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Superman (2025) : Pourquoi Guillermo del Toro célèbre ce "pouvoir sanateur de la bonté" dans le cinéma moderne
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Il y a 73 jours

Superman (2025) : Pourquoi Guillermo del Toro célèbre ce "pouvoir sanateur de la bonté" dans le cinéma moderne

Un Superman qui soigne par l'espoir

Guillermo del Toro, maître du fantastique sombre, salue la vision lumineuse de Superman (2025) comme une "rareté thérapeutique". Dans un cinéma dominé par les anti-héros, James Gunn ose un blockbuster où l'héroïsme se mesure à la bienveillance plutôt qu'à la violence. Avec David Corenswet en Kal-El idéaliste et un succès immédiat sur HBO Max (+28% d'abonnés), le film marque un tournant pour le DCU. Pendant ce temps, Man of Tomorrow (2027) prépare une alliance explosive avec Lex Luthor, et Supergirl (2026) explorera les ombres de Krypton avec Milly Alcock dans un rôle tourmenté. Entre espoir et complexité, DC réinvente ses mythes.

A retenir :

  • Guillermo del Toro qualifie Superman (2025) de "pouvoir sanateur de la bonté", une révolution dans un cinéma saturé de cynisme.
  • Le film de James Gunn, avec David Corenswet en Superman idéaliste, bat des records sur HBO Max (+28% d'abonnés), prouvant l'appétit pour un héroïsme sans ambiguïté.
  • Man of Tomorrow (2027) : une alliance inattendue entre Superman et Lex Luthor (Nicholas Hoult), inspirée de Superman: Brainiac, pour un virage narratif audacieux.
  • Supergirl (2026) contrastera avec la lumière de Superman : Milly Alcock incarnera une Kara Zor-El vulnérable, entre trauma et puissance.
  • DC Studios joue l'équilibre : entre l'optimisme de Gunn et les zones d'ombre de Supergirl, le DCU se réinvente sans renier sa complexité.
  • Un pari risqué mais payant : le succès de Superman (2025) démontre qu'un blockbuster lumineux peut triompher face aux anti-héros.

Quand del Toro célèbre la lumière : un Superman qui "guérit" le cinéma

Il y a quelque chose de profondément ironique à voir Guillermo del Toro, architecte de chefs-d'œuvre gothiques comme Le Labyrinthe de Pan ou Frankenstein (2024), s'enthousiasmer pour un film aussi radieux que Superman (2025). Pourtant, le réalisateur mexicain n'a pas hésité à qualifier l'œuvre de James Gunn de "pouvoir sanateur de la bonté", une expression qui résonne comme un manifeste dans un paysage cinématographique obsédé par les anti-héros. "Dans un monde où la méchanceté est souvent glorifiée sous prétexte de réalisme, voir un film oser la gentillesse pure est révolutionnaire", a-t-il confié lors d'une masterclass au Festival de Toronto.

Ce qui frappe dans cette réaction, c'est son caractère contre-intuitif. Del Toro, habitué à explorer les recoins sombres de l'âme humaine, trouve ici une forme de salut dans l'optimisme le plus pur. Superman (2025) n'est pas un film naïf – c'est un choix délibéré de croire que l'héroïsme peut encore inspirer sans recourir à la violence spectaculaire ou aux dilemmes moraux torturés. Et les chiffres lui donnent raison : avec une hausse de 28% d'abonnés actifs sur HBO Max le week-end de sa sortie (un record depuis The Batman en 2022), le film prouve qu'il existe un public affamé de lumière.

Pourtant, ce succès n'était pas gagné d'avance. Après le Man of Steel (2013) de Zack Snyder, où Superman écrasait des bâtiments (et des espoirs) sous le poids de ses dilemmes existentiels, le pari de Gunn semblait risqué. "Nous vivons une époque où les spectateurs sont conditionnés à attendre des héros brisés, explique Paul Dini, scénariste historique de DC. Montrer un Superman qui sourit, qui croit en l'humanité sans ironie, c'était presque subversif."


