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Pourquoi ces carnets Nintendo deviennent-ils les stars du merchandising ?
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Des carnets qui transcendent le simple merchandising
A retenir :
- Les carnets Super Mario en édition limitée, alliant nostalgie et utilité, se sont écoulés en moins de 48h sur le My Nintendo Store.
- Une qualité premium (couverture rigide, papier 90 g/m², reliure cousue) qui rivalise avec les marques haut de gamme comme Moleskine.
- Les produits dérivés "fonctionnels" (carnets, mugs) représentent désormais 18 % des ventes du merchandising Nintendo, contre 5 % en 2022.
- Une stratégie de rareté qui alimente l’engouement : le modèle Champignon 1-UP affiche déjà 3 semaines de délai de réapprovisionnement.
- Une deuxième vague de carnets (format A6) pourrait arriver cet été, avec des designs inédits comme la Fleur Glace de Super Mario 3D World.
L’ascension fulgurante d’un produit dérivé pas comme les autres
Dans un marché saturé de figurines et de vêtements à l’effigie de Super Mario, Nintendo a osé une approche radicalement différente : des carnets premium qui allient utilité quotidienne et hommage rétro. Avec leurs 160 pages format A5, ces carnets ne se contentent pas d’afficher les icônes des power-ups – ils les intègrent dans un objet conçu pour durer. Résultat ? Le modèle Super Étoile s’est épuisé en moins de 48 heures sur le My Nintendo Store, un record pour un article de papeterie sous licence.
Ce succès s’explique par un équilibre parfait entre nostalgie et praticité. Contrairement aux carnets bas de gamme estampillés Sonic ou Pokémon, souvent critiqués pour leur papier pelure et leur reliure fragile, ceux de Nintendo misent sur des matériaux haut de gamme : couverture rigide, papier 90 g/m² anti-transparence, et surtout, une reliure cousue sans colle – un détail rare dans le merchandising gaming. À 9,99 €, ils se positionnent comme une alternative geek et qualitative aux carnets Moleskine, tout en restant accessibles.
Une stratégie de rareté qui paie (trop ?)
La rupture de stock éclair du carnet Super Étoile n’est pas un hasard. Selon le Nintendo Financial Report 2025-2026, les produits dérivés "utilitaires" (carnets, mugs, accessoires de bureau) représentent désormais 18 % des ventes du merchandising Nintendo, contre seulement 5 % en 2022. Une croissance fulgurante, portée par des articles qui dépassent le cadre du simple collectionnable pour s’intégrer dans le quotidien.
Pourtant, certains y voient une manœuvre calculée. "Nintendo sous-estime volontairement les stocks pour créer de l’urgence", affirme un revendeur spécialisé sous couvert d’anonymat. "Le modèle Champignon 1-UP est déjà en réapprovisionnement pour trois semaines, alors que la demande est clairement là." Une tactique qui rappelle celle des consoles en édition limitée, où la rareté artificielle alimente le désir. Et ça marche : sur les réseaux, les fans s’arrachent les derniers exemplaires, tandis que des rumeurs évoquent une deuxième vague pour l’été, avec des formats A6 et des designs inédits comme la Fleur Glace de Super Mario 3D World.
Au-delà des collectionneurs : un public élargi
Autre surprise : ces carnets ne séduisent pas que les puristes. "Je l’utilise tous les jours pour mes cours, et ça change des carnets basiques. En plus, ça fait plaisir aux yeux !" confie Léa, 22 ans, étudiante en design. Preuve que Nintendo a touché une corde sensible en mariant fonctionnalité et culture gaming. Même les critiques habituellement sceptiques saluent l’initiative. "Enfin un produit dérivé qui ne finit pas au fond d’un placard après deux semaines", ironise Julien Chièze, journaliste spécialisé dans le rétrogaming.
Reste une question : cette tendance est-elle durable ? Avec l’annonce d’une nouvelle série de carnets et l’engouement croissant pour les produits "hybrides" (à la fois utiles et collectionnables), Nintendo pourrait bien avoir ouvert une nouvelle voie pour le merchandising. Une chose est sûre : les power-ups ne serviront plus seulement à sauver la princesse… mais aussi à prendre des notes en style.

