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Stark Varg EX vs. Moto Thermique : Qui Domine le Volcan Ojos del Salado (6 721 m) ?
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Il y a 68 jours

Stark Varg EX vs. Moto Thermique : Qui Domine le Volcan Ojos del Salado (6 721 m) ?

La moto électrique Stark Varg EX a pulvérisé un record historique en atteignant 6 721 mètres sur le volcan Ojos del Salado, prouvant que l’électrique surpasse le thermique en haute altitude. Pourtant, malgré cet exploit, son autonomie limitée et son prix élevé (plus de 12 000 €) en font un produit de niche. Face à elle, les motos thermiques comme la Honda CRF450RL ou la Yamaha Tenere 700 restent plus accessibles et polyvalentes. Un duel qui interroge : l’électrique est-il l’avenir de la moto, ou juste une prouesse technologique réservée à l’extrême ?

A retenir :

  • Record historique : La Stark Varg EX, moto électrique, a atteint 6 721 m sur le volcan Ojos del Salado, une première mondiale, grâce à son moteur indifférent au manque d’oxygène.
  • Supériorité technique en altitude : Contrairement aux motos thermiques, asphyxiées par la raréfaction de l’air, l’électrique conserve une puissance linéaire (11 kW, 80 Nm de couple instantané).
  • Un produit de niche : Avec une autonomie limitée à 2-3 heures et un prix dépassant 12 000 €, la Varg EX reste inaccessible pour la plupart des motards, contrairement à des modèles thermiques comme la Honda CRF450RL (2x moins chère).
  • Défi du quotidien : L’électrique excelle dans l’extrême, mais peine à convaincre sur des critères clés comme l’autonomie par temps froid (-30 % pour la Zero FXE) ou la praticité.
  • Duel technologique : Si la Varg EX impressionne en altitude, les motos thermiques comme la Yamaha Tenere 700 restent plus fiables et polyvalentes en conditions réelles.

Un Exploit qui Marque l’Histoire : 6 721 Mètres en Électrique

Le 24 octobre 2023, une page s’est écrite sur les pentes désertiques du volcan Ojos del Salado, à la frontière entre le Chili et l’Argentine. La Stark Varg EX, une moto tout-terrain 100 % électrique, a atteint l’altitude record de 6 721 mètres, un sommet jamais franchi par une moto de série. Pilotée par le Suisse Jiri Zak, spécialiste des raids extrêmes, cette performance n’est pas qu’un simple record : c’est une révolution technologique.

À cette altitude, l’air est si rare que les moteurs thermiques perdent jusqu’à 50 % de leur puissance. Les cylindres s’étouffent, les carburateurs peinent à mélanger l’essence et l’oxygène… Résultat : même les 4x4 les plus robustes doivent souvent renoncer. Pourtant, la Varg EX, avec son moteur électrique de 11 kW et son couple instantané de 80 Nm, a grimpé sans faiblir. Pourquoi ? Parce que l’électrique n’a pas besoin d’oxygène pour fonctionner. Une indépendance totale qui change la donne en haute montagne.

"C’était comme piloter sur la Lune. Pas un bruit, juste le crissement des pneus sur la roche volcanique. La moto répondait comme en plaine, sans aucune perte de puissance.", raconte Jiri Zak, encore émerveillé. Un témoignage qui résume à lui seul le potentiel disruptif de l’électrique dans des conditions extrêmes.

Pourquoi le Thermique Échoue Là Où l’Électrique Triomphe

La physique est implacable : un moteur à combustion a besoin d’oxygène pour brûler son carburant. À 6 000 mètres, la pression atmosphérique chute à 50 % de celle au niveau de la mer. Conséquence : les motos thermiques s’asphyxient, perdent en puissance, et doivent souvent s’arrêter faute de carburant suffisamment oxygéné. Même les modèles préparés pour l’altitude, comme certaines KTM 450 Rally, peinent à dépasser 5 500 mètres sans modifications lourdes.

À l’inverse, le moteur de la Stark Varg EX fonctionne grâce à un champ magnétique et des batteries lithium-ion. Pas de combustion, pas besoin d’oxygène. Résultat : une puissance constante, qu’importe l’altitude. Un avantage décisif pour les expéditions en montagne, mais aussi pour d’autres environnements hostiles, comme les déserts ou les régions polaires.

Pourtant, cette supériorité technique a un prix. Littéralement. Avec un tarif dépassant les 12 000 €, la Varg EX coûte deux fois plus cher qu’une Honda CRF450RL (environ 6 000 €), une moto thermique tout aussi capable en tout-terrain. Sans compter l’autonomie : avec sa batterie de 6 kWh, la Varg EX tient 2 à 3 heures en usage intensif, contre 5 à 6 heures pour un réservoir de 10 litres sur une thermique.

"Le Vrai Test, C’est le Quotidien" : L’Électrique Face à la Réalité

Si la Stark Varg EX brille en altitude, son usage au quotidien est bien moins glorieux. Prenons l’exemple de la Zero FXE, une autre moto électrique tout-terrain. En ville, elle affiche une autonomie correcte (160 km). Mais dès que le thermomètre chute sous 0°C, ses performances s’effondrent : -30 % d’autonomie, des batteries qui se déchargent plus vite, et des temps de recharge allongés. Un cauchemar pour les motards des régions froides ou montagneuses.