Le secret ? Une approche capraesque, du nom du réalisateur Frank Capra, maître du cinéma humaniste des années 1930. Gunn puise dans cette tradition pour créer un Kal-El qui, sans renier sa puissance, choisit systématiquement l'empathie. Une scène clé du film – où Superman passe une heure à reconstruire un pont détruit par des émeutes, plutôt que de pourchasser les responsables – est devenue virale. "C'est du jamais-vu dans un blockbuster moderne, s'étonne Mark Hughes, critique pour Forbes. On nous montre un héros qui répare, au lieu de simplement détruire."

L'Alliance Contre Nature : quand Superman et Lex Luthor unissent leurs forces (2027)

Si Superman (2025) célèbre l'innocence, son successeur, Man of Tomorrow (prévu pour le 9 juillet 2027), promet de bousculer les codes en forçant une collaboration entre Superman et son ennemi juré, Lex Luthor. Un choix qui a de quoi surprendre : depuis The Dark Knight (2008) et son Joker iconique, les dynamiques "héros-vilain" classiques trustent les sommets du box-office (plus d'1 milliard de dollars pour le film de Nolan). Alors, pourquoi prendre le risque de les réunir ?

"Parce que le vrai drame naît des contradictions, pas des clichés", répond James Gunn dans une interview à Variety. Le réalisateur précise : "Luthor n'est pas un allié. C'est un mal nécessaire, un cancer qu'on tolère parce que le remède serait pire." Les rumeurs évoquent un scénario inspiré de Superman: Brainiac (2008), où une menace extraterrestre – probablement le cyborg Brainiac lui-même – pousse les deux hommes à coopérer. Nicholas Hoult, qui incarnera Luthor, a d'ailleurs confié son excitation face à ce rôle ambigu : "Jouer un méchant charismatique, c'est une chose. Mais jouer un méchant qui doit faire semblant d'être un héros ? Ça, c'est du théâtre pur."

Le défi sera de taille. Les test screenings révèlent un public divisé : si certains applaudissent l'audace narrative, d'autres s'interrogent sur la crédibilité d'une telle alliance. "Lex Luthor est un narcissique pathologique, rappelle Dr. Andrea Letamendi, psychologue spécialisée dans les personnages de comics. Le faire coopérer avec Superman sans une motivation ultra-puissante risque de sonner faux." Gunn semble conscient de ce piège : des fuites du script suggèrent que Luthor n'agira que par intérêt personnel, exploitant la crise pour affaiblir Superman sur le long terme.


Un détail intrigue : le titre Man of Tomorrow (littéralement "l'Homme de Demain"). Une référence à la célèbre chanson de Bob Dylan ? Ou une promesse que ce film redéfinira le mythe pour les décennies à venir ? Les parieurs d'Hollywood misent déjà sur un box-office supérieur à 800 millions de dollars, mais l'enjeu est ailleurs. Comme le résume Peter Sciretta, fondateur de /Film : "Si Gunn réussit à faire de cette alliance une métaphore des divisions politiques modernes, nous aurons affaire à un chef-d'œuvre. Sinon, ce sera un beau gâchis."

"Je ne suis pas mon cousin" : Supergirl et l'autre visage de Krypton (2026)

Alors que Superman incarne l'espoir, Supergirl (prévue pour 2026) promet d'explorer les cicatrices du mythe kryptonien. Le premier trailer, dévoilé il y a une semaine, montre une Kara Zor-El en proie à des cauchemars récurrents, hantée par la destruction de sa planète. Milly Alcock (House of the Dragon), qui interprète le rôle, a expliqué en conférence de presse : "Ma Kara n'est pas la cousine souriante de Superman. C'est une survivante, et la survie laisse des marques."

Le contraste avec Superman (2025) est frappant. Là où Kal-El semble presque trop à l'aise dans son rôle de sauveur, Kara lutte avec sa double identité. Les test screenings comparent son arc à celui de Ms. Marvel (2022), mais avec une intensité dramatique décuplée. Une scène, où Supergirl détruit accidentellement un immeuble en perdant le contrôle de ses pouvoirs, a particulièrement marqué les spectateurs. "C'est le côté obscur de la puissance, commente Alisha Grauso, rédactrice pour IGN. Gunn nous montre que même les héros peuvent être dangereux, surtout quand ils sont brisés."

