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Star Wars : Rey Skywalker, le projet secret de Daisy Ridley et les défis de Lucasfilm après Kathleen Kennedy
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Il y a 46 jours

Star Wars : Rey Skywalker, le projet secret de Daisy Ridley et les défis de Lucasfilm après Kathleen Kennedy

Entre retards et incertitudes, le futur de Rey Skywalker divise Lucasfilm. Alors que Daisy Ridley devait incarner une version vieillie du personnage dans un film solo, le projet, confié à Sharmeen Obaid-Chinoy, peine à avancer. Pendant ce temps, une trilogie controversée signée Simon Kinberg tente de se concrétiser, tandis que des franchises comme The Mandalorian ou Star Wars: Starfighter progressent sans encombre. Un contraste qui interroge sur la stratégie de Lucasfilm après le départ progressif de Kathleen Kennedy.

A retenir :

  • Rey Skywalker en suspens : Le film solo, annoncé en 2023 avec Daisy Ridley, accumule les retards, sans scénario finalisé ni date de tournage.
  • Une trilogie à risques : Lucasfilm parie sur Simon Kinberg (X-Men: Dark Phoenix, 29% sur Rotten Tomatoes) pour relancer la saga, malgré son bilan critique mitigé.
  • Des priorités floues : Alors que The Mandalorian & Grogu (2026) et Star Wars: Starfighter (2027) ont des calendriers verrouillés, le projet Rey semble abandonné.
  • L’héritage de Kathleen Kennedy : Son départ progressif laisse planer des doutes sur la cohérence des choix créatifs de Lucasfilm.
  • Un scénario ambitieux : Rey, 15 ans après L’Ascension de Skywalker, devait reconstruire l’Ordre Jedi… mais le projet manque de concret.

Rey Skywalker, l’héroïne oubliée de Star Wars ?

Il y a encore deux ans, l’annonce était claire : Daisy Ridley allait reprendre son rôle de Rey Skywalker dans un film solo, explorant son destin 15 ans après L’Ascension de Skywalker (2019). Le scénario devait montrer une Rey vieillie, tentant de reconstruire l’Ordre Jedi à partir des enseignements de Luke, tout en fondant une nouvelle ère pour la galaxie. Un projet ambitieux, porté par la réalisatrice Sharmeen Obaid-Chinoy (Ms. Marvel), mais qui, aujourd’hui, semble au point mort.

Officiellement, Lucasfilm continue de travailler sur ce film. Kathleen Kennedy, encore en poste lors des dernières déclarations, avait confirmé que les équipes planchaient depuis 2023 sur une intrigue "post-guerre", où Rey incarnerait l’espoir d’une génération de Jedi en devenir. Pourtant, les signes d’un développement difficile s’accumulent : le scénariste Steven Knight (Peaky Blinders) a quitté le projet, aucun remplaçant n’a été annoncé, et aucune date de tournage n’a fuité. Pire, le film n’a même pas été mentionné lors des dernières présentations officielles de Disney, contrairement à The Mandalorian & Grogu (prévu pour 2026) ou Star Wars: Starfighter (2027).

Pourquoi un tel silence ? Plusieurs hypothèses circulent. Certains évoquent un manque de vision claire pour la suite de la saga, d’autres un désintérêt progressif pour les personnages de la trilogie sequel, critiquée par une partie des fans. Une chose est sûre : alors que Daisy Ridley elle-même a exprimé son enthousiasme pour revenir dans la peau de Rey, l’absence de progrès concrets laisse planer un doute. Et si Lucasfilm avait tout simplement mis ce projet de côté ?


Simon Kinberg, le pari risqué de Lucasfilm

Pendant que le film sur Rey stagne, Lucasfilm mise sur une autre piste : une trilogie inédite, confiée à Simon Kinberg. Un choix qui surprend, tant le scénariste cumule les échecs récents. Son dernier film en date, The 355 (2022), n’a convaincu ni la critique (16% sur Rotten Tomatoes) ni le public. Avant cela, X-Men: Dark Phoenix (2019) avait été un désastre artistique et commercial (29% sur Rotten Tomatoes, 258 millions de dollars de recettes pour un budget de 200 millions). Pourtant, Kathleen Kennedy a confirmé en décembre 2025 qu’un traitement de 70 pages avait été finalisé, avec un script définitif attendu pour mars 2026.

Un calendrier serré, d’autant que Kinberg n’a jamais dirigé de film de cette envergure. Les fans s’interrogent : pourquoi confier l’avenir de Star Wars à un réalisateur dont les derniers projets ont été des échecs retentissants ? Certains y voient une stratégie de diversification des risques – après tout, Lucasfilm a aussi misé sur des réalisateurs émergents comme Dave Filoni pour The Mandalorian, avec succès. D’autres, plus sceptiques, craignent un nouveau Dark Phoenix, où des choix créatifs discutables avaient sabordé une franchise entière.

