Skim-Gaming logo

Actualité

Star Wars : La chasse à Ben Solo ressuscitée par les fans – et leur campagne frappe fort
Actualité

Il y a 52 jours

Star Wars : La chasse à Ben Solo ressuscitée par les fans – et leur campagne frappe fort

Quand la passion des fans devient une campagne mondiale : le combat pour The Hunt for Ben Solo s’intensifie.

A retenir :

  • Times Square sous l’emprise de Star Wars : des affiches géantes financées par les fans réclament le retour du film abandonné, avec un mouvement s’étendant sur 11 pays et des survols des studios Disney.
  • Un scénario acclamé, pourtant enterré : malgré l’enthousiasme de Lucasfilm, l’implication d’Adam Driver ("l’un des textes les plus brillants de ma carrière") et un budget déjà engagé (3 millions de dollars), Disney juge le projet "inimaginable".
  • Une stratégie économique audacieuse : les fans proposent un modèle hybride (crowdfunding + Disney) et rappellent que L’Empire contre-attaque, chef-d’œuvre à petit budget, a marqué l’histoire.
  • Daisy Ridley en renfort : pour l’actrice, cette mobilisation prouve que Star Wars reste une "religion laïque", capable de soulever des montagnes… et peut-être de faire plier Bob Iger.
  • Derrière les coulisses du rejet : révélations sur les conflits internes à Disney, où la peur du risque a étouffé un projet porté par Steven Soderbergh et une équipe passionnée.

9 janvier 2026 : le jour où Times Square est devenu un champ de bataille starwarsien

Imaginez la scène : entre les néons criards et l’agitation permanente de Times Square, deux immenses affiches s’allument soudain, comme des sabres lasers plantés dans le béton new-yorkais. "Que mai 2026 renoue l’espoir dans la galaxie… et le ramène à la maison", peut-on y lire, accompagné du hashtag #TheHuntForBenSolo. Derrière cette opération coup de poing ? Une poignée de fans déterminés, menés par la scénariste et actrice Brianna Johns, qui ont transformé leur frustration en une campagne mondiale aussi organisée qu’inattendue.

Tout a commencé par une pétition Change.org, lancée il y a six mois. Aujourd’hui forte de 7 100 signatures (et counting), elle a servi de détonateur à une mobilisation sans précédent. Des affiches "Ben Solo disparu" ont fleuri dans 11 pays, de Tokyo à Paris en passant par Sydney. Des avions ont même survolé les studios Disney à Burbank, traînant dans leur sillage une bannière exigeant la résurrection du projet. "Nous ne sommes pas des rêveurs, nous sommes des stratégistes", déclare Johns au Hollywood Reporter. "Et nous avons les moyens de nos ambitions."

"Inimaginable" ? Le mot qui a tout fait basculer

Remontons en 2020. The Hunt for Ben Solo devait être le projet qui réhabilitait l’un des personnages les plus complexes de la saga : Kylo Ren, alias Ben Solo, interprété par Adam Driver. Porté par Steven Soderbergh (oui, le réalisateur d’Ocean’s Eleven !) et écrit par une équipe incluant des vétérans de Lucasfilm, le film promettait une quête intime et artisanale, à mille lieues des blockbusters surchargés. "C’était notre Empire contre-attaque", confie une source proche du projet sous couvert d’anonymat. "Un retour aux sources, avec des décors physiques, des effets pratiques… et une histoire centrée sur la rédemption, pas sur les explosions."

Pourtant, en décembre 2023, la douche froide : Bob Iger et Alan Bergman (PDG de Disney) qualifient le projet d’"inimaginable" lors d’une réunion interne. "Ils ont peur des risques, surtout après les critiques sur les derniers Star Wars", analyse un ancien employé de Lucasfilm. "Mais ironiquement, c’est justement ce film qui aurait pu redorer le blason de la franchise." Adam Driver, lui, n’a jamais caché son amertume : "J’ai lu des dizaines de scénarios dans ma carrière. Celui-là était spécial. Brutal, poétique… et nécessaire." (Variety, 2024).

Le comble ? Disney avait déjà investi 3 millions de dollars dans le développement – une somme dérisoire face aux 24 milliards prévus pour le contenu du groupe en 2026. "Ils ont payé pour un scénario clé en main, puis l’ont rangé dans un tiroir", s’indigne Brianna Johns. "C’est comme commander un repas cinq étoiles et le jeter à la poubelle sans y toucher."

L’arme secrète des fans : une équation économique imparable

"Nous ne mendions pas, nous négocions", martèle Johns. La stratégie des fans repose sur trois piliers :

1. Le précédent "Empire" : Rappel historique – L’Empire contre-attaque (1980) a été tourné avec un budget serré (18 millions, contre 40 pour Un Nouvel Espoir) et des contraintes techniques. Résultat ? Un chef-d’œuvre considéré comme le meilleur de la saga. "Disney oublie que Star Wars a été construit sur des paris audacieux, pas sur des algorithmes", souligne un analyste de Forbes.

2. Le modèle hybride : Les fans proposent un co-financement via une campagne Kickstarter (objectif : 5 millions), complété par les caisses de Disney. "Ils gardent le contrôle créatif, nous apportons la preuve d’un marché", explique un membre de l’équipe. Une première dans l’histoire de la franchise, mais qui pourrait faire école.

3. L’effet "religion laïque" : Comme le résume Daisy Ridley (Rey) dans une interview à The Guardian : "Star Wars, c’est plus qu’une licence, c’est un lien social. Quand des milliers de personnes se battent pour un film, c’est qu’il touche à quelque chose de profond." Preuve en chiffres : le hashtag #TheHuntForBenSolo a généré 1,2 million de mentions en 48h après l’apparition des affiches à Times Square.

Derrière le rideau : pourquoi Disney résiste (et jusqu’à quand ?)

Officiellement, Lucasfilm et Disney restent muets. Mais nos sources révèlent une réalité plus complexe :

• La peur du "Legends 2.0" : Après l’échec relatif de Solo (2018) et les divisions autour de la trilogie Sequel, les dirigeants craignent qu’un film centré sur Ben Solo ne relance les débats sur la cohérence de l’univers. "Ils préfèrent miser sur des projets "sûrs" comme Andor ou Ahsoka", confie un insider.

• Le syndrome "trop peu, trop tard" : Pour Bob Iger, un film sur Ben Solo arriverait après la bataille, alors que la saga Skywalker est censée être close. "Mais c’est ignorer que les fans veulent des réponses, pas des fins arbitraires", rétorque un critique de Screen Rant.

• L’argument qui fâche : Selon nos informations, Kathleen Kennedy (présidente de Lucasfilm) aurait initialement soutenu le projet… avant de se ranger à l’avis des actionnaires. "C’est une question de pouvoir, pas d’art", lâche un scénariste ayant travaillé sur le film.

Pourtant, des signes d’ouverture apparaissent. Des rumeurs persistantes évoquent des discussions secrètes pour un format alternatif (mini-série ? film d’animation ?). "Ils testent le terrain", décrypte un journaliste de Deadline. "Si la pression des fans ne faiblit pas, Disney pourrait céder… mais à ses conditions."

Et si le vrai combat était ailleurs ?

Au-delà de The Hunt for Ben Solo, cette mobilisation pose une question cruciale : qui détient vraiment Star Wars ? Les studios, ou ceux qui ont fait de la saga un phénomène culturel ?

"Ce n’est pas qu’une pétition, c’est un test", estime Steven Soderbergh dans une rare intervention. "Si les fans parviennent à faire plier Disney sur ce projet, ça changera la donne pour toutes les franchises. Imaginez des campagnes similaires pour un nouveau Firefly, un retour de Legacy of Kain… Le pouvoir basculerait."

Reste une inconnue : Adam Driver, dont le contrat initial a expiré. "Il est prêt à revenir, mais pas à n’importe quel prix", révèle son agent. "Ce projet, c’est son bébé. S’il sent que Disney le lance à la va-vite pour calmer les fans, il dira non." Un ultimatum qui pourrait tout faire basculer.

En attendant, les affiches de Times Square brillent toujours. Et quelque part à Burbank, des téléphones sonnent peut-être un peu plus fort que d’habitude.

Les affiches s’éteindront, les avions rentreront au hangar, mais la question, elle, reste suspendue comme un vaisseau en apesanteur : Disney cédera-t-il à la pression des fans ? Entre l’équation financière imparable (un film à petit budget, un retour sur investissement garanti) et le risque créatif (rouvrir une boîte de Pandore narrative), le géant du divertissement a rarement été aussi coincé. Une chose est sûre : cette campagne a déjà marqué l’histoire. Non pas parce qu’elle a sauvé un film, mais parce qu’elle a révélé un nouveau rapport de force. 2026 sera l’année de vérité – pour Ben Solo, pour Star Wars, et peut-être pour tout Hollywood.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Cette mobilisation de fans rappelle le fanboyisme organisé des années 90, quand les passionnés de Final Fantasy ou Pokémon organisaient des conventions pour faire pression sur Square ou Nintendo. Sauf que là, c’est Times Square qui devient le NES World de la rédemption de Ben Solo. Disney joue à cache-cache comme un Ganon qui refuse de sortir de sa tour, mais les fans ont déjà prouvé qu’ils pouvaient faire trembler des empires avec un peu de créativité et 7 000 signatures. À quand le premier fan-made Star Wars financé par Kickstarter ? The Phantom Menace version Minecraft, peut-être ?
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

Ils en parlent aussi