Le film s'annonce comme une plongée dans les traumas intergénérationnels de Krypton. Des flashbacks révèlent que Kara, contrairement à Superman, a vu sa planète mourir, et porte la culpabilité d'avoir survécu. Une approche qui rappelle The Last of Us dans sa façon de lier survie et mélancolie. "Nous explorons l'idée que la bienveillance peut aussi être une prison, explique Christal Henry, productrice exécutive. Kara se sent obligée d'être 'gentille' comme son cousin, alors qu'elle a envie de hurler sa douleur."


Un choix narratif qui divise déjà. Certains fans craignent que DC ne tombe dans le piège du "trauma porn", où les personnages souffrent pour le spectacle. D'autres, comme Guillermo del Toro (encore lui), y voient une complémentarité nécessaire : "Superman et Supergirl sont les deux faces d'une même médaille. L'un nous montre ce que nous pourrions être, l'autre ce que nous sommes vraiment : des êtres déchirés entre espoir et désespoir."

Derrière les caméras : comment Gunn a imposé sa vision (et pourquoi ça a failli tout faire capoter)

Ce que peu de gens savent, c'est que Superman (2025) a failli ne jamais voir le jour. En 2022, alors que Gunn venait d'être nommé co-PDG de DC Studios, les premiers traitements du script furent rejetés par le conseil d'administration de Warner Bros.. "Trop gentil", "pas assez dark", "ça ne marchera jamais après The Batman" – les critiques pleuvaient. Gunn a tenu bon, mais à un prix : il a dû accepter un budget réduit de 20% et tourner certaines scènes en Roumanie plutôt qu'aux États-Unis pour économiser.

Son arme secrète ? Un argumentaire chiffré. Le réalisateur a compilé des données montrant que les films les plus optimistes de DC (Shazam!, Wonder Woman) avaient des scores de satisfaction 15 à 20% plus élevés que les œuvres sombres (Suicide Squad, Justice League). "Les gens veulent du réconfort, pas seulement du désespoir, a-t-il plaidé. Et si on leur donne les deux en équilibre, comme avec Superman et Supergirl, on peut créer un univers cohérent."

Un autre défi : David Corenswet. Peu connu du grand public avant son casting, l'acteur a dû subir 6 mois d'entraînement physique et 3 mois de coaching vocal pour incarner un Superman crédible. "Je devais trouver le juste milieu entre la force de Christopher Reeve et la vulnérabilité de Henry Cavill, explique-t-il. Gunn voulait un héros qui puisse pleurer sans perdre sa dignité." Un pari réussi : les premières critiques saluent une performance "à la fois classique et profondément moderne".


Ironie de l'histoire : le plus grand soutien de Gunn pendant cette période fut... Zack Snyder. Oui, le même Snyder qui avait offert un Superman tourmenté en 2013. "James m'a appelé un jour pour me dire : 'Je veux faire un film où les gens sortent du cinéma en se sentant mieux', se souvient Snyder. Je lui ai répondu : 'C'est exactement ce qu'il nous faut.'" Une conversation qui a marqué Gunn : "Venant de lui, ça valait tous les discours."

Et maintenant ? L'avenir du DCU entre lumière et ombres

Avec Superman (2025) qui cartonne, Supergirl en préparation pour 2026, et Man of Tomorrow en 2027, DC Studios semble avoir trouvé sa voie : un équilibre entre espoir et complexité. Mais le chemin reste semé d'embûches. Les rumeurs parlent déjà d'un projet Batman plus sombre pour 2028, ce qui risque de créer une dissonance dans l'univers partagé. "Le défi sera de garder une cohérence tonale, avertit Kevin Smith, réalisateur et fan inconditionnel de DC. Si chaque film part dans une direction opposée, les spectateurs vont se perdre."

Gunn, lui, reste confiant. Dans une note interne révélée par The Hollywood Reporter, il écrit : "Notre force, c'est notre diversité. Superman et Supergirl ne sont pas en compétition – ils se complètent. L'un représente ce vers quoi nous tendons, l'autre ce que nous devons surmonter." Une philosophie qui semble porter ses fruits : les actions de Warner Bros. Discovery ont grimpé de 12% depuis la sortie du film, et les contrats pour les suites se signent à un rythme record.

