défi impossible du remake
Depuis l’annonce du remake en 2021, une question hante les fans : comment moderniser Splinter Cell sans perdre son âme ? Ubisoft Toronto semble avoir une réponse, ou du moins une piste. Les offres d’emploi publiées après le départ de Grivel étaient éloquentes : le studio cherchait un scénariste capable de "réactualiser l’intrigue pour un public contemporain", tout en préservant "l’esprit et les thèmes originels". Un exercice d’équilibriste.
Concrètement, cela signifie probablement :
- Un Sam Fisher plus humain : les jeux originaux le présentaient comme une machine à tuer froide et efficace. Aujourd’hui, les joueurs attendent des personnages plus nuancés, avec des dilemmes moraux et une psychologie plus poussée.
- Un univers élargi : la géopolitique a changé depuis 2002. Le remake devra intégrer des enjeux modernes (cyberguerre, désinformation) tout en gardant la tension paranoïaque qui faisait le sel de la série.
- Un gameplay repensé : les mécaniques d’infiltration devront évoluer pour coller aux standards actuels (IA plus intelligente, interactions plus immersives), sans tomber dans le piège du "open-world forcé" qui a parfois desservi Ubisoft.
Mais le vrai défi, c’est peut-être la narration. Les jeux originaux misaient sur une ambiance cinématographique, avec des dialogues percutants et une bande-son mémorable. Comment transposer cela en 2025, à l’ère des jeux ultra-réalistes et des histoires interactives ? Certains fans craignent un "Netflixification" du scénario, avec des cinématiques trop longues et un rythme trop hollywoodien. D’autres espèrent au contraire une révolution narrative, à l’image de ce qu’a fait The Last of Us Part II pour le jeu d’action.
Derrière les coulisses : ce que l’on sait (vraiment) du développement
Si Ubisoft reste discret, quelques informations ont fuité – ou ont été glanées ici et là. D’abord, le studio aurait abandonné l’idée d’un remake 1:1. Exit la copie conforme des niveaux de 2002 : le jeu devrait proposer des environnements reconfigurés, avec des chemins d’infiltration inédits et des objectifs secondaires. Une façon de surprendre les vétérans tout en gardant l’essence du jeu original.
Autre détail intéressant : l’accent mis sur le réalisme. Des rumeurs évoquent un système de "dégâts permanents" (blessures qui affectent les performances de Sam Fisher jusqu’à ce qu’elles soient soignées) et une gestion plus poussée de l’équipement (munitions limitées, gadgets à fabriquer). De quoi rappeler Metal Gear Solid V, mais avec la patte Splinter Cell.
Enfin, la question qui fâche : la date de sortie. Officiellement, Ubisoft reste vague, évoquant une fenêtre "au-delà de 2025". Mais selon des sources internes (à prendre avec des pincettes), le jeu serait jouable en version alpha, avec une sortie possible fin 2026. Un délai qui s’explique par les changements de direction et la volonté de ne pas bâcler ce qui pourrait être le comeback de l’année.
Splinter Cell partout : comment Ubisoft maintient la flamme
Pendant que le remake se fait attendre, Ubisoft a trouvé une parade pour garder la franchise vivante : la multiplication des supports. D’abord, il y a eu la série audio, diffusée sur BBC Radio, qui explore des histoires inédites dans l’univers de Sam Fisher. Un format qui séduit les fans de lore et permet d’élargir l’audience.
Ensuite, Netflix a renouvelé Splinter Cell: Deathwatch pour une saison 2, preuve que l’univers a encore un potentiel énorme en dehors des jeux vidéo. La série animée, plus sombre et adulte que ce à quoi on pourrait s’attendre, a été saluée pour son style visuel et son scénario mature.
Enfin, côté jeux, Ubisoft a joué la carte de la nostalgie en sortant Splinter Cell: Pandora Tomorrow sur Steam en octobre 2025, accompagné d’un pack regroupant les premiers opus. Une façon de faire patienter les fans tout en rappelant pourquoi cette licence est devenue culte. Et ça marche : les ventes ont été au rendez-vous, prouvant que l’intérêt pour Sam Fisher est toujours bien réel.
Les fans divisés : entre espoir et scepticisme
Sur les forums et les réseaux sociaux, les avis sont partagés. D’un côté, les optimistes voient dans le retour de Grivel et les annonces récentes un signe que le projet avance enfin. Ils soulignent que Ubisoft a appris de ses erreurs (voir Skull & Bones) et que ce remake pourrait être le grand retour de l’infiltration "old school".
De l’autre, les sceptiques rappellent que les remakes sont rarement à la hauteur des attentes. Certains citent Dead Space (2023) comme exemple à suivre, d’autres craignent un "Assassin’s Creed Valhalla bis", avec trop de contenu dilué. Sans oublier les puristes, qui refusent toute modification et veulent "le jeu de 2002 en 4K" – une position irréaliste, mais compréhensible.
Un point fait cependant consensus : ce remake est une chance unique de redonner à Splinter Cell la place qu’il mérite dans le paysage du jeu vidéo. À condition de ne pas le rater.
Avec David Grivel de retour aux commandes, le remake de Splinter Cell entre dans une nouvelle phase. Entre modernisation audacieuse et respect du matériel original, le défi est immense, mais les signes sont encourageants. La franchise, elle, ne se contente pas d’attendre : entre séries audio, animations Netflix et rééditions Steam, Ubisoft prouve qu’elle a encore des cartes à jouer.
Reste une question : ce remake parviendra-t-il à capturer la magie des jeux originaux, tout en s’adressant à une nouvelle génération de joueurs ? La réponse ne viendra pas avant 2026, mais une chose est sûre : Sam Fisher n’a pas fini de faire parler de lui.