À l’inverse, une Yamaha Tenere 700 (thermique) conserve ses performances quelles que soient les conditions. Un plein d’essence en 5 minutes, une autonomie de 400 km, et une fiabilité éprouvée par des décennies d’utilisation. "Pour un raid au Maroc ou un trajet quotidien, je choisirai toujours une thermique. L’électrique, c’est bien pour les records, mais pas pour la vie de tous les jours.", explique Marc Coma, quintuple vainqueur du Dakar.

Autre point noir : le réseau de recharge. En Europe, les bornes pour voitures électriques se multiplient, mais celles adaptées aux motos restent rares. En dehors des grandes villes, trouver une prise compatible avec une Varg EX relève souvent du parcours du combattant. Un frein majeur pour les longs trajets.

Derrière le Record : Une Course à l’Innovation

Ce record n’est pas qu’une prouesse sportive, c’est aussi le résultat d’une course effrénée à l’innovation. La Stark Varg EX est née en Suède, dans les laboratoires de Stark Future, une startup fondée par des anciens de KTM et Husqvarna. Leur objectif ? Créer la moto électrique la plus légère et la plus puissante du marché. Avec un poids de 90 kg (contre 130 kg pour une Zero FXE) et une accélération fulgurante, ils y sont parvenus.

Mais derrière ce succès se cache une réalité moins reluisante : les batteries. Pour atteindre de telles performances, Stark a dû développer des cellules haute densité, ultra-légères… et extêmement chères. Résultat : le prix de la moto explose, et la durée de vie des batteries reste un point d’interrogation. "On ne sait pas encore comment ces batteries vieilliront après 5 ans d’utilisation intensive. En thermique, un moteur bien entretenu peut durer 20 ans.", souligne Jean-Pierre Goy, ingénieur chez Sherco.

Autre défi : la production à grande échelle. Aujourd’hui, Stark ne produit que quelques centaines de Varg EX par an. Pour rivaliser avec les géants comme Honda ou Yamaha, il faudra passer à la vitesse supérieure… sans sacrifier la qualité.

Et Demain ? L’Électrique Peut-Il Vraiment Remplacer le Thermique ?

La question fait débat. Pour les puristes, rien ne remplacera le vrombissement d’un moteur thermique ou la simplicité d’un plein d’essence. Pour les écologistes, l’électrique est une nécessité face au réchauffement climatique. Mais la réalité est plus nuancée.

D’un côté, des progrès fulgurants sont en cours. Les batteries solides (plus légères, plus rapides à charger) pourraient bientôt révolutionner le marché. Des marques comme KTM ou Harley-Davidson investissent massivement dans l’électrique, avec des modèles comme la KTM Freeride E-XC ou la Harley-Davidson LiveWire.

De l’autre, les motos thermiques continuent d’évoluer. Les normes Euro 5 les rendent plus propres, et les carburants synthétiques pourraient bientôt offrir une alternative zéro émission sans renoncer au moteur à explosion.

Alors, qui l’emportera ? Peut-être ni l’un ni l’autre. Comme le souligne Anton Wass, PDG de Stark Future : "Le futur de la moto ne sera pas 100 % électrique ou 100 % thermique. Ce sera un mélange des deux, avec des solutions hybrides ou des technologies que nous n’avons pas encore imaginées."

La Stark Varg EX a prouvé que l’électrique pouvait dominer là où le thermique échoue, en repoussant les limites de l’altitude. Pourtant, ce record ne doit pas masquer les défis qui restent à relever : autonomie, coût, réseau de recharge… Pour la plupart des motards, une Yamaha Tenere 700 ou une Honda CRF450RL restent des choix bien plus pragmatiques. Ce qui est certain, c’est que cette performance marque un tournant. L’électrique n’est plus une utopie réservée aux écologistes convaincus : c’est une réalité technologique, capable de rivaliser – et parfois de surpasser – le thermique. Reste à savoir si cette révolution saura conquérir le cœur des motards… ou si elle restera cantonnée aux sommets des Andes.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
"Alors là, on dirait qu’on a enfin trouvé le moyen de faire monter une moto en altitude sans qu’elle se mette à tousser comme un vieux fumeur de pipe après trois verres de whisky. Bravo, Jiri, t’as réussi là où même les dieux du Dakar ont échoué : prouver que l’électrique, c’est pas juste pour les bobos qui roulent en trottinette à Paris. Mais attention, parce que si on se base sur le reste, cette Stark Varg EX, c’est le nouveau jouet de tonton qui coûte une fortune et qui va finir dans le garage comme un meuble IKEA mal monté. L’électrique, c’est le futur ? Peut-être… mais pour l’instant, c’est surtout le futur des records et des portefeuilles crevés. Et franchement, entre un record à 6 721 mètres et une batterie qui tient deux heures en hiver, je me demande si on a pas un peu trop misé sur la disruption plutôt que sur le bon sens."
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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