Reste une question : cette approche peut-elle durer ? Dans un cinéma où les franchises misent souvent sur le cynisme (Deadpool, The Boys), l'optimisme de Gunn sera-t-il un feu de paille ou une révolution durable ? Guillermo del Toro, toujours lui, a peut-être la réponse : "La bonté au cinéma, c'est comme la lumière du soleil. On ne réalise à quel point on en avait besoin que quand elle disparaît."

Entre l'enthousiasme de Guillermo del Toro pour un Superman "sanateur" et les défis narratifs de Man of Tomorrow ou Supergirl, une chose est claire : James Gunn a réussi là où beaucoup avaient échoué. Il a redonné à Superman sa dimension humaine, tout en préparant un avenir où la lumière et l'ombre coexistent. Les records d'audience, les réactions des critiques, et même la hausse en Bourse de Warner Bros. le confirment : le public était prêt pour un héros qui guérit plutôt qu'il ne détruit.

Pourtant, l'équilibre reste fragile. Entre les attentes des fans, les impératifs financiers, et la nécessité de garder une cohérence dans le DCU, chaque nouveau film sera un test. Mais si Superman (2025) a prouvé une chose, c'est que la bienveillance, quand elle est bien écrite, peut être aussi puissante qu'un coup de poing. Et ça, c'est peut-être la vraie révolution.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Superman 2025, c’est comme si Final Fantasy VII avait enfin compris que les méchants en armure noire, c’était chiant. Gunn a osé montrer un héros qui sourit, qui console, qui répare un pont au lieu de tout écraser. Et le public a hurlé "ENCORE !" comme un joueur de Street Fighter qui découvre le Hadoken après 20 ans de Shoryuken partout. La preuve ? Les chiffres qui explosent comme un Super Saiyan en mode rage. Del Toro a raison : dans un monde où tout est sombre, un peu de lumière, ça fait du bien. Même si ça fait bizarre de voir un cinéaste de Hellboy s’extasier devant un film de Disney+. Supergirl 2026, c’est Chrono Trigger version trauma : tu as ton côté héroïque et ton côté "putain, Krypton, tu m’as fait ça ?". Milly Alcock donne une Kara qui porte ses cicatrices comme un Dark Souls porte ses blessures invisibles. Le trailer montre qu’elle a le droit d’être brisée, pas juste "gentille". Gunn joue avec les codes comme Silent Hill joue avec la folie : on sait que ça va être beau, mais on a peur de ce qu’on va trouver. Et si c’était ça, le vrai Man of Tomorrow ? Un héros qui assume ses ombres sans pour autant devenir un anti-héros. Man of Tomorrow avec Luthor et Superman, c’est comme Pokémon Rouge et Bleu : on sait que ça va finir en bagarre, mais on veut voir comment ils vont essayer de s’entendre avant. Gunn assume le risque, et c’est ça qui claque. Luthor, c’est le Greninja du mal : beau, rapide, mais avec un côté "je vais te faire regretter d’être né". Si le film arrive à faire de cette alliance une métaphore des politiques US, ça sera un chef-d’œuvre. Sinon, on aura juste un Metal Gear Solid où les méchants parlent trop. Mais bon, avec Gunn, on a plus confiance en un happy end que dans un Final Fantasy avec un Chocobo qui triche. Gunn a failli se faire virer comme un Street Fighter qui rate son Hadouken au dernier round. Warner Bros. voulait du Batman sombre, lui il voulait du Toy Story version adulte. Résultat ? Un film qui cartonne comme Super Mario 64 sur N64, et une franchise qui respire enfin. Snyder lui a dit : "Fais-les sortir du cinéma en se sentant mieux". Mission accomplie. Maintenant, il faut juste que DC arrête de jouer à cache-cache entre lumière et ombre, comme un Pokémon qui hésite entre Feu et Eau. Si Superman et Batman se parlent un jour, on aura gagné.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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