Le problème ? Contrairement à The Mandalorian ou Star Wars: Starfighter, cette trilogie n’a pas de fenêtre de sortie officielle. Pas même une année cible. Juste une promesse vague : "Ça vient". Dans un univers où Marvel et DC annoncent leurs plans cinq ans à l’avance, ce flou artistique est pour le moins déroutant. D’autant que Kathleen Kennedy, architecte de la stratégie Star Wars depuis 2012, quitte progressivement son poste. Qui prendra les rênes ? Et surtout, quelle vision à long terme pour la saga ?


Derrière les coulisses : pourquoi Rey divise autant

Pour comprendre l’incertitude autour de Rey, il faut remonter à 2019, et à la sortie de L’Ascension de Skywalker. Le film, critiqué pour son rythme effréné et ses choix narratifs contestés (comme le retour soudain de Palpatine), avait divisé les fans. Pourtant, Daisy Ridley était sortie grandie de la trilogie, saluée pour son interprétation d’une héroïne complexe, entre doute et détermination. Alors, pourquoi un tel manque d’enthousiasme pour son retour ?

Plusieurs éléments entrent en jeu. D’abord, l’épuisement des suites : après neuf films en dix ans (sans compter les séries), une partie du public réclame une pause. Ensuite, le manque de consensus sur la direction à prendre. Faut-il explorer l’après-Rey ? Revenir en arrière, comme le fera The Mandalorian avec son retour aux sources ? Ou caresser l’idée d’un reboot complet, comme le suggèrent certaines rumeurs ?

Enfin, il y a la question de l’héritage. Rey Skywalker est un personnage symbolique : première Jedi à porter le nom de la lignée Skywalker sans en être issue par le sang, elle incarne une forme de renouveau. Mais ce renouveau, justement, intimide. Comment concilier les attentes des puristes, qui veulent un retour aux racines de la saga, avec celles des nouveaux fans, attachés à cette héroïne moderne ? Lucasfilm semble hésiter, et chaque retard dans le développement du film Rey en est la preuve.

"Rey mérite mieux qu’un projet bâclé ou abandonné"*, confie un proche de la production sous couvert d’anonymat. "Soit Lucasfilm y croit vraiment et lui donne les moyens de ses ambitions, soit ils assument de tourner la page. Mais cette indécision, c’est le pire des scénarios."


2026-2027 : l’année de vérité pour Star Wars

Alors, que peut-on attendre des prochains mois ? Plusieurs scénarios sont possibles :

1. Le film Rey est relancé… mais transformé : Sharmeen Obaid-Chinoy pourrait revenir avec une nouvelle équipe de scénaristes, et un angle différent. Peut-être une mini-série plutôt qu’un film, à l’image de ce que Disney+ a fait avec Obi-Wan Kenobi. Une façon de tester l’eau sans prendre trop de risques.

2. La trilogie Kinberg prend le relais : Si le script de mars 2026 convainc, Lucasfilm pourrait accélérer son développement, au détriment du projet Rey. Un choix risqué, mais qui permettrait de lancer une nouvelle ère, déconnectée des sequels.

3. L’abandon pur et simple : Dans un contexte où The Mandalorian et Ahsoka captent toute l’attention, Lucasfilm pourrait décider de se concentrer sur ces succès, laissant Rey dans les limbes. Un scénario douloureux pour les fans, mais pas improbable.

Une chose est sûre : 2026 sera une année charnière. Avec la sortie de The Mandalorian & Grogu, celle (espérée) du premier volet de la trilogie Kinberg, et peut-être des annonces sur l’avenir de Rey, Disney n’aura plus le choix. Il faudra trancher : soit on relance la machine Star Wars avec audace, soit on admet que l’ère post-Kennedy sera celle des petits pas.

En attendant, Daisy Ridley reste optimiste. Dans une interview récente, elle a glissé : "Rey a encore des histoires à raconter. Et moi aussi, j’ai encore envie de les raconter."* Reste à savoir si Lucasfilm aura le courage – ou simplement l’envie – de les écouter.

Entre un film solo sur Rey qui peine à décoller et une trilogie Kinberg aux allures de pari dangereux, Lucasfilm se trouve à la croisée des chemins. Les prochains mois seront décisifs : soit la saga ose un vrai renouveau, en donnant enfin à Rey Skywalker l’héritage qu’elle mérite, soit elle s’enlise dans des choix par défaut, au risque de décevoir une nouvelle fois ses fans. Une chose est certaine : après l’ère Kathleen Kennedy, Star Wars ne peut plus se permettre l’à-peu-près. La galaxie attend des réponses. Et cette fois, elles devront être claires.
L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Rey Skywalker, c’est comme un Final Fantasy abandonné à mi-parcours : on sait que le jeu existe, mais on a peur de le finir par peur de décevoir. Daisy Ridley a le charisme d’une héroïne de Resident Evil qui survit à tout, mais Lucasfilm semble plus intéressé par les Mandalorians en peluche que par son héritage. Dommage, parce qu’une Rey vieillie, en train de reconstruire l’Ordre Jedi comme une Dark Souls en mode coop, ça aurait été un chef-d’œuvre. À moins que Disney ne préfère qu’elle devienne une légende urbaine, comme les Silent Hill jamais sortis